jeudi 11 février 2016

"Pêcheurs du Monde" embarque des bénévoles !



"Pêcheurs du Monde" embarque des bénévoles !

Le Festival International de Films Pêcheurs du Monde prépare son 8e voyage en images qui se déroulera du 14 au 20 mars à Lorient, mais aussi Ploemeur, Riantec, Larmor-Plage et Quéven.

50 films projetés, 5 continents, une vingtaine de pays représentés; documentaires, fictions, rencontres, expositions sont au programme de cette prochaine édition.

Pour la réussite de cet événement , nous lançons donc un APPEL AUX BENEVOLES souhaitant s'embarquer dans cette aventure à nos côtés.

Une réunion d'information sera proposée le 19 février à 13h à la Cité Allende (salle CO1- 30).

Vous pouvez également vous inscrire directement en nous retournant les documents joints dûment remplis avant le 1er mars

A bientôt

L'équipe du Festival

8é édition du Festival International de Films Pêcheurs du Monde
du 14 au 20 mars 2016

Festival Pêcheurs du Monde
50, cours de Chazelles
56100 Lorient
Tél: 09.54.12.03.34


mercredi 10 février 2016

Zones de pêche en Atlantique Nord-Est et Méditerranée



* Zone 27.II : Mers de Norvège = Mer de Norvège, Spitzberg et Ile aux ours

* Zone 27.III : Mer Baltique = Skagerrak, Kattegat, Sound, Belt et Mer Baltique

* Zone 27.VI : Ouest Ecosse = Rockall, Nord-Ouest de l'Econne et Nord de L'Irlande

* Zone 27.VII : Manche et mers Celtiques = Mer d'Irlande, Ouest de l'Irlande, Banc de Porcupine, Manche orientale et occidentale, Canal de Bristol, Mer Celtique septentrionale et méridionale et Sud Ouest de l'Irlande - est et ouest


Source : Pavillon France

vendredi 29 janvier 2016

Polyphonie de la pêche



Embarqué durant 5 semaines à bord du chalutier Joseph Roty II avec 200 kilos de matériel pour recréer un studio marin, le musicien Molécule découvre et absorbe petit à petit des sons du réel qui vont nourrir sa composition.

A l’aide d’un appareil enregistreur et d’un micro, il capte les ondes émises par la rencontre de la mer et du navire : impacts sourds des déferlantes contre la coque, sifflement du vent sur l’acier du bateau, craquements des câbles sous les mouvements de la houle, et surtout le rythme sourd de la machinerie, ce moteur qui gronde comme une basse continue, une respiration, un souffle.

Les trois autres épisodes de la série 60°43' Nord:

ép 1 : Première houle, premiers motifs
ép 2 : Polyphonie de la pêche
ép 3 : Choc à Rockall
ép 4 : Route terre!
Cet épisode s'achève sur un extrait du morceau Abysses du livre-album de Molécule, 60°43'Nord à paraître le 26 janvier 2015 (Mille Feuilles/Editions Classic)

Pour écouter et voir les 3 autres épisodes :

mardi 22 décembre 2015

Non au Carbone Bleu ! Oui à la souveraineté alimentaire et à la justice climatique...



Non au Carbone Bleu

Oui à la souveraineté alimentaire et à la justice climatique

Déclaration des deux forums mondiaux de la pêche artisanale lors de la COP 21 à Paris, 2015.

Forum mondial des populations de pêcheurs (WFFP) et Forum mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche (WFF) 

Alors que les conséquences dévastatrices du changement climatique deviennent de plus en plus désastreuses, il devient de plus en plus évident que les négociations sur le climat dominées par les multinationales ne font pas partie de la solution mais font plutôt partie du problème. Au lieu de promouvoir les changements systémiques nécessaires qui pourraient arrêter le pillage des ressources de la terre lié à l’extraction du pétrole et à la déforestation, dans le seul but de la course au profit, les seules propositions faites par les négociateurs sont des solutions basées sur le marché, favorables aux multinationales. Dans ces prétendues solutions, la condition préalable est de ne pas aller à l’encontre des intérêts et du pouvoir des multinationales, mais de les renforcer, en leur donnant plus de contrôle sur nos ressources naturelles. Les négociateurs semblent croire que, si nous voulons résoudre les problèmes du changement climatique, nous devons donner un plus grand rôle aux multinationales pour gouverner la nature, et ainsi le changement climatique leur fournira un outil supplémentaire pour faire des profits au détriment de la planète et des peuples.


"Carbone Poisson" ou comment la biodiversité marine "contenue" dans d'immenses parcs marins interdits à la pêche peut être monnayée en "Fish carbon" par les entreprises les plus polluantes (= compensation carbone)

Le carbone bleu : une fausse solution.

vendredi 4 décembre 2015

Stockage de carbone par les océans : masquer l’accaparement des mers ?



Stockage de carbone par les océans : masquer l’accaparement des mers ?

Sans le contrôle des pêcheurs sur la terre et l'eau, il n'y aura pas de justice climatique

8 décembre à 15 heures

Réunion des communautés de pêcheurs sur les fausses solutions climatiques et les vraies solutions qu'elles proposent

A l'Atelier du Bas de la Zone d'Action pour le Climat
Centquatre, 5 rue Curial
Métro ligne 7 Station Riquet

Pour ceux qui ne pourraient pas participer à la réunion organisée par les communautés de pêcheurs...

Les pêcheurs sacrifiés au profit d'un business du carbone

Déclaration du Forum Mondial des Populations de Pêcheurs (WFFP) pour la Journée mondiale des pêches (21 novembre 2015)

Dans le sillage des préparations pour la COP21 à Paris, le Forum dénonce les « fausses solutions » au changement climatique et appelle plutôt les gouvernements à mettre en œuvre les Directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale. Les peuples de pêcheurs artisanaux à travers le monde fournissent les solutions socialement et écologiquement justes.

