jeudi 23 octobre 2014

Diplomatie globale et ressources naturelles : La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

"Diplomatie globale et ressources naturelles" est le thème d'un colloque organisé à l'Université Paris-Diderot en juillet 2015...

Comprendre l'ingérence des acteurs non étatiques - Fondations, ONG, multinationales,... - dans les affaires intérieures des Etats....

Illustration extraite de Google images : soirée de clôture de la coalition Ocean2012 France...

Appel à contribution (avant le 12 novembre 2014)

Enjeux, pratiques et influences des acteurs non-étatiques (XVIIIe-XXIe siècle)

La fin de la guerre froide a été l’occasion de (re)découvrir le poids des acteurs non-étatiques dans une diplomatie de plus en plus mondialisée. Selon Richard Langhorne, c’est avec le Congrès de Vienne de 1961 que s’amorce le processus de déliquescence de la diplomatie classique née au XVIIe siècle dans laquelle seuls les États jouaient véritablement un rôle. Cet affaiblissement progressif des États a conduit à l’effacement des frontières traditionnelles entre ce qui relève de l’action diplomatique officielle et des relations internationales plus informelles, menées en marge des États. Le poids croissant de divers acteurs non-étatiques sur la scène internationale est un signe révélateur de cette transition.... Pour en savoir plus sur le colloque : Calenda
 
La fondation étatsunienne Pew Charitable Trusts, un bon cas d'étude ?

La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

Depuis le jeudi 20 mars 2014, Ocean2012 n’est plus... Reste les archives de la coalition conservées par Pew ! (1)

Apparue en 2009 lors du lancement de la réforme de la politique commune de la pêche en Europe, la coalition Ocean2012 prétendait défendre les intérêts d’une centaine d’associations et d'organisations professionnelles qui « partageaient un intérêt dans la pêche durable »

Tout le monde se souvient des campagnes médiatiques autour de la surpêche orchestrées par Ocean2012 au moment des votes décisifs auxquels participaient ministres et députés au Conseil et au Parlement européen... Régulièrement, nous nous étonnions des positions de cette coalition  : Ocean2012 : Une ONG, çà trompe énormément ! et Surpêche et dépendance aux importations de poisson : Imposture de la Nef et d'Ocean2012 


Mettez fin à la surpêche !



Ocean2012 sur Youtube

En réalité, Ocean2012 n’était que la tête de pont en Europe de la fondation étatsunienne Pew. Laquelle après l’adoption de la réforme de la PCP, a rapidement liquidé cette nébuleuse qui lui avait si bien préparé le terrain (1) : « Merci à eux, OCEAN2012 était en mesure de mobiliser un soutien considérable pour une réforme fondamentale de la PCP. En mai 2013, une vague de soutien public, les législateurs européens ont pris un grand pas vers la fin de la surpêche en acceptant que la plupart des stocks halieutiques de l'UE seraient pêchés de manière durable d'ici à 2015 et tous les stocks en 2020, c'est-Décembre, le Parlement européen a adopté la convention, et il est entré en vigueur le 1er Janvier 2014.... » (traduction approximative de google !)

Dorénavant, Pew peut avancer à visage découvert sur le vieux continent. La richissime fondation vient de lancer sa campagne européenne avec sa propre équipe sous le slogan : « Mettre fin à la surpêche en Europe du Nord-Ouest » (2).

Pourquoi cibler les eaux du nord-ouest de l'Europe ? Mer du Nord, Mer Celtique, Mer d'Irlande et Ouest Ecosse...

Vous pouvez consulter les archives d'Ocean2012 (votre association est probablement dans la liste des 193 ONG répertoriées)  (1) et le site de Pew Europe (2)

(1) Ocean2012 Archived projects : Research and analysis
(2) Mettre fin à la surpêche en Europe du Nord-Ouest 
http://www.pewtrusts.org/fr/projects/ending-overfishing-in-northwestern-europe

Un article très intéressant de Julien Teil dans Mondialisation (15 octobre 2014)

Les Etats-Unis et les ONG : une alliance politique contre la souveraineté des Etats

Lorsque la Russie a décidé de légiférer sur la question des ONG financées par l’étranger, les ONG et les médias occidentaux ont présenté ce projet de loi, depuis adopté, comme une « loi anti-ONG ». Ils annoncèrent même que cette loi constituait une atteinte à la « liberté d’expression », usant pour ce faire de tout un tas d’approximations et de mensonges sur sa finalité. Après l’avoir combattue dans les médias, les ONG, encadrées par l’administration Obama se sont engagés dans une véritable lutte politique contre la décision souveraine de l’Etat russe. Au nom de ce combat, le président Obama a tenu un discours révélateur sur le rôle accordé aux ONG dans la diplomatie américaine, confirmant ce que de nombreux chercheurs affirment depuis très longtemps : à savoir que les Etats-Unis cherchent à dissimuler leurs liens financiers avec les ONG dans le monde et qu’ils s’ingèrent effectivement dans les affaires intérieures des Etats par ce biais.... Suite...

Autres articles :

Pour aller plus loin...

lundi 20 octobre 2014

Avec la compensation biodiversité, la nature devient marchande !

Avec la compensation biodiversité, la destruction de l'environnement devient monnayable !

La Commission Européenne propose la compensation biodiversité pour protéger la nature. L’enquête publique est close depuis le 17 octobre 2014 (1)... Après la sanctuarisation des espaces maritimes, la compensation biodiversité constituerait l’étape marchande (libérale) de la protection des mers et des océans.

Alors que Bruxelles avance à grands pas vers la marchandisation des espaces naturels (forêt, lac et océan), on ne peut pas dire que cette décision soulève les foules... Quelques jours avant l’échéance de la consultation publique, les chasseurs se sont réveillés flairant un danger dans l’exercice de leur activité (2). En juillet, un collectif d’associations britanniques avait lancé une pétition mais sans grand résultat ; la lettre ouverte pour la Commission n’a pas eu la résonnance des grands mouvements de foule comme la marche mondiale pour le climat... (3)

Au moment où le PNUE, agence onusienne de l’environnement, signe plusieurs documents "catastrophe" sur l’état de la biodiversité dans le monde, les citoyens semblent désarmés face au chaos annoncé. Seraient-ils blasés au point de remettre leur destin, l’avenir des ressources forestières et océaniques, entre les mains des forces du marché ?

Après leur sanctuarisation, les ressources marines seront « marchandables »

Le concept de diversité biologique est récent. Cependant, il encadre de plus en plus l’activité des professionnels de la mer. Il est à l’origine de multiples règles dans la gestion des pêcheries. La plus emblématique est probablement l’arrêt de tout rejet de poisson par-dessus bord, le fameux « rejet zéro » dont l’application débutera le 1 janvier 2015 dans les eaux européennes.

Issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992, la Convention sur la biodiversité impacte beaucoup les activités halieutiques. Aires marines protégées, Natura 2000 en mer et autres Réserves marines et côtières sont autant de décisions prises suite à ce traité international signé par 193 États. A Durban en 2003, l’objectif fixé pendant cette réunion-étape se situait déjà entre 10 et 20% des océans. Toutefois, la sanctuarisation de vastes étendues océaniques (jusqu’à 40% proposition de certaines organisations environnementales) relève plus des enjeux géostratégiques que de la protection des ressources marines (4).


La Commission européenne va t-elle transformer la nature en registre comptable ? s’interrogeait Sophie Chapelle en juillet 2014 dans Basta !

Une consultation publique vient d’être lancée par la Commission européenne jusqu’au 17 octobre prochain. Malgré un intitulé quelque peu énigmatique – « initiative européenne visant à enrayer toute perte nette de biodiversité » (1) –, l’enjeu est majeur. Car ce projet de réglementation concerne l’ensemble des impacts liés aux activités humaines, de la création d’un entrepôt à la réalisation des grandes infrastructures de transport. « Pour stopper cette détérioration (de la biodiversité, ndlr), les pertes dues aux activités humaines doivent être contrebalancées par des gains, précise la Commission européenne. Lorsque ces gains sont au moins équivalents aux pertes, le principe visant à éviter toute perte nette est respecté. » Traduction ? Concrètement, quand une activité économique détruit une portion de nature, et de biodiversité, celle-ci doit être recréée ailleurs. L’intention paraît louable. Sauf que pour la Commission européenne, tous les écosystèmes seraient substituables les uns aux autres. Un projet bétonne plusieurs hectares de vallons, de bois et d’étang dans une région ? Il pourra être compensé par une action équivalente en faveur de l’environnement dans une autre région. Comme si tout se valait.

La nature n’est pas à vendre

En réaction à la proposition de la Commission européenne, plusieurs organisations ont mis en ligne une lettre ouverte qui demande l’abandon des projets de compensation (5).

