jeudi 24 juillet 2014

Les Seychelles, une base lointaine de la pêche thonière européenne

Article publié en mai 2009... Toujours d'actualité au moment de la sortie de l'ouvrage : "L'or bleu des Seychelles" (lire plus bas)

Retournez une conserve de thon… Pays d’origine : Côte d’Ivoire, Seychelles, quelquefois, Sénégal, Thaïlande, parfois, Espagne, rarement, France. Du thon albacore capturé dans les eaux tropicales au large de l’Afrique, côté atlantique et côté indien, et mis en conserve dans les ports d’Abidjan, de Mahé, de Dakar,…

La semaine dernière, le passage du commissaire européen à la pêche, Joe Borg, dans l’archipel des Seychelles, est passé inaperçu pour la plupart des médias et tout particulièrement pour les e-média du développement durable, se délectant de la « pêche fantôme ». Pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur cette visite à Mahé. Elle montre l’importance qu’attache Bruxelles à l’un des derniers bastions de la pêche lointaine européenne. L’Océan Indien constitue l'une des principales zones de pêche des armements européens, principalement espagnols et français, en dehors des eaux communautaires.

Le thon, une espèce stratégique

Le thon est un produit stratégique dont il est nécessaire de sécuriser l’approvisionnement. Il fait partie des trois produits de la mer les plus commercés dans le monde avec la crevette et le saumon. Il se classe parmi les 10 espèces halieutiques les plus consommées en France (Etal de la France : Poissons des 5 océans).



Bien loin le temps où la pêche thonière française était pratiquée au large des côtes européennes au gré des migrations des mattes de thon et où des ports vivaient principalement de cet infatigable voyageur des océans comme Saint-Jean-de-Luz, Yeu, Groix, Concarneau,…

Depuis, la pêche thonière française s’est déplacée dans les eaux tropicales au large des côtes africaines et s’est transformée radicalement. Les Thoniers Dundées, les Thoniers-Coquillers et autres bateaux traditionnels ont été remplacés par des thoniers-senneurs parmi les plus grands bateaux de pêche dans le monde. D’une activité artisanale et hauturière, la pêche thonière est devenue une activité industrielle regroupée autour de quelques armements européens, espagnols, français et italiens. (La même tendance a été constatée pour le thon rouge en Méditerranée, bien que très médiatisée cette espèce est marginale parmi les thonidés). Après l’atlantique avec comme bases, Dakar puis Abidjan, les thoniers-senneurs européens se sont déplacés sur un nouveau territoire de pêche, l’Océan Indien avec comme base avancée, Mahé aux Seychelles.

Mahé, une base lointaine à sécuriser

En tant que base avancée, débarquement des captures, mise en conserve du thon, renouvellement des équipages et approvisionnement en carburant et en nourriture, Mahé est un grand port thonier d'où s'organise une grande partie de la pêche thonière dans l'Océan Indien .

Depuis quelques mois, l’économie des Seychelles est à bout de souffle et la piraterie somalienne gène considérablement les activités halieutiques. C’est pourquoi la visite du commissaire européen était très attendue.

Passage du discours du Commissaire Joe Borg à Mahé, Seychelles, 18 Mai 2009 : « Ouvrir la voie vers une économie durable... L'Europe et les Seychelles sont également liées par des liens commerciaux étroits. L'UE est, en fait, le principal partenaire commercial des Seychelles. Une composante essentielle de l'économie des Seychelles est, bien entendu, le secteur de la pêche. Les Seychelles ont le port de pêche en termes de débarquements de thon, le plus important de l'Océan Indien. Par conséquent, le poids de la filière thonière est important tant pour l'économie du pays et que pour l'emploi. En 2006, ce secteur a représenté 23% du PIB des Seychelles et les produits de la pêche représentent plus de 63% des exportations totales. L’accord de partenariat de la pêche (APP) entre l’Union Européenne et les Seychelles est le plus important de la région. »

Seychelles : Exportation des cartons de conserve de thon par pays pour les années 2006 et 2007

Pour les Seychelles, le marché principal (et même exclusif en 2007) est l’Union Européenne. L’archipel exporte surtout des conserves de thon représentant 9% du marché européen en 2007. Il détient la cinquième place parmi les principaux exportateurs vers l'UE.
Source : Atuna


« Ouvrir la voie vers une économie durable » pour qui ?

Alors que des armements renforcent leur présence dans le thon, comme la société française SAPMER qui a investi dans la construction de trois thoniers-senneurs, il était important que le commissaire européen à la pêche vienne soutenir le gouvernement seychellois.

Mais se posent des questions en cette période de renégociation des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Europe et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Veut-on réellement aider les pays ACP à développer l’exploitation de leurs propres ressources naturelles, notamment leurs ressources halieutiques, ou souhaite-t-on sécuriser les sociétés européennes dans l’exploitation des ressources naturelles africaines ?

Dans une période où les médias se sont émus de la razzia des terres africaines, il serait important de réfléchir à la restitution des ressources halieutiques aux pays riverains de l’Océan Indien. Les pays des Grands Lacs en auraient bien besoin avec la surexploitation des ressources dans le lac Victoria. Récemment, les pêcheurs mauriciens en grève ont demandé à leurs autorités de donner une place plus importante à la pêche artisanale.

Cette ressource pourrait très bien être exploitée par une flottille artisanale à partir de la Tanzanie, du Kenya, des différentes îles (Seychelles, Comores, Maurice, Madagascar) et naturellement de Somalie qui démontre que les habitants de cette zone sont de très bons marins. L’article de Risham Badroudine publié dans le journal réunionnais Témoignages « Pêche : Un gisement d’emplois pour La Réunion et ses voisins », va dans ce sens.

Les médias parlent des terres convoitées par les sociétés coréennes, arabes et autres chinoises, mais jamais des mers déjà exploitées par les sociétés françaises, espagnoles et autres puissances halieutiques... Le thon, bien que d'origine, Côte d'Ivoire, Seychelles, Sénégal, est mis en conserve par les mêmes sociétés qui le pêchent, dans ces pays africains pour profiter des bas coûts de la main d'oeuvre !

Philippe Favrelière (publié le 22 mai 2009) (1751)

Autres articles :

Pour plus d’informations :

Juillet 2014

L'or bleu des Seychelles

Histoire de la pêche industrielle au thon dans l'océan Indien

2014
Ed. : IRD,
Coll. : Hors collection
Format 16 x 24 cm
ISBN : 978-2-7099-1759-9
Langue(s) : français,
Prix : 25,00 €
           
Fonteneau A., Marsac F., Michaud P.,

En 1976, année de l'indépendance du pays, il n'existait aux Seychelles aucune pêche thonière industrielle, et peu d'experts prévoyaient un développement majeur de ces pêcheries. Aujourd'hui Victoria, la capitale, devenue l'un des ports thoniers les plus actifs au monde héberge l'une des plus grosses conserveries de la planète et l'industrie thonière constitue la clef de voûte de l'économie du pays. On ignore souvent que le thon en conserve consommé en Europe provient pour l'essentiel des eaux seychelloises, qui recèlent de très importantes ressources en thons, découvertes lors des campagnes expérimentales de pêche menées par des thoniers senneurs français et espagnols.

En l'espace de vingt ans seulement, les retombées socio-économiques ont été considérables, avec création d'emplois et par ailleurs la mise en place d'une flottille palangrière semi-industrielle conduite par des opérateurs locaux. La recherche scientifique a en permanence accompagné ce développement, en assurant un suivi continu de la pêche thonière pour une gestion raisonnée des stocks et la préservation des écosystèmes pélagiques.

samedi 19 juillet 2014

Aquablog part en vacances...

Aquablog part en vacances...

Non pas avec Conservation International (CI) qui organise pour les enseignants US des séjours d’immersion dans la forêt du Costa Rica avec le soutien de Northrop Grumman 

Pendant 3 semaines, Aquablog se met à l’heure d’été...

Profitez-en pour découvrir le monde... La France est devenue mortifaire ; tout y crève, en Atlantique (1) et en Méditerranée (2) ; et tout le monde s'en fout : les écolos préfèrent les grands fonds que les eaux troubles de nos côtes (3).  La rentrée devrait être chaude même si la profession demande une pose environnementale (4). Après Pew et ses partenariats gagnant-gagnant (5), nos amis d’outre atlantique nous envoient maintenant Conservation International et toute son escorte de multinationales !

Aussi, deux destinations pour se forger des convictions

Les plages de rêve que Philippe Revelli a découvert aux Philippines. Après le passage du cyclone Haiyan, les autorités ont en effet mis les grands moyens : un décret délimitant une bande de terre interdite à la construction (no build zone) de 40 à 200 mètres dans les zones à risque a été promulgué au lendemain du passage du typhon Hayan, repoussant les communautés de pêcheurs à une bonne distance des futurs complexes touristiques programmés les pieds dans l’eau tropical...

L’immersion dans la forêt costaricaine que propose l’ONG Conservation international dans ce Hotspot de la biodiversité. Rien à craindre, ce séjour est « sponsorisé » par la société d’armement Northrop Grumman, partenaire privilégié de ce voyage...



Philippines

Trop belle (pour eux) la plage !

Des centaines de communautés de pêcheurs habitent le long des 39.289 kilomètres du littoral philippin et, après une journée en mer, tirent leurs « bankas » sur des plages de rêve. Trop belles (pour eux) ces plages ! Ne seraient-elles pas mieux « rentabilisées » par l’industrie touristiques ? Heureusement, un décret délimitant une bande de terre interdite à la construction (no build zone) de 40 à 200 mètres dans les zones à risque a été opportunément promulgué au lendemain du passage du typhon Hayan.

