vendredi 27 mars 2015

Festival Pêcheurs du Monde. Une cuvée iodée



Mois de Mars 2015

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Le 26 Mars 2015

Pêcheurs du Monde. Une cuvée iodée


Palmarès du Festival international de films Pêcheurs du monde 2015

44 films projetés – 25 pays représentés – 14 films en compétition.

Une programmation internationale et d’une grande qualité cinématographique.

Lieu de rencontres et d’échanges, ce festival de films invite à la découverte des images maritimes et à débattre sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui touchent les travailleurs de la mer.

La cérémonie de clôture du Festival International de Films " Pêcheurs du Monde" de Lorient s’est terminée dimanche 22 Mars 2014 sur une pointe d’humour iodée avec Lucien Gourong en capitaine de cérémonie. Le conteur groisillon a bien voulu partager avec une audience nombreuse l’humour des pêcheurs bretons avant de remettre les prix, entouré des membres du Jury professionnel et du Jury jeune, sur la scène de la salle Ricoeur.

Les présidents des deux jurys ont souligné que cette 7éme édition a été " une expérience très enrichissante". Erwan Moalic, le président du Jury professionnel a salué le travail des réalisateurs et la richesse des sujets abordés. Le président du Festival Alain Le Sann a remercié le public, le jury, les réalisateurs français et étrangers présents ainsi que les partenaires et les bénévoles. Le président a insisté également sur la reconnaissance internationale de ce Festival avec notamment la présence de deux représentantes de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

La cuvée 2015, avec 44 films du monde entier a été un beau succès et le cap des 2000 spectateurs a été largement dépassé avec une fréquentation assez régulière et un public plus varié. Effectivement, l’ouverture du Festival vers de nouveaux lieux comme l’auditorium de Saint-Louis (en centre ville de Lorient) et des escales à Riantec, Ploemeur et l’Université Bretagne - Sud ont permis à un nouveau public de venir découvrir le Festival.

Pour la troisième année consécutive, les premiers Prix du Festival reçoivent une dotation financière offerte par Lorient Agglomération et le Crédit Mutuel de Bretagne ainsi qu’un trophée.

Projection des films lauréats prévue à Lanester 8 juin 2015, lors de la « journée mondiale des Océans ».

Dans l'attente de découvrir ou de revoir les films lauréats...

Les marins du Sainte Marie

Cyril Badet nous propose son premier documentaire "Les marins du Sainte Marie" présenté le 20 Mars à Riantec lors du festival Pêcheurs du Monde. Ce documentaire a reçu une très bonne critique de l'hebdomadaire Le Marin (Au maquereau à bord du chalutier "le Sainte Marie").

Le chalutier le Sainte Marie de la mer, appareille pour une campagne d’une semaine à pêcher le maquereau et la sardine au large du Tréport. La vie des marins à bord et leur travail, dur et astreignant y est filmé tout au long du processus de pêche, de la plongée des filets jusqu’à la vente aux mareyeurs.

Les gestes du marin-pêcheur...

Mais surtout, un travail d'équipe dans un espace limité et mouvant... avec tous ses dangers... Attention ! Pas de rupture de coordination... Pas de fausse manoeuvre ! En effet, Cyril Badet a capté, avec beaucoup de précisions, les  gestes de chaque marin ainsi que les gestes qui lient les membres d'équipage dans une chaine de production solidaire...




France – 2014 - 34’

A bord du chalutier "Le Sainte Marie de la Mer", au large du Tréport, j'ai suivi jour et nuit le travail physique et astreignant de Jacky, Momo, Rudy et des autres marins pêcheurs.

Cyril Badet

Autre production de Cyril Badet sur les professionnels de la mer

Un très beau reportage photos dans le bassin d'Arcachon 

De l’attraction des parcs

Depuis 50 ans, la famille Delsart cultive les huîtres sur le Bassin d’Arcachon. Sur 20 hectares de parcs, Dominique et son fils consacrent toute leur énergie à ce mollusque très prisé. Un travail de longue haleine, puisqu'il faut pas moins de trois ans pour que l'huître soit commercialisable. Malgré les difficultés économiques, l’attrait de ce travail au grand air est plus fort que tout. Cliquer Ici pour accéder aux reportages de Cyril Badet

Pour plus d'informations : Festival Pêcheurs du Monde

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25 Mars 2015

La pêche concernée par l'accord de libre-échange avec les USA...

Accord de libre-échange UE-USA: Vin et Fromage contre Poissons, Coquillages et Crustacés


Accord de libre-échange UE-USA: quinze commissions du PE débattent

Le Parlement européen travaille actuellement sur sa position concernant l'accord de libre-échange UE-USA, connu sous le nom de partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP). La commission du commerce international est responsable de rédiger les recommandations du Parlement européen. Cependant, quatorze autres commissions du Parlement européen contribueront en donnant leurs opinions. Les députés européens débattront et voteront la position du Parlement européen avant l'été.

Source : Parlement européen

L'accord commercial, qui est toujours en cours de négociation, peut uniquement entrer en vigueur s'il a à la fois été approuvé par le Conseil et le Parlement européen. Les députés européens ont déjà prévenu qu'ils n'approuveraient pas l'accord à tout prix et qu'ils seraient très attentifs à certaines questions, comme les normes alimentaires.

Source : Risks and opportunities for the EU Agri-Food sector in a possible EU-US trade agreement study (Parlement européen - 2014) Cliquer Ici pour télécharger cette étude du Parlement européen

Comment les commissions du Parlement européen ont-elles contribué au débat jusqu'à présent ?

La commission du commerce international est responsable de la rédaction de la position du Parlement européen sur base d'un rapport préparé par Bernd Lange, député démocrate socialiste allemand. Cependant, le vote final se fera uniquement lorsque les quatorze autres commissions impliquées auront donné leur opinion.

Un avis voté :

Trois avis votés cette semaine :

Dix avis votés dans les semaines à venir :
o          Projet d'avis de la commission de la culture et de l'éducation
o          Projet d'avis de la commission des affaires économiques et monétaires
o          Projet d'avis de la commission de l'emploi et des affaires sociales
o          Projet d'avis de la commission des libertés civile de la justice et des affaires intérieures
o          Projet d'avis de la commission des affaires étrangères
o          Projet d'avis de la commission des affaires juridiques
o          Projet d'avis de la commission de la commission des pétitions
o          Projet d'avis de la commission des affaires constitutionnelles

Pas de projet d'avis de la commission PECH au programme : Pourtant le secteur de la pêche européen va subir l'influence de l'importation massive sans taxe (homard, pétoncle, colin d'Alaska, cabillaud, saumon sauvage,...)


Peu ou pas d'études concernant l'impact du TTIP sur la pêche et le commerce des produits de la mer !

Impact de l'accord de libre-échange sur les produits alimentaires


Source : Risks and opportunities for the EU Agri-Food sector in a possible EU-US trade agreement study (Parlement européen - 2014)

The Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) is under negotiation. This report provides a detailed overview of EU-US agricultural trade. It analyses current barriers to trade, paying special attention to non-tariff measures. This information is then used in a computable general equilibrium model of international trade to assess the potential impact of the TTIP on agri-food exports, imports and value added. This study also includes a general discussion on the opportunities and risks of a TTIP for the EU agricultural sector 

Cliquer Ici pour télécharger cette étude du Parlement européen


Les négociations sur le TTIP : Qu'est-ce qui se mijote ?