Lettre pour la Commission Européenne

Nous, organisations et individus signataires de cette lettre ouverte, nous considérons que la législation sur la compensation biodiversité en train d’être étudiée par la Commission Européenne nuirait à la nature et aux êtres humains tout en donnant plus de pouvoir à ceux qui détruisent la nature pour faire du profit.

Nous demandons que tous les projets de compensation soient abandonnés.

La compensation, un permis de détruire

L’expérience mondiale des projets et dispositifs de compensation biodiversité montre qu’en réalité ils augmentent la pression sur la biodiversité en blanchissant des infrastructures et aménagements controversés. Par exemple, en Grande Bretagne, le gouvernement a été assez franc pour admettre que la compensation de biodiversité « accélèrerait les demandes pour de nouveaux aménagements et infrastructures ». La compensation biodiversité a déjà facilité l’autorisation de tels projets dans des forêts, des prairies de grande valeur et des zones appréciées des populations. (6)

Making Dreams Come True – New Film



Vidéo parodique de trois minutes autour de la « compensation biodiversité » : La directrice d’une société fictive, GreenLite Energy, se réjouit d’avoir découvert du gaz de schiste sous le Regent’s Park – un parc situé en plein cœur de Londres. Soutenue par le gouvernement anglais, la société assure pouvoir compenser la destruction du parc, voué à l’extraction d’hydrocarbures. Comme si le bénéfice pour la flore et la faune était forcément quantifiable à un instant donné. Ce dont se moque la vidéo : un expert tente de compter chaque abeille en train de butiner et inventorie grossièrement les oiseaux dans les arbres. Impossible de croire en la mise en place d’unités de mesure fiables permettant de calculer la valeur naturelle de Regent’s Park...

Marchandisation de la nature

La compensation biodiversité transforme la nature en une marchandise et suggère dangereusement que la nature peut être remplacée. La biodiversité et les écosystèmes sont complexes et uniques. Il est impossible de réduire la biodiversité à un système de crédits tel que le propose de nombreux systèmes de compensation.

Les populations perdent l’accès à la nature

La compensation biodiversité masque la perte irrémédiable de nature lorsque celle-ci est détruite, ce qui implique une perte de biodiversité et la perte de l’accès des populations à la nature, nuisant à leur santé, leur bien être et leur joie. Les hommes aiment la nature, non seulement pour ce qu’elle est mais aussi pour l'endroit où elle se trouve. Le rôle social que la nature joue dans les vies des gens et des populations ne peut être compensé.

Protéger la nature et reconnaître les responsabilités, plutôt que la compensation

Si l’UE et les Etats-membres s’intéressent réellement à la perte continue de biodiversité, ils doivent reconnaître que la compensation ne fera qu'empirer la situation. S’attaquer à la perte de biodiversité nécessite que les Etats-membres appliquent les lois protégeant la biodiversité, regardent attentivement comment les terres sont utilisées et élaborent des plans locaux de développement en partenariat, et non pas en opposition, avec les populations locales. Les économies doivent être structurées dans l’intérêt des citoyens et non de celui des grosses entreprises.

La nature est un bien commun pour lequel nous partageons tous des droits et des responsabilités. Pour être efficace, tout politique visant à protéger la biodiversité doit prendre en compte ces considérations.

Nous exhortons la Commission Européenne à abandonner ses projets de législation européenne sur la compensation biodiversité. De telles politiques ne permettront qu'à ceux qui le peuvent de continuer à détruire la nature pour faire du profit. L’UE devrait agir pour l’intérêt public en protégeant la biodiversité, la nature et les espaces publics à travers des régulations claires et une mise en œuvre sérieuse.

Veuillez agréer, Messieurs, Mesdames, nos salutations distinguées.

Si vous souhaitez signer notre lettre pour la Commission Européenne
– à titre individuel ou pour le compte d'une organisation – remplissez le formulaire en bas de la version en anglais de la lettre.

NB : Illustrations proposées par Nature Not For Sale

(2) Chasseurs de France : L'initiative « No Net Loss »: consultation publique de l'UE  (pour visualiser les documents à remplir (non accessibles depuis la fin de la consultation) aller sur le site des Chasseurs en Somme)

(3) Nature not for sale

(4) Atlas Blue lobby : Le pivot maritime Asie Pacifique

(5) Nature not for sale : Lettre ouverte pour la Commission européenne (en français)

vendredi 17 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (4e trimestre)


Revue de presse en France et en Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 23 Octobre 2014

La pêche professionnelle revendique sa juste part

Visite d'Alain Vidalies

Le secrétaire d'état, Alain Vidalies, chargé du transport, de la mer et de la pêche, sera présent dans le Finistère le vendredi 24 octobre 2014. Il se rendra notamment au port du Guilvinec en début de matinée.

Source : Cdpm 29

Les actions des pêcheurs et la volonté de leurs représentants participent de manière constructive aux mutations du secteur. Faut-il encore que les pouvoirs publics accompagnent et soutiennent réellement l’activité de la pêche au lieu d’agir essentiellement à lui maintenir la tête hors de l’eau.

La Bretagne et le Finistère demeurent les premiers territoires français de la pêche constituant un poids important dans l’économie locale et l’identité territoriale. Des jeunes armateurs s’installent et ont toujours des projets. Les stocks de poissons se reconstituent et l’atteinte du rendement maximum durable (RMD) est la route que nous suivons. Nous avons l’ambition de la reconnaissance d’une identité territoriale forte du secteur dans un monde qui évolue. Nous construisons une stratégie tournée avant tout vers les jeunes marins et l’implication féroce dans le développement local autour d’une démarche de filière.

Or, le désengagement des services de l’Etat sur de nombreuses prérogatives qui sont les leurs, dans une bande côtière très fréquentée où se multiplient les problèmes de cohabitation, est patent et s’amplifie chaque jour.

En parallèle, le désengagement d’IFREMER pose de sérieuses difficultés à la collectivité des pêcheurs. Son accompagnement sur les dossiers liés à la gestion des ressources halieutiques se restreint. L’Institut français assure de moins en moins sa mission de service public, alors même que l’ensemble des politiques publiques affirment le besoin d’accroitre la collaboration pêcheurs-scientifiques ! Les pêcheurs et leurs structures y pallient partiellement en portant notamment la charge de nombreux aspects du suivi de la qualité de l’eau alors qu’IFREMER a une convention avec l’Etat pour réaliser cela.

Le grand retard dans la mise en place du FEAMP (prévue en septembre 2015 si tout va bien !) accentue les contraintes pour les entreprises repoussant par exemple le soutien aux premières installations à l’été 2015.

Mise en oeuvre du zéro rejet, atteinte du RMD, mesures de gestions des ressources, respect des contraintes réglementaires, transparence de leur activités (VMS, Logbook, AIS, pesée au débarquement…..), obligation de traçabilité, respect de la qualité, volatilité des cours du poisson, sont des questions sur lesquelles les entreprises tentent de s’adapter sans aucune lisibilité quant à l’avenir.

Enjeux Natura 2000, développement des aires marines protégées, des énergies marines renouvelables, des usages multiples dans la bande côtière, mise en oeuvre des obligations réglementaires, suivis des stocks côtiers, des flottilles, sécurité, emplois, formation, communication, qualité des eaux, implication dans le développement local, autant de dossiers dont les représentants du secteur ont la charge et sur lesquels ils sont proactifs, en discussions permanentes avec les pouvoirs publics.

L’essentiel est de ne pas perdre de vue que l’activité de pêche est structurante pour l’économie des régions littorales en particulier en Finistère et en Bretagne. La pêche est nécessaire pour conserver de l’emploi et une activité professionnelle digne et moderne sur nos côtes. La pêche doit rester un enjeu fort au coeur des politiques territoriales.

Communiqué de presse du Comité des Pêches du Finistère et du Comité Régional des Pêches de Bretagne

Programme d'Alain Vidalies

Séquence pêche – Le Guilvinec

06h15    Visite de la halle à marée et du port de pêche du Guilvinec
07h30    Visite de l’entreprise Océalliance - Furic Marée
08h15    Petit-déjeuner de travail avec les acteurs sociaux-économiques et les élus
10h00    Point presse d’Alain Vidalies

Séquence sécurité maritime, politique maritime intégrée - Brest

14h20    Présentation du projet de développement du port de Brest – Antenne portuaire région Bretagne, 2 boulevard Isidore Marfille
15h15    Rencontre avec le Pôle Mer Bretagne-Atlantique et visite de l’incubateur DCNS
16h30    Visite du Centre Régional des Opérations de Surveillance et de Sauvetage (Cross) de Corsen


Alain Vidalies ne verra probablement pas l'arrivée des bateaux de pêche au port du Guilvinec que nous pouvons découvrir sur le nouveau portail du Comité Départemental des Pêches du Finistère 












En passant d'un blog à un site conventionnel, le CDPM 29 a choisi de présenter en priorité l'organisation et le travail de la structure  professionnelle...
 