Source : Blog de Philippe Revelli

A une vingtaine de kilomètres au sud de Tacloban, dans la commune de Tanauan, le Barangay (quartier) Bislig abrite une communauté de pêcheurs artisanaux.

Ici, le typhon Hayan (baptisé Yolanda aux Philippines) a tout cassé : les maisons, les bateaux, les cocotiers (qui constituaient un revenu complémentaire essentiel). Après quoi les survivants ont retroussé leurs manches, tant bien que mal reconstruit des habitations, fabriqué de nouveaux bateaux avec les matériaux fourni par des ONG.

Aujourd’hui, la situation est loin d’être revenue à la normale – une normalité qui, dans leur cas, n’a jamais été faste –, mais les habitants de Bislig n’ont pas la moindre intention d’aller s’installer ailleurs. Même si des représentants de la municipalité les menacent d’expulsion car une bonne moitié des habitations de la communauté sont bâties à moins de 40 mètres de la mer, sur une zone récemment interdite à la construction (no build zone).

C’est au lendemain du passage d’Hayan, qu’une bande côtière de 40 à 200 mètres de profondeur a été déclarée non constructible dans les zones considérées comme à risque. Dans un pays balayé chaque année par une trentaine de typhons, la mesure peut sembler de simple bon sens, mais…

MAIS aux Philippines des centaines de communautés de pêcheurs artisanaux vivent sur cette frange littorale et, selon une estimation basse de la Commission nationale contre la pauvreté (National Anti-poverty Commission), la mise en œuvre des « no build zones » conduirait au déplacement de 252.688 familles.

MAIS ces familles...

Suite et reportage photos : Blog de Philippe Revelli


Les partenaires de Conservation International

 (copie d'écran de site Conservation International)

Conservation International (CI) est une organisation à but non lucratif qui cherche à protéger les points chauds de biodiversité (Hotspots), espaces sauvages à forte biodiversité ainsi que les régions maritimes importantes. Le groupe est aussi connu pour son partenariat avec des ONG et des peuples indigènes. Créée en 1987, son siège est à Washington et elle emploie plus de 900 personnes. Elle a une activité dans 40 pays, principalement dans les pays en développement d'Afrique, le Pacific Rim, et les forêts primaires d'Amérique centrale et du Sud.

Une ancienne salariée de Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. accuse Conservation International de favoriser l’« éco-blanchiment » en permettant à de nombreuses multinationales polluantes comme BP, Shell ou Northrop Grumman de faire partie des partenaires de CI moyennant finance et sans réelle contrepartie. Ces fonds servent notamment à payer les très hauts salaires de CI, son PDG, Peter Seligmann, a gagné plus de 470 000 dollars en 2010. Source : Wikipedia


Protest inc. 

Le complexe philanthro-capitaliste : quand les ONG deviennent des entreprises
    
Deux universitaires, Peter Dauvergne et Genevieve Lebaron viennent de publier un essai (1) qui fait écho à de nombreuses publications et articles critiquant sévèrement l’évolution des ONG environnementalistes, humanitaires et de développement vers le « Charity Business ». Un véritable complexe philanthro-capitaliste s’est progressivement constitué reliant think tanks, ONG, Fondations, multinationales. Une des clés de cette évolution, très marquée depuis les années 1990 se trouve sans doute dans le rapport de la CIA « Global trends 2030 : Alternatives Worlds », paru en décembre 2012.

Ce rapport évoque la montée en puissance des acteurs non étatiques et l’évolution de la démocratie : « Grâce aux technologies de communication, le pouvoir glissera très certainement vers des réseaux informes multifacettes constitués d’acteurs étatiques et non étatiques… Lorsque la puissance des acteurs non étatiques augmentera, acquérir de la légitimité constituera une étape importante et cruciale pour eux, en particulier pour ceux dont on estime qu’ils détiennent d’énormes pouvoirs… Les acteurs non étatiques devront prouver leur valeur auprès du public en démontrant les résultats positifs des actions qu’ils mènent grâce à leur puissance. Les intentions ne seront pas suffisantes » (2). Quelle meilleure manière pour les sociétés multinationales, si décriées, de légitimer leur puissance en s’appuyant sur leurs collaborations avec des ONG dont l’image est très positive. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de libéralisation depuis les années Thatcher-Reagan. L’État se voit progressivement dépossédé de ses moyens, abandonne ses responsabilités sociales, réduit ses fonctions de régulation. Il réduit la pression fiscale sur les plus riches qui peuvent ainsi accumuler des richesses considérables. Les auteurs de «Protest inc. » rappellent les propos de l’économiste Robert Reich en 2006 : « Je me rappelle un temps où le gouvernement collectait des milliards de dollars auprès de ces magnats comme chez les contribuables ordinaires et où nos systèmes démocratiques décidaient de l’utilisation de ces milliards… Je préférerais cette vieille méthode ». Aujourd’hui « le Charity business a remplacé les fonds publics pour fournir les ressources de l’action sociale et est devenu la réponse aux problèmes sociaux ». Bien sûr cette évolution concerne surtout le monde anglo-saxon mais du fait de la mondialisation, ces politiques tendent à se généraliser dans le monde entier. Aux États-Unis l’ensemble des dons s’élevait à 60 milliards $ en 1982, ils atteignent 315 milliards en 2012 !

Entreprises et ONG : de la collaboration à l’intimité

Les Ong à la recherche de financements sollicitent de plus en plus les multinationales, les fondations d’entreprises, les milliardaires. Il y a évidemment de grandes différences de pratiques de financement entre les diverses ONG, certaines comme Greenpeace ou Oxfam refusent les contributions des entreprises mais acceptent les dons des fondations issues de ces grandes entreprises ou de leurs dirigeants milliardaires. D’autres sont bien moins regardantes sur l’origine de leurs fonds. WWF a ainsi reçu 20 millions € de Coca-Cola et des fonds d’Ikea, de BP, etc. Africare est soutenue par Exxon. Le Sierra Cub aux Etats-Unis a bénéficié de 25 millions$ entre 2007 et 2010 de Chesapeake Energy, une des plus grandes entreprises engagée dans l’extraction de gaz par fracturation hydraulique. P. Dauvergne et G. Lebaron multiplient les exemples de financements importants des multinationales en faveur des ONG. Ce processus s’inscrit d’ailleurs dans le programme « Global Compact » soutenu par les Nations Unies pour favoriser les partenariats publics privés ; A l’origine de ce programme, on trouve un forum de dirigeants de grandes entreprises, l’International Business Leaders Forum3, créé en 1990. Y figurent BP, Nestlé, Exxon, Rio Tinto et Goldman Sachs. On sait comment cette banque a participé à l’organisation de la catastrophe financière. En 2012, elle a créé une fondation dont le capital initial est de 561 millions $. Elle intervient dans des programmes de soutien aux femmes dans des pays du Sud. Cela suffit-il pour qu’on lui pardonne sa rapacité ? Conservation International se distingue aussi par son partenariat avec Monsanto… Tous ces partenariats ont explosé depuis la crise de 2008, avec des ONG en recherche de financements et des entreprises en recherche de légitimité.

vendredi 18 juillet 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (3e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Juillet/ Août / Septembre 2014

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Dans le marin du 18 juillet 2014, « Energies marines : le poker venteur »


Nous avons dégradé le littoral. Allons-nous maintenant transformer la mer côtière en zone industrielle ?

Les éoliennes offshore font couler beaucoup d’encre, de promesses incertaines et de risques certains pour la biodiversité, les activités de pêche et la sécurité maritime.

La fuite en avant des faiseurs de miracles débouche sur le gigantisme.

A peine l’Haliade 150 d’Alstom est elle implantée à terre sur un site pilote en bord de Loire que des usines de production sont promises à Cherbourg et à Saint Nazaire, que des milliers d’emplois virtuels sont créés et que 288 monstres marins de 175 m de haut et 150 m de diamètre s’imposent en baie de Seine, en face de Fécamp et de Saint-Nazaire.

Aucune étude d’impact sérieuse et contradictoire n’est disponible sur les effets acoustiques du battage des pieux de fondation, sur l’effet barrière des implantations cumulées pour les mammifères marins, les oiseaux et les poissons. En exploitation, le bilan mortel pour les oiseaux trompés par les pollutions lumineuses et décapités par les pales est écarté. On verra plus tard.

En exploitation, les risques pour la sécurité maritime restent cachés et la cohabitation entre les mégas porte-conteneurs et les mégas usines à vent n’est pas étudiée.

La résistance des pales face au givre, à la foudre, aux dépôts salins et à la fatigue des matériaux composites n’est pas connue.

Les projets d’usines hydroliennes sont encore plus fumeux et bluffeurs. On cherche désespérément sur l’océan mondial un groupuscule d’hydroliennes ayant sur plusieurs années prouvé sa robustesse et sa rentabilité mais déjà grâce au génie français et aux mécanismes d’aides de l’Etat il est planifié d’en installer par centaines en Bretagne et dans le Cotentin. Une nouvelle expulsion des pêcheurs travailleurs de la mer et nourrisseurs de la terre est en vue.

Robin des Bois considère qu’il est illusoire et dangereux pour l’environnement, pour la sécurité maritime, la sécurité des pêcheurs et pour l’intérêt général d’enclencher immédiatement des installations industrielles offshore sans passer par le stade de la validation expérimentale, de la maturation et de l’inter-comparaison entre les diverses techniques en gestation.