C'est le titre de la conférence publique organisée par les eurodéputés du Groupe Verts en décembre dernier...

Les négociations sur le TTIP : Qu'est-ce qui se mijote ? : Perspectives en matière d'alimentation et d'agriculture

A l'occasion du premier évènement de ce type, le groupe des  Verts / ALE au Parlement européen avec le soutien de la société civile et des organisations d'agriculteurs des deux côtés de l'Atlantique, est heureux de vous inviter à une conférence sur les impacts d'un potentiel  accord commercial (TTIP) entre l'UE et les États-Unis sur l'alimentation et l'agriculture.

Avec des conférenciers provenant des secteurs de l'alimentation et de l'agriculture ainsi que de la société civile, et les interlocuteurs invités de la Commission européenne, cette conférence promet d'être un débat franc et ouvert sur le TTIP et ses conséquences potentielles sur les normes de sécurité alimentaire, les droits des consommateurs,  le bien-être animal et de manière plus large l'impact sur les zones rurales.

Avec une grande partie du débat sur le TTIP se concentrant sur les questions relatives à l'alimentation, nous souhaitons examiner plus en détail :
  • Comment des normes si différentes pour l'alimentation et l'agriculture peuvent-elles être harmonisées sans un sérieux compromis du côté européen ?
  • Le TTIP conduira-t-il à une nouvelle industrialisation de l'agriculture en Europe ?
  • Qui bénéficie de l'accord ?  Les entreprises agro-alimentaires ou les agriculteurs ?
  • Comment pouvons-nous maintenir un haut niveau de transparence et de traçabilité pour les consommateurs européens ?
  • Comment un manque de transparence dans les négociations elles-mêmes, attise les craintes du public quant à un possible affaiblissement des règles et normes clés pour l'alimentation et l'agriculture.

3 ateliers :

TTIP – Mise à pied de la nourriture de qualité et de l’agriculture
Objectif : Aperçu général des préoccupations majeures pour les consommateurs, les agriculteurs et les producteurs de denrées alimentaires

L'harmonisation des règles et des normes – un nivellement par le bas ?
Objectif: Exemples clairs des différentes normes appliquées dans l'UE et aux États-Unis

TTIP: Impact socio-économique sur l’alimentation et l’agriculture
Objectif: Qui sont les bénéficiaires et les victimes dans le secteur de l'agriculture, quels sont les impacts sur les conditions de travail

Cliquer Ici pour en savoir plus


Il faut positiver comme dit l'autre !!!

Accord commercial UE-USA: quels seraient les bénéfices pour les Européens ?
 
"TTIP: quels seraient les bénéfices pour les Européens?" : audition et débat de la commission des affaires internationales avec Cécilia Malmström et des experts.

Des représentants d’entreprises, de syndicats, de consommateurs et d'organisations environnementales ont rencontré les députés de la commission du commerce international le 18 mars pour préciser ce que le TTIP, l'accord commercial et d’investissement UE-USA, apporterait aux Européens. «J’ai beaucoup de réunions sur le TTIP et une question revient toujours : qu’est-ce que ça signifie pour moi ?», a déclaré Bernd Lange, député démocrate socialiste allemand chargé du dossier, au début de l’audition.

Cecilia Malmström, la commissaire chargée du commerce, a donné de nombreux exemples de PMEs qui y gagneraient avec cet accord, allant de fabricants de chaussures en Espagne qui paient actuellement des tarifs de 35% pour leurs exportations aux USA, à un fabricant finlandais de matériel pour aéroports qui doit limiter ses ventes aux USA à cause des restrictions des commandes publiques.

Source : Parlement européen

« Il y 4,7 millions d'emplois européens grâce à l'exportation aux USA. Nous voulons créer de nouvelles possibilités d'exportation et une plus grande demande pour ces emplois qui sont mieux rémunérés. Les consommateurs bénéficieront d'un choix plus large à des prix plus bas, et les entreprises seront plus compétitives en réduisant les coûts d'importation », a dit Cecilia Malmström.

Les représentants d’entreprises ont parlé des opportunités de croissance qu'offriraient le retrait des droits de douane et l'ouverture de l'accès au marché américain.

« Les travailleurs ont besoin de plus d'investissements et de commerce. Il y aura des gagnants et des perdants en termes d'emploi, mais nous espérons avoir un plus grand nombre de gagnants que de perdants », a déclaré Susanne Lindberg-Elmgren, une représentante des syndicats suédois.

Jos Dings, un membre du groupe environnemental « Transport et Environnement », craignait que l’Union européenne permette « aux USA d’influencer la création de nos législations » en échange des concessions américaines pour ouvrir les marchés.

Réactions des députés européens

Godelieve Quisthoudt-Rowohl, députée démocrate-chrétienne allemande, a salué le retour positif des experts: « il semblerait que le TTIP soit bien accepté ».

Maria Arena, députée démocrate-socialiste belge, a suggéré que des évaluations pertinentes soient faites après la conclusion des négociations et avant le vote au Parlement européen, étant donné que les études actuelles sont basées sur des gains hypothétiques.

Selon Emma McClarkin, députée conservatrice et réformiste britannique, « il y a une réelle ambition quant à ce que cet accord pourrait fournir... Nous avons l'obligation de peser les risques, mais je pense que les bénéfices sont bien plus importants ».

Yannick Jadot, député vert français, a questionné les attentes concernant la croissance et les emplois, en disant que de récentes études avaient montré que 600 000 emplois pourraient être perdus. « Nous n’avons pas besoin d’entendre des contes de fées sur le modèle libéral (qui créerait des emplois), quand on a 27 millions de personnes au chômage en Europe », a-t-il déclaré.
 
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24 Mars 2015

Une étude de la Nef préconise de redistribuer les quotas de pêche européens

La Nef veut une redistribution plus verte, plus sociale et/ou plus rentable des quotas de pêche...

Une étude de la New Economics Foundation (Nef), rendue publique ce vendredi 13 mars, préconise de redistribuer les quotas de pêche européens selon des critères sociaux et environnementaux. L’étude, annonce la Nef, « révèle un potentiel méconnu d’accroissement des emplois et des bénéfices » : elle chiffre un gain théorique de 824 millions d’euros de bénéfices et 102 000 emplois supplémentaires. Une analyse à prendre avec prudence.

Source : Le Marin

Côté méthode, l’étude ne porte que sur 221 des 603 flottes de l’Union européenne (UE) couvrant 73 % des débarquements de l’UE (la Méditerranée n’est pas traitée). Elle se base sur un modèle bioéconomique des pêcheries européennes, le Bemef, développé par la Nef qui se propose d’ailleurs de le diffuser. L’étude porte sur deux aspects : la distribution des quotas et l’impact du RMD (rendement maximal durable).

La Nef a ainsi comparé la distribution actuelle des quotas, selon des données de captures historiques, à une répartition suivant des critères socio-économiques et environnementaux : nombre d’emplois, émissions de CO2, bénéfices, effort de pêche. Elle se livre à plusieurs hypothèses : le critère CO2 mène à moins de pollution, plus d’emplois mais une moindre rentabilité ; le seul critère emploi augmente les émissions de CO2 et baisse aussi la rentabilité ; etc. Cela montre surtout que c’est une affaire de compromis à trouver entre ces objectifs. Le modèle Bemef confirme aussi les avantages à long terme à reconstituer les stocks au RMD, calculs à l’appui.