Suite...
http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2015/11/journee-mondiale-peche-wffp-pecheurs-sacrifies-au-profit-business-carbone.html


Autre fausse solution...

L'agriculture intelligente qui intègre la gestion écosystémique des ressources halieutiques


Face au changement climatique, l'agriculture intelligente...La FAO vante l'agriculture intelligente (qui englobe la...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 4 décembre 2015


lundi 30 novembre 2015

Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...



La revue de presse de la pêche en France est sur Facebook


Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...

Le chalutage n'est pas aussi dévastateur que ça selon des chercheurs

Une étude indépendante sur le chalutage et son impact sur la vie benthique montre que cette technique de pêche n'est pas aussi ravageuse que ne la décrivent certaines ONG.

L'étude intitulée «Trawling: Finding Common Ground on the Scientific Knowledge Regarding Best Practices », est financée par les Fondations Walton et Packard, en partenariat avec l'Institut national des pêches, et est réalisée par un groupe international de scientifiques à partir de la collecte et de l'évaluation des données issues des régions où le chalutage se pratique couramment... Europe, Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, Afrique du Sud et États-Unis. Ce qui en fait une étude six fois plus étendue que les compilations précédentes.

Selon Ricardo Amoroso de l'Université de Washington, qui a présenté les résultats au Pacific Marine Expo à Seattle, la perception du public sur le chalutage est souvent négative. Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices telles que l'équivalent de 10 terrains de football sont chalutés toutes les quatre secondes et que le chalutage est en train de transformer les fonds marins à un immense désert...


Le chalut traîne derrière lui des croyances populaires dévastatrices...Le chalutage n'est pas aussi dévastateur que ça...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur mercredi 25 novembre 2015

Research finds trawling not as devastating as often portrayed.


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Chalutage profond. To be or not to be...

Alors que Ségolène Royal vient aujourd’hui d’annoncer son soutien à l’interdiction du chalutage au-delà de 800 m de profondeur (*)... Edouard Le Bart, responsable de la branche française du MSC, présente dans Consoglobe son poisson durable issu du chalutage profond, le Hoki de Nouvelle-Zélande comme exemple d'une pêcherie certifiée pêche durable MSC... Business is business !


Chalutage profond. To be or not to be...Alors que Ségolène Royal vient aujourd’hui d’annoncer son soutien à l’...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 6 novembre 2015

(*) Les ministres européens veulent interdire le chalutage au-delà de 800 mètres

Le Conseil des ministres européens de la pêche, par le biais du Coreper (représentation permanente), a adopté ce vendredi 6 novembre sa position sur le règlement concernant la pêche profonde. Il ouvre ainsi la voie aux négociations en trilogue avec le Parlement et la Commission sur ce dossier qui traîne depuis trois ans. Leur position diffère de celle du Parlement essentiellement par la demande d’interdire le chalutage au-delà de 800 mètres. L’impact en France concernerait quelques navires hauturiers, surtout en Bretagne et dans le Nord.

Suite dans Le Marin

Chalutage profond : ce que ne dit pas Bloom ! (*)

La campagne victorieuse de Bloom contre le chalutage profond

Pour en arriver à ce revirement spectaculaire de situation, BLOOM a dû mener une campagne sans relâche contre la destruction des océans profonds depuis le Grenelle de la Mer en 2009. Avec près de 900 000 signatures à sa pétition, le soutien de plus de 300 chercheurs et des trois quarts des Français, la campagne de BLOOM a d’abord convaincu les enseignes de la grande distribution telles que Casino et Carrefour d’arrêter la commercialisation d’espèces profondes (*). C’est ensuite la flotte d’Intermarché elle-même, la Scapêche, qui, sous pression de l’opinion publique et après négociation avec BLOOM, a accepté en 2014 de cesser de tirer ses filets de pêche au-delà de 800 mètres de profondeur.

=> BLOOM fera connaître en début de semaine prochaine sa position détaillée sur le texte adopté par le Conseil.


Chalutage profond : ce que ne dit pas Bloom ! (*)La campagne victorieuse de Bloom contre le chalutage profondPour en...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur samedi 7 novembre 2015

Deux poids, deux mesures...

(*) Ce que ne dit pas Bloom : Ces grandes enseignes ont arrêté (ou vont arrêter) de commercialiser les espèces profondes capturées dans les eaux européennes.... Mais elles ne "boycottent" pas les captures profondes hors UE, notamment le Hoki de Nouvelle-Zélande, principale espèce du chalutage profond dans le monde certifié pêche durable MSC...

La pêcherie de hoki de Nouvelle-Zélande obtient sa troisième certification MSC

La pêcherie de Hoki, poisson blanc populaire en Nouvelle-Zélande, est l’une des premières pêcheries à obtenir, pour la 3ème fois, la certification du Marine Stewardship Council (MSC) pour une pêche durable.

Patrick Caleo, Responsable du MSC pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, souligne que l’engagement sur le long terme de cette pêcherie a permis de nombreuses améliorations de sa gestion et une réduction de son impact environnemental.

« Le Groupe Deepwater, qui représente les détenteurs de quotas de Hoki, et le Ministère des Industries primaires de Nouvelle-Zélande (MPI) ont travaillé ensemble pour développer activement et appliquer de nouvelles méthodes et stratégies de réduction des interactions avec les oiseaux marins et les otaries à fourrure. »

Dans une déclaration aujourd’hui, le Président Directeur Général du Groupe Deepwater, George Clement, ajoute que cette troisième certification est une reconnaissance des efforts de la pêcherie en faveur d’améliorations environnementales.

« La pêcherie de Hoki de Nouvelle-Zélande fut la troisième pêcherie au monde à obtenir la certification MSC en 2001. La pêcherie a de nouveau obtenu la certification en 2007 puis en 2012. Cela prouve l’engagement de notre industrie pour une amélioration continue et une collaboration avec le Ministère des Industries Primaires. »

Le Hoki est la troisième espèce de poisson la plus rémunératrice, rapportant plus de 180 millions de dollars NZ l’année dernière, ce qui en fait une activité vitale pour l’économie du pays.

