lundi 27 avril 2015

De l’accaparement des mers à la pêche insoutenable...


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Mois d'Avril 2015

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De l’accaparement des mers à la pêche insoutenable

Tunisie - Entre sardines et "harragas": Les pêcheurs de Zarzis sauvent des vies et cherchent des solutions



Petit matin au port de pêche de Zarzis, Sud-Est tunisien. Une dizaine de chalutiers rentrent de 12 heures passées au large, parfois plus. Tout un monde s’affaire à décharger les thons et les sardines, à les placer dans les bacs à glace, à vider les filets, à en défaire les nœuds.

Source : HuffPost Tunisie  |  Par Sandro Lutyens

Certains se plaignent des trous: ils vont devoir raccommoder. Le monde entier aime les dauphins? Les pêcheurs s’en passeraient bien, ce sont les dauphins qui déchirent les filets. "Ils sont tellement intelligents", soupire Kamel entre admiration et amertume.

Mais les dauphins, ils n’en parleront que tout à la fin. Après avoir vidé leur sac. Un sac plein d’histoires moches.

A la pêche aux harragas

Ils sont aujourd’hui une quarantaine de pêcheurs sur le ponton, et quasiment tous ont déjà sauvé des vies. Le grand exode des migrants qui partaient de Zarzis est terminé, mais les "harragas" partent désormais de Libye.
Des embarcations prennent l’eau, des bateaux tombent en panne. Des centaines de clandestins, serrés comme des sardines, se retrouvent à la dérive. Il n’est pas rare qu’un chalutier tunisien, parti au loin pour trouver les bancs, tombe par hasard sur ces naufragés à moitié morts de soif.

Ils s’organisent alors, car les migrants sont trop nombreux. Le chalutier contacte les autres pêcheurs de sortie, qui le rejoignent. Il contacte aussi les garde-côtes ou la Garde nationale, qui se mettent en route. Les migrants sont répartis sur les bateaux et ramenés à bon port.
Parfois, il faut laisser les morts. L’année dernière, Kamel a dû repartir sans une femme et son enfant, trouvés sans vie dans une embarcation de fortune.

"Il y a tant de morts en mer"...

Trouver des solutions...

Le 24 Avril 2015

La "grande hypocrisie" de l'Europe face à l'immigration

Ils arriveront quand même...


800 migrants ont trouvé la mort dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 avril. Partis de Libye, ils se dirigeaient vers l'Italie."Cela porte à plus de 1 500 le nombre de migrants morts depuis le début de l'année. C'est 30 fois plus que pour toute l'année dernière. Et 11 000 personnes secourues en une semaine par les autorités italiennes, c'est tout simplement 10% du total de ceux qui sont arrivés l'an dernier", détaille le journaliste Renaud Bernard sur le site de FranceTV info, en ce lundi 20 avril 2015. Un sommet européen extraordinaire aura lieu jeudi 23 avril sur cette crise des migrants en Méditerranée. L'Union Européenne promet de réfléchir à de nouvelles mesures pour empêcher les naufrages ou endiguer le flux des clandestins. Mais peut-on vraiment espérer que l'on va vraiment s'attaquer aux racines du mal ? Il est permis d'en douter !

Source : ABC Burkina

Italie : nouvelle vague de migrantsSi j'étais invité à préparer ce sommet des chefs d'Etat européen, je proposerai de verser au dossier, entre autres, deux documents.

Le premier serait un document intitulé « Accord de Paupérisation Economique (APE) ». Comment peut-on continuer à faire la politique de l'autruche, alors que les migrants et Boko Haram nous montrent que la solution passe par le développement réel des populations de l'Afrique de l'Ouest ? Cet APE, le Parlement européen devant le ratifier le 7 juillet 2015. Ce dernier drame va-t-il faire comprendre au parlement européen que ratifier cet accord serait une faute politique grave.

Ils arriveront quand même...