Danemark et Royaume-Uni, les deux grands gagnants de Bemef

D'après NEF : Fisheries management in the public interest: a new model

Selon les calculs de la Nef, les deux pays qui bénéficieraient le plus de la redistribution des quotas, seraient le Danemark et le Royaume-Uni (Ecosse). Ces deux pays capturent principalement des espèces pélagiques, des pêcheries en voie de reconstitution (voir le dernier bilan de la Commission européenne RMD : North East Atlantic fisheries more sustainable in 2015)... Mais aussi des pêcheries minotières dans le cas du Danemark auquel la Nef attribue une "prime" de près de 1 million de tonnes pour sa gestion plus verte et plus rentable !!! En effet, la flottille de senneurs ne racle pas les fonds, ne rejette pas de poisson par dessus bord, et est de plus économiquement très rentable pour les "Barons" de la pêche danoise (*)... Quant aux emplois induits, il faut les comptabiliser dans les salmonicultures...

Qu’il s’agisse des critères d’attribution des quotas ou de l’atteinte du RMD, les principes énoncés par la Nef sont inclus dans la nouvelle PCP (politique commune de la pêche). Elle demande en effet déjà aux États membres de tenir compte de critères sociaux et environnementaux lorsqu’ils répartissent les quotas au sein de leur flotte. Et elle a pris le chemin du RMD, avec l’objectif 2015 dans la mesure du possible, et au plus tard d’ici 2020.

Les prévisions de la Nef confortées par la tendance actuelle des débarquements

Source :  EUMOFA - EU Fisheries and Aquaculture Markets Highlights - 02/2015

Pêle-mêle, voici en bref les premières réactions à cette étude que nous avons recueillies, de scientifiques et professionnels de la pêche : prendre avec des pincettes ces résultats qui reposent sur des hypothèses fortes ; les gains annoncés ne peuvent pas être obtenus simultanément ; ramener la pêche au carbone produit cible particulièrement les chalutiers ; cela montre en tout cas que l’on peut gérer mieux qu’aujourd’hui, au bénéfice des pêcheurs et de la société ; et qu’il y a un besoin de méthode d’évaluation faisant consensus.

Ce sujet sera développé dans le marin (version papier hebdomaire du 20 mars 2014 ou version en ligne Kiosk) pour décrire davantage l’étude, en développant ces analyses.

Conclusion : Le rééquilibrage en faveur de l'emploi et de la pêche artisanale, c’est du bidon !

Le rééquilibrage n’est pas en faveur de l’emploi et de la pêche artisanale comme certains journalistes ont pu l’écrire...

Rééquilibrage. La NEF a élaboré un outil de calcul économique couvrant 221 pêcheries européennes représentant 73% des prises. Cet outil croise les effets de l’application de deux types de mesures. Il s’agit d’abord de faire respecter des quotas inférieurs aux RMD. Les modèles de population des halieutes montrent alors qu’une telle décision prise en 2015 serait douloureuse à court terme mais verrait une augmentation très importante des stocks et donc des TAC dès 2020. Il s’agit ensuite de redéployer les quotas qui sont attribués aujourd’hui pour chaque bateau sur le seul critère des tonnages qu’ils ont pêchés les années précédentes. Les autorisations de prises seraient alors distribuées en priorité aux navires consommant le moins de pétrole, pratiquant une pêche sélective et employant le plus de personnel. Car le système actuel d’historique des prises privilégie les gros industriels au détriment de la pêche artisanale. Celle-ci représente au niveau européen 75% des emplois, mais n’a accès qu’à 2% des quotas. Un rééquilibrage s’impose donc. Voilà en tout cas une lecture instructive d’ici le prochain round annuel de négociations de la politique commune de pêche en fin d’année 2015. Extrait de Sciences et Avenir : Pêcheurs, écouter les scientifiques vous fera gagner de l’argent !


Une nouvelle étude du Parlement européen : 

Criteria for Allocating Access to Fishing in the EU - PE 540.357 - Committee on Fisheries
16-03-2015 01:00 AM EET

This study proposes a set of criteria and indicators for the purpose of allocating fishing opportunities in EU Member States, which according to Article 17 of the new CFP should include those of an environmental, social and economic nature. The proposed criteria and indicators should be applicable in a wide range of circumstances therefore the term allocation in this study should be understood in a broad sense referring to any aspect of giving access to fishing opportunities. Cliquer Ici pour télécharger cette étude

Une autre étude bidon de la Nef (2012) : Moratoire de la pêche : les va-t-en guerre de la Nef

(*) Dans RPA : Au Danemark, ils sont devenus les "Barons" de la pêche

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Le 23 Mars 2015

Carte 2 : Chalut Pélagique et GOV

Système de gestion des pêches maritimes dans les eaux territoriales au large de la région Bretagne


Source : Carte 2 : Chalut pélagique et GOV (SHOM/DPMA/CRPM) extraite de la « Géographie numérique de Bretagne »

Sortie de la « Géographie numérique de Bretagne »

Le 27 juin 2014 a été ouverte au public la nouvelle Géographie Numérique de la Bretagne, publiée par les éditions SKOL VREIZH et consultable gratuitement. C’est un grand évènement. Elle complète ainsi et met à jour sous des angles parfois différents l’ouvrage sorti en 1994, lui-même numérisé parallèlement. C’est donc un ouvrage fort utile mis au service du public, lui permettant ainsi de mieux saisir et comprendre les dynamiques et enjeux concernant le territoire de la région. Assurément il poursuivra le rôle qu’avait tenu la précédente édition, amplement utilisée par les enseignants mais aussi les décideurs économiques et politiques de la région comme le souligne dans son introduction l’initiateur et coordonnateur de l’ouvrage, notre collègue et ami Pierre Yves LE RHUN. On ne peut que le souhaiter.

A ce titre, nous tenons à remercier et féliciter Pierre Yves, membre de l’association « Géographes de Bretagne », qui a porté ce projet depuis plus de 3 ans, dirigeant l’équipe d’universitaires qui y contribue, l’animant, orientant son contenu et sa mise en forme avec l’aide précieuse de la maison d’édition Skol Vreizh, tout en rédigeant aussi ses propres articles. Cette publication, Indépendante de notre démarche associative laquelle vise aussi une meilleure connaissance des enjeux d’aménagement de la Bretagne, intègre toutefois dans son équipe de nombreux membres de « Géographes de Bretagne » : Pierre Yves Le Rhun bien sûr, mais aussi Alain Le Sann, Loeiz Laurent, Yves Lebahy, voire des auteurs qui ont aussi souvent contribué au déroulement de nos activités, tel Jean Ollivro, Marc Andro ou Corentin Canevet.

Nous ne pouvons que vous inviter à vous tourner vers cette nouvelle Géographie de la Bretagne, en compulser les différentes rubriques, en lire les articles et les comparer éventuellement à ceux de l’édition précédente, à en faire connaître l’existence auprès de vos amis et relations. Merci Pierre Yves pour ce travail dont on ne mesure pas nécessairement l’importance qui pourtant est énorme.