« C’est aussi une très bonne nouvelle pour les produits de la mer durables certifiés MSC dans le monde entier. De nombreux produits labellisés MSC, à base de filets et bâtonnets de poisson, proviennent des pêcheries de Hoki de Nouvelle-Zélande. Ainsi les consommateurs peuvent continuer à apprécier ces produits de la mer durablement », ajoute Monsieur Caleo.

D'après MSC

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La pêche française est-elle en train de creuser sa tombe ? 

Un troisième chalutier va quitter Boulogne-sur-Mer pour rejoindre un armement français détenu par des capitaux espagnols. Les armements franco-espagnols s’approprient à coups de millions d’euros des bateaux et les quotas de pêche. Inquiétant.


La pêche française est-elle en train de creuser sa tombe ?
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur jeudi 5 novembre 2015

Le souci, c’est que ces bateaux quittent Boulogne avec leurs antériorités de pêche, qui donnent accès à la ressource et aux quotas.

Ces droits à produire (ou quotas) font la valeur du bateau, plus que la coque seule. C’est d’autant plus vrai pour Marmouset, un navire en fin de vie, construit il y a vingt et un ans. En revanche, ses quotas sont de l’or car ils garantissent aux Espagnols de pouvoir pêcher plus. Il y a quelques années, les Boulonnais se sont fermement opposés au principe des quotas individuels transférables, estimant que cela aboutirait à concentrer les droits dans les mains des plus fortunés. On y est.

La sonnette d’alarme a été tirée


samedi 21 novembre 2015

Les pêcheurs sacrifiés au profit d'un business du carbone



Déclaration du Forum Mondial des Populations de Pêcheurs (WFFP) pour la Journée mondiale des pêches 21.11.2015

Dans le sillage des préparations pour la COP21 à Paris, le Forum dénonce les « fausses solutions » au changement climatique et appelle plutôt les gouvernements à mettre en œuvre les Directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale. Les peuples de pêcheurs artisanaux à travers le monde fournissent les solutions socialement et écologiquement justes.

Il y a 18 ans jour pour jour, le Forum mondial des peuples pêcheurs (WFFP) était fondé par un certain nombre d’organisations de pêcheurs artisanaux des pays du Sud. Le Forum a été créé en réponse à la pression croissante mise sur les pêcheurs artisanaux par l’assaut de la mondialisation néolibérale. Le WFFP a été formé pour défendre les droits des pêcheurs artisanaux ainsi qu’un monde où les besoins des personnes et de la planète viennent avant ceux du profit.

Toutes ces années plus tard, ce combat est plus pertinent que jamais. Dans le contexte de l’accélération du changement climatique et de la destruction des écosystèmes marins, les pêcheurs artisanaux sont confrontés à la menace de la privatisation de leurs espaces coutumiers de pêche et de vie en cours au profit d’intérêts puissants, souvent sous le couvert de conservation. Ces soi-disant initiatives de conservation soutenues par des multinationales, des fondations philanthropiques et des ONG environnementales, entraînent au nom de la « durabilité » la privatisation et marchandisation à des fins de non–pêche de larges espaces collectifs de terres et d’eau.

Les fausses solutions de la COP 21 mènent à l’accaparement des mers

samedi 24 octobre 2015

En Europe, le saumon OGM entre par la petite porte ?



Aquablog. L'actualité de l'aquaculture est sur Facebook


En Europe, le saumon OGM entre par la petite porte ?



Saumon OGM : une pétition au Canada et une invitation à l'Intrafish Seafood Investor Forum de Londres


Canada : Stop au Saumon OGM ! En Europe ? Il entre par la petite porte ! Le 4 novembre prochain, Intrafish organise à...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur mardi 20 octobre 2015

Canada : Stop au Saumon OGM ! En Europe ? Il entre par la petite porte !

Le 4 novembre prochain, Intrafish organise à Londres son forum annuel des investisseurs en produits de la mer (Intrafish Seafood Investor Forum).

Sont conviés comme tous les ans, tous les "gros" norvégiens de la salmoniculture, Marine Harvest, Cermaq, Austevoll (Leroy),... Nouveauté cette année dans le clan très fermé des multinationales Viking, l'entrée de deux sociétés nord-américaines : Cargill et AquaBounty...

Cargill ! Tout le monde connait ou a entendu parler. Cette société étatsunienne est parmi les plus grandes de l'agro-alimentaire dans le monde : blé, soja, café, cacao, viande, algue (notamment en Bretagne) et depuis 2015, un grand fabriquant d'aliments aquacoles avec l'acquisition du norvégien "Ewos".

Et AquaBounty ? Inconnu du grand public mais pas des associations anti-OGM. Basée dans le Massachusetts (USA), la société AquaBounty produit le saumon AquAdvantage, un saumon Atlantique génétiquement modifié...

Cermaq, AquaBounty, EQT join presenters at IntraFish Seafood Investor Forum

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Développement de l'ostréiculture au Vietnam


Ostréiculteur vietnamien avec ses cordées d'huîtres
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur samedi 17 octobre 2015


L’aquaculture à Trà Cô à la frontière vietnamo-chinoise

Au cours de ces dernières années, l’aquaculture a prospéré à Trà Cô, dans la province de Quang Ninh (Nord), transformant les lieux en une «petite zone économique». Cette activité promeut l’amitié entre les habitants dans les zones frontalières vietnamo-chinoises.

Source : Courrier du Vietnam

>>Reconversion délicate pour les pêcheurs de Ha Long

Bùi Trung Tùy est l’un des pionniers de l’aquaculture à Trà Cô, dans la ville de Mong Cai. À bord d’un petit canot, il nous a emmenés sur ses radeaux flottants dédiés à l’ostréiculture. Tout en pagayant, Tùy nous a montré le repère de démarcation entre la zone maritime vietnamienne et chinoise.