Le saut technologique de l’énergie offshore est un saut dans l’inconnu. Ces programmes ronflants ressemblent dans leur schéma de propagation foudroyante et de manipulation de l’opinion publique à celui des surgénérateurs nucléaires : Courseulles / Fécamp / Saint Nazaire / Superphénix / mêmes acteurs, mêmes procédés.

Au bout du compte, ce sera à l’Etat de démanteler les installations périmées et aux régions de se débrouiller avec des milliers de tonnes de matériaux non recyclables.

Les autres sujets du marin :
* Premier échange de vues sur les Tacs et quotas 2015 ;
* les CCI gestionnaires des ports attaquées par l’État ;
* la flottille étaploise encore réduite ;
* les pêcheurs veulent être reçus par Ségolène Royal pour parler des espèces de grands fonds ;
* l’interview d’Odette Herviaux, sénatrice du Morbihan, suite à la remise de son rapport sur la gestion des ports ;
* les conchyliculteurs et pêcheurs très inquiets face aux mortalités dans l’étang de Thau ;
* l’accord UE-Maroc officiellement ratifié ;
* Sénégal : Un nouveau gouvernement sans Haïdar El Ali ;
* Conserves. Une charte de bonnes pratiques mise en place par les fabricants
* et un dossier consacré à la Guadeloupe : Les pêcheurs font le dos rond / L’anarchie des DCP devra cesser / 3 projets aquacoles malgré la crise /...

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le kiosk

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Le 18 Juillet 2014

Une proposition de loi des écologistes pour interdire la pêche au chalut en eaux profondes

Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale, emmené par Laurence Abeille, a déposé aujourd’hui une proposition de loi pour interdire la pêche au chalut en eaux profondes.

Source : Groupe écologiste à l'assemblée nationale

Les écologistes se sont toujours opposés à cette méthode de pêche particulièrement néfaste aux écosystèmes marins. Ils le sont encore plus après la publication par plusieurs ONG, la semaine dernière, d’une analyse des données rendues publiques de l’IFREMER.

Cette analyse prouve ce que les écologistes dénoncent depuis longtemps : le chalutage en eaux profondes est un secteur très faible sur le plan économique -une douzaine de chalutiers en France - mais qui a un impact très fort sur la biodiversité marine et sur la survie d’espèces menacées d’extinction.

La France avait jusqu’au 15 juillet pour confirmer auprès de la Commission européenne sa position sur le règlement relatif à la pêche profonde. La ministre Ségolène Royal a transmis à la commission les données de l’IFREMER en demandant « d’accélérer l’expertise pour prendre une décision », tout en reconnaissant que le chalutage profond pose « de graves problèmes environnementaux ». Les écologistes saluent la volonté de la Ministre de se pencher sérieusement sur ce problème, et ils rappellent par cette proposition de loi que la seule décision de bon sens est d’interdire cette méthode de pêche.

LE TEXTE DE LA PROPOSITION DE LOI

Exposé des motifs

Madame, Monsieur,

La pêche en eaux profondes fait l’objet de débats intenses depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire et la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale ont organisé conjointement, le 26 novembre 2013, une table-ronde sur ce sujet qui a permis de confronter les différentes approches sur cette problématique.

Illustration : Les partenariats Gagnant-Gagnant de PEW

Un impact important sur la biodiversité

La pêche en eaux profondes se déroule entre 400 et 1 800 mètres de profondeur.  La pêche dans ce type de milieu nécessite une gestion particulière, puisqu’elle impacte des écosystèmes très fragiles. Les eaux profondes abritent en effet des espèces dont les caractéristiques biologiques les rendent particulièrement vulnérables à la surpêche : croissance lente – certains poissons peuvent vivre 100 ans, reproduction très fragile avec une maturité sexuelle tardive et un faible taux de fécondité. Ces eaux abritent également de très nombreuses espèces de coraux très vulnérables.

Plusieurs dizaines de publications scientifiques internationales démontrent les impacts de la pêche en eaux profondes, notamment du chalutage, sur la biodiversité. Ces publications alertent notamment sur la faible résilience des stocks de poissons d’eau profonde. Surtout, l’absence de cartographie fine des zones sous-marines oblige les pêcheurs à travailler sans références. Ainsi les stocks pour de nombreuses espèces n’ont jamais été évalués.

Le 2 juillet dernier, l’IFREMER a rendu publiques les données qu’elle possède sur l’impact de la pêche en eaux profondes sur la biodiversité. Ces données objectives et officielles, analysées par plusieurs ONG de défense de l’environnement[1], montrent que les prises accessoires sont massives et concernent des espèces menacées d’extinction. Dans la zone de pêche de l’Atlantique Nord-Est, les chalutiers européens capturent entre 20 et 50 % de prises accessoires, composé d’une centaine d’espèces non ciblées. Par exemple, en 2012, les requins évoluant en eaux profondes ont ainsi représenté 6% des captures totales des chalutiers français pêchant en eaux profondes et plus de 30% des rejets totaux ; 232 770 kilos de requins évoluant en eaux profondes, interdits de capture et de débarquement et pour la plupart menacés d’extinction, ont ainsi été rejeté morts dans l’océan puisque considérés comme prises accessoires.

https://twitter.com/Bloom_FR/status/489687482620203008/photo/1Les ONG donnent l’exemple du squale chagrin de l’Atlantique, espèce en danger d’extinction dans l’Atlantique Nord-Est, qui figure parmi les 10 espèces les plus capturées par les chalutiers en volume et qui est la troisième espèce la plus rejetées parmi les prises accessoires des chalutiers.

Une activité économique mineure

En France, 37 permis ont été attribués pour pratiquer ce type de pêche. Les captures d’espèces profondes représentent environ 1,5 % de l’ensemble des captures de pêche de l’Union européenne.

Le New Economics Foundation (NEF), institut de recherche britannique, a publié en 2013 une étude sur la rentabilité de ce type de pêche. En tenant compte des émissions de gaz à effet de serre, plus importantes pour ce type de pêche, du coût des prises accessoires et des subventions, notamment européennes, l’étude conclut à la non-rentabilité économique du chalutage en eaux profondes. La somme des coûts environnementaux et énergétiques du chalutage profond se situe entre 389 à 494 euros par tonne de poisson pêché. 

Les données rendues publiques par l’IFREMER le 2 juillet dernier montrent que « le nombre de navires ayant une activité au chalutage de fond en eaux profondes est faible ». En 2012, seuls 12 chalutiers français pêchaient plus de 10% de leur temps par plus de 600 mètres de fond et seulement 10 pêchaient par plus de 800 mètres de profondeur plus de 10% de leur temps.

Aucun navire n’avait passé plus de 60% de son temps de pêche au-delà de 800 mètres de profondeur.

L’activité économique est donc très limitée, et bien loin des 400 navires évoqués par le Comité national des pêches maritimes en novembre 2013.

Ainsi, le chalutage en eaux profondes étant un secteur très faible sur le plan économique et ayant un impact très fort sur la biodiversité et sur la survie d’espèces menacées d’extinction, cette proposition de loi vise à l’interdire.

Article unique

L’article L. 945-4 du Code rural et de la pêche maritime est complété par un 23° ainsi rédigé :

« 23° De pratiquer le chalutage en eaux profondes. Un décret en Conseil d’état définira les conditions d'application du présent alinéa.»

[1] Bloom, Deepsea conservation coalition, Fondation Goodplanet, Greenpeace, Les amis de la Terre, Oceana, WWF

Bretagne. La pêche veut rencontrer la ministre Ségolène Royal

https://twitter.com/RoyalSegolene/status/489010605337370624
Coup de colère, mercredi, du président du Comité des pêches de Bretagne face au « harcèlement » contre le chalut de grand fond.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson.

Olivier Le Nézet monte une nouvelle fois au créneau contre les ONG (organisations non gouvernementales). Après avoir bataillé pour défendre le chalutage de grands fonds, pratique qui a obtenu un sursis de la Commission et du Parlement européens, « et l'engagement du Président de la République au salon de l'Agriculture de 2014 », le président du comité des pêches breton « en a marre des attaques répétitives des écologistes ».

Campagne des ONG

Depuis une dizaine de jours, plusieurs ONG, dont Bloom, Greenpeace et WWF, ont en effet relancé leur campagne contre le chalut de grand fond (+ 800 m) et adressé une lettre ouverte à la ministre de l'Écologie. « C'est reparti avec des arguments qui ne tiennent pas. Ce que visent certaines ONG, c'est la fin de tout chalut de fond, quelle que soit la profondeur. » Et, pour un pêcheur breton, « pas question de laisser faire et dire n'importe quoi ». Olivier Le Nézet souhaite donc que la pêche française soit reçue, « avant la fin de l'été », par la ministre de l'Écologie.

« Nous voulons lui parler d'une activité qui a fait de gros efforts en matière d'environnement, mais aussi en matière économique et sociale. » Et de mettre en avant, « la bonne volonté montrée par les pêcheurs pour ne pas freiner le développement des énergies marines renouvelables ». Autre souci pour le pêcheur : la suppression des détaxes accordées à la pêche sur le gasoil. La Commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, en a évoqué l'idée récemment, avec l'appui de la Commission océan mondial, soutenue par la fondation écologiste américaine Pew. Principaux navires visés par ce projet : les chalutiers, dont les coûts d'exploitation exploseraient.

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Le 17 Juillet 2014

Les sauveteurs de la SNSM veillent sur vous cet été





France 3 Aquitaine

Les côtes ont leurs anges gardiens

L’année dernière, la SNSM a secouru près de 6 000 personnes...

Les bénévoles de la SNSM réalisent des exercices de sauvetage avec la Marine nationale. Un travail de précision pour être prêt à secourir au large des côtes oléronnaises..