Cliquer Ici pour accéder à la « Géographie numérique de Bretagne »

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Le 22 Mars 2015

Tour d'horizon de la pêcherie de langouste en Corse

L'avenir menacé de la pêche à la langouste


Début de saison, ce mois de mars, pour le délicat crustacé. Réduction des stocks oblige, certains professionnels tardent à  démarrer l'activité emblématique de la pêche corse, voire y renoncent.

Source : Corse matin

Il arrive que quelques langoustes viennent se perdre dans les mailles de  six et demi que Basile Donzella, cale depuis trois décennies près du port de Cargèse. Un heureux hasard, car depuis quelques années, ce patron pêcheur de 61 ans ne traque plus le décapode. Une décision pragmatique, tant la réduction des stocks a contraint à des heures de travail et des filets toujours plus longs. « Le travail est devenu de plus en plus difficile. Pour bien faire faire, il faudrait ne travailler que la langouste. Ce qui veut dire :dix heures en mer pour un rendement qui n'est pas garanti », explique Basile Donzella.  D'autant que le crustacé se faisant rare, les professionnels sont contraint de s'aventurer dans des « sanctuaires », des zones de pêche peu fréquentées jusqu'à aujourd'hui, comme les fonds pierreux qui salissent les filets. « Dans l'idéal, il faudrait maintenant être deux à bord : l'un qui tire les filets et démaille, l'autre qui nettoie les mailles », poursuit le pêcheur.

Comme lui, trois semaines après l'ouverture officielle de la saison, les six autres entrepreneurs de Cargèse n'ont pas encore débuté la pêche à la langouste. « Plusieurs facteurs expliquent ce démarrage tardif, analyse Anthony Pere, chercheur à la Station de recherches sous-marines et océanographiques (Stareso) de Calvi. Ce n'est d'abord pas la période la plus propice pour la langouste, qui sera très demandée durant les mois touristiques. Ensuite, la saison est longue : de mars à septembre. En avant saison, les pêcheurs veulent ménager le matériel et l'effort, pour ne pas se brûler les ailes ».

Les villages côtiers sont plus concernés que les port de plus grande taille, devant faire face à un autre problème, celui de la commercialisation. « Les habitudes alimentaires ont changé. Autrefois, les particuliers nous passaient commande directement. Aujourd'hui, les gens sont plus enclins à manger du poisson au restaurant ou à cuisiner des produits plus faciles, découpés en filets », indique Alain Marcucci, lui aussi patron pêcheur à Cargèse. Résultat : l'activité dépend désormais presque exclusivement de la fréquentation touristique et des livraisons aux restaurants de la région, qui n'ouvrent qu'à partir du mois d'avril. En attendant l'été et les touristes, les pêcheurs tablent donc sur d'autres espèces, comme les araignées de mer, les daurades et les rougets. Cette stratégie constitue à la fois un moyen de préserver les populations de langouste et de s'assurer une manne financière non négligeable. Les pêcheurs du village s'accordent sur un point : « avec le poisson, on assure au moins la journée, on est sûr de rentrer dans ses frais. Ce qui n'est pas le cas avec la langouste ».

Autres endroits, autres mœurs, à  Ajaccio, par exemple, où la vente à l'année aux établissements de la ville ou aux mareyeurs est assurée, les habitudes de pêche sont différentes...

Suite : Corse matin 

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Le 21 Mars 2015

Sardine de Méditerranée, victime non pas de surpêche, mais de nanisme !


«Le travail réalisé a déjà permis à la CGPM (Commission générale des pêches pour la Méditerranée) de créer un nouveau statut affecté à la sardine : ce n'est plus un stock considéré comme “surexploité” mais en “déséquilibre écologique”», selon Claire Saraux chargée, à Sète (Ifremer), du programme EcoPelGol (écologie des petits pélagiques du Golfe du Lion). A partir de l'entretien de Patrice Castan dans Midi Libre : Á Sète, "la sardine ne disparaît pas"

Jusqu'en 2009, trois cents tonnes de sardines étaient chaque mois débarquées à Sète. Puis la taille et le poids de ce poisson nourricier ont brutalement chuté dans le golfe.

La côte en était remplie...

Pour Pierre d'Acunto comme pour bien des pêcheurs sétois, le poisson bleu et la pourtant modeste sardine évoquent l'opulence. Cela leur évoque lamparo, aussi (cette pêche de nuit à la senne encerclante que pratiquent à nouveau quelques armements), et, dans les années 1980, le filet pélagique “à couple” : quand les chalutiers sétois tendaient un filet entre deux embarcations,... "Et je me souviens que la demande de sardines a véritablement explosé après l'arrivée des rapatriés d'Algérie, au milieu des années 1960. Des conserveries, il y en avait un peu partout..."



Des sardines de 12,5 g !

Six ans après le début de la crise, les pêcheurs sétois ne voient plus la sardine qu'en rêve : des 300 tonnes mensuelles débarquées jadis, la Sathoan (organisation de producteurs NDLR) en a pointé... 600 kilos en janvier dernier - quant aux anchois, il se pêche environ en un mois aujourd'hui ce qui, il y a quelques années, constituait la pêche d'une seule journée.

mercredi 25 mars 2015

Voyage dans un nouveau Groenland


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Mois de Mars 2015

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Le 28 Mars 2015

Voyage dans un nouveau Groenland


Changements climatiques, économiques, culturels et sociétaux… Après un mois passé entre le 67e et le 77e parallèle nord, le photographe Sébastien Tixier nous transporte dans un "grand blanc" en mutation.
Découvrir le reportage dans L' Obs

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Le 26 Mars 2015

Accord relatif aux Pêcheries du Sud de l’Océan Indien (APSOI)

La Réunion choisie pour accueillir le siège d'une organisation internationale


L’Union européenne a choisi La Réunion pour accueillir le siège du secrétariat de l’Accord relatif aux Pêcheries du Sud de l’Océan Indien (APSOI). Cette organisation de gestion des pêches va gérer les activités de pêche non thonières dans une zone de haute mer de 30 millions de km²

Source : La Réunion 1ère

La ministre des Outre-mer et le secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ont salué ce choix par voie de communiqué. "Cette décision a été validée lors de la dernière réunion, à l’Ile Maurice, des parties contractantes de l’APSOI (l’Union européenne, la France, l’Ile Maurice, les Seychelles, le Japon et les Iles Cook, l’Australie et la Corée). Elle permet à la Réunion d’accueillir le premier siège, sur le territoire français, d’une organisation régionale de gestion des pêches (...)

L’obtention de ce siège offre également à l’Ile de la Réunion un positionnement stratégique et une visibilité privilégiée pour la défense des intérêts de la France, notamment pour la gestion de la pêche de la légine australe.

La pêche de la légine est, en valeur, la première pêcherie française dans le monde. Elle génère un chiffre d’affaires annuel de 65 millions d’euros. Il s’agit du deuxième revenu d’exportation de la Réunion avec 300 emplois directs et 1000 emplois indirects".

Cliquer Ici pour plus d'information sur "Accord relatif aux Pêcheries du Sud de l’Océan Indien (APSOI) ou South Indian Ocean Fisheries Agreement (SIOFA)"

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Le 25 Mars 2015

Droits fonciers et droits de pêche 2015 : Un forum mondial sur les approches fondées sur les droits de pêche



Que nous soyons sur l'eau ou autour d’une table, nous jouons tous un rôle dans  la réalisation de la durabilité de nos pêches. Nous savons que nous devons gouverner et gérer nos pêcheries afin qu'elles  produisent du poisson  de manière durable. La production durable – qui se base sur des  considérations économiques, sociales et environnementales - est fondamentale pour garantir des possibilités d'emplois stables, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs et des consommateurs. Nous savons que la définition des droits fonciers dans le secteur des pêches est la clé pour obtenir des ressources halieutiques suffisantes, pour les générations actuelles et à venir.