PS : Où sont passées les archives de près de 5 années de pêche à l'information ici et ailleurs ?
 
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Le 22 Octobre 2014

Le retour de la coquille Saint-Jacques

Erquy - Côtes-d’Armor

Bonne nouvelle pour les gourmands. Les coquilles Saint-Jacques arrivent sur les étals.


La saison de pêche a commencé début octobre. Une équipe de France 2 est partie en mer avec des pêcheurs d’Erquy (Côtes-d’Armor).

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Le 21 Octobre 2014

Charente-Maritime : les pêcheurs privés de coquilles saint-jacques

Interdiction totale de la pêche à la coquille saint-jacques sur tout le littoral de la Charente-Maritime. L'annonce faite lundi soir par le conseil du comité régional des pêches a pris les professionnels de court. Certains parlent de "scénario-catastrophe".

Interdiction pêche coquille saint-jacques



Reportage de Frédéric Cartaud et Cédric Cottaz.

Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol

Les coquilles saint-jacques que nous trouverons sur les étals de nos poissonneries ne proviendront plus du littoral de la Charente-Maritime pendant toute une année. Ce sont des coquilles ramassées au nord-est de l'Atlantique que nous mangerons.

2014 marque l'interdiction totale en Charente-Maritime de la pêche de ce mollusque bivalve de la famille des Pectinidés. Un produit de la mer très recherché et très raffiné mais dont le renouvellement laisse à désirer, ce qui explique la décision radicale de l'autorité de régulation de la pêche qui veut laisser du temps à cette espèce pour se reproduire alors qu'elle est frappée par une grande mortalité.

En Charente-Maritime, ce "scénario-catastrophe" n'avait pas été anticipé par les pêcheurs de la Cotinière pour qui le manque à gagner sera important, d'autant qu'une centaine de bateaux est directement concernée.

Pas de campagne 2014-2015 de pêche à la coquille Saint-Jacques et au pétoncle en Charente-Maritime. Cette décision a été prise, ce lundi, en fin d'après-midi, par le conseil du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Poitou-Charentes. Les prélèvements effectués en septembre dans le pertuis Breton et le Pertuis d'Antioche attestaient de l'insuffisance de ressource exploitable.

La non ouverture de la campagne 2014-2015, décision prise en accord avec les professionnels (107 licences dont 30 de pêcheurs dépendant du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de Loire ), vise à permettre une campagne 2015-2016 de qualité. d'après Eric Chauveau dans Sud Ouest

La faiblesse de la ressource est en partie due à un pic de mortalité constaté en mars. « De 30 à 40 % des animaux sont morts dans le pertuis breton, qui constitue le principal vivier, contre 3 à 4 % habituellement», a ajouté Laurie Durand (coordinatrice au Crpm Poitou-Charentes) précisant que le pertuis d'Antioche n'a lui pas été touché, « mais il est de moindre importance » pour l'élevage. Regrettant de ne pas savoir « à quoi est dû ce phénomène », elle a souligné : « beaucoup de moules ont connu le même sort au même moment et au même endroit ».

Ce type de pêche représente jusqu'à 30 % du chiffre d'affaires des pêcheurs professionnels. Pour la saison 2012-2013, le chiffre d'affaires généré par les coquilles saint-jacques et les pétoncles avait atteint environ 3 millions d'euros. La prospection du mois de septembre a en revanche révélé la présence de naissains de coquilles saint-jacques et de pétoncles, deux coquillages prisés au moment des fêtes de fin d'année, ce qui semble prometteur pour la campagne 2015-2016. Extrait de Terre-Net / AFP : La Rochelle Annulation de la campagne de pêche aux coquilles saint-jacques et aux pétoncles

Arcachon : la criée cherche de nouvelles coquilles Saint-Jacques

L'annulation de la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques dans le Perthuis charentais, annoncée mardi, est "un coup dur pour les poissonniers, la criée et les clients" selon le directeur de la criée d'Arcachon, Yves Herszfeld. Il organisait, en effet, depuis sept ans, des ventes à la criée de coquilles Saint-Jacques du Perthuis charentais, achetées directement aux pêcheurs charentais. La criée d'Arcachon écoulait environ deux tonnes entre novembre et janvier.

« Je vais tenter de trouver d'autres filières, notamment auprès des pêcheurs bretons, mais les coûts de transport vont augmenter », se désole Yves Herszfeld. D'après Bernadette Dubourg dans Sud Ouest

Charente-Maritime : quelque chose de pourri dans le pertuis breton




Mortalité des moules, des saint-jacques et des pétoncles, échouages massifs d’algues vertes... Il y a anguille sous roche autour de la baie de l’Aiguillon.

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne et Frédéric Zabalza

On est encore loin des dix plaies d'Égypte mais, depuis le printemps, les phénomènes inquiétants se succèdent dans le pertuis breton. Après les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon, les pêcheurs de saint-jacques (lire ci-dessous) déplorent à leur tour l'hécatombe du coquillage qui les fait vivre, sans qu'aucune explication scientifique ne permette d'en connaître l'origine.

À ces mortalités, il convient d'ajouter l'apport d'algues vertes, particulièrement massif cette année sur la côte nord de l'île de Ré. Hier, Léon Gendre, maire de La Flotte-en-Ré, est encore monté au créneau lors de la séance d'ouverture de la session d'automne du Conseil général (lire par ailleurs). Abordant ces diverses calamités qui frappent la baie de l'Aiguillon, le conseiller général a ciblé une nouvelle fois « la pratique céréalière intensive aux abords de la Sèvre niortaise et du Lay ».

La profession avait mal pris des accusations identiques du même élu, le 25 avril dernier. « Le président de la Chambre d'agriculture m'a rappelé dans un courrier du 16 mai qu'aucune analyse n'apportait la certitude quant aux origines des problèmes », a souligné hier le maire de La Flotte-en-Ré, avant de revenir à la charge : « Ce qui est certain, c'est que des analyses des eaux du pertuis Breton font état de la présence de sels nitriques issus des engrais azotés, ces sels provoquant la croissance rapide d'algues vertes. Ces dernières se sont échouées en masse sur les plages nord de l'île de Ré tout l'été et encore ce week-end. Sur la seule commune de La Flotte, nous avons dû faire retirer 850 tonnes d'algues vertes. Les eaux du pertuis breton sont-elles de bonne qualité ? J'en doute, Madame le préfet… »

Pesticides, bactérie…

Répondant aux déclarations de Léon Gendre, la préfète Béatrice Abollivier a évoqué une étude d'Ifremer imputant la mortalité des moules pour 80 % aux conditions météorologiques et pour 20 % à des facteurs bactériologiques.

(...)

Pour Pierre Le Gall, ancien océanographe et secrétaire général de Ré Nature Environnement, l'abondance inhabituelle des algues vertes ne fait aucun doute. « C'est lié aux effluents d'origine agricole, notamment les nitrates et les phosphates. C'est avéré partout, en Bretagne comme ailleurs. Le Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA, basé à Pleubian dans les Côtes-d'Armor) l'a démontré », remarque Pierre Le Gall, qui développe une autre hypothèse pour expliquer la mortalité des moules et des coquilles Saint-Jacques.

… ou particules fines

Pour lui, des charges de particules fines ont modifié le milieu de la baie de l'Aiguillon, et par conséquent diminué la nourriture des coquillages. « Au printemps 2013, après l'opération de déroctage au port de plaisance des Minimes, à La Rochelle, 500 000 mètres cubes de calcaire et de marne ont été rejetés dans la mer à la Repentie (non loin du pont de Ré), avant de remonter le long des côtes pour se déposer dans la baie. Un blanchiment du fond du pertuis a été constaté...

(...)

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Le 17 Octobre 2014

Gastronomie : nouvelles saveurs pour la semaine du Goût








Les valeurs de la Semaine du Goût

1/  L’éducation au goût des consommateurs, notamment des enfants.

2/  La diversité des goûts et saveurs

3/  L'information transparente et pédagogique sur les produits, leur origine, leur mode de production et leurs spécificités

4/  La transmission des métiers et savoir-faire.

5/  Le Plaisir du goût.

6/  Encourager les comportements et consommations alimentaires s’inscrivant dans un mode de vie équilibré et durable.

Pour en savoir plus sur la semaine du goût du 13 au 19 octobre 2014 (et avec l'éducation nationale)

Pendant ce temps, l'industrie alimentaire mijote les plats du futur ?

Avec Solina, une « note ferrée » pour le plat préparé de poisson...

Le développement de Solina s'appuie à la fois sur les changements d'habitudes alimentaires dans les pays émergents et l'appétit de nouveautés des industriels de l'agroalimentaire, dans les pays développés « où les cycles de vie des produits alimentaires se réduisent », explique Laurent Weber, directeur général de Solina.