Source : Sud Ouest par Elia Dahan

Il est 10 heures, sur le port de la Cotinière. Quelques passants flânent, d'autres prennent un café en terrasse. À bord du bateau de la SNSM (Société nationale de sauveteurs en mer), les marins s'affairent. Jean-Jacques, Michel et les deux Dominique s'apprêtent à quitter le port.

Au programme ce matin : un exercice d'hélitreuillage avec les hommes de la Marine nationale, basés à La Rochelle. « Nous faisons ces exercices une fois par mois, explique Michel. C'est rare qu'on les fasse de jour, les trois quarts du temps c'est de nuit. » Ex-marin pêcheur, le sexagénaire est bénévole à la SNSM depuis 2001. À bord, il est le plus ancien. « Comme on a navigué toute notre vie, on aime bien ce que l'on fait, annonce-t-il. C'est une bonne action et je trouve cela important de pouvoir rendre service en aidant les gens. » Une philosophie partagée avec ses trois acolytes. L'équipage de la journée est composé de marins pêcheurs à la retraite et d'un ancien mécanicien de bateaux, Dominique. « 95 % des sauveteurs ici sont d'anciens marins », sourit Michel....

(...)

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Le 16 Juillet 2014

« Je souhaite m’assurer que les générations futures auront du poisson dans leur assiette »

Entretien exclusif. 

Maria Damanaki, Commissaire européen aux Affaires maritimes et à la Pêche, confirme son souhait de rester à la Commission pour un second mandat de cinq ans. Elle se montre toujours aussi ferme sur les filets dérivants et la fin du chalutage en eau profonde.

Source : Ouest France par Lionel Changeur

Quel bilan dressez-vous de ces cinq années ?

 Nous avons une nouvelle politique commune de la pêche (fin des rejets en mer et de la surpêche entre 2015 et 2020). Avec des stocks en bonne santé, les pêcheurs européens pourront capturer par an plus de 2 millions de tonnes de plus de poissons. Lorsque je suis arrivée à la Commission, en 2009, 5 stocks de poissons étaient pêchés à des niveaux durables en Atlantique. Nous en avons maintenant 27, et peut-être 30 l’an prochain.

Souhaitez-vous rester au sein de la Commission ?

Oui, je souhaite exercer un second mandat de commissaire (à la pêche ou ailleurs), mais c’est au gouvernement grec d’en décider. Il n’a pas encore désigné son futur commissaire.

En France, les professionnels vous reprochent d’être proches de certaines ONG. Que répondez-vous ?

Mon rôle est de trouver un équilibre entre les différents intérêts. Je souhaite m’assurer que les générations futures auront du poisson dans leur assiette. Je n’ai pas un intérêt particulier à interdire telle pêcherie ou tel engin. Un exemple : entre 2005 et 2009, la pêche à l’anchois a été fermée dans le golfe de Gascogne car il n’y avait plus de poisson. La ressource est revenue et nous proposons pour 2014/2015 une hausse de 18% des quotas ! Mais je comprends les difficultés que connaissent nos pêcheurs. C’est pourquoi nous voulons les aider.

Les Etats membres auront-ils suffisamment de fonds européens pour moderniser les bateaux de pêche ?

L’interdiction des rejets pose des problèmes aux pêcheurs. Comment les aider à s’adapter ?

Des quotas plus élevés ?

Vous avez proposé en avril d'interdire en 2015 les filets maillants dérivants. Accepteriez-vous une dérogation pour la petite pêche ?

L’interdiction des chaluts en eau profonde est toujours sur la table. Comment voyez-vous l’évolution du dossier ?

La France demande une mise sous quota du bar ? Des données scientifiques montrent que le stock ne va pas bien. Que préconisez-vous ?

Allez-vous proposer de modifier le plan anguille, depuis le retour des civelles dans les estuaires en France ?

L’Espagne a été sanctionnée pour avoir dépassé son quota de maquereaux. La Commission enquête-t-elle sur d’autres cas similaires ?

Toutes les réponses de Maria Damanaki aux questions de Lionel Changeur dans : Ouest France

Remarque : Une question que Lionel Changeur aurait pu poser à Maria Damanaki qui a dit un jour que la pêche illégale était un crime... Pourquoi la Commission européenne s'attaque-t-elle à une multitude de petits pays : Belize, Fidji, Togo, Panama, Vanuatu, Sri Lanka, Cambodge, Guinée, Philippines, Papouasie,... Et laisse agir en toute impunité tous ces gros trafiquants internationaux qui "déversent" des produits défiant toute concurrence sur le premier marché des produits de la mer dans le monde qu'est l'UE (des importations qui tirent vers le bas le prix des poissons issus des pêcheries françaises et européennes) ?..

Une analyse de l'expert Francisco Blaha : Is the EU IUU Regulation working?

A partir de cette étude de Gilles Hosch and Shelley Clarke (2013) sur le trafic de Saumon et de Colin d’Alaska entre la Russie et la Chine avant exportation sur le marché européen : “Traceability, legal provenance & the EU IUU Regulation” et de l'étude du Parlement européen (2013) : Compliance of imports of fishery and aquaculture products with EU legislation

Le marché du Colin d'Alaska serait tellement "pourri" que dans son dossier "Pêches françaises 2014", Le Marin passe sous silence cette espèce du Pacifique Nord, alors que le Colin d'Alaska (ou Lieu d'Alaska) fait partie du Top 5 des espèces les plus consommées en France. C'est le poisson phare de l'industrie halio-alimentaire, espèce consommée essentiellement sous forme de panés, plats cuisinés, surimi et autres préparations...



Sinon, cliquer Ici pour accéder au dossier du Marin "Pêches Françaises 2014" 

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Le 15 Juillet 2014

Lorient. Les cartes marines, travail de fond du Lapérouse



Le bâtiment hydrographique a fait escale pour le 14 Juillet, à Kergroise. Il a ouvert son bord à un public particulièrement heureux et curieux.

jeudi 17 juillet 2014

Revue de presse 2014 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité des huîtres 2014

Ifremer. La campagne RESCO 2014 est lancée

Les différents lots sentinelles ont été déployés sur l'ensemble des sites-ateliers pour la nouvelle campagne RESCO 2014.
Source : Ifremer - Observatoire conchylicole

Bulletin n°1 du 19 mai 2014 : Ifremer - Resco
Bulletin n°2 du 28 mai 2014 : Ifremer - Resco

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel


Le 25 Juillet 2014

L'aquatourisme

http://www.aqua-tourisme.fr/les-piscicultures-proches/

Bienvenue à la pisciculture !

Pêche à la truite - Visite de pisciculture - Vente directe

Cliquer Ici pour trouver une pisciculture

L'aquatourisme, c'est quoi ?

Week-end à deux, vacances en famille, séjour entre amis... aujourd'hui les occasions sont nombreuses pour partir à la redécouverte de notre environnement ; et c'est de cette tendance de recherche d'authenticité, de local, de proximité, et de cet engouement pour notre patrimoine qu'est né l'aquatourisme. Avec près de 600 sites de production piscicole, répartis dans toutes les régions, les pisciculteurs ont à coeur de partager leur savoir-faire et de faire découvrir leur exploitation.

Avec l'aquatourisme, les professionnels dont les sites sont propices à l'accueil du public vous proposent un parcours à travers la France pour découvrir le métier, se rencontrer, mais aussi se détendre et profiter du grand air avec la pêche de loisir. Journées portes ouvertes, parcours de pêche à la truite, vente directe ou tout simplement visite de pisciculture, notre carte de l'aquatourisme vous permet d'aller à la rencontre des pisciculteurs de votre région !

Pour en savoir plus : Aquatourisme

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Le 24 Juillet 2014

Mont Saint-Michel. La saison des moules de bouchot démarre



Les moules AOP de la baie du Mont Saint-Michel sont sur les étals. Elles doivent respecter un cahier des charges strict.

Source : Ouest France par Stéphanie Bazylak

Chaque année, c'est la même chose. Après 16 à 18 mois passés à grandir dans les eaux riches de la baie du Mont Saint-Michel, les moules de bouchots ont atteint leur maturité et attendent d'être dégustées. Mais pour être labélisées Appellation d'origine protégée (AOP), elles doivent respecter un cahier des charges strict.

Le label AOP assure en effet au consommateur la provenance de la moule, une chair « généreuse, ample et appétissante », l'identité du mytiliculteur et, enfin, des contrôles rigoureux et fréquents pour vérifier le goût, la texture et la présentation de la moule. Le label assure également le respect de la saison, de juillet à février.
Plusieurs mois

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5 conseils pour préparer les moules de bouchot du Mont Saint-Michel

La star des mollusques démarre sa saison. La récolte a commencé et les consommateurs peuvent déjà la déguster. Pour ce cru 2014, les mytiliculteurs évoquent une moule de bouchot charnue et très colorée. Reste à connaître les astuces pour les préparer. Voici tous les conseils avec le Comité AOP "Moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel".

Source : La Montagne

1/ Attention à la coquille

Il est conseillé d'acheter les moules fraîches dont les coquilles ne sont pas abîmées ou ne baillent. Celles-ci doivent être humides et fermées.

2/ 500g par personne

Les recommandations portent à 500g la portion par personne. Cela équivaut à 175g de chair.

3/ A conserver au frais

Après achat, les moules de bouchot se conservent dans le bac à légumes du réfrigérateur. Il est impératif de les manger dans les deux jours, pour profiter de toute leur saveur.