La mission d'UserRights 2015 est de favoriser une compréhension mutuelle des défis rencontrés par les différents groupes dans nos communautés de pêche et de trouver un terrain d‘entente et des alternatives pour l'autonomisation et l'avenir des pêcheurs et de nos pêcheries.  Les présentations scéniques, les panels de discussions, les visites aux communautés de pêche avoisinantes, les présentations d'études de cas et les discussions plénières fourniront aux acteurs de la pêche et aux décideurs des conseils sur la façon de soutenir des systèmes basés sur les droits appropriés pour les pêcheries, ce qui contribuera à construire un avenir durable.

UserRights 2015 a été conçu pour rassembler toutes les personnes qui gravitent autour du secteur de la pêche afin de discuter des questions fondamentales  inhérentes à l'occupation et aux approches fondées sur les droits. En fournissant une plateforme qui permet à toutes les voix de  se faire entendre, UserRights 2015 met en contact des pêcheurs, des communautés de pêcheurs, des universitaires, et des représentants d'ONG, de gouvernements et d‘organisations internationales de part le monde.

Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté.




La vidéo sur la Gouvernance responsable des régimes fonciers fournit une introduction aux Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (VGGT). Vous trouverez sous la vidéo un lien vers les Directives d'application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté.  La vidéo a été produite par le programme «Amélioration de la gouvernance mondiale pour la réduction de la faim»  financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Pour en savoir plus : FAO

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Le 24 Mars 2015

Forum Social Mondial de 2015

FSM Tunis 2015

24-28 Mars 2015

Contexte du FSM Tunis 2015

La décision du Conseil International d’organiser l’édition du Forum Social Mondial de 2015, à nouveau en Tunisie a été prise lors de la réunion de Casablanca en novembre dernier.

Elle répond à une demande formulée par les mouvements sociaux régionaux et internationaux.

Après évaluation des impacts du Forum 2013 en Tunisie, ils ont estimé qu’il était encore nécessaire :

1- de consolider les dynamiques de changements issus de la révolution tunisienne et des mouvements démocratiques dans la région,

2- d’approfondir les débats sur la crise du modèle libéral et la crise civilisationnelle

3- d’approfondir les débats sur les enjeux géopolitiques nouveaux

4- de promouvoir des alternatives qui respectent le droit des peuples, et qui soient fondées sur la paix et la justice sociale...

Pour en savoir plus sur le programme : FSM Tunis 2015

Préparation du Forum Mondial pour l’Accès à la Terre et aux ressources naturelles

Le FMAT présent au Forum Social Mondial de Tunis avec deux ateliers

L'objectif du Forum FMAT 2016 est de débattre des évolutions mondiales en matière d'accès à la terre et aux ressources naturelles qui ont eu lieu depuis le Forum Mondial sur la Réforme Agraire (FMRA, 2004) et la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural (CIRADR 2006).

Au nom des signataires de l’appel pour un Forum Mondial sur l’Accès à la Terre, FMAT 2016, AGTER et CERAI, qui assurent le secrétariat permanent du FMAT, proposent deux ateliers au Forum Social Mondial de Tunis, 2015 :

Les ateliers FMAT permettront à tous les participants au FSM, de partager leurs expériences, analyses et propositions avec les participants du processus FMAT, ouvert de février 2015 jusqu’à mars 2016, date prévue pour la rencontre mondiale.

Les ateliers FMAT seront ouverts par des grands témoins :
  • Samir Amin (Forum des Alternatives, Egypte),
  • Ibrahima Coulibaly (Président du CNOP, Mali), 
  • Ramesh Sharma (Ekta Parishad, Inde) 
  • Vicent Garcés (Président du Comité International d’Organisation du FMAT2016, ex-député européen)
  • Marcel Mazoyer (AgroParisTech et Université Paris Sud, France),

Atelier FMAT 1 Accaparement des terres et des ressources naturelles dans le monde : état des lieux
- Diversité des formes et ampleur réelle de l’accaparement ?
- Causes profondes ? (logique financière, orientations politiques dominantes)
- Impacts sur les sociétés humaines (culture, paix, environnement, économie, droits fondamentaux…) ?
- État des résistances ?
- Portée véritable des réponses politiques apportées jusqu’ici ?

Atelier FMAT 2 Accaparement des terres et des ressources naturelles dans le monde : renverser la situation
- Quelles propositions ?
- Des droits d’utilisation pour qui ? Régulés par qui et comment ? Pour quelles utilisations des ressources ? Avec quelles forces de revendication ?
- Quelles actions et quelles forces de revendication et quelles alliances ?

Pour en savoir plus : AGTER

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Le 23 Mars 2015

Pêcheries : Des yeux sur l'océan



Fisheries: Eyes on the ocean

Daniel Pauly tire la sonnette d'alarme sur les captures mondiales de poisson, mais d'autres pensent qu'il fait trop de bruit.

Daniel Cressey, dans Nature (19 mars 2015)

Au large des côtes du Maroc, de petites barques de pêche en bois, à la pêche des calmars. De l'autre côté de l'océan Atlantique, de puissants yachts de croisière, avec des touristes en quête d’énormes dorades coryphène, wahoo et marlins.

Aucun de ces navires n’est répertorié – notamment dans le décompte officiel des captures maritimes, tenus par l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies (FAO). Cette base de données mondiale, connue sous le nom « Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture », ou SOFIA, est généralement considérée comme la bible des informations sur les ressources alimentaires marines. Mais SOFIA n’indique que les informations transmises par les pays à la FAO. De qualité variable, ces informations ignorent le plus souvent la pêche de subsistance, l'exploitation illégale et la pêche sportive.

Daniel Pauly est obsédé par tous ces navires de pêche oubliés et par les quantités inconnues de nourriture qu'ils tirent des océans. Le biologiste marin à la voix douce mais intense de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver (Canada), tente de les sortir de l'ombre. Au cours d'une longue carrière tantôt encensée tantôt controversée, il s’est fixé l'énorme tâche de résoudre ce qu'il appelle les « true catch » (captures réelles) de la pêche dans le monde. Il espère que ces chiffres aideront les pays - en particulier dans le monde en développement - à prendre le contrôle de leurs ressources afin de nourrir leurs populations.

Cas du Sénégal : Estimations des captures : FAO vs Sea around us project (UBC)



Pour plus d'explications dans Nature

Cliquer Ici pour télécharger l'article de Nature

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20 Mars 2015

Thaïlande, les damnés de la pêche...

Les dessous de la mondialisation...




Vendredi 20 mars à 17h15 sur Public Sénat. 

Un documentaire réalisé par Florence Morice. (Disponible en replay). 

Les Etats-Unis, principal importateur, menacent d’un boycott. Le vice-ministre de Thaïlande a beau tenir un discours ferme, l’esclavage perdure. « Thaïlande, les damnés de la pêche », le documentaire de Florence Morice, en compétition au Figra 2015, est un appel de plus pour que ces êtres humains retrouvent leur liberté. 