Car il faut séduire le consommateur, avec de nouveaux arômes, de nouvelles saveurs. « Récemment, un client nous a demandé de travailler sur un goût barbecue pour son plat préparé de poisson. Nos chefs cuisiniers appellent ça la « note ferrée », qui correspond à l'odeur du gras de la viande quand il tombe sur la braise. »

Pour répondre à la stratégie marketing de ses clients industriels, Solina sort chaque mois quelque 800 nouvelles formules d'ingrédients alimentaires, à partir d'un catalogue de 6 500 matières premières : épices, extraits végétaux, produits laitiers, extraits d'algues, amidon, sel, extraits naturels de palourdes...

« Nous ne travaillerons plus sur de nouvelles molécules artificielles, explique Laurent Weber. La demande des consommateurs s'oriente de plus en plus vers l'authentique. Nous privilégions les ingrédients naturels, à condition que l'on tienne les prix. »

Numéro 2 européen des assaisonnements salés, le groupe Solina a doublé son chiffre d'affaires en trois ans et investi 13 millions dans une usine en Ille-et-Vilaine. En huit ans, le chiffre d'affaires (250 M€) et l'effectif (800 salariés) de Solina ont été multipliés par cinq. Depuis deux ans, les deux courbes grimpent à la verticale. L'ascension du numéro deux européen des arômes et saveurs alimentaires (derrière l'irlandais Kerry et devant le français Fuchs) donne le vertige... 

Extrait de l’article de Laurent Le Goff dans Ouest France : Ille-et-Vilaine. Ingrédients alimentaires : Solina a bon appétit

Avec Frial, cinq bateaux normands vivent à l'année...


Frial est créateur et fabricant de produits surgelés. « À l'origine, notre seule activité était les produits de la mer. Aujourd'hui, nous faisons vivre cinq bateaux normands à l'année mais les fruits de mer ne sont qu'une partie de notre offre de produit », rappelle Philippe Rustichelli, président du groupe Frial et premier employeur en Bessin. En France, on ne trouve pas la marque Frial dans les rayons de supermarchés. Le groupe fabrique des produits pour des clients comme Picard, Thiriet, Auchan, Lidl, Dia, mais aussi des restaurateurs comme Flunch ou Paul.

mardi 14 octobre 2014

Enquêtes : Touche pas à ma plage !


La commune de Saint-Coulomb s'inquiète pour son littoral : « Notre patrimoine, c'est la beauté de nos plages », indique Yannick de Charette, premier adjoint de Saint-Coulomb. Visée, la décision du préfet, prise début juillet, d'autoriser l'expérimentation de moules sur filières à 3 km de la côte. Le projet, demandé par le comité régional de la conchyliculture, prévoit une concession de trois ans, sur 19 ha, avec quatre filières de 100 mètres de long. Extrait de Ouest France : Mytiliculture en Bretagne. St-Coulomb attaque en justice

Mer, sable et soleil...

En ce moment, l’hebdomadaire « le marin » prend les inscriptions des décideurs de l’économie de la mer pour le grand rendez-vous maritime de l’année, les 2 et 3 décembre 2014 : la dixième édition des Assises de l’économie de la mer se déroulera pour la première fois à Nantes et Saint-Nazaire. (1)

En parallèle, Le marin et Odyssée développement mènent une enquête : Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement...

Des enquêtes, parlons-en !

Touristes, plaisanciers, retraités, propriétaires de résidences secondaires se pressent actuellement dans les mairies en réponse à plusieurs enquêtes publiques... (2)

L’enquête publique sur les filières d’élevage de la Male conche a débuté. Pour l’heure, seuls les opposants s’expriment || Vase, pollution, atteinte au patrimoine… les arguments fusent || (3)


Mon Oléron

Trois semaines, trois semaines dont le seul petit grain matinal ne m'a même pas évité d'arroser le jardin, du soleil, une mer agréable, une unique petite méduse et plusieurs jours de températures très élevées... Nous avons eu notre sortie annuelle grand standing au Grand Large, pour fêter en retard l'anniversaire de... Partie pleine de bonnes résolutions, je n'en ai tenue qu'une, faire du vélo. Mais ni cartes, ni travail sur ordi, une petite manifestation sur la plage pour protester contre des champs d'huîtres trop près des plages, Pineau à volonté et brasse dans les vagues délicieuses... Extrait du blog : Notes périssables

Des communes et des régions littorales où les élus ne manquent plus une occasion de placer le tourisme au rang de première activité économique, secteur d’avenir présenté comme vital pour la survie des territoires côtiers, quitte à sacrifier les activités maritimes ancestrales comme en Région Poitou-Charentes...

Les pôles d'excellence en Poitou-Charentes

L'aquaculture connait une très forte progression dans de nombreuses régions littorales. C'est la filière de production alimentaire la plus porteuse dans le monde. En Région Poitou-Charentes, les cultures marines (ostréiculture, mytiliculture, pisciculture,...) ne font pas partie des filières d’excellence ! Pourtant, les cultures marines représentent plus de 1000 entreprises, 5000 emplois (sur toute l'année) et près de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires, des élevages répartis tout le long du littoral de Charente-Maritime, premier département aquacole de l'hexagone...

La région Poitou-Charentes mise plutôt sur le tourisme (première filière économique régionale !), l’agro-alimentaire, le nautisme, l’aéronautique et spatiale, l’énergie, l’image-numérique, le transport-mécanique, le bâtiment, le textile-chaussant, l’éco-industrie, le bois, la chimie et certains pôles d’excellence rurale...




(2) Enquêtes publiques en cours (jusqu'au 17 octobre 2014) :

(3) Sud Ouest : L’enquête attend les conchyliculteurs

Les professionnels de la mer ne viendront pas s'exprimer lors des enquêtes publiques... Ils doivent malgré tout donner leur opinion...

Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement



Le Tableau de bord de l’économie maritime le marin / Odyssée Développement vise à mieux apprécier le contexte dans lequel naviguent les entreprises du secteur maritime ainsi que le moral des responsables au regard des décisions-clefs d'investissement, d'emploi et de développement.

Votre participation est essentielle.

Vous pouvez accéder au questionnaire, qui comporte 12 questions (5 minutes), et donner votre avis en ligne en cliquant ici.

Secteur d’activité

Industrie nautique
Pêche et cultures marines
Environnement, services et conseils
Transport maritime, armement
Industrie portuaire
Construction, réparation navale
EMR
Offshore


Une synthèse sera présentée lors des Assises de la mer et du littoral, qui se tiendront cette année à Nantes et Saint-Nazaire les 2 et 3 décembre 2014. Les résultats seront publiés dans le journal "le marin" et disponibles en ligne.

Remarque :  Le sondage "le marin" - Odyssée Développement n'indique pas l'industrie du tourisme dans la rubrique "Secteur d'activité"... Pourtant fer de lance de nombreux décideurs de l'économie de la mer...

Pour aller plus loin...

vendredi 10 octobre 2014

News de la pêche dans le monde (4) : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

4e trimestre 2014 : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 20 Octobre 2014

National Geographic et la FAO ensemble pour sensibiliser aux problèmes de la faim et de la nutrition

Capture d'écran du site National geographic : The Future of Food : How to feed our growing planet

Un accord vient d’officialiser leur collaboration sur les questions d’alimentation

Source : FAO - 17 octobre 2014, Rome

La National Geographic Society et la FAO ont convenu aujourd'hui de travailler de concert pour diffuser des informations destinées à sensibiliser le public aux problèmes de la faim et de la nutrition.

En particulier, lors de la couverture de questions relatives à l'alimentation et à l'agriculture, National Geographic puisera dans les statistiques, données et tendances émises par FAOStat, le service des statistiques de la FAO.



Prenant la parole lors de signature de l'accord, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a noté que National Geographic et la FAO "partagent l'avis selon lequel l'accès le plus large possible à des informations fiables est un outil essentiel dans la lutte en faveur des droits de l'homme et, plus particulièrement, le droit à l'alimentation".

De son côté, Chris Johns, Directeur des rédactions de National Geographic, a déclaré: "Les reportages de National Geographic sur l'alimentation profitent énormément de notre partenariat avec la FAO et nous sommes si heureux de formaliser ainsi une relation à long terme."

Ce partenariat FAO-National Geographic prévoit la coopération, le dialogue régulier, l'accès à l'expertise de la FAO, l'échange de connaissances, le partage de contenu, la promotion croisée, des activités conjointes et la participation à des événements et sur les plateformes de publication.