Bon courage! »

Jacques LACOUR,
Koudougou, le 5 avril 2006

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Le 23 Avril 2015

Les océans valent 24 000 milliards de dollars selon le WWF

Le WWF estime à 24 000 milliards de dollars, la valeur des océans de la planète. Ces océans dégagent chaque année une performance économique estimée à 2 500 milliards de dollars, ce qui les place dans le classement des 10 pays au monde qui ont le plus important PIB (produit intérieur brut). Illustration : A partir de la copie d'écran du portail WWF Global

La richesse des océans fond à vive allure

Estimée à près de 24 000 milliards de dollars, la richesse océanique fond néanmoins à vive allure

Si leur richesse place les océans au 7e rang des économies mondiales, le rapport publié aujourd’hui par le WWF n’en met pas moins en évidence leurs érosions rapides. Intitulée Raviver l’économie des océans : plaidoyer pour l'action 2015, l’étude analyse le rôle crucial joué par les océans au plan économique et expose les menaces qui les rapprochent à présent du seuil de rupture.

Source : WWF France

Conscient du fait que la science n’est pas une incitation à agir suffisante à elle seule, le WWF a décidé d’associer les preuves de la gravité de la dégradation de l’écosystème à un exposé économique en faveur d’une action urgente.

Produit conjointement avec le Global Change Institute de l’Université du Queensland et le Boston Consulting Group (BCG), le rapport est le premier du genre à se pencher aussi précisément sur la question du patrimoine océanique. Il souligne l’ampleur colossale des richesses marines, évalue les biens et des services procurés par les environnements marins et côtiers mais décrit également les agressions incessantes subies par des ressources océaniques, exposées à la surexploitation, aux mauvaises pratiques et au changement climatique.

C'est le dernier... Tu (le) vois ! Il est pour moi ! 

Pêcheurs fidjiens - Brent Stirton - Getty images

Une valeur des actifs océaniques estimée à 24 000 milliards d’US dollars

Calculé de la même manière que le PIB national, le Produit Marin Brut annuel placerait les océans au septième rang des économies mondiales grâce à une production annuelle de biens et de services évaluée à 2 500 milliards d’US dollars. La valeur globale du patrimoine océanique est quant à elle estimée à 24 000 milliards d’US dollars, une valeur sans commune mesure avec celles des plus grands fonds souverains.

samedi 25 avril 2015

Capbreton / Pirou : Merlu et Bulot à l'honneur ce week-end



Mois d'Avril 2015

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Merlu et Bulot à l'honneur ce week-end

20ème foire aux bulots de Pirou

Du 24 au 26 avril 2015

Dès vendredi soir, Pirou est en fête pour accueillir la 20ème édition de sa traditionnelle foire aux bulots.

Vendredi soir, rendez-vous à 20h30 pour un loto sous le chapiteau chauffé avec 3000€ de lots.

Samedi et dimanche, ce sont de nombreuses animations qui vous sont proposées. Retrouvez les profuits de la mer et du terroir, mais allez aussi visiter l'expostion qui retrace la vie des pêcheurs ou écoutez des concerts. Il y aura aussi des ateliers cuisine et une soirée repas musicale.

Rendez-vous vendredi dès 20h30, samedi et dimanche dès 9h. Entrée gratuite, parking à 2€. Le programme complet est sur www.ville-pirou.fr

Ecoutez Noëlle Leforestier, maire de Pirou, nous présenter cette édition anniversaire sur Tendance Ouest

Pour plus d'informations : Mairie du Pirou (Manche)

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Capbreton : Du merlu sur tous les étals

La sixième édition de la Fête du merlu se déroulera samedi et dimanche, au port et dans les restaurants environnants.

Source : Sud Ouest par Alexandre Quétu

«C'est une tradition maintenant ! », annonce un habitué du port de Capbreton. Une tradition qui se maintient chaque année et qui ouvre la saison touristique. D'un point de vue plus écologique, cela correspond également au pic de pêche du printemps. Un rendez-vous convivial pour promouvoir la pêche locale et le merlu plus particulièrement. Le concept est simple : les pêcheurs fournissent la matière première aux restaurateurs, qui préparent et transforment le fruit de cette pêche. Résultat : les pêcheurs vendent leurs poissons et les restaurants font le plein de touristes et de locaux sur les terrasses avec des mets à base de… merlu. Tout le monde y trouve son compte.

« C'est en mer que je me sens le mieux ! », annonce Patrick Courtiau, une des figures du port de Capbreton. Il est le propriétaire de deux bateaux de pêche et d'un restaurant, en face de la capitainerie. Le merlu, c'est une de ses spécialités. Pour lui, cet événement est un moment important économiquement. « Les gens aiment venir se promener sur le port, c'est une vraie balade à Capbreton et quand on propose une manifestation comme la Fête du merlu, ils répondent toujours positivement et en nombre. »
au programme

Samedi. 12 heures : vin d’honneur et ouverture de la Fête du merlu 2015, place Lou-Chaque-Dit. De 18 à 23 heures : banda Lous Chaouche Padere à la capitainerie et front de mer. De 18 à 23 heures : banda Ttipitto, quai mille-sabords.