Esclaves en 2015

"Sold to the Sea" de l'ONG EJF... Pour en savoir plus dans : Thaïlande. Cartons pleins... Et cartons rouges pour le Cambodge ?

L'industrie de la pêche thaïlandaise, en plein essor, fonctionne grâce à l'exploitation de clandestins birmans,  dans les mains de mafieux. Témoignages édifiants dans "Les damnés de la pêche" sur Public Sénat.

Source : NouvelObs par Pierre Hedrich

En dégustant sardines, maquereaux, seiches ou calamars provenant de Thaïlande, nous participons sans le savoir à un vaste réseau d’esclavage. C’est ce que révèle ce documentaire. Il met clairement au jour les différentes étapes du trafic humain qui transforme des milliers d’immigrés, principalement birmans, en esclaves pour l’industrie de la pêche thaïlandaise, fleuron de l’économie du pays, troisième exportateur mondial dont les deux tiers pour les Etats-Unis, l’Europe et le Japon. Un marché qui a rapporté 5 milliards d’euros en 2012. Kyaw a vécu ce terrible engrenage. Au départ, il voulait travailler en Thaïlande pour nourrir sa famille. Sans moyens, des passeurs lui proposent un marché :

Je te paye ton trajet et tu me rembourseras en travaillant

samedi 21 mars 2015

Chasse aux huîtres à San Francisco


Revue de presse de Mars 2015

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Le 27 Mars 2015

Chasse aux huîtres à San Francisco



[Pour activer les sous-titres, cliquez sur l'icône en bas à droite de la vidéo]

Hog Island Oyster Shuckers

Munchies

Les huîtres, “la nourriture la plus pure que l'on puisse rêver de consommer”. C'est ce que pense Anthony Rizzi, écailler de la Hog Island Oyster Company, un bar à huîtres de San Francisco. Munchies, chaîne de Vice dédiée à la gastronomie, l'a rencontré.

Pour découvrir l'environnement de cet ancestral et succulent fruit de mer et le quotidien des ostréiculteurs, il nous conduit à la ferme ostréicole de la baie de Tomales. Anthony explique aussi comment ouvrir les huîtres sans avoir l'air d'un novice. Source : Courrier International

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Conséquences de l'embargo russe sur les produits ostréicoles

Question écrite n° 15376 de M. François Marc (Finistère - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 19/03/2015 - page 594

M. François Marc rappelle à M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche les termes de sa question n°13223 posée le 02/10/2014 sous le titre : " Conséquences de l'embargo russe sur les produits ostréicoles ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 26/03/2015 - page 705

L'attention du Gouvernement a été appelée concernant les difficultés rencontrées par les ostréiculteurs suite à l'embargo décidé par la Russie sur les produits alimentaires européens. Pour le secteur des mollusques, la Russie est le dixième client de la filière française avec 1,6 % des exportations françaises. Il s'agit quasi exclusivement d'huîtres creuses vivantes (93 %). Pour ce produit spécifiquement, la part de marché de la Russie atteint 6 % des exportations et la place au cinquième rang des clients de la France. Le secteur ostréicole français a exporté, en 2013, 5 tonnes d'huîtres plates vivantes de moins de 40 grammes destinées à être remises en élevage pour 42 000 euros, et 406 tonnes d'huîtres creuses vivantes destinées à la consommation humaine directe pour une valeur proche de 3,9 millions d'euros. Les conséquences de cet embargo sont potentiellement importantes pour une partie du secteur qui pourrait subir des pertes et préjudices sur des produits haut de gamme que le marché européen peut difficilement absorber compte tenu de leurs caractéristiques adaptées spécifiquement au marché russe. Le Gouvernement indique que FranceAgriMer a ouvert, depuis 2013, une mesure d'aide aux investissements immatériels des entreprises de commerce et de transformation des produits aquatiques qui voudraient développer ou diversifier un réseau d'export de ces produits. Cette mesure permet la prise en charge de 50 % du coût du prestataire, dans les limites fixées par le règlement de l'Union européenne portant sur les aides de minimis et peut permettre aux entreprises spécialisées vers la Russie de trouver des marchés d'exportation alternatifs. Source : Sénat

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Le 26 Mars 2015

La truite française en grande forme



Les Français consomment de plus en plus de truite fumée et c’est de bon augure pour les pisciculteurs de l’Hexagone qui veulent relancer leur production.

Source : pdm-Seafoodmag               

Face au saumon, la truite fumée « made in France » prend du galon. « La demande progresse aussi bien en marques nationales qu’en marques de distributeurs. Tendance que confirme un taux de réachat important. La truite s’invite aussi de plus en plus sur les menus festifs, en particulier à Noël », se félicite Éric Mezrich, directeur commercial chez Aqualande. Et l’avenir est porteur, avec des prévisions de croissance d’au moins 10 % sur les trois prochaines années.

Il y donc de fortes chances que le plan de progrès et de croissance présenté par les pisciculteurs aux pouvoirs publics trouve un écho favorable, après des années d’ortho-doxie réglementaire. « Les premiers signaux sont positifs et l’idée d’une relance de la production française profitable au développement économique régional fait son chemin », observe Marine Levadoux du Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture.

Quasiment divisée par deux depuis une quinzaine d’années pour atteindre 35 000 tonnes en 2014, la production de truites pourrait croître d’environ 10 % d’ici 2020. L‘offre, répartie par moitié entre la truite portion et la grosse truite, se structure au profit du poisson de plus de trois kilos destiné à la fumaison. Si la grosse truite est plus risquée à élever vu la longueur du cycle (24 mois) et les exigences de sites en eau douce pour passer la période délicate de l’été, c’est aussi un moyen de se démarquer de la concurrence.

Suite : pdm-Seafoodmag 

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Le paraha peue est associé à un plan de développement durable de la filière aquacole

Initiée au début des années 2000 par la direction des ressources marines et minières (DRMM), en partenariat avec l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), l’introduction du paraha peue dans la filière aquacole commence à porter ses fruits, avec une volonté de faire progresser la production.

Source : La dépêche

L’an dernier, la ferme Tahiti Fish Aquaculture, qui compte deux sites sur la Presqu’île, l’un à Vairao, l’autre à Teahupo’o, a produit 10 tonnes de ce poisson, qui peine encore à séduire les consommateurs au quotidien.

Thomas Launay, responsable de production, défend bec et ongles ce petit poisson plein d’avenir, souhaitant plus largement faire la lumière sur le milieu de l’aquaculture, qui ne bénéficie généralement pas d’une bonne image auprès du grand public. 

Illustration extraite du dépliant : Le Paraha Peue, un poisson d'exception (Polynésie française) 

Thomas Launay, ancien étudiant en biologie marine et en sciences environnementales, sait de quoi il parle. “Au niveau de la technique, on cherche vraiment à faire une aquaculture durable, et à produire un poisson de qualité”, explique-t-il d’emblée. 

Production respectueuse de l’environnement

“Dans ce principe-là, on n’utilise aucun produit chimique, aucun médicament, aucune hormone de croissance, vraiment rien qui puisse altérer l’environnement ou la qualité du poisson. C’est d’ailleurs pour ça qu’on continue à avoir une assez forte mortalité à la mise en cage, parce que notre poisson est trop faible et qu’on n’utilise aucun médicament pour essayer de le soigner ou de le doper.” 