4/ Gratter les coquilles

Avant de les mettre dans une marmite, ou une gamelle, il convient de gratter les coquilles pour enlever les coquillages. Mais, sachez que compte tenu de l'élevage sur bouchots, les mollusques ne contiennent que très rarement du sable ou des petits crabes dans leurs coquilles.

5/ Laissez-vous aller à l'inspiration culinaire

Au roquefort, à la crème, marinières... Les moules de bouchot se prêtent à de nombreuses recettes, plus ou moins élaborées. Même les pires cuisiniers peuvent réussir à la préparer. Le Comité AOP leur conseille par exemple de les cuire sanS eau, avec un peu de sel, après les avoir grattées et lavées. Il suffit d'attendre qu'elles soient ouvertes pour les déguster

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La Plaine-sur-Mer / Loire-Atlantique

L'entreprise Baudet : mytiliculteurs depuis trois générations

Hugo Baudet et sa compagne Marion ont repris l'affaire familiale en 2011Hugo Baudet et sa compagne Marion ont repris l'affaire familiale en 2011

Source : Le Courrier du Pays de Retz

L’atout culinaire de La Plaine sur Mer, c’est sa moule de bouchot. Ce petit mollusque qui fait le bonheur des pêcheurs à pied est aussi un vecteur économique majeur pour la commune. Une entreprise tient les rênes en ce domaine. Et cela dure depuis 60 ans. Créée en 1954 à Port-Giraud par le conchyliculteur Jean Donarier, elle est reprise en 1966 par Pierre Baudet. Son fils Patrick lui succède en 1978. La société compte une quinzaine de salariés, auxquels s’ajoute une dizaine de saisonniers.

Devenue à l’étroit dans ses murs, et souhaitant poursuivre son développement, Patrick et Marie Baudet décident de déplacer l’entreprise dans la zone d’activité du Marais, entre la Prée et la Tara où elle trouve place en 2007. Les locaux, plus vastes et fonctionnels, aux normes sanitaires européennes, se dotent d’un système de douchettes alors unique en France, servant à purifier les coquillages avant leur mise en vente. Aujourd’hui des bassins de purification encore plus performants remplacent ce système.

Une entreprise qui se visite !

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Pays-Bas, Zélande : le premier jour de la récolte des moules, un événement à Yerseke

Reportage en Zélande, région du sud des Pays-Bas qui produit la moule de la Braderie de Lille. Début septembre 800 tonnes seront englouties par les quelque 2 millions de visiteurs. Mercredi 16 juillet, événement à Yerseke avec le premier jour de récolte. 

Récolte des moules en vue de la braderie de Lille



Source : France 3 Nord Pas-de-Calais

Ce sont les stars de la braderie - les moules - consommées sans modération... Savez-vous qu'elles proviennent majoritairement des Pays-Bas ? La récolte vient tout juste de débuter là-bas. Direction la petite ville d'Yerseke, sur l'Escaut oriental où se sont rendus Marie-Noëlle Grimaldi et Dominique Dumont. Voici leur reportage ci-dessus.

Si le mosselman trône à l'entrée du port, c'est que depuis 150 ans, à Yerseke, toute l'économie tourne autour de la mytiliculture. Cette petite ville de 6500 habitants est le plus gros producteur de moules du pays, 70 navires récoltent le coquillage.

Alors après trois mois de pause dans la production, le premier jour de récolte est un véritable événement.

La France absorbe un quart de la production des Pays-Bas. Mais les Belges sont loin devant nous. D'où la présence des principaux médias du pays.

Et cette année la moule de Zélande est effectivement plus petite mais pas de quoi décevoir ce chef étoilé. Edwin Vinke a même accepté de nous confier son petit secret : "Cuisez les vraiment rapidement sinon elles deviennent caoutchouteuse et aussi ne mettez pas trop d'ingrédients, la moule doit s'exprimer par elle-même."

Pour le premier jour de récolte, près de 400 tonnes ont été ramassées… Il en faudra deux fois plus pour alimenter la braderie de Lille début septembre.

La nouvelle moule de Zélande arrive et sera bien présente à la braderie de Lille

La moitié des 400 tonnes de moules consommées à la braderie de Lille vient de la Zélande (Pays-Bas). A Yerseke, dans l’Escaut oriental, on commence tout juste les premières récoltes de la saison.

Source : Nord Eclair

La « terre de la mer » a dévoilé son nouveau cru. La moule de Zélande 2014 a une petite coquille, certes, mais une grosse chair. Pêchées depuis mardi dernier à Yerseke, à moins de 2h de Lille, les moules néerlandaises auront une place de choix à la braderie des 6 et 7 septembre prochain  : elles font jeu égal avec les moules de Bouchot. Mais pour Yerseke, où sont récoltées et transformées les moules de Zélande, la manifestation représente 4  % de la production annuelle, soit 200 tonnes de mollusques. Et chaque année, c’est près d’un quart des exportations néerlandaises qui sont à destination de la France. Loin devant, la Belgique, qui importe les deux tiers de la production de moule de Zélande, en particulier pendant la saison touristique.

« Les Français, eux, consomment énormément de moules à la rentrée, avec un second pic au début de l’année. Je ne devrais pas le dire, mais ils préfèrent quand même les moules de Bouchot, qui sont moins iodées » avoue Ineke Nijssen, la porte parole de l’Office des moules de Zélande, qui regroupe les mytiliculteurs néerlandais. Une moule élevée sur pied en France, alors qu’elle est raclée au fond de la mer aux Pays-Bas, une fois à maturité (vers 2 ans).

De l’Escaut à l’assiette

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Pêche en Normandie. Sur l'Enzo, la moule de Barfleur pêchée à la drague

Belle, blonde et sauvage de pleine mer... c'est la saison de la moule de Barfleur ! Embarquement à Saint-Vaast (Manche) sur l'Enzo, avec Mickaël Hubert et ses quatre marins.

Source : Ouest France par Xavier Oriot

20 h 30 sur le port de Saint-Vaast-la-Hougue. Un soleil encore généreux perce les nuages quand toute la Normandie est sous la pluie. Mickaël Hubert, patron de pêche, et ses quatre hommes embarquent sur l'Enzo, bateau de 12 m qui porte le nom de son fils. Il restera à moins d'un mile de la côte pour pêcher la moule de Barfleur. Cette moule sauvage par 13 m et jusqu'à 60 m de fond dans la Manche, pêchée avec une drague, quand celle de Bouchot est d'élevage sur ses pieux.

Blonde et ivoire

La blonde de Barfleur doit ce deuxième nom à une coquille aux reflets dorés. Sa chair ivoire est plus charnue et elle est reconnaissable avec son petit crabe ; « il y en a moins, seulement deux à trois par kilo » a relevé Mickaël, 43 ans, pêcheur de moules « depuis l'âge de 14 ans. Comme mon père et mon grand-père. Ça fait 16 ans que je suis à mon compte ». Le jeune patron aime son métier « Je ne ferais pas autre chose. Même dans une autre vie. J'aime la liberté ». Un travail pénible ? « Trois heures en mer cinq jours sur sept, du dimanche au jeudi, il ne faut pas se plaindre ».

La pêche de la moule de Barfleur est réglementée. L'ouverture est fixée le 15 juin jusqu'en novembre « après on passe à la coquille Saint-Jacques dans la baie de Seine. Il arrive que l'on passe de la moule à la coquille le même jour. On ne dort pas beaucoup ». La quantité pêchée est limitée à 480 kg par homme embarqué rémunéré à la part plus rémunatrice, ce qui fait 2,4 tonnes à cinq sur l'Enzo. On ne pêche que de 21 h à 18 h 30 le lendemain. Selon les marées, Mickaël pêche le soir ou la nuit « pour m'occuper des livraisons, de la paperasse et de la vente directe en journée avec ma femme ».

Lame d'1,60 m de large

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65 pêcheurs

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Le tonnage annuel de 6 500 à 7 500 tonnes (80 par jour) n'est pas comparable aux 65 000 tonnes de moules de bouchot. 900 tonnes majoritairement distribuées en Normandie bénéficient du label Normandie fraîcheur mer et d'une charte qualité depuis 2001. Cet été, l'Ifremer a relevé une ressource importante. C'est heureux : la grosse période de consommation, du 14 juillet au 15 août, commence.

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Pénestin

Au phare de Tréhiguier, à la découverte de l'histoire des moules

Sur le port de Tréhiguier, la maison de la mytiliculture retrace la culture des moules. L'exposition a pris place dans un phare, construit en 1880. « Il a été ouvert jusqu'en 1989. Puis, il a fallu le fermer à cause de l'envasement de l'estuaire. Les bateaux ne distinguaient plus le phare », explique Frédéric Brettier, en charge de la communication et du patrimoine à la mairie de Pénestin. En 1996, la mairie décide alors de racheter la bâtisse pour en faire un musée. Du haut de son toit, elle offre un beau panorama sur l'estuaire de la Vilaine. « Ce phare est un élément important du patrimoine architectural de Pénestin. »

Source : Ouest France par Katell Morin.

Trois salles d'exposition

Dans ce musée, trois salles d'expositions permettent de découvrir les aspects de production et de traçabilité des moules de Bouchot. « La mytiliculture est une activité importante dans notre secteur. Une trentaine de chantiers mytilicoles entoure la commune. Ici, on est dans une région de production et non d'élevage », poursuit Frédéric Brettier. Dans la salle du bas, on découvre la petite coquille bleue dans son milieu naturel. À l'étage, une salle d'exposition est consacrée à la mytiliculture d'autrefois et l'autre, à l'activité des mytiliculteurs aujourd'hui. L'exposition est agrémentée de vidéos qui dévoilent ce métier, l'histoire de la Mine d'or, site emblématique de Pénestin avec ses falaises de couleur ocre, et l'origine du port de Tréhiguier.