Les zones aquacoles de Trà Cô sont le fruit de la collaboration avec les villages chinois de Jiangping et Zhushan, à proximité de la frontière. Au départ, deux familles - celles de Nguyên Van Huy et de Pham Van Binh - ont appris le modèle de culture des huîtres et des palourdes des Chinois. Ensuite, en 2012, d’autres ménages se sont installés. Trà Cô compte à ce jour une trentaine de ménages exerçant cette activité sur 80 radeaux.

L’aquaculture à Trà Cô a non seulement contribué à améliorer le niveau de vie de la population locale, mais aussi consolide la coopération et les relations amicales entre les habitants de part et d’autre de la frontière.

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Cocorico ! Ifremer au top de la recherche mondiale sur les huîtres...

Ifremer est le n°1 mondial des centres de recherche en matière de publications sur les huîtres, et le français Pierre Boudry, chercheur ifremerrien, le plus productif dans le monde, avec le chinois Ximing Guo...

Globalement, les Etats-Unis tiennent la palme...


samedi 17 octobre 2015

Les accords de pêche en débat...



Revue de presse de la pêche dans le monde est sur Facebook


Politique externe de la pêche : Les accords de pêche en débat

  1. Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE
  2. Cour des Comptes (CCE) : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher
  3. Parlement européen : Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche


PCP : Les accords de pêche en débat1- Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE2- Cour des...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 30 octobre 2015


1 - Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE

Le membre du Parlement européen, João Ferreira, a publié un article dénonçant l'accord de pêche entre l'UE et les pays en développement, comme abusif et contradictoire. S'ils sont riches en ressources halieutiques, les pays en développement ayant signé des accords de pêche avec l'UE sont généralement les pays les moins développés sur le plan économique.

La pêche européenne en Afrique (Infographie d'Europêche - organisation européenne qui représente les organisations de pêche de chaque pays)

Selon João Ferreira, les accords de pêche actuels sont en contradiction avec les objectifs annoncés. « Ces accords incluent habituellement une dimension de développement, aujourd'hui appelée appui sectoriel, mais les résultats en la matière s'avèrent limités. En conséquence, une grande partie des objectifs établis dans les accords dits de partenariat dans le domaine de la pêche (objectifs qualifiés de « durables » avec la nouvelle réforme de la politique commune de la pêche) ont échoué ».

L'eurodéputé a affirmé que ce type d'accord permet généralement à l'UE de tirer profit des ressources halieutiques des pays en développement. Il pense que ces accords devraient plutôt encourager les pays en développement à exploiter leurs propres ressources, tant pour la consommation intérieure que pour l'exportation, ce qui augmenterait la valeur ajoutée des produits de la pêche et leur permettrait de mieux partager la richesse générée en la conservant dans le pays d'origine.

João Ferreira a également formulé des recommandations en matière de lutte contre la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (INN) et d'amélioration des conditions d'accès aux marchés de l'UE pour les pays en développement.

2 - CCE : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher

La Cour des comptes a révélé que l’Union européenne avait payé le poisson près de six fois trop cher dans le cadre des « Accords de partenariat dans le domaine de la pêche ». Par ailleurs, le rapport de la Cour des comptes a également mis l’accent sur le manque de données fiables concernant les programmes européens qui visent à  promouvoir la pêche durable dans les eaux des pays en développement. La Cour n’a évoqué aucun cas de fraude mais a noté que « les coûts réels payés étaient souvent plus élevés que les prix qui avaient été négociés ».
Ainsi, l’UE a payé le thon six fois trop cher dans le cadre de son partenariat avec le Mozambique, en raison de calculs exagérément optimistes sur la probabilité de prise. Dans le cadre des Accords de partenariat dans le domaine de la pêche (APP), l’UE paye des majorations si la prise totale dépasse le chiffre défini dans l’accord, mais il n’existe aucun mécanisme de « recouvrement » si les prises sont inférieures à ce qui avait été prévu. La Cour des comptes appelle la Commission à négocier de futurs accords dans lesquels l’UE paierait uniquement ce qu’elle achète. Dans le cadre des Accords de partenariat de pêche durable (APPD), les États bénéficiaires ne peuvent vendre que leurs ressources halieutiques « excédentaires ».


3 - Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche

Parlement européen - Commission de la pêche
Rapporteure: Linnéa Engström

Dans les années 80, lorsque la PCP en était à ses balbutiements, les États pratiquant la pêche lointaine, en pêchant loin de leur propre bande côtière, étaient relativement peu nombreux (l'Union européenne, l'Union soviétique, le Japon et les États-Unis pour le thon, et quelques autres à moindre échelle). Aujourd'hui, trois décennies plus tard, la situation a radicalement changé et la concurrence qui fait rage n'épargne aucune zone maritime, ni aucune espèce ou presque.

Parmi les acteurs de plus en plus importants, on trouve la Chine, la Corée et Taïwan, qui ont tous adopté des politiques offensives pour avoir accès à des ressources en diminution. À des degrés variables, ces flottes opèrent dans le cadre de normes environnementales, sociales et de sécurité généralement moins contraignantes et bénéficient de subventions importantes et de niveaux de taxation souvent moins élevés. Bon nombre de ces pays pratiquant la pêche lointaine n'assument pas leurs responsabilités en tant qu'États du pavillon, du port et commerciaux, et ne respectent parfois même pas les droits de l'homme fondamentaux, ce qui leur procure un avantage économique concurrentiel par rapport aux navires européens.

est évident que la meilleure stratégie pour atteindre l'objectif de l'Union consistant à promouvoir la pêche durable consiste à se servir de l'influence de l'Union européenne sur la scène internationale pour améliorer la gestion et les règles de transparence dans le domaine de la pêche, en vue d'encourager un nivellement par le haut plutôt qu'un nivellement par le bas.