Dans l'édition de mai 2014 du magazine d'articles de fond de National Geographic, qui paraît tous les huit mois, la série the The Future of Food incluait des statistiques sur l'alimentation et l'agriculture et des tendances sur des sujets tels que l'alimentation des mégapoles dans un monde à la démographie changeante, la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires et des questions ayant trait à la foresterie. A signaler que la FAO fournit aussi du matériel d'information aux articles et graphiques du site internet NatGeoFood.com



Exposition de photos

Par ailleurs, la FAO et National Geographic ont inauguré aujourd'hui, au siège de la FAO, à Rome, une exposition de photos itinérante documentant la série The Future of Food.

Une version élargie de l'exposition (projet impliquant la FAO et National Geographic Italia, chapitre italien de la National Geographic Society) s'ouvrira le 13 novembre 2014 au Palais des expositions de Rome.

Elle coïncidera avec la Deuxième Conférence internationalesur la nutrition (CIN2), réunion intergouvernementale de haut niveau (19-21 novembre 2014) organisée conjointement par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La FAO et National Geographic envisagent de collaborer sur bon nombre d'initiatives, notamment la Journée mondiale des sols le 5 décembre au cours de laquelle interviendra le lancement de l'Année internationale des sols 2015.

National Geographic publie une application gratuite pour l'iPad (app), qui comprend tous les articles et reportages du magazine sur l'alimentation, tandis qu'une courte vidéo en anglais intitulée Food by the Numbers (l'alimentation en chiffres) et un régime alimentaire interactif valable dans toutes les régions du monde seront publiés en ligne à l'adresse natgeofood.com

Remarque : La Fao et le National Geographic n'excluent pas les OGM        

« Les OGM, donc les AGM, sont perçus comme des monstruosités scientifiques en Europe, constate Devin Bartley, superviseur des ressources halieutiques pour la FAO. Les comités de réflexions craignent de retrouver par mégarde un saumon transgénique destiné aux Américains dans leurs assiettes, alors comment imaginer qu’ils approuvent une telle production pour leurs citoyens ? Le problème, c’est qu’il faudra bien trouver un moyen de satisfaire la demande mondiale lorsque nous serons 9 milliards d’habitants, d’ici 2050. Nos ressources naturelles ne suffiront pas ! » 


Pour aller plus loin :

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Le 17 Octobre 2014

Vers des ressources thonières durables en Somalie

La FAO et ses partenaires appuient un nouveau membre de la CTOI (Commission des Thons de l'Océan Indien)

Les membres de la CTOI sont l'Australie, le Belize, la République de la Chine populaire, les Comores, l'Erythrée, l’Union européenne, la France, la Guinée, l’Inde, l’Indonésie, la République islamique d'Iran, le Japon, le Kenya, la Corée, Madagascar, la Malaisie, les Maldives, Maurice, le Mozambique, le Sultanat d'Oman, le Pakistan, les Philippines, les Seychelles, le Sierra Leone, le Sri Lanka, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, la Thaïlande, le Royaume-Uni, le Vanuatu et le Yémen ; son Secrétariat siège à Victoria Mahé, aux Seychelles.

La Somalie est devenue le dernier pays à joindre la Commission des Thons de l'Océan Indien (CTOI), une organisation intergouvernementale de gestion de la pêche mandatée pour gérer les thons et les thonidés de l'Océan Indien et des impacts associés à son écosystème.

Source : FAO - 11 août 2014, Mogadiscio - Victoria Mahé –
La Corne de l'Afrique, avec une des plus longues bandes côtières, rejoint la CTOI avec plus de 30 pays afin de promouvoir la coopération entre les pays membres en vue d'assurer, par une gestion appropriée, l'utilisation de la conservation et optimale des stocks couverts par l'organisation et l'encouragement durable au développement de la pêche sur la base de ces stocks.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a facilité l'adhésion de la Somalie au sein de la CTOI, grâce à son mandat de développer et de protéger les ressources halieutiques de la planète. Le  Directeur général-Adjoint de la FAO pour l'Afrique, M. Bukar Tijani a salué cette décision comme étant une étape importante dans ce processus.

«L’admission de la Somalie au sein de la CTOI constitue une étape majeure pour assurer la pérennité des espèces de thons dans l'Océan Indien, mais représente aussi une mesure audacieuse pour éliminer complètement les actions de piraterie qui sévissent dans cette partie des océans depuis 2009 », a déclaré M. Bukar.

Rejoindre la CTOI a été une étape importante pour la Somalie qui, entre autres, permettra à ce pays de bénéficier des flottes étrangères de pêche opérant sous licence dans sa zone économique exclusive, de développer sa propre flotte de pêche dans l'avenir et de contribuer à la durabilité des ressources en thons. En outre, la CTOI est en train de développer un quota dans le cadre des critères d'attribution, et le fait de devenir un membre permettra à la Somalie d’être incluse dans les futures discussions sur cette question importante.

« C'est aussi une occasion spéciale pour nous tous, étant donné que la CTOI, fête ses 18 ans cette année depuis l'entrée en vigueur de l'accord d’entrée d'un nouveau membre en mai dernier : la République fédérale de la Somalie. Nous sommes reconnaissants envers la FAO et les Seychelles pour leur rôle dans ce développement très positif", a déclaré le Secrétaire Exécutif de la Commission des Thons l'Océan Indien, M. Rondolph Payet.

Des engagements

Au cours d'une récente session, la Commission des Thons l'Océan Indien "CTOI" a discuté de ces questions pertinentes, y compris la piraterie au large des côtes somaliennes. Malgré une baisse des attaques de pirates en 2012, les navires de commerce et de pêche dans l'Océan Indien occidental restent sous une menace réelle. La CTOI continue d'être profondément préoccupée par les actes de piraterie, la marine marchande et de la pêche légitime dans la partie ouest de la zone de compétence soumis aux lois et réglementations internationales et où leurs activités sont surveillées par des membres de la CTOI, conformément aux mesures de gestion.

La Somalie doit poursuivre en tant que membre actif de la CTOI et participera aux réunions programmées, aux sessions de formation et aux Ateliers proposés par la Commission, et fournira régulièrement des rapports détaillés des activités nationales liées à la pêche aux thons dans l'Océan Indien. Le respect des mesures de conservation et de gestion existantes est également une condition importante de l'adhésion, et est évalué chaque année. Des activités sont actuellement réalisées par la FAO en Somalie, et d'autres partenaires, pour permettre à la Somalie de renforcer ses capacités dans ce sens.

Dans le but de développer la pêche somalienne, la FAO s'emploie également à renforcer les capacités de pêche somaliennes à travers la formation des pêcheurs et des institutions, et à la distribution de matériels ainsi qu’au plaidoyer.

La Commission a reconnu les graves conséquences des actes de piraterie sur les navires humanitaires, commerciaux et de pêche au large des côtes de la Somalie et a noté que la portée des attaques se prolongeait vers la quasi-totalité de l'Océan Indien occidental, notamment vers le Kenya et les Seychelles, avec des attaques signalées dans leur ZEE respective.

La CTOI a le mandat de gérer les thons et les thonidés de l'Océan Indien et des impacts associés à son écosystème. Elle s’assure du respect des mesures de gestion obligatoires par ses membres.

A l'occasion de la troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, qui aura lieu en septembre 2014 à Apia, Samoa, la FAO renouvellera son appel aux partenaires pour poursuivre et s'engager à surveiller l'exploitation durable des ressources marines vivantes, la protection des moyens de subsistance des acteurs impliqués dans le secteur de la pêche, et la sauvegarde de la sécurité alimentaire à travers la fourniture de poissons et des sous-produits de la pêche pour les générations actuelles et futures.

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16 octobre : journée mondiale de l’alimentation


En 2014, la Journée mondiale de l’alimentation aura pour thème l’agriculture familiale

Le thème de la Journée internationale de l’alimentation 2014, «Nourrir le monde, préserver la planète», a été choisi pour accroître la visibilité de l’agriculture familiale et des petits exploitants. Il appelle l’attention mondiale sur le rôle crucial que joue l’agriculture familiale dans de nombreux domaines: lutte contre la faim et la pauvreté, renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, amélioration des moyens d’existence, gestion des ressources naturelles, protection de l’environnement et réalisation du développement durable, notamment dans les zones rurales.