Journées de la myticulture

Ce vendredi 18 juillet et le mercredi 20 août, la municipalité organise ses journées de la mytiliculture, sur le port de Tréhiguier. Une visite guidée du phare-expo sera conduite par un professionnel de l'élevage des moules. Elle sera suivie de la découverte d'un chantier mytilicole, puis d'une soirée Mytilus sur le thème des pirates, proposée par la confrérie des Bouchoteurs et la ville. Au programme : concert et premier challenge des mangeurs de moules. Les réservations se font à l'office de tourisme (02 99 90 37 74). Le premier groupe partira à 14 h 15. La deuxième visite est programmée à 15 h 45. Port de Tréhiguier, à Pénestin. Cette manifestation est gratuite.

Visites guidées

La maison de la mytiliculture est ouverte tous les jours durant l'été, de 10 h 30 à 12 h 30 et 15 h à 18 h. Des visites guidées sont également proposées tous les mardis, du 8 juillet au 19 août, de 15 h à 17 h. Tarifs : - de 7 ans : gratuit ; 7-12 ans : 2,70 € ; adultes : 3,70 €.

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Le 22 Juillet 2014

Blocage du port des Minimes de La Rochelle par les conchyliculteurs



Reportage d'Eric vallet et Pierre Lahaye. Intervenants: Benoit Durivaud, mytiliculteur vice-pdt comité régional de la conchyliculture, Daniel Coirier, ostréiculteur vice pdt colité régional de la conchyliculture.

Source : France 3 Poitou-Charentes  Par Nicole Bremaud

Une trentaine de professionnels manifestent contre la mortalité accrue de leurs coquillages. Dès midi et demi ils ont surpris en bloquant avec leurs bâteaux et en disposant des filins à l’entrée du port de plaisance des Minimes.

L'opération a duré une bonne partie de la journée. Vers 15 heures les marins ont laissé passer les 130 jeunes qui participent au championnat du monde de voile classe Europe. Après l'opération escargot menée samedi au péage du pont de l'île de Ré, les ostréiculteurs et mytiliculteurs de Charente-Maritime se mobilisent une nouvelle fois. Frappés par une forte mortalité des coquillages, ils espèrent se faire entendre des pouvoirs publics et veulent sensibiliser le public à la dégradation de l'environnement du milieu marin. Les causes sont multiples mais ils pointent notamment les rejets dûs aux travaux dans les ports.

La conchyliculture représente 1200 entreprises en Charente-Maritime qui font travailler directement 6000 permanents. La Charente-Maritime est le plus grand site de production et de reproduction naturel d'Europe avec 3.000 hectares de parcs en mer et 2.000 hectares de claire, bassin creusé dans les terres argileuses du littoral, produisant notamment les huîtres Marennes Oléron.

Les ports rochelais investis par les conchyliculteurs

Source : Sud Ouest Publié le 23/07/2014 par Oscar Barthe

Hier, le port de plaisance et le Vieux Port ont été bloqués.

Après avoir paralysé le pont de l'île de Ré samedi (nos précédentes éditions), les conchyliculteurs se sont attaqués hier à deux ports rochelais. Arrivés à pied vers 12 heures, une trentaine de professionnels ont d'abord manifesté sur le port des Minimes et distribué des tracts. Ils ont ensuite bloqué l'entrée du port avec le concours d'une vingtaine de bateaux venus en renfort de Chef-de-Baie. Levant le blocus aux alentours de 16 heures, les conchyliculteurs ont ensuite investi le Vieux Port à grand renfort de fumigènes et de cornes de brume. Ils ont finalement évacué les lieux une heure plus tard.

70 millions d'euros de pertes

Les conchyliculteurs manifestent notamment pour attirer l'attention sur la mortalité accrue de leurs coquillages. Mettant en cause une dégradation du milieu marin d'origine encore inconnue, il estime que leurs pertes se sont élevées entre 2012 et 2014 à 70 millions d'euros. Selon les évaluations, près de 10 000 tonnes d'huître et 12 000 tonnes de moules seraient mortes prématurément sur cette période. En tout, c'est quasiment 6 000 emplois qui sont menacés en Charente-Maritime. Conscient de la situation, le député Olivier Falorni a fait savoir hier qu'il avait sollicité le gouvernement pour leur venir en aide.

La grogne bloque deux des ports de la ville

Le député en appelle au gouvernement

Source : Sud Ouest Publié le 23/07/2014 à 06h00 par Oscar Barthe

Confrontés à la forte mortalité de leurs coquillages, ces professionnels ont bloqué le port de plaisance, hier, puis investi le Vieux Port.

Après le pont de l'île de Ré samedi (lire nos éditions précédentes), c'était au tour des ports rochelais de faire les frais de la grogne des conchyliculteurs, hier. À midi, une trentaine d'éleveurs sont venus manifester - à terre - et distribuer des tracts sur le port des Minimes pour dénoncer la mortalité accrue de leur production. Ils ont été rejoints une heure plus tard par une quinzaine de bateaux récolteurs venus de Chef-de-Baie. Soutenus par plusieurs membres du collectif Sauvons nos entreprises fraîchement sortis du tribunal de grande instance de La Rochelle (lire page 17), du vice-président de l'association Poitou-Charentes nature et d'un représentant de la mairie de Bourcefranc, ils ont alors décidé de bloquer l'entrée du port des Minimes. Une décision surprise puisque le matin même encore, le président du Comité régional de la conchyliculture Gérald Viaud parlait de « filtrer seulement » voire d'un défilé. Mais en son absence, les professionnels disposaient finalement leurs bateaux entre la digue du Lazaret et la digue Nord. Bloquant tout passage.

Échanges d'amabilités

« C'est dommage pour les plaisanciers et les régatiers du championnat de Moth Europe, mais nous avons vraiment besoin d'attirer l'attention sur notre situation », expliquait Jean-François Raymond, un mytiliculteur d'Oléron.

Chez les compétiteurs venus participer cette semaine à ce championnat du monde organisé par la SRR (Société des régates rochelaises), l'ambiance est restée plutôt détendue et bon enfant. « C'est dommage pour les courses qui doivent être courues aujourd'hui, mais ça leur donne un petit peu de répit », confiait un parent venu de Suède pour encourager son fils.

Du côté des plaisanciers, en revanche, l'ambiance s'est quelque peu électrisée, certains tentant même de forcer le barrage en passant sous les amarres tendues par les conchyliculteurs. Rares sont ceux qui ont réussi à passer. Les autres continuaient de râler. De quoi donner lieu à quelques échanges d'amabilités plutôt imagés.

Suite à des négociations avec la SRR, les manifestants ont finalement décidé de lever le blocus vers 15 heures, du moins pour laisser passer les compétiteurs et le comité de course. Ils se sont définitivement retirés vers 16 heures, mais n'en sont pas restés là.

Cornes de brume

Laissant libre l'accès au port des Minimes, les bateaux se sont rués sous un tonnerre de cornes de brume entre les deux tours, accompagnés d'un chalutier et de marins-pécheurs venus se joindre aux festivités...

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La Rochelle: des conchyliculteurs bloquent le port de plaisance pour se faire entendre

Des conchyliculteurs protestent contre la dégradation du milieu marin

Source : Charente Libre / AFP

Les conchyliculteurs veulent attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production. Les conchyliculteurs veulent attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production.

Une vingtaine de bateaux et quelque 200 conchyliculteurs ont bloqué ce mardi pendant plusieurs heures l'accès au port de plaisance de La Rochelle, pour attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production.

"Nous sommes 25 bateaux et quelque 200 ostréïculteurs et mytiliculteurs. On va bloquer jusqu'à 16h et ensuite nous distribuerons des tracts sur la dégradation du milieu marin", a déclaré par téléphone l'un de leurs porte-paroles, Benoît Duriveaud.

Le port de plaisance des Minimes à La Rochelle est le premier de la façade atlantique, avec 4.500 emplacements. La capitainerie a indiqué avoir prévenu par radio les plaisanciers, plus nombreux en cette période de vacances, du blocage du port jusqu'à 16h.

La conchyliculture occupe quelque 3.000 entreprises en France, soit près de 9.200 emplois, selon des chiffres du ministère de l'Ecologie et du développement durable datant de 2011.

"Personne ne fait rien"

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Pollution : l’état déplorable des eaux de certains bassins français


Une équipe française (EDF, CNRS-Université de Lorraine), suisse (Institut fédéral de science et technologique aquatique, Dübendorf) et allemande (Universités de Leipzig et de Coblence-Landau) vient de publier dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) une analyse des pollutions organiques sur 4000 sites européens disposant de mesures.

Source : Oce2015

Parmi les principales conclusions de ce travail :
  • 223 composés chimiques sont identifiés en rivière ;
  • aux doses mesurées, ils présentent un risque toxique aigu (14% des cas) et chronique (42%) pour les invertébrés, les algues et les poissons ;
  • les substances les plus dommageables sont les pesticides, les tributylétain (TBT), les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les ignifuges bromés ;
  • l’effet cocktail (interaction et potentialisation des substances) n’a pas été modélisé, de sorte que l’évaluation de toxicité est éventuellement sous-estimée ;
  • toutes les substances artificielles chimiques ne sont pas analysées (notamment pas les molécules médicamenteuses à effet perturbateur endocrinien) et tous les sites n’ont pas la même qualité de mesure.

Le constat est donc celui d’un échec de la politique de qualité de l’eau, notamment en France comme le démontrent les cartes en illustration. On constate notamment que les bassins Seine-Normandie et Loire-Bretagne figurent parmi les plus pollués d’Europe occidentale.