À l'heure actuelle, l'UE représente le plus grand marché au niveau mondial en ce qui concerne les produits de la pêche, possède l'une des plus grandes flottes battant son pavillon et figure généralement dans le trio de tête en termes de capacité de pêche. La commercialisation des produits de poissons dans l'Union est soumise à des mesures strictes sur le plan de la traçabilité, de la vérification des captures et de la lutte contre la pêche INN. Ces règles participent à la création de conditions qui confèrent à l'industrie européenne un avantage concurrentiel, en améliorant la pêche sur le plan de la durabilité environnementale et sociale, en appliquant de manière stricte les conventions internationales et en réglementant le marché.

En septembre cette année, le conseil consultatif régional de la pêche lointaine a organisé une conférence de deux jours sur la mise en œuvre de la dimension extérieure de la PCP, à laquelle ont été conviés un vaste éventail de parties prenantes de l'Union européenne ainsi que de pays tiers, notamment ceux d'Afrique de l'Ouest et de l'Océan indien. Les recommandations de la conférence1 préconisent, entre autres, les principes suivants:
• amélioration de la transparence des activités de pêche,
• approche régionale en matière de gestion de la pêche, notamment promotion de l'harmonisation des conditions d'accès des flottes d'origine étrangère aux ZEE des pays tiers,
• mise au point d'un cadre de viabilité pour les coentreprises, dans le cadre de la mise en œuvre des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable,
• efforts politiques sérieux des États du pavillon et des États côtiers dans la lutte contre la pêche INN,
• amélioration de l'approvisionnement du poisson pour la sécurité alimentaire en soutenant le travail des femmes dans le secteur de la pêche.
Le présent rapport s'appuie en grande partie sur les recommandations qui se sont dégagées de la conférence.

Transparence...
Suite...
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=COMPARL&reference=PE-569.771&format=PDF&language=FR&secondRef=01

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Les îles Féroé et les baleines




Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient la baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent attachés à cette chasse devenue rituel et au coeur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale.

Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient surtout le globicéphale, ou baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent très attachés à cette chasse, érigée en véritable rituel et au cœur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale. L’ONG écologiste Sea Shepherd milite pour interdire cette tradition jugée cruelle et inutile. Elle est accueillie avec une grande hostilité par les habitants. Un autre argument pourrait pourtant les persuader : le taux de mercure et de plomb contenu dans la chair de ces mammifères marins met en danger la santé des générations futures. Dans ce bras de fer, les tenants obstinés de la tradition semblent en perte de vitesse.

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La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...

57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture comprise)


La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur lundi 19 octobre 2015

Voir les dernières statistiques de la FAO :
Global Aquaculture Production statistics database updated to 2013
http://www.fao.org/3/a-i4899e.pdf#page=1&zoom=auto,-82,848

L'Ocde fait le point sur la pêche et l'aquaculture mondiale...
http://www.oecd.org/fr/presse/la-baisse-continue-de-la-production-halieutique-des-pays-ocde-erode-leur-part-de-marche-alors-que-celle-de-l-asie-croit-fortement.htm

La baisse continue de la production halieutique des pays de l’OCDE érode leur part de marché, alors que celle de l’Asie croît fortement

14/10/2015 - La production halieutique des pays Membres de l’OCDE a diminué de plus de 39 % depuis 1988, la surpêche réduisant la capacité de production de la ressource, selon un nouveau rapport de l’Organisation.

Parallèlement, en 2014, l’aquaculture est devenue pour la première fois la principale source d’approvisionnement des consommateurs en poissons, mollusques et crustacés, devant la pêche, et sa croissance reste supérieure à 7 % par an. Les économies d’Asie occupent une place de plus en plus déterminante dans la production, la consommation et les échanges de poisson, et cette tendance s’est accélérée ces dernières années.

L’Examen des pêcheries de l’OCDE (seulement disponible en anglais) présente des statistiques récentes et des informations sur l’évolution de l’action publique et des activités dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture des pays Membres de l’Organisation et des économies partenaires.

L’édition 2015 contient de nouveaux chapitres consacrés à la Chine et à l’Indonésie, deux pays qui représentent à eux seuls près d’un quart des captures mondiales.

mercredi 14 octobre 2015

Océans, la voix des invisibles


La campagne de financement participatif pour soutenir le film « Océans, la voix des invisibles », vient d'être lancée !

Ce film de Mathilde Jounot donne la parole aux hommes et aux femmes qui vivent de la mer et qui luttent contre la main mise de la finance et des multinationales sur les océans. C’est une réponse au cri d’alarme, lancé en 2014 par le Forum Mondial des Peuples de Pêcheurs (WFFP). Cette organisation internationale dénonçait alors l’accaparement mondial des mers.

C’est aussi une réponse au message d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation (2008-2014). En 2012, il mettait en garde contre la menace que l’accaparement des mers fait planer sur la sécurité alimentaire, et recommande vivement aux gouvernements du monde entier et aux organes internationaux de mettre le holà à l’épuisement des stocks halieutiques, et de prendre des mesures urgentes afin de protéger, de soutenir et de partager les bénéfices retirés des pêches et des environnements marins.

Le principal défi, selon Olivier De Schutter, est d’assurer la coexistence entre la pêche industrielle et les droits des pêcheurs artisanaux et des communautés côtières – pour qui même une pêche occasionnelle peut s’avérer un filet de sécurité capital en temps de crise. Il avance donc les cinq recommandations suivantes :
  • Créer des zones de pêche exclusivement artisanales pour les petits pêcheurs et instaurer des mesures répressives contre les incursions des flottes industrielles ;
  • Soutenir les coopératives de pêcheurs artisanaux et les aider à s’élever dans la chaîne de valeur ;
  • Mettre en place des plans de cogestion afin de gérer localement les ressources halieutiques ;
  • S’abstenir d’entreprendre des projets de développement à grande échelle, comme l’extraction de sable, qui ont un impact défavorable sur les moyens de subsistance des pêcheurs artisanaux ; 
  • Intégrer à part entière les pêches et les pêcheurs artisanaux dans le droit national aux stratégies alimentaires.



jeudi 1 octobre 2015

« T'es journaliste ! Quelle connerie vas-tu encore raconter ? »

Illustration Google images : Serge Lucas marins-pêcheurs

Statistiques et journalistes

Billet d'humeur de Serge Lucas, journaliste-photographe : 30 ans avec les marins-pêcheurs (*)

« T'es journaliste ! Quelle connerie vas-tu encore raconter ? »

Ce fut mon premier contact avec un marin pêcheur en février 1968... Les pêcheurs faisaient grève avant tout le monde !