L’Assemblée générale des Nations Unies a fait de 2014 l’Année internationale de l’agriculture familiale, soulignant par-là que la communauté internationale reconnaît l’importante contribution des petits exploitants à la sécurité alimentaire mondiale. Pour plus d'information sur FAO

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Le 15 Octobre 2014

Aborder le problème de l’offre d’aliments pour poissons

FAO (octobre 2014) : La production de poisson est également à la hausse, tirée en grande partie par l'aquaculture alors que l'impact du phénomène El Niño fut moins fort qu'annoncé. Extrait : Bonnes récoltes et stocks abondants continuent à favoriser la baisse des prix alimentaires

Production de farine et d'huile de poisson. Illustration tirée : Food Outlook - October 2014

Le dernier rapport Globefish sur la farine de poisson et l’huile de poisson souligne qu’une demande croissante des secteurs utilisant une alimentation d’origine animale (aquaculture/agriculture) a maintenu la pression sur les prix de la farine de poisson et de l’huile de poisson. Les déclins de la production mondiale, dus aux restrictions de pêche et aux mauvaises conditions climatiques, ont fait grimper les prix à des niveaux record en 2013. Pour réduire leur dépendance à l’égard des captures de poisson sauvage, les producteurs de farine de poisson remplacent de plus en plus le poisson par une matière première végétale, en particulier le soja. Toutefois, la durabilité de la production de soja (en raison des organismes génétiquement modifiés/OGM et des problèmes de déforestation) et la concurrence pour la consommation humaine soulèvent quelques problèmes.

Source : Agritrade

Une autre piste est également envisagée dans l’aquaculture africaine. Une étude récente a examiné le cas de la production de tilapia d’élevage en Afrique, où la demande est élevée mais la production locale insuffisante. L’étude souligne que l’élevage intensif de tilapia augmente en Afrique subsaharienne, au Ghana en particulier, où les bassins d’élevage industriel de tilapia à grande échelle se développent pour satisfaire à une demande locale croissante. Dans des pays tels que le Zimbabwe, la Zambie et l’Ouganda, « la production commerciale de tilapia commence à avoir un impact sur les marchés locaux et régionaux ».

Bien que les petits agriculteurs continuent d’utiliser une alimentation animale artisanale produite à partir de divers déchets et sous-produits, ces élevages intensifs de tilapia dépendent de l’alimentation commerciale importée, principalement basée sur la farine de poisson. Compte tenu de la hausse des prix de la farine de poisson, la demande en alimentation animale alternative locale de qualité ne cesse d’augmenter. La production locale et durable d’insectes est une possibilité dans la région, compte tenu des conditions environnementales favorables, les larves de mouche ayant été identifiées comme une source durable et précieuse de protéines pour les systèmes de production d’élevage, y compris le poisson. La production de larves de mouche peut se faire à faible coût à partir de diverses sources de déchets organiques (fumier, fruits ou légumes en décomposition, déchets d’abattoir, etc.) et peut être incorporée dans l’alimentation pour poissons en tant que principale source de protéine animale pour l’alimentation du tilapia. Des essais seront réalisés en 2014 et 2015 au Ghana.

Pour plus d'informations : Agritrade

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Le 14 Octobre 2014

Afrique du Sud


Une solution à 150 euros qui réduit de 99% la mort des albatros dans les filets des chalutiers

La pêche au chalut en haute mer a été identifiée comme une cause majeure de la mort des oiseaux de mers. Attirés par milliers par les déchets de poissons évacués des navires, ils sont pris au piège dans les câbles épais qui maintiennent les filets du chalutier en place, puis entraînés sous l'eau avant de couler. Chaque année, environ 9.000 oiseaux de mers - dont 75% d'albatros - seraient tués par les chalutiers sud-africains.

Source : BE Afrique du Sud

Une petite révolution écologique pourrait limiter drastiquement ce phénomène : selon une étude du groupe de conservation des oiseaux BirdLife South Africa, une innovation ultra-simple et économique permet de réduire de 95% la mortalité des oiseaux, et jusqu'à 99% chez la population d'albatros. Les résultats, basés sur des données collectées depuis 5 ans par le groupe de conservation et les entreprises de la pêche, ont été publiés en mai dernier dans la revue internationale Animal Conservation.

Lignes de dissuasion de BirdLife South Africa 
Crédits : Albatross Task Force, BirdLife South Africa - Droits d'images de Bronwyn Maree

La technique consiste à fixer une corde de 30m de long à l'arrière du navire, à laquelle sont attachées de 5 à 10 banderoles de matériau coloré et léger, placées à 2m d'intervalle. En flottant sous le vent, les banderoles distraient et effraient les oiseaux, les maintenant éloignés des câbles mortels.

Recommandées par BirdLife dès 2004, ces "lignes de dissuasion", conçues à travers un projet collaboratif impliquant l'OVAPD (Ocean View Association for Persons with Disabilities), ont été largement adoptées par la communauté des industriels de la pêche. Bénéficiant du soutien financier de Total South Africa, elles leurs sont vendues à moins de 150 euros, un prix dérisoire au vu de leur impact spectaculaire sur la préservation de la faune avicole.

Cette success story dans le domaine de la conservation de la biodiversité est un exemple de collaboration réussie entre industrie, gouvernement et ONG. L'innovation pourrait sauver une espèce subissant une pression anthropique extrême, 15 des 22 espèces mondiales d'albatros étant actuellement menacées d'extinction.

jeudi 2 octobre 2014

Revue de presse 2014 (8) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...



Actualités du mois d'Octobre 2014

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Audition publique

L'industrie ostréicole en Europe : Les défis pour les producteurs


The oyster industry in Europe: Challenges for producers

Audition publique

Commission de la pêche au Parlement européen (Président : Alain Cadec)

6 novembre 2014 à Bruxelles

Cliquer Ici pour télécharger le programme

Intervenants :

Jean-Pierre Baud, chercheur à l'Ifremer,

Sophie Sury, ostréicultrice à l'île de Ré et membre de l'association Ostréiculteur Traditionnel,

Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture,

Martin Ferris, député irlandais et ancien ostréiculteur.

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http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/01/mortalite-huitre-enquete-le-bitoux.html#but16
L’association Ostréiculteur traditionnel, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) : A télécharger Ici ou

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance. Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque. Suite...




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De l’eau, du sel et des hommes

Les marais charentais du Moyen Âge à l’époque moderne : économie, peuplement, environnements

Histoire – Archéologie – Environnement

Table-ronde

Centre d'études supérieures de civilisation médiévale

CESCM, Poitiers, France (86000)

Les 6 et 7 novembre 2014

Cette table-ronde présente les travaux d’une équipe pluri-disciplinaire (archéologues, historiens, géographes, géophysiciens, paléo-environnementalistes) regroupée autour d’un projet collectif de recherche (PCR) soutenu par le Ministère de la Culture et le CESCM. Mis en place en 2011, ce PCR intitulé « les marais charentais du Moyen Âge à l’époque moderne : économie, peuplement, environnement » a pour objectif d’appréhender l’ancien golfe de Saintonge, plus communément appelé golfe de Brouage (Charente-Maritime).

Source : Cescm

Argumentaire

Cet espace de marais, au paysage en apparence fossilisé, a connu une évolution permanente depuis le haut Moyen Âge et offre un terrain d’exercice propice aux disciplines précédemment citées. L’activité dominante de ce golfe a longtemps été l’exploitation des marais salants : ces derniers ont constitué la base d’une économie qui a fait la fortune de cette région et permis le développement de centre décisionnels importants comme le site de castral de Broue pour la période médiévale et la citadelle-port de Brouage pour l’époque moderne.

Plusieurs axes rassemblant différentes disciplines ont permis dans un premier temps de comprendre le contexte général de ce territoire si particulier. Le programme s’articule autour de trois axes :
  • « Peuplement et le territoire ». Il appréhende ce territoire dans une perspective de géographie historique (cadre politique et gouvernance du territoire).
  • « Marais salants et économie d’un territoire ». Ici ce sont les aspects économiques de l’exploitation du sel qui sont au cœur des préoccupations. Ils vont marquer durablement le paysage. nous apportant des éléments de compréhension sur les processus de formation et de transformation du milieu.
  • « Mode de vie et société littorale ». Ce dernier thème s’intéresse aux hommes qui occupent les franges de ce golfe et à leurs particularismes, notamment en terme de culture matérielle.


 Programme

Cliquer Ici pour télécharger le programme

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Le 21 Octobre 2014

Charente-Maritime : quelque chose de pourri dans le pertuis breton




Mortalité des moules, des saint-jacques et des pétoncles, échouages massifs d’algues vertes... Il y a anguille sous roche autour de la baie de l’Aiguillon.

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne et Frédéric Zabalza

On est encore loin des dix plaies d'Égypte mais, depuis le printemps, les phénomènes inquiétants se succèdent dans le pertuis breton. Après les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon, les pêcheurs de saint-jacques (lire ci-dessous) déplorent à leur tour l'hécatombe du coquillage qui les fait vivre, sans qu'aucune explication scientifique ne permette d'en connaître l'origine.

À ces mortalités, il convient d'ajouter l'apport d'algues vertes, particulièrement massif cette année sur la côte nord de l'île de Ré. Hier, Léon Gendre, maire de La Flotte-en-Ré, est encore monté au créneau lors de la séance d'ouverture de la session d'automne du Conseil général (lire par ailleurs). Abordant ces diverses calamités qui frappent la baie de l'Aiguillon, le conseiller général a ciblé une nouvelle fois « la pratique céréalière intensive aux abords de la Sèvre niortaise et du Lay ».