Combien de temps va-t-on prétendre que la continuité écologique longitudinale est une mesure prioritaire pour l’atteinte du bon état écologique au sens de la Directive-cadre 2000 sur l’eau ?

Quand les Agences de l’eau et la Direction de l’eau et de la biodiversité au Ministère de l’Ecologie vont-elles reconnaître la responsabilité de leur échec ?

Il devient urgent de sortir de l’idéologie (ou du jeu des lobbies en Comités de bassin), de regarder ce que nous disent les mesures et d’agir en conséquence pour dresser les besoins prioritaires de nos rivières, et non l’absurde cosmétique  effacement d’ouvrages hydrauliques.
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Référence : E. Malaj et al., Organic chemicals jeopardize the health of freshwater ecosystems on the continental scale, PNAS, en ligne, 16 juin 2014.

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Création d'un parc à moules à Damgan. Près de 200 manifestants à Vannes


Source : Ouest France / 22 Juillet 2014

Ce matin, à Vannes, près de 200 personnes ont manifesté leur opposition à la création d'un parc à moules de bouchot au large de Damgan. Elles ont été reçues en préfecture.

"Non aux Bouchots, conservons nos littoraux". Le slogan a résonné dans les rues de Vannes ce matin. Près de 200 personnes ont répondu à l'appel du comité de défense de la baie de Kervoyal et du littoral damganais. Elles manifestaient contre le projet d'implantation d'un parc de moules de bouchots de 14 ha au large de Damgan.

Le projet, actuellement en enquête publique, est porté par le GIE des Mâts, qui regroupe six conchyliculteurs, de Pénestin et du Tour-du-Parc.

Une délégation d'opposants a été reçue en préfecture en fin de matinée. "Nous avons rappelé les conséquences économiques désastreuses qu'entraînerait l'installation de ce parc à moules, souligne Jacques Mathieu, président du comité. Les bouchots dans une station balnéaire font fuir les touristes".

Le comité craint également une augmentation de l'envasement de la Vilaine et dénonce la "pollution visuelle" d'un tel parc face à la grande plage.

Il relance l'idée d'un parc à moules sur filières.

Damgan. Le projet de parc de moules de bouchots à l'étude

Source : Ouest France par Christine Baucherel

13 500 pieux

« C'est un petit parc, entouré de roches, assure Bernard Thobie, mytiliculteur à Pénestin et président du Groupement d'intérêt économique (GIE) des Mâts. Nous aurions pu le faire sur 100 ha, mais nous ne voulions pas nous retrouver en zone de plaisance. Il faut de la place pour tout le monde. » Le GIE porte un projet de parc de moules de bouchot au large de Damgan. Il compterait 13 500 pieux regroupés en 18 plots répartis sur 14 ha.

Enquête publique

Le projet fait l'objet d'une enquête publique jusqu'au 29 juillet (Ouest-France de mardi). L'État peut accorder une concession du domaine public maritime de 35 ans. Une trentaine de concurrents du GIE des Mâts, seraient également intéressés. Après l'enquête, deux commissions départementales émettront un avis. Puis le préfet aura la main. Si la concession est accordée, les travaux pourraient démarrer en 2015 ou 2016.

Opposition

Fermement opposé au projet, le comité de défense de la baie de Kervoyal et du littoral damganais était à la Délégation de la mer et du littoral, à Vannes, pour consulter le dossier. « Il est écrit que « la mytiliculture n'est pas une activité polluante par nature ». Qu'ils viennent voir sur place ! », s'exclame Annick Lozevis, membre de l'association. En réunion à Damgan, samedi, le comité prépare une manifestation le mardi 22 juillet à 10 h, du port de Vannes à la préfecture.

Envasement

Pour le comité de défense de la baie de Kervoyal, le risque majeur d'un nouveau parc à moules de bouchot en baie de Vilaine, c'est l'envasement. Avec, à terme, le recul du tourisme et les pertes d'emplois liés à cette économie. « L'envasement dû aux pieux de bouchots est un épiphénomène par rapport à la responsabilité du barrage d'Arzal. Nous pensons, et les scientifiques le démontrent, que les bouchots n'y contribuent que de manière très limitée spatialement et quantitativement », relativise, de son côté, une autre association environnementale, Défense et sauvegarde de la Baie de Vilaine (DSBV).

Études

Qu'en dit le GIE des Mâts ? « Pour avoir des éléments objectifs, nous avons demandé au bureau d'études DHI, qui a travaillé pour l'Institution de la Vilaine, une modélisation hydrosédimentaire du secteur », explique Bernard Thobie. Ses conclusions ont abouti à un changement d'orientation de la future concession « pour limiter au maximum les effets du parc sur la courantologie et de fait, sur le piégeage des sédiments ». Une autre étude a été commandée à l'Université de Bretagne Sud. La notice d'impact, elle, cite des lieux où les pieux n'ont pas entraîné ou augmenté l'envasement.

Et les moules sur filière ?

C'est le compromis que suggère Jacques Mathieu. Installer des cordes au lieu de pieux. « Il faudrait une surface de 200 ha et cela aurait des conséquences sur la plaisance ! », s'exclame Bernard Thobie.

Moules sur filières. Les opposants sensibilisent les vacanciers

Saint-Coulomb - 21 Juillet

Les opposants sont allés à la rencontre du public sur la plage du Guescin, à Saint-Coulomb. Les opposants sont allés à la rencontre du public sur la plage du Guescin, à Saint-Coulomb. | Stéphanie Bazylak

Source : Ouest France par Stéphanie Bazylak

Les opposants au projet de moules sur filières au large de Saint-Coulomb ont distribué des tracts. Ils veulent alerter l'opinion. Le projet a pourtant déjà été approuvé.

Fin juin, Patrick Strzoda, préfet de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, a validé la demande de concession expérimentale du comité régional de la conchyliculture au large de Saint-Coulomb. Depuis, les opposants ne désarment pas.

Tracts sur la plage du Guesclin

Ce lundi après-midi, ils ont distribué des tracts sur la plage du Guesclin, à Saint-Coulomb. « On veut sensibiliser les estivants, explique Marcelin Daniel, président de l’association de la Côte d’Émeraude pour l’environnement et la qualité de vie (Aceqv). Leur dire que si on ne fait rien, ils n’auront plus de plage bientôt. »

19 ha au large de Saint-Coulomb

Le projet expérimental prévoit quatre filières de 100 mètres de long, dont trois subflottantes et une en surface, sur une superficie de 19 ha au total, située à plus de trois kilomètres de la côte. Durée des tests : trois ans.

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Le 19 Juillet 2014

Pont de l’île de Ré : la mobilisation des conchyliculteurs perturbe la circulation


Les conchyliculteurs ont décidé de bloquer l'accès au pont de l'île ce samedi. Une action qui perturbe fortement la circulation aux abords du pont et au nord de La Rochelle.

Source : Sud Ouest

Depuis 7h30 ce samedi matin et jusqu'en début d'après midi, environ 200 ostréiculteurs et mytiliculteurs bloquent l'accès au pont de l'île de Ré. Le barrage filtrant mis en place provoque des bouchons dans le secteur, il est donc préférable d'éviter la zone.

Cette opération organisée par le comité régional des conchyliculteurs vise à alerter les automobilistes et les pouvoirs publics sur les problèmes de surmortalité des huîtres et des moules et la baisse croissante de leurs productions depuis plusieurs années.

"Les pouvoirs publics et les élus assistent à la mort lente des écosystèmes dans l'indifférence générale" explique Gérald Viaud, prédident du Comité Régional de la Conchyliculture. "Nous souhaitons sensibiliser les citoyens à l'écologie, à l'écosystème et à la biodiversité. Aujourd'hui nos coquillages sont les sentinelles du milieu marin, demain les plages seront menacées et les baignades deviendront impossibles si nous ne faisons rien".

En 2013, selon les chiffres de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), les producteurs ont perdu 10 000 tonnes d'huîtres, soit un manque à gagner de plus de 50 millions d'euros.

Les conchyliculteurs distribuent des tracts aux abords du pont pour sensibiliser les automobilistes sur les difficultés qu'ils rencontrent.

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La Rochelle : Manifestation de conchyliculteurs
    
Source : Ouest France

Ils subissent des problèmes de surmortalité des huitres et des moules. Ils ont provoqué samedi un ralentissement de deux kilomètres sur le pont menant à l'île de Ré.

Le rassemblement, organisé par le comité régional de conchyliculture (CRC) a débuté à 7h30 avec quelque 200 camions et autant de manifestants ralentissant l'accès au péage du pont de l'île de Ré.

A 13H00, le bulletin du centre régional d'information et de coordination routières faisait état de 2,5 kilomètres de ralentissement au péage rendu gratuit par les manifestants qui ont mis un terme à leur action avant 14H00.

Le sentiment de ne pas être écoutés

« Ca fait 30 à 40 ans qu'on répète la même chose, on a le sentiment de ne pas être écoutés », s'est lamenté  le président du comité national conchylicole, Gérald Viaud.

« Pour les huîtres, on est dans la continuité des mortalités observées depuis 2008. Aujourd'hui, ça s'agrandit aux moules, aux pétoncles, aux coquilles-saint-jacques. Si ça continue, on s'apercevra que l'eau est contaminée, il n'y aura plus de baignade ».

Protection sanitaire réclamée

Les manifestants réclament « la restauration de leurs milieux de production » avec notamment « la protection sanitaire autour des gisements de coquillages ».