Au lieu de tourner les talons, j'ai entendu un cri... Michel Chardon patron artisan d'un coquillard m'ouvrit bientôt les coupées...

Au fil des années suivantes, en voyant venir à Dieppe, les lendemains de naufrage, les confrères parisiens et d'ailleurs, en lisant leurs articles, je me suis dit que Michel avait sommairement mais plutôt bien analysé notre profession...

Et depuis... Et il y a deux semaines au lendemain de l'alerte lancée par le WWF d'Isabelle Autissier, j'ai entendu, le 16 septembre 2015, ouvrant le journal d'Europe 1 de midi, Jean-Michel Apathie déclarer « Que ceux qui aiment le poisson se dépêchent d'en manger... Il n'y aura bientôt plus de poisson ! »
Et ce matin 29 septembre 2015, c'est Yves Calvi, à RTL, qui fait écho à Greenpeace pour classer les conserveurs de boîtes de thons selon leur implication dans la manière de pêcher ! La canne bien entendu et pas l'horrible senne !

vendredi 25 septembre 2015

WWF : un rapport sur les océans qui doit rapporter


Derrière l’image du pauvre petit pêcheur de crabe, « la question fondamentale que pose le rapport du WWF est celle de la gouvernance et du pouvoir », explique Alain Le Sann après décryptage de Planète vivante Océans - Espèces, habitats et bien-être humain. Gouvernance des océans et pouvoir... Au profit de qui ?

WWF : un rapport sur les océans qui doit rapporter.

En publiant son rapport « Planète vivante 2015 » (1), consacré aux océans, le WWF a frappé un grand coup destiné à marquer les esprits avant la COP 21 de Décembre à Paris. La presse et les médias ont largement repris le chiffre choc : « Les espèces marines ont décliné de moitié » (Ouest-France, 17 septembre 2015) (*). Une fois de plus, la pêche et les pêcheurs, petits et grands, font figure de principaux accusés. Isabelle Autissier, présidente du WWF France, dans Ouest-France, résume l’accusation de façon radicale : « On pêche deux fois plus que ce que la planète est capable de nous offrir ». Il faudrait donc diminuer par deux les captures, de 90 millions de tonnes à 45 millions. Le lecteur pressé et peu averti conclura que cette proposition concerne aussi l’Europe où l’effort de pêche et les captures ont été considérablement réduits. Le rapport reconnaît pourtant que la situation dans la zone tempérée, donc les pays développés, est en voie d’amélioration, sinon en bon état, pour plusieurs stocks.(**)

Le but de tels rapports et surtout de leur médiatisation, dramatisée et simplifiée, n’est pas d’introduire les nuances, les interrogations propres à tout rapport scientifique, il vise essentiellement à orienter le débat et à promouvoir des solutions auprès du grand public et des décideurs, à l’occasion de grands rendez-vous comme la COP 21. Comme l’a montré Marie-Claude Smouts pour les forêts (2), il s’agit pour le WWF de contrôler les orientations discutées et de mettre en œuvre sa propre vision de « l’économie bleue ». Ces orientations combinent privatisation, conservation et financiarisation sur la base d’une valorisation financière du « Capital Naturel » et de ses services écosystémiques et non plus seulement des ressources marines.
Philippe Cury, de l’IRD, dans Le Télégramme du 17 septembre, résume à merveille la stratégie du WWF qu’il soutient. « Les solutions sont connues : d’abord gérer les pêcheries. Les Etats-Unis l’ont fait et ont retrouvé leur seuil d’abondance. Cela permet d’ailleurs aux pêcheurs de bien vivre. Deuxième solution : créer des réserves marines où la biodiversité et les stocks pourront se reconstituer. Ces espaces protégés permettent aussi de capter davantage de CO2 et donc de lutter contre le réchauffement climatique ».

lundi 14 septembre 2015

Aquablog débarque sur Facebook : 1 milliard dans le monde, 30 millions en France...

https://www.facebook.com/Regard-sur-la-P%C3%AAche-et-Aquaculture-320623654728433/timeline/


A la fin du mois d’août, l’Aquablog « Regard sur la pêche et l’aquaculture » a franchi la porte « Facebook »... Avec un peu d’hésitation et de méfiance au départ... Après 3 semaines de navigation dans cet océan d’information, il est à noter la remarquable adaptation des acteurs de la pêche sur ce réseau social. Photos, vidéos, articles de presse et commentaires circulent en masse. Tout particulièrement, en provenance de la filière pêche, pêcheurs, armateurs, construction navale, experts, poissonniers...

Devant le flot d’information, l’Aquablog ne doit surtout pas se fourvoyer voire se noyer... Vous l’aurez remarqué, la publication d’articles « Aquablog » a sérieusement diminué... Et les trois revues de presse demeurent en stand-by !

Trouver le juste équilibre...

Depuis 3 semaines, la page Facebook d'Aquablog "Regard sur la Pêche et Aquaculture", met en ligne une revue de presse accessible à tous les internautes (y compris les non membres de Facebook). Une revue de presse actualisée à tout moment en fonction de la disponibilité et de l'"arrivage" de l'info...