La profession avait mal pris des accusations identiques du même élu, le 25 avril dernier. « Le président de la Chambre d'agriculture m'a rappelé dans un courrier du 16 mai qu'aucune analyse n'apportait la certitude quant aux origines des problèmes », a souligné hier le maire de La Flotte-en-Ré, avant de revenir à la charge : « Ce qui est certain, c'est que des analyses des eaux du pertuis Breton font état de la présence de sels nitriques issus des engrais azotés, ces sels provoquant la croissance rapide d'algues vertes. Ces dernières se sont échouées en masse sur les plages nord de l'île de Ré tout l'été et encore ce week-end. Sur la seule commune de La Flotte, nous avons dû faire retirer 850 tonnes d'algues vertes. Les eaux du pertuis breton sont-elles de bonne qualité ? J'en doute, Madame le préfet… »

Pesticides, bactérie…

Répondant aux déclarations de Léon Gendre, la préfète Béatrice Abollivier a évoqué une étude d'Ifremer imputant la mortalité des moules pour 80 % aux conditions météorologiques et pour 20 % à des facteurs bactériologiques.

(...)

Pour Pierre Le Gall, ancien océanographe et secrétaire général de Ré Nature Environnement, l'abondance inhabituelle des algues vertes ne fait aucun doute. « C'est lié aux effluents d'origine agricole, notamment les nitrates et les phosphates. C'est avéré partout, en Bretagne comme ailleurs. Le Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA, basé à Pleubian dans les Côtes-d'Armor) l'a démontré », remarque Pierre Le Gall, qui développe une autre hypothèse pour expliquer la mortalité des moules et des coquilles Saint-Jacques.

… ou particules fines

Pour lui, des charges de particules fines ont modifié le milieu de la baie de l'Aiguillon, et par conséquent diminué la nourriture des coquillages. « Au printemps 2013, après l'opération de déroctage au port de plaisance des Minimes, à La Rochelle, 500 000 mètres cubes de calcaire et de marne ont été rejetés dans la mer à la Repentie (non loin du pont de Ré), avant de remonter le long des côtes pour se déposer dans la baie. Un blanchiment du fond du pertuis a été constaté...

(...)

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Huître plate : nouvelle piste de développement aquacole en Scandinavie



Partant du constat que les pays scandinaves - Norvège, Suède et Danemark - avaient axé le développement de leur aquaculture principalement autour de la pisciculture (saumon et truite), il leur était important d’envisager de nouvelles pistes aquacoles, notamment en direction de l’élevage de coquillages qui connait un fort développement au niveau mondial. Par ailleurs, les espèces conchylicoles ne sont pas nourries contrairement aux espèces de salmonidés...




Strategic Approaches for Aquaculture Industry Development: Flat Oyster Cultivation in Scandinavia
Interreg IV A project NORD--]OSTRON
By
Alyssa Joyce and Susanne Lindegarth, University of Gothenburg
Jens Kjerulf Petersen, Danish Shellfish Center
Colin Murphy, Norwegian University of Life Sciences

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Le 20 Octobre 2014

Tentations : le saumon dans tous ses états



Entrée des grandes occasions devenue quasi ordinaire, le saumon fumé est très prisé des Français qui en consomment régulièrement. Encore faut-il savoir de quoi on parle… Chaque mois, la rubrique Tentations dans Enjeux Les Echos.

Source : Enjeux Les Echos | Le 01/10

Longtemps considéré comme un mets de luxe réservé aux grandes tables ou aux fêtes de fin d’année, le saumon fumé s’est peu à peu banalisé. Devenu un aliment comme les autres, c’est désormais un incontournable de la grande distribution, qui vogue sur une demande en constante augmentation. Selon France¬Agrimer, la France – premier pays consommateur de saumon fumé en Europe – en achète en moyenne plus de 53 kg… chaque minute ! Des quantités considérables, donc, issues largement de l’élevage. Car la surpêche, la pollution et la perturbation des routes migratoires ont fait fondre les stocks de saumon sauvage de l’Atlantique, d’Amérique du Nord, d’Europe et de la mer Baltique, au point que l’espèce a carrément disparu de beaucoup de régions. Certes, on pêche encore du saumon sauvage, mais presque tous les saumons fumés commercialisés en Europe sont issus d’élevages norvégiens, écossais ou irlandais.

La Norvège, numéro Un

Les espèces les plus présentes en épicerie sont celui de l’Atlantique (d’élevage) et trois espèces sauvages du Pacifique (rouge, kéta et rose), la plupart du temps conditionnés sous vide. A première vue, tous se ressemblent ; la qualité, cependant, tient moins à la provenance qu'aux conditions d’élevage, intensif ou non. Rappelons l’énorme quantité de poissons – entre 2,5 et 5 kg – nécessaire pour produire un seul kilo de saumon. Numéro 1 mondial, la Norvège offre tous les niveaux de qualité… et de prix. L’Ecosse, quant à elle, occupe une position intermédiaire, avec une production axée sur le Label rouge, même si elle n’est pas totalement labellisée. L’Irlande, spécialiste du bio, est considérée comme haut de gamme.

100 % made in France

En France, le saumon de l’Adour, le dernier bassin où il peut être prélevé, est le seul à faire l’objet d’une pêche commer¬ciale. Ce saumon 100% made in France est réputé pour son goût sauvage et sa texture grasse sans comparaison avec le saumon d’élevage. Alors, élevage ou sauvage ? Difficile de répondre, pour Joël Robuchon : « Les inconditionnels du saumon sauvage devront respecter les saisons pour être sûr d’avoir un produit frais et non congelé. Quant aux néophytes, pour éviter les mauvaises surprises, je leur conseille de choisir un poisson d’élevage labellisé : la nourriture, le mode d’élevage et les étapes sont intégrés dans un cahier des charges et sont contrôlés par comparaison à un saumon sauvage. » Ensuite, tout est question de goût. Le saumon est considéré comme un poisson gras, bien que son contenu en lipides varie sen¬si¬blement selon l’espèce. « Généralement, le norvégien est le plus gras, suivi de l’écossais et de l’irlandais », poursuit-il.

Le saumon de l'Adour : retour d'un produit d'exception



France 3 Aquitaine

De l'aulne, pas n'importe quelle "fumée"

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Thierry Marx : les AOC et les petites producteurs

(...)

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Boulogne. Marine Harvest ne connaît pas la crise

Le géant du saumon semble avoir le vent en poupe. Le groupe norvégien a lancé une première tranche de recrutement, d’une vingtaine de postes en CDI, pour son usine flambant neuve, construite en 2012.
La conjoncture n’est pourtant pas facile, surtout à Capécure. Plus surprenant encore, il ne s’agirait que d’un début. « D’autres embauches sont prévues pour la fin de l’année 2014 », précise Alexandre Savet, directeur du site. « Si nos projets pour l’année prochaine et notre organisation l’exigent toujours, et si notre situation le permet », prévient-il. Aussi, le directeur confie que les déçus du premier recrutement pourront être repêchés, si leur profil correspond aux attentes de l’entreprise. « Il a fallu faire une sélection, cela ne veut pas dire qu’ils ne seront pas rappelés », précise-t-il.

Plus de précisions dans notre édition du mercredi 22 octobre.

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Espagne : hausse de la consommation de saumon

L'Espagne a augmenté sa consommation de saumon de 15,6% au 1er semestre de l'année par rapport à la même période de 2013. Ainsi, les importations de saumon de Norvège ont enregistré une croissance notable par rapport aux années précédentes. Au premier trimestre 2014, l’Espagne a importé 31.150 tonnes de saumon norvégien, ce qui représente une hausse de plus de 15% par rapport à la même période de 2013.

Source : agroalimentairenews

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La Norvège tente de lever la suspicion sur son précieux saumon


Est-il dangereux de manger du saumon d'élevage? Après plusieurs polémiques, la Norvège, premier producteur mondial et premier fournisseur de la France, tente de redorer l'image de son poisson star, mais le débat sur l'impact sur la santé est loin d'être tranché, tout comme ses conséquences sur l'environnement.

Source : Var matin

Novembre 2013: un reportage d'Envoyé Spécial (France 2) provoque l'émoi en France (voir la vidéo ci-dessus). Il présente le saumon norvégien comme "la nourriture la plus toxique au monde", bourrée de produits chimiques.

A l'été 2014, les importations de saumon en France reculent de 5% sur un an. Une baisse liée avant tout à la flambée des prix mondiaux.

Mais "il est possible que (les polémiques) aient eu un impact, même si c'est difficile à quantifier", reconnaît Gabriel Chabert, responsable marketing en France du groupe norvégien Marine Harvest, premier producteur mondial de saumon d'élevage.