Dimanche. De 11 à 17 heures, banda Lous Chaouche Padere, capitainerie et front de mer. De 15 h 30 à 18 heures : le rendez-vous des pitchouns, des jeux pour les enfants, place Lou-Chaque-Dit. À 17 h 15 : « L’Anniversaire de Saperli », un spectacle de clowns pour enfants.

Entrée gratuite et ouverte à tous.

Un moyen de communiquer, également, sur son savoir-faire. « Le merlu demande une pêche particulière et je suis le seul, à Capbreton, à le pêcher à la ligne. » Patrick préfère favoriser une pêche plus « noble et haut de gamme » où le poisson est « montré vivant ». Ce week-end, il va donc jouer le jeu en proposant un prix spécial sur ses étals. Coté cuisine, il veut rester dans la simplicité. Au menu : koxera de merlu et merlu à la plancha.

Le Sivom aux commandes

Le Syndicat intercommunal (Sivom) coordonne la manifestation et fait le lien entre la mairie, les pêcheurs, les restaurateurs et le Comité des fêtes. Rappelons que le Sivom est la structure qui gère la salle des Bourdaines, le lac marin d'Hossegor, les quais, les perrés, le port de Capbreton. Il faut préciser que le port de Capbreton compte une flottille de 19 bateaux de pêche professionnels. Un secteur qui fait vivre une centaine de personnes à l'année, directement ou indirectement. La Fête de merlu est un moyen de soutenir cette activité locale. Un secteur qui souffre de la « concurrence déloyale des pêcheurs espagnols qui ne respectent pas les quotas mis en place pour le parlement européen à Bruxelles », conclut amèrement Patrick Courtiau.

Alexandre Quétu

Plus d'informations sur www.capbreton.fr. Pour suivre la manifestation en direct sur la webcam du port : www.port-capbreton.fr

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Le 24 Avril 2015

Des chaluts et des hommes (5/5)

De Guilvinec à Paris, le poisson arrive dans l'assiette

Fin du feuilleton de la semaine. Les produits du port de Guilvinec (Finistère) arrivent au marché de Rungis, avant d'être servis dans les grands restaurants de la capitale.



Source : France 2 publié le 24/04/2015

C'est l'heure de la livraison au marché de Rungis. La nuit est encore bien noire mais les cargaisons de poissons débarquent déjà au plus grand lieu de vente en gros de produits frais, destiné à servir la région parisienne.

On retrouve ici des produits de la mer de toutes sortes, venus du monde entier. Alors les grossistes se pressent pour obtenir rapidement les meilleurs produits, et les proposer aux acheteurs qui arrivent en masse.
La lotte de Guilvinec, une référence

Un poissonnier est ainsi venu sélectionner les produits qu'il va proposer sur ses étales ce vendredi. Et la lotte du Guilvinec est pour lui "une référence, un gage de qualité, par sa blancheur, sa fermeté". Entre la vente à la criée, et la vente en poissonnerie, la valeur de la lotte va doubler en 24 heures.

Quant aux langoustines royales de Bretagne, elles vont être servies au menu d'un grand restaurant parisien.

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Des chaluts et des hommes (4/5)

Guilvinec : le quotidien des passionnés de la mer

Dans le cadre du feuilleton de la semaine, une équipe de France 2 a rencontré les professionnels de la mer, au sein du port de Guilvinec.



Source : France 2 publié le 23/04/2015

Tous les jours, pêcheurs et mareyeurs s'activent sur le port de Guilvinec, en Bretagne. Pêche, débarquage de la cargaison, vente sous la criée... Le travail est intense...mais il ne se termine pas là.

Une fois la marchandise vendue, les mareyeurs la transforment. "Ils vont découper la lotte avant qu'elle soit conditionnée en caisse polystyrène", raconte l'un d'entre eux. Seules les joues et la queue du poisson sont valorisées. Résultat, la moitié de la lotte deviendra de la farine animale.