Depuis 3 semaines, cette revue de presse est reprise pour l'essentiel dans le menu déroulant traditionnel de l'Aquablog "Actualités du jour"...


Facebook : plus de 30 millions d’actifs Français

Facebook a franchi aujourd’hui la barre des 30 millions d’utilisateurs actifs en France par mois, soit 2 millions de plus qu’en novembre 2014, a annoncé le groupe. Sur ce total 24 millions utilisent Facebook sur mobile contre 21 millions en novembre. Les utilisateurs actifs sont ceux qui postent ou partagent des contenus ou « aiment » un article au moins une fois dans le mois. Le 28 août, le réseau social américain avait dépassé pour la première fois le milliard d’utilisateurs en une journée. Il compte environ 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde dont 800 millions sur mobile.

Encore plus qu’ailleurs, la vidéo est en France le moteur n°1 du réseau : le nombre de vidéos postées sur Facebook France a doublé en un an (+93%) contre +75% au niveau mondial.

Source : Ressources Solidaires

vendredi 11 septembre 2015

COP21. Carbone vert, carbone bleu, carbone poisson : Nouvel eldorado de la finance


Ou comment la biodiversité marine "contenue" dans d'immenses réserves océaniques peut être monnayée en « Fish Carbon » par les entreprises les plus polluantes (= compensation carbone)

« Il est dans l’intérêt des communautés, des gouvernements, des entreprises, des industries et des institutions financières d’accroître leurs investissements dans les Aires Marines Protégées (AMP) » WWF – juin 2015 [0] 

« Quand les poissons, les mers et les océans ne sont plus considérés comme des biens communs de l’humanité, un monde vivant participant à notre alimentation et notre bien-être mais des capitaux à privatiser en compensation de droits à polluer et d’émissions carbone, quand les ONG environnementalistes libérales, les grandes fondations, les banques et les multinationales œuvrent communément en ce sens, avec la participation d’États affaiblis, il est temps que nous, citoyens, affirmions notre attachement aux ressources communes de notre planète et à leurs gestions collectives, et que nous poussions nos élus à garantir leur accès libre et public. Ci-après, un article d’Alain Le Sann sur les ressorts de la financiarisation du « bleu » de notre planète. » L’Encre de Mer – Août 2015

Carbone vert, carbone bleu, carbone poisson : Nouvel eldorado de la finance.

Pour la fondation GRID, l’estimation minimale de la valeur carbone de la vie marine en haute mer dépasse 140 milliards $. Selon les auteurs du rapport « Fish Carbon », réalisé pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), « le paiement des services du carbone poisson pourrait financer la gestion des Aires Marines Protégées ». Cela permettrait à la fois de protéger la biodiversité et de lutter contre le réchauffement climatique.

Dans le contexte de la préparation de la conférence de Paris sur le climat, de nombreuses fondations et ONG attirent l’attention, avec raison, sur le rôle joué par les océans dans le fonctionnement du climat, mais très souvent leur approche s’appuie sur une financiarisation des services écosystémiques rendus par les Océans. Au-delà de la gestion des ressources, cette approche écosystémique cherche à analyser le rôle et la valeur financière de ces services. Cette vision a bien sûr des conséquences sur l’avenir de la pêche.

Stop à la pêche professionnelle !.. De grandes réserves marines à vocation touristique...



National Geographic

« Nous croyons que dans presque tous les cas, vous pouvez toujours avoir la conservation marine et la protection marine, et encore permettre des activités de pêche récréative durable qui auront lieu », « il n'y a presque pas d'activité de pêche sportive dans la région parce que c’est un sacré périple, là-bas... » Leonardo DiCaprio, ambassadeur de l’ONU pour le climat... [0*]

Un environnementalisme de marché

Cette proposition du rapport « Fish Carbon » [1] illustre la manière dont l’environnementalisme de marché envisage le financement de la protection de la nature. Dans « Prédation, Nature, le nouvel eldorado de la finance » [2], Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil analysent avec rigueur l’émergence de cette approche libérale dans le contexte de libéralisation globale de l’économie et le rôle joué par les divers acteurs pour faire avancer les idées de privatisation et de financiarisation de la nature. Ils montrent le rôle joué par les grandes banques, comme Goldman Sachs, qui furent à l’origine du désastre des subprimes. Cet environnementalisme de marché, qui s’affiche sans complexe comme la solution pour lutter contre le changement climatique avant la conférence de Paris, est également promu et soutenu par les organisations internationales comme la Banque Mondiale et le PNUE. Il a été validé au cours des Sommets de la Terre de Rio 92 à Rio +20 en 2012. C’est à l’occasion de ce dernier sommet que fut mis en place le Partenariat Mondial pour les Océans, un Consensus de Rio sur les Océans, à comparer au consensus de Washington sur la libéralisation de l’économie mondiale. Cette privatisation de la nature s’appuie sur des analyses théoriques, initiées notamment par un économiste de la Deutsche Bank, Pavan Sukhdev. Pour lui, « l’expérience montre que les objectifs environnementaux peuvent être atteints plus efficacement et à moindre coût avec des instruments basés sur le marché que par la seule réglementation » [3]. Ces marchés environnementaux ouvrent des perspectives réjouissantes pour les banques d’affaires qui s’engagent de plus en plus sur ces créneaux. Les marchés du carbone pourraient atteindre 2500 milliards $ en 2020. Il y a aussi de bonnes perspectives pour le marché de compensation pour la biodiversité. Ainsi, en France, le droit de bitumer la plaine de la Crau pour étendre le port de Fos peut se compenser par l’achat d’hectares de coussoul, à restaurer ou à protéger, pour défendre l’habitat de l’outarde ; il en coûte 39 000 € par ha. Sur les continents, comme sur les océans, il faut donc chasser les hommes et interdire les activités pour mieux valoriser des espaces et justifier la vente de crédits carbone ou de compensation : les arbres et les poissons ont plus de valeur que les humains. Pourtant, ces mécanismes de compensation ne garantissent pas une amélioration de l’état de l’environnement, au mieux une stabilisation, car cela donne un droit à émettre ou à détruire à condition de payer. [4]