L'enjeu est crucial pour la Norvège qui produit 1,2 million de tonnes par an et en exporte 15% vers la France, son premier client. La Norvège est aussi le premier fournisseur de l'Hexagone, avec 85% des parts de marché.

"Les niveaux de contaminants dans le saumon d'élevage sont bien en-dessous des normes fixées par les autorités sanitaires", contre-attaque Randi Nordstoga Haldorsen, responsable de la sécurité alimentaire chez Marine Harvest, où l'AFP a pu se rendre à la mi-septembre.

- Moins d'antibios et de dioxine -

L'écrasante majorité des élevages norvégiens a renoncé à utiliser des antibiotiques, confirme Greenpeace Norvège.

Ils ne sont plus nécessaires car "depuis des années nous vaccinons les saumons. Il n'y a presque plus de maladies", explique Hermund Asheim, responsable de l'une des 114 fermes d'élevage de Marine Harvest, perdue dans un fjord brumeux, à 100 kilomètres au nord de Bergen, la deuxième ville de Norvège.

Posés sur la mer tels de gigantesques nénuphars, des filets de 30 mètres de profondeur enserrent de 60.000 à 180.000 saumons chacun.

Testés par l'association de défense des consommateurs "60 Millions de consommateurs" cet été, 18 filets de saumon d'élevage, dont dix norvégiens, ne montraient pas "de résidus d'antibiotiques quantifiables".

La Norvège met aussi en avant ses progrès sur les PCB (polychlorobiphényle) et dioxines, résidus industriels suspectés d'être cancérigènes.

"En dix ans, ils ont reculé d'un tiers", constate Ingvild Eide Graff, directrice de recherche à l'Institut national de recherche sur la nutrition et les produits de la mer (Nifes).

Les PCB sont présents dans tous les saumons testés par 60 Millions de consommateurs mais en "faibles teneurs". En France, sur les cinq dernières années, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a détecté seulement deux saumons "non-conformes" pour ces polluants. En 2013, tous les saumons norvégiens testés respectaient les normes européennes.

Cette évolution est liée à celle de la nourriture des saumons, des granulés autrefois composés essentiellement de farines et d'huiles de petits poissons, contaminés par la pollution industrielle marine.

Aujourd'hui, ils contiennent davantage d'huile végétale (colza, parfois soja).

Pour prendre en compte ces évolutions, un comité scientifique norvégien travaille à une nouvelle évaluation de la toxicité du saumon qui sera publiée fin 2014.

"Quand nous aurons terminé, je pense que le gouvernement révisera sa recommandation", estime Janneche Utne Skaare, directrice de la recherche à l'Institut vétérinaire norvégien.

Pour le Nifes, on peut sans problème "manger plus" de saumon qui n'est "pas plus contaminé que d'autres aliments", soutient Mme Graff. Et le saumon norvégien n'est "pas plus toxique" que l'écossais ou l'irlandais, estime Patricia Chairopoulos qui a effectué l'étude de 60 Millions de consommateurs.

- Quid des pesticides ? -

(...)

-Poux de mer-




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"L'industrie innove beaucoup" pour résoudre ces problèmes mais ces technologies "coûtent très cher. C'est peut-être pour ça que cela ne va pas plus vite", résume Solveig Van Nes, de l'ONG Bellona.

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États-Unis - Saumon OGM : la Californie réaffirme son opposition

Source : infogm par Christophe Noisette, octobre 2014

Nombreux ont été les projets de loi déposés, dans les différents états des Etats-Unis, sur le saumon transgénique, pour l’interdire ou pour rendre son étiquetage obligatoire. Certains ont été adoptés, d’autres sont toujours en cours d’instruction. Une chose est sûre : le saumon génétiquement modifié (GM) pour grossir plus vite, mis au point par l’entreprise AquaBounty, ne fait pas l’unanimité et les parlementaires se sentent concernés par ces espèces potentiellement envahissantes. Ainsi, fin septembre, la Californie a adopté un nouveau texte.

Le 19 septembre 2014, le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a signé une loi (AB504) qui étend l’interdiction de la production commerciale des salmonidés transgéniques (dont le saumon d’AquAdvantage) à l’ensemble des eaux de l’état. Dans la loi adoptée en 2003 et valable jusqu’au 1er avril 2015, seul l’océan Pacifique était concerné par cette interdiction. L’adoption de cette nouvelle loi repousse le délai au 1er avril 2020.

L’interdiction concerne tant les écloseries que les élevages ou le stockage du saumon GM. Le but de cette loi est de protéger les saumons et truites natifs de Californie, lesquels seraient menacés, estime le député Wes Chesbro, à l’origine de ce projet de loi, par le « frankenfish », via « l’accouplement mais aussi la compétition pour la nourriture et l’introduction de parasites et de maladies ».

Cependant, les opposants à ce saumon, à l’instar du Center for Food Safety (CFS), déplorent que la loi californienne exclue la recherche. Les saumons, destinés au commerce ou à la recherche, peuvent s’échapper, souligne le CFS, qui cite un rapport du Fish and Wildlife Service : « l’histoire nous apprend que les poissons détenus dans des équipements d’aquaculture, que ce soit sur terre ou sur eau, s’échappent ». Et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risque de compliquer encore les mesures de confinement.

Cependant la loi ne laisse pas la recherche libre de faire ce qu’elle veut. L’activité sera encadrée. Ainsi tout projet de recherche mené sur des salmonidés transgéniques devra recevoir une autorisation spéciale de la part des autorités de l’état californien. Et surtout, le texte de loi précise clairement que la « recherche ou l’expérimentation en vue d’une production commerciale » sont, elles, interdites. A noter qu’à l’instar de la plupart des essais en champs de plantes génétiquement modifiées (PGM), de nombreux projets sont présentés comme de la recherche alors qu’il ne s’agit que d’une phase nécessaire à l’obtention d’une autorisation commerciale.

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Médecine, alimentation… Pourquoi des chercheurs créent des animaux transgéniques



Une protéine fluorescente verte a été introduite dans l’ADN d’un singe via un virus. © Anthony Chan, Emory University

Source : National Geographic

Vache qui produit du lait sans lactose, saumon à croissance ultra-rapide, singe fluorescent… Aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs en biotechnologie planchent sur les AGM : des animaux génétiquement modifiés destinés à la recherche médicale, mais aussi à l’alimentation.

Qu’est-ce qu’un AGM ?

Un AGM est un animal génétiquement modifié. Au début des années 1990, les laboratoires de recherche ont multiplié les expérimentations sur les animaux pour servir divers domaines : la médecine, l’écologie et l’alimentation humaine.

En médecine, les chercheurs ont par exemple injecté une protéine rendant un singe fluorescent, afin d’étudier la maladie de Huntington. Ils ont aussi créé des « porcs diabétiques » pour mieux comprendre la maladie et élaborer de nouveaux traitements. Des poules et des vaches transgéniques ont, elles, développé des anticorps contre le cancer de la peau ou des antiviraux pouvant être prélevés dans le lait ou les œufs pour le bénéfice de l’homme.

Au Canada, des scientifiques ont fabriqué un « Enviropig », un cochon aux déjections moins nuisibles à l’environnement.

Aujourd’hui, certains aliments issus de ces AGM, comme les oeufs de saumon transgénique, commencent à débarquer dans les rayons des supermarchés nord-américains. Et les foyers canadiens serviront bientôt du saumon transgénique à table.

Comment les AGM sont-ils « fabriqués » ?

Aujourd’hui, les avancées en biotechnologie permettent de modifier des organismes vivants, selon deux techniques : par une recombinaison de l’ADN in vitro, dans les cellules, ou par la fusion d’organismes cellulaires n’appartenant pas à la même famille. Par exemple, le transfert d’un gène d’araignée à un mouton. Ce processus « surmonte les barrières naturelles de la reproduction ou de la recombinaison », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS)*.

Quels AGM sont destinés à la consommation ?

> Le saumon transgénique Surnommé « Frankenfish » par les écologistes, le poisson transgénique AquAdvantage, élevé par la société américaine AquaBounty, est un saumon atlantique à croissance rapide. Il grandit 3 à 5 fois plus vite que son homologue naturel, ce qui permet d’augmenter la production.

Ce poisson bénéficie par ailleurs du gène d’hormone de croissance du saumon Chinook, un congénère des eaux glaciales du Pacifique nord. Ce gène lui permet de grandir même pendant la saison froide, contrairement au saumon atlantique naturel.

La truite, la carpe, le poisson-chat et cinq autres espèces de poissons d’élevage ont aussi subi une transgénèse. Le but : accélérer leur croissance. Mais les scientifiques cherchent aussi à améliorer la résistance des poissons d’élevage aux maladies. Comment ? En fabriquant des saumons porteurs de séquences ADN de truite arc-en-ciel qui survit très bien dans les eaux de mauvaise qualité.