Les alevins, élevés dans une écloserie biosécurisée durant les premières semaines de leur vie, n’auraient pas une immunité suffisamment développée pour résister aux bactéries opportunistes naturellement présentes lors de la mise en cage, en milieu naturel. 

Ce frein au développement de la filière a été évoqué la semaine dernière, lors des ateliers de concertation entre les différents acteurs de la filière, réunis à la demande du ministre en charge du secteur afin d’établir un plan directeur pour le développement de l’aquaculture de 2015 à 2025. 

“On est dans cette même optique d’un développement durable, dans les deux sens : minimiser l’impact sur l’environnement, et avoir des entreprises viables”, explique Thomas Launay.

Avant de poursuivre : “C’est quelque chose qui me tient à cœur, dans le sens où on entend beaucoup parler de l’aquaculture de manière assez négative. (…) C’est intéressant de rappeler que l’aquaculture, c’est comme tout le reste. Cela peut aller de quelque chose de très industriel, à grande échelle, avec le rendement pour but, à un autre extrême, celui de l’aquaculture un peu plus artisanale, qui essaie d’être industrielle dans le sens où on s’efforce d’en faire une entreprise qui tourne et qui marche, mais avec des techniques qui sont vraiment différentes et opposées.”

La qualité comme priorité

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Le 25 Mars 2015

Togo

Que de poissons dans « la Main de Dieu »



Chères lectrices, chers lecteurs je vous passe le bonjour, espérant que vous allez bien et que ce billet vient vous trouver au bon moment. Aujourd’hui je viens avec l’envie sans cesse grandissante de vous raconter des histoires de plus en plus belles.

Richard Folly dans : VerTogo

Pour cette fois il s’agit des éléments rassemblés lors de ma visite à la ferme piscicole « La Main de Dieu », dans la localité de Kovié à environ trente minutes de route de la ville de Lomé.

Situé à environ vingt-cinq kilomètres au Nord de Lomé, au Togo Kovié c’est aussi une histoire de culture de riz. Sur laquelle je reviendrai éventuellement dans un autre billet. Aujourd’hui nous allons raconter une histoire de poisson, de passion, presque une dévotion religieuse. Bien. Je vous conseille de bien vous accrochez, nous partons en voyage.

Ce matin là mon ami Aké Amazan m’attendait impatient. Il devrait m’amener chez son oncle qui allait nous conduire à « la Main de Dieu ». De fil en aiguille « son oncle » devint très vite « notre oncle ». L’homme était d’une taille un peu au-dessus de la moyenne, et d’une candeur impressionnante. Une première impression sur l’oncle Céphas. Cet ingénieur génie civil a embarqué il y a quelques années dans un projet de terre stabilisée au Gabon, où il a découvert une passion : la pisciculture.
 
Pendant son séjour au pays des Bongo, il passa une partie de sa vie dans un séminaire. Là il accompagnait les séminaristes chaque matin dans une brousse pour donner de la nourriture aux poissons, dans un étang piscicole. Un peu comme une dévotion matinale en effet. L’appétit vient en mangeant dit-on souvent n’est-ce pas ? Il y a donc pris un goût presque religieux à la chose.

C’est ainsi que rentré à Lomé, il décide de faire de la pisciculture. Sans tarder l’oncle Céphas a lancé un appel pour acheter un terrain, en effet un bas-fond pour implanter sa nouvelle activité. Hélas, quand il a commencé à creuser les étangs piscicoles, quelle ne fût pas sa surprise ? Il se retrouve plutôt en face de gravier, de même qu’une carrière de sable, au lieu de la nappe phréatique qu’il espérait atteindre sans trop creuser. Mais là encore c’est une véritable aubaine pour lui. Il les exploita d’abord pour la construction des locaux du site.

Selon l’oncle Céphas, la construction du site peut être résumée en cinq (5) étapes ultimes. Il s’était agi dans un premier temps de creuser les étangs et les ensemencer (actuellement 500m² de surface d’eau). La seconde était et reste toujours celui de l’apprentissage. « Je n’avais pas de formation dans la pisciculture. Je suis donc allé apprendre sur Internet. Là-bas j’ai appris sur les paramètres de l’eau, l’influence du soleil, la pluie et l’environnement» confia-t-il.

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La mer monte plus vite, sur les côtes françaises comme dans le monde

L'élévation du niveau de la mer le long des côtes de l'Hexagone, causée par le réchauffement climatique, a été plus rapide depuis une vingtaine d'années, selon un rapport présenté mercredi.

Source : Afp / Marine-Océans

En moyenne, sur la planète, "ces deux dernières décennies, la mer est montée plus vite que pendant le reste du XXe siècle: on est passé de 1,7 mm/an à 3,2 mm/an", a expliqué Anny Cazenave, spécialiste des océans et l'un des auteurs d'un rapport coordonné par le climatologue Jean Jouzel.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Changement climatique et niveau de la mer : de la planète aux côtes françaises"

"La mer ne monte pas de manière uniforme sur le globe" mais "les côtes de l'Hexagone se situent dans la moyenne mondiale", a précisé Anny Cazenave.

Le Pacifique ouest par exemple a enregistré une hausse beaucoup plus forte que la moyenne mondiale.

A l'échelle du globe, le niveau de la mer moyen a gagné un peu moins de 20 centimètres" au XXe siècle, a rappelé Anny Cazenave, "mais la hausse a été de 7 centimètres ces 20 dernières années".

En Polynésie, la mer est montée de 21 centimètres en seulement cinquante ans (1950-2010) et de 12 cm en Nouvelle-Calédonie sur la même période.

Intitulé "Changement climatique et niveau de la mer: de la planète aux côtes françaises", le rapport remis mercredi à Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, " prend en compte les derniers résultats du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et les dernières études d'impact", ont expliqué les auteurs.



Pour les décennies à venir "la hausse va se poursuivre", ont rappelé les scientifiques en citant les prévisions du Giec entre aujourd'hui et 2100: 26 à 55 centimètres en moyenne dans le scénario le plus optimiste, mais très peu probable, et entre 45 et 82 cm dans le scénario le plus pessimiste, si rien de plus n'est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

La hausse sera plus marquée en Arctique, dans les tropiques et sur la côte Est des Etats-Unis, a précisé Anny Cazenave.

"Pour l'Europe occidentale, on peut s'attendre à une hausse de l'ordre de la moyenne globale, mais un peu plus marquée en mer du Nord", a ajouté la scientifique.

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Impact significatif de l'utilisation des terres sur les ressources en eau



Une étude conjointe entre des chercheurs de l'Université de Colombie britannique (UBC) et l'Académie des sciences de Chine montre que la couverture des terres joue un rôle aussi important que le changement climatique sur l'hydrologie des bassins versants.

Source : BE Canada

Les scientifiques Adam Wei et David F. Scott sont co-auteurs d'un étude mondiale révolutionnaire comparant le changement climatique - souvent considéré comme le principal indicateur de la rivière Flow - à l'influence des changements de la couverture terrestre, ou la capacité d'un bassin versant à retenir l'eau. Des résultats de recherches antérieures varient grandement, et le sujet reste controversé dans la communauté scientifique. Les deux facteurs qui influent sur le rendement de l'eau ont souvent été étudiés séparément, mais pas en combinaison, en particulier à l'échelle mondiale. Les conclusions sont dramatiques, explique le Prof. Wei. "Le climat est souvent considéré comme dominant tandis que la couverture des terres comme secondaire. Cette étude suggère qu'il y a une partie importante du monde - 30% - où la couverture des terres joue un rôle dominant ou similaire ".