« Océans, la voix des invisibles »

"Il était une fois une mer où les hommes pouvaient pêcher des poissons pour se nourrir… Et puis on découvrit que les fonds marins étaient en danger. On demanda aux petits pêcheurs de diminuer la pêche et de détruire leurs bateaux, partout dans le monde les ports ont commencé à se vider… Mais de gros bateaux ont alors remplacé les petits. De très gros bateaux qui appartenaient à des multinationales, financées par les états, les banques et les fonds de placement. En comptant l’aquaculture, c’était en 2015 presque 5 tonnes de poissons qui étaient pêchées chaque seconde. Des ONG préconisèrent de créer des réserves marines où on n’avait plus le droit de pêcher, mais on pouvait observer les poissons avec un masque et un tuba. Pour cela on venait en avion, on construisit des pistes d’atterrissage et des hôtels..." [0**]



Regardez ce petit film, de deux minutes, qui vous donnera un avant-goût du documentaire de Mathilde Jounot, qui entre en production. Il racontera l’histoire d’une journaliste qui doit faire un sujet sur la pêche durable, démarre sur la surpêche, creuse… et réalise qu’elle se met le doigt dans l’œil.

Elle finit par découvrir le rôle que jouent des banques, des multinationales, qui financent des ONG et manipulent l’opinion pour en fin de compte privatiser la mer. Que ces mêmes fonds de placement s’approprient des réserves pour profiter des actions carbone qui risquent d’arriver, peut-être dès la Cop 21. Sous couvert environnemental. « Ce n’est pas toujours l’idée mise en avant la bonne. Il faut toujours se demander à qui profite le crime. » [0***]

La nature : non des ressources, mais un capital.

Cette financiarisation des forêts, des mangroves, des océans et des poissons ouvre la voie à une croissance verte ou bleue. Pour l’UICN, « la conservation de la diversité biologique devrait être vue comme une forme de développement économique », par la mise en marché des biens et services de la nature, chasse, écotourisme, conversion de dettes, paiement de services environnementaux divers. Dans ce contexte, le poisson n’est plus perçu d’abord comme une ressource alimentaire mais comme un actif naturel générant des flux financiers et des services environnementaux. Le poisson représente la possibilité de développer de l’écotourisme autour de la plongée, une capacité de stockage et de transfert de carbone qu’on estime pouvoir évaluer financièrement. Le poisson peut donc être protégé pour sa valeur carbone et il faut intégrer le coût de la perte de capacité de stockage dans une éventuelle activité de pêche. Cette perte doit être compensée et financée, ces financements permettent de payer les coûts de la protection. Les ONGE libérales comme le WWF, The Nature Conservancy (TNC), Conservation International (CI) et les fondations qui les soutiennent, voient là une source intéressante de financement qui les amène à se rapprocher des banques et des entreprises multinationales.

La surpopulation menace la biodiversité ?



L'humain dans la biodiversité, conférence au Cirad de Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle et conseiller scientifique pour l'environnement, la biodiversité et le climat au cabinet de Ségolène Royal (Ministre de l'écologie). Gilles Boeuf est aussi cosignataire du texte : "Nature, le nouvel Eldorado de la finance" : Peut-on dépasser les idées reçues ?


Les ONGE, conseillers en investissements des multinationales.

mercredi 26 août 2015

Et si on enlevait le « P » d’Aires Marines Protégées ?


Et si on enlevait le « P » d’Aires Marines Protégées ?

Magnus Johnson, Senior Lecturer in Environmental Marine Biology at the University of Hull

Le gouvernement écossais a annoncé récemment des plans pour doubler les surfaces des Aires Marines Protégées dans ses eaux, prévoyant d’inclure 11 nouvelles AMP et 9 Zones Spéciales de Conservation. On peut sans doute considérer que quelques organisations conservationnistes ont applaudi à l’annonce de ces mesures tout en poussant à obtenir davantage de décisions en ce sens. Il est de même envisageable de prédire que les organisations de pêcheurs, telles que la Scottish Fishermens’ Federation, vont accuser le ministre écossais de la Pêche de prendre des décisions irrationnelles et dommageables.

La SFF représente les pêcheurs côtiers des communautés rurales de la côte Ouest qui sont particulièrement touchés par l’exclusion des zones de pêche qu’ils occupent depuis des générations. Ces communautés de pêcheurs, principaux employeurs dans certaines régions, sont déjà confrontées à l’interdiction des rejets, qui interdira de rejeter les prises indésirables dans la mer, ainsi qu’à toute une série de réglementations complexes qui contrôlent ce qu’ils peuvent pêcher, à quel moment et où. L’un des plus grands défis auxquels ils doivent maintenant faire face, c’est que les stocks se renouvellent en force et qu’il est difficile de jeter un filet à la mer sans attraper de poisson.

Les pêcheurs écossais sont victimes d’une version moderne des expulsions : « Accaparement des océans ».

Les partisans des AMP font croire qu’elles sont la seule solution aux défis auxquels les océans sont confrontés. Ils suggèrent qu’elles sont faciles à mettre en place, évidentes, sans qu’il faille en faire la preuve et qu’elles amélioreront l’état de nos pêcheries (Hilborn, 2014). Elles semblent une solution évidente et il n’y a aucun doute que l’exclusion des pêcheurs de ces zones protégera les habitats vulnérables des fonds marins comme les bancs de maerl et les récifs coralliens de certains types de pêche. Cependant, dans la plupart des zones de pêche autour du Royaume-Uni, les fonds sont constitués de sédiments mous. Il y a peu de preuves que l’impact du chalut sur ces habitats ou son interdiction améliorent les stocks de poisson. En fait, pour certaines espèces comme les langoustines, un chalutage répété semble améliorer les stocks (Ungfors et al., 2013).