En 2014, les mytiliculteurs de la Baie de l'Aiguillon ont vu mourir la quasi-totalité des moules. Deux agents pathogènes ont été identifiés, présents depuis longtemps dans le milieu, mais il n'est pas encore expliqué pourquoi ils sont soudain devenus mortels.

1200 entreprises en Charente-Maritime

La conchyliculture représente 1.200 entreprises en Charente-Maritime qui font travailler directement 6.000 permanents. La Charente-Maritime est le plus grand site de production et de reproduction naturel d'Europe avec 3.000 hectares de parcs en mer et 2.000 hectares de claire, bassin creusé dans les terres argileuses du littoral, produisant notamment les huitres marennes Oléron.

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Conchyliculteurs et pêcheurs de Thau très inquiets des mortalités 


Jean-Marie Ricard, prud’homme major de Thau (au centre), Marc Chastel et Jean-Claude Archimbeau, ostréiculteurs, sont très inquiets des mortalités violentes sur les coquillages. (Photo : Hélène Scheffer)

Depuis la fin juin, les mortalités touchent les moules, les huîtres matures et même les palourdes de l’étang de Thau. Les professionnels voudraient comprendre pourquoi.

Source : Le Marin

Jean-Claude Archimbeau, ancien président du comité régional conchylicole (CRC) de Méditerranée, est le témoin de mortalités violentes qui touchent les huîtres de Thau, à commencer par l’exploitation familiale exploitée par son gendre, Marc Chastel. Au point qu'un matin, il a fallu trier plus de 900 huîtres de calibre n° 2 pour faire un casier de 50 coquillages, les autres étant mortes ou très faibles.

Pourtant, les mortalités sont arrivées tardivement dans le sud cette année, après le 20 juin. Mais en trois jours, tout s’est déclenché. Les moules meurent elles aussi, quand elles ne sont pas croquées par les dorades. Et les pêcheurs sont très alarmés des mortalités de palourdes.

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Banc d'Arguin : le décret régularisant la présence des ostréiculteurs à l'enquête publique

Le si attendu décret modificatif de la Réserve naturelle nationale du banc d'Arguin sera soumis à enquête publique du 4 août au 5 septembre.

Source : Sud Ouest

Il était attendu et le voilà : le décret de modification de la réserve naturelle nationale du banc d'Arguin sera soumis à enquête publique du lundi 4 août au vendredi 5 septembre dans les mairies de Lège-Cap-Ferret et de La Teste-de-Buch. Ce décret fixe les règles sur cet espace protégé et régularise la présence des ostréiculteurs dans cette zone. Ainsi, 45 hectares seront dévolus à l'ostréiculture, contre 5 dans le précédent décret datant de 1986.

Autre nouveauté, le mouillage sur le banc est autorisé du lever au coucher du soleil et non plus la nuit comme auparavant. La nuit toujours, il est interdit de débarquer et de circuler sur les parties émergées ou sur l'estran. Les animaux domestiques (chiens, chats, etc) n'ont plus le droit de débarquer sur la plage, de nuit comme de jour.

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Le 17 Juillet 2014

Le « Guide des espèces » de « PdM », outil pour les pros des produits de la mer

Le Guide des espèces 2014 de notre confrère Produits de la mer, édité par Infomer, la société d’édition du marin, vient de sortir. Mise à jour et augmentée, cette édition 2014, la 5e du nom, propose de découvrir un peu plus de 70 espèces de poissons, mollusques et crustacés produits par la pêche française ou importés.

Source : PDM

À chacune de ces entrées, le Guide des espèces fournit les chiffres clés de la consommation et du commerce, ainsi que l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur chaque espèce. Et, pour les principales d’entre elles, des producteurs ou importateurs témoignent de leur vision du marché. Une quarantaine de professionnels donnent ainsi leurs conseils, avis et astuces.

Nouveauté de cette année, la rubrique « Regards d’avenir » condense sur chaque fiche état et gestion des stocks, avis des ONG, ou encore les démarches de labellisation ou de certification de durabilité.

30 euros l’exemplaire, offert avec l’abonnement (120 euros). À découvrir aussi sur www.pdm-seafoodmag.com

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Le 16 juillet 2014

La saison des moules est partie: près de 400 tonnes de moules vendues à la criée de Yerseke

Illustration : copie d'écran du site de Prins & Dingemanse, l’un des principaux producteurs de moule de Zélande établis à Yerseke (Hollande)


Les 12 premiers lots de moules de Zélande vendus aux enchères mercredi à la criée de Yerseke ont trouvé acquéreur en moins de 20 minutes. Au total, 392,3 tonnes nettes de moules ont été acquises par les principaux producteurs néerlandais du marché.

Source : Sudinfos

Les 12 premiers lots, qui correspondent au chargement de 12 bateaux de pêche, ont été acquis à des prix oscillant entre 0,75 et 1,75 euro le kilo. En moyenne, chaque bateau récolte environ 50 tonnes par trajet.

«Il est encore difficile de donner un prix précis pour le consommateur», avance-t-on chez Prins & Dingemans, l’un des principaux producteurs établis à Yerseke. Celui-ci traite en pleine saison entre 80 et 100 tonnes par jour et la moitié de sa production environ est destinée au marché belge, selon un responsable commercial de l’entreprise.

La saison des moules de Zélande s’est ouverte mercredi à Yerseke. Au total, 57 millions de tonnes sont produites chaque année aux Pays-Bas. Les coquilles sont cette année de tailles relativement modestes, mais bien remplies, se réjouissent les mytiliculteurs zélandais.

Les premières moules de Zélande sont arrivées

La saison des moules de Zélande s'est ouverte mercredi à Yerseke (Zélande, Pays-Bas), où les premiers mollusques ont été pêchés. Elles seront disponibles en magasin et dans les restaurants dès jeudi. Les coquilles sont relativement petites, mais bien remplies et la chair est d'excellente qualité, se réjouissent les mytiliculteurs zélandais.

Source : 7sur7

"Un goût saumâtre, salé et iodé qui rend les moules de Zélande uniques", tels ont été les premiers commentaires des mytiliculteurs de Yerseke à l'issue de la récolte inaugurale.

Pour obtenir l'appellation, les moules, qui peuvent notamment provenir de la mer des Wadden, se doivent d'être rincées naturellement dans une parcelle située au fond de l'Escaut oriental. Les premiers lots de moules seront vendus aux enchères, mercredi après-midi à la criée de Yerseke.

La croissance des moules, qui ont besoin de deux ans pour arriver à maturité, dépend des conditions naturelles. La longue période hivernale de 2012 a entraîné un ralentissement du développement des coquilles, ce qui peut expliquer la taille relativement modeste des mollusques de cette année, expliquent les mytiliculteurs.

Quelque 700 millions de tonnes (plutôt en kg NDLR) de moules sont produites chaque année dans le monde, dont 57 millions aux Pays-Bas, où les moules sont pêchées sur une superficie d'environ 6.000 hectares depuis 150 ans. La plupart de la production néerlandaise exportée est destinée aux marchés belge (65%) et français (23%).

La saison des moules s'étend de mi-juillet à mi-avril, contrairement à la croyance généralement répandue selon laquelle il convient d'en consommer uniquement lors des mois en "re".

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Le Syndicat mer et littoral (SMEL) recrute un Technicien pêche et aquaculture (H/F)

Vacance de poste
Catégorie B
Filière technique
Identification du poste
Service:SMEL – Centre expérimental
Résidence administrative : Blainville sur Mer
Lien hiérarchique:Directeur
Cadre d'emploi ou grade:cadre d'emploi des techniciens
Date de prise de fonction : dès que possible
Fonctionnaire ou contractuel (contractuel 1 an renouvelable)
Missions/Activités
  • soutien technique aux actions et expérimentations menées au centre expérimental du SMEL à Blainville sur mer (mise en place et suivi d’expérimentations).
  • Soutien à la gestion et à l’entretien des moyens d’intervention et du bâtiment, aux actions de communication.

Profil et compétences requises
Compétences :
- Connaissance dans les domaines de l’aquaculture, de la biologie marine et de l’expérimentation scientifique
- Permis B et permis bateau
- Compétences en plongée sous-marine souhaitées (formation professionnelle ultérieure programmée)
Profil :
- Technicien pêche et aquaculture (niveau minimum BAC + 2 souhaité)
- Esprit d’équipe
- Autonomie

Spécificités liées au poste
Cycle de travail particulier:
Horaires non fixes
Astreintes : week end et fériés

Renseignements pratiques
Personne à contacter pour les renseignements sur le poste :
Olivier Richard, directeur du centre expérimental, 02 33 76 57 70
Personne à contacter pour les renseignements administratifs:
Christophe Géland, responsable recrutement-mobilité, 02 33 05 95 67
Candidature (curriculum vitae + lettre de motivation) à adresser à :
Monsieur le Président du Conseil Général
Direction des Ressources Humaines
50050 SAINT-LO cedex
Pour les candidatures internes:voie hiérarchique

Date limite de candidature :15/08/2014

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Le 15 Juillet 2014

Moules de bouchot : une bactérie inquiète

Pour Joseph Costard, vice-président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, il faut être vigilant quant à l'arrivée d'une nouvelle bactérie qui décimerait les moules d'élevage. Pour Joseph Costard, vice-président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, il faut être vigilant quant à l'arrivée d'une nouvelle bactérie qui décimerait les moules d'élevage. |

Source : Ouest France

Alors que le taux de mortalité des huîtres perdure, la conchyliculture manchoise s'inquiète pour les moules de bouchot avec une mortalité en hausse en Charente. Une nouvelle bactérie est en cause.

Inquiets pour les moules