Par exemple, les impacts de la perturbation des forêts, la croissance urbaine ou l'agriculture peuvent gravement affecter les propriétés hydrologiques d'une zone humide ou modifier les volumes et les flux d'une rivière, corréler directement à la couverture forestière, la pente des bassins versants et de la zone. Les résultats fournissent des outils de planification afin de prédire comment un écosystème spécifique réagira à devenir sec ou plus humide, basée sur l'utilisation des terres. "Dans de nombreux cas, nous avons constaté que la couverture terrestre et l'état des bassins versants joue un rôle aussi important que le changement climatique", explique le Prof. Wei. L'étude montre que les changements de la couverture terrestre dans les régions non-humides ou les bassins versants à faible capacité de rétention d'eau ont un plus grand impact hydrologique. La preuve indique que ces tendances mondiales ont une signification profonde dans l'étude et la gestion des bassins versants.

L'étude, modèle mondial pour l'effet du changement climatique et de la couverture du sol sur le rendement de l'eau, est publié dans la revue Nature Communications.           

Pour en savoir plus, contacts :           

- Prof. David F. Scott David Scott, Department of Earth & Environmental Sciences, UBC- david.scott@ubc.ca
- Article original: Zhou G., X. Wei, X. Chen, P. Zhou, X. Liu, Y. Xiao, G. Sun, D. F. Scott, S. Zhou, L. Han and Y. Su: "Global pattern for the effect of climate and land cover on water yield", Nature Communication 6, Article number: 5918 - doi:10.1038/ncomms6918 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/I4tv0
           
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Algérie : Aquaculture désertique

Mécanismes et mesures incitatives pour le développement de l’aquaculture dans le Sud



Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, a affirmé, lundi à Adrar, que divers mécanismes et mesures incitatives ont été mis en place pour développer l’aquaculture dans le sud du pays.

Source : CDER

"Divers mécanismes et mesures incitatives ont été mis en place pour encourager le développement de l’aquaculture dans le sud du pays, en intégrant ce segment dans les activités financées par le biais des dispositifs de l’emploi et en valorisant les modèles +réussis+ d’investissement, notamment par le privé", a indiqué M. Ferroukhi sur les ondes de la radio régionale d’Adrar.

"Ces démarches ont été renforcées par la signature de conventions avec des organismes concernés pour accompagner et former les porteurs de projets dans le domaine aquacole en milieu saharien", a signalé le ministre, ajoutant que le secteur œuvre au développement des produits aquacoles et leur commercialisation, à la faveur de manifestations de promotion, à l’instar du salon national de l’aquaculture prévu en avril prochain dans la wilaya d’Ouargla.

Intervenant lors d’une journée d’étude consacrée à l’explication de la stratégie du ministère de la pêche, tenue en présence de cadres du secteur et d’agriculteurs de la région, M. Ferroukhi a indiqué que "le secteur de la pêche constitue un nouveau segment économique développé par l’Algérie, à titre expérimental ces dernières années, et entré en phase de concrétisation au niveau de fermes aquacoles dans le Sud du pays, à l’instar de celles existantes à Ouargla et Béchar.

Le programme d’aquaculture "Horizon-2020" vise, parmi ses objectifs, l’augmentation de la production et la contribution au développement de l’économie nationale, la création de ressources alimentaires et nutritionnelles, ainsi que des emplois", a fait savoir le ministre.

"L’expérience acquise en Algérie, à la faveur de la recherche scientifique et d’expériences menées à travers d’autres régions arabes, ouvrent de larges perspectives pour le lancement de projets économiques efficients dans ce domaine, à même de contribuer à l’impulsion de l’économie nationale, ainsi que la réalisation d’un développement durable par l’exploitation des énergies renouvelables pour le développement de l’aquaculture et son intégration dans le cadre des activités agricoles.

M. Ferroukhi a, lors de cette rencontre encadrée par des responsables centraux et des académiciens, souligné que "le ministère de la pêche a élaboré un programme ambitieux pour la réussite de ces projets aquacoles dans le Sud, axé notamment sur l’accompagnement, le soutien et la formation pratique des porteurs de projets, des mesures financières incitatives et l’acquisition d’équipements et matériels".

D’après ses grandes lignes, ce programme prévoit, à l’horizon 2019, une production de 100.000 tonnes de poisson au niveau de plus de 600 projets aquacoles développés dans des bassins, retenues collinaires, plans d’eau douces et saumâtres, la pisciculture intégrée à l’agriculture et les cages flottantes.

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Impacts humains sur les grands fleuves

Le Saint-Laurent au coeur d'un projet de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui s'intéresse aux impacts de l'humain sur les grands fleuves du monde

Source : BE Canada

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a lancé un vaste projet de recherche à l'échelle mondiale visant à développer des outils isotopiques pour mesurer et surveiller les impacts humains sur les grands fleuves du monde. Organisation sous l'égide de l'ONU faisant la promotion de l'utilisation pacifique des atomes, l'AIEA est reconnue pour ses activités de surveillance et d'inspection des programmes et installations nucléaires, mais un important volet de ses activités concerne la recherche et l'application du nucléaire à des domaines comme la santé et l'hydrologie.

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Un fleuve, une problématique

Les impacts de l'humain sur les grands fleuves sont multiples. "Parmi ces impacts, on retrouve les changements climatiques, la déforestation, l'endiguement des rivières, les rejets municipaux et l'activité agricole", énumère Jean-François Hélie. Chaque région a ses problématiques. "Au Congo et en Amazonie, le plus grand impact de l'humain est la déforestation, précise le chercheur. L'Asie est aux prises avec un problème similaire dû à la culture du bois de teck, largement utilisé pour fabriquer des meubles, entre autres." Au Canada, l'impact humain le plus significatif est l'endiguement des rivières pour la production de l'hydro-électricité. "Aux Etats-Unis, le problème se situe plutôt du côté des terres agricoles et des rejets municipaux, lesquels, en déversant dans les rivières, engendrent beaucoup de pollution organique", poursuit le chercheur.

Le projet consiste à prélever des échantillons dans les fleuves au moyen d'outils isotopiques. Les molécules des éléments chimiques comme l'oxygène, l'hydrogène, le carbone ou l'azote possèdent une signature isotopique propre, similaire à une empreinte digitale ou génétique (ADN). Les outils isotopiques sont utilisés pour analyser des échantillons d'eau afin d'en identifier la provenance et pour observer des processus comme l'évaporation.

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Le 24 Mars 2015

Mytiliculture. Les moules meurent en baie de Bourgneuf


Le phénomène qui a frappé en 2014 la baie de L'Aiguillon-sur-Mer semble se reproduire dans le nord. Le signal d'alarme est tiré.

Source : Ouest France

« Aujourd'hui, un nouveau phénomène de mortalité anormale est observé par les mytiliculteurs de la Baie de Bourgneuf, dont certaines exploitations subissent des taux de mortalité pouvant atteindre 70 % », indique le conseil général dans un communiqué signé de son président, Bruno Retailleau.