"Une génération de 30-40 qui n'existe pratiquement pas"

vendredi 24 avril 2015

Eruption au Chili : Des millions de saumons en danger au pied du volcan Calbuco...


Revue de presse d'Avril 2015

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Chili : Des millions de saumons en danger au pied du volcan en éruption

 Le volcan Calbuco en éruption surplombant le lac Llanquihue (Los Lagos - Chile) Photo AFP / David Cortes Serey

Le Chili est en état d'alerte. Deux éruptions du volcan Calbuco, survenues à quelques heures d'intervalle mercredi, ont provoqué l'évacuation de 5 000 personnes dans le sud du pays. Notamment le personnel des piscicultures de saumon très nombreuses dans cette région parsemée de lacs  (d’où le nom de région des lacs « Los Lagos »). Mais comment évacuer les millions de saumon en élevage dans le lac Llanquihue au pied du volcan en éruption ?...

Près de 8% des saumons chiliens en danger

Au Chili, près de 8% des alevins de saumon sont produits à proximité du volcan Calbuco...


Selon l’organisation SalmonChile, il est encore difficile d’évaluer les pertes. « Nous savons que 25 millions d’alevins (smolts) sont en élevage dans la zone évacuée après l’éruption du volcan Calbuco... Ce qui correspond à 8,3% de la production totale de saumon au Chili. »

« On dénombre 11 piscicultures autour du volcan Calbuco. 8 élevages sont situés dans un rayon de 20 km, à l'intérieur de la zone évacuée, au moins 4 piscicultures auraient été touchées. Il est encore difficile d’estimer les pertes du fait que l’accès à la zone est restreinte... »

Deux volcans surplombent le lac Llanquihue (région de Los Lagos)

A gauche, le volcan Osorno, à droite, le volcan Calbuco

Les autorités chiliennes ont ordonné l'évacuation du personnel des fermes aquacoles, car elles sont situées à moins de 20 kilomètres du volcan.

« Aucun employé n’a été blessé, » a déclaré un responsable de la pisciculture "Lago verde" (société Invermar). « Cependant, la coupure générale d’électricité va occasionner des pertes importantes puisque les installations se sont arrêtées de fonctionner. »

Chili, second producteur de saumon d'élevage


Après cet évènement naturel, les marchés s'enflamment ; ils spéculent déjà sur une hausse du prix du saumon en 2016 !!!

Une épaisse couche de cendres recouvre la zone autour du volcan en éruption

 Photo Reuters / Ivan Alvarado

Le volcan Calbuco au premier plan


Localisation des élevages autour du volcan Calbuco


La pisciculture Lago Verde au pied du volcan (avant l'éruption)



Les 5 piscicultures les plus touchées  : Rio Blanco (Marine Harvest), Hornohuinco (Cermaq), Rio Sur (AquaGen), Rio Petrohue (Camanchaca) et Lago verde (Invermar)

Pour Marine Harvest, Rio Blanco produisait 60% de la production de smolts au Chili

Photos extraites de Aqua.cl : Los efectos del Calbuco sobre pisciculturas de Marine Harvest y Cermaq Chile

Camanchaca : Piscicultura Petrohue avant l'effondrement du toit sous le poids de la cendre





Plus d'explications :

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Le 22 Avril 2015

Bretagne : moules et huîtres décimées par la dorade royale

Depuis quelques années, des tonnes de moules et d'huîtres sont décimées en Bretagne. La faute à un poisson.

Illustration : Prédation sur des huîtres en baie de Quiberon (photo CRC Bretagne Sud / S. Gachelin)

En Bretagne, les producteurs de moules et d’huîtres ont un nouvel ennemi, redoutable. La dorade royale. Depuis quelques années, des hordes de poissons viennent dévaster les élevages. Pour les protéger, des chercheurs ont mis au point un répulsif acoustique. Un appareil sonore qui fait fuir les dorades.

Source : RTL par Virginie Garin publié le 22/04/2015 à 08:48

C'est devenu un vrai problème en Bretagne. La dorade est un poisson délicieux dans l'assiette, mais quand elle ouvre la bouche, elle fait peur. Elle a plein de dents et peut pulvériser une coquille d’huître en un coup de mâchoire. Près des côtes bretonnes des milliers de dorades royales, viennent régulièrement attaquer les parcs. L'an dernier dans la rade de Brest, un ostréiculteur a perdu en quelques minutes 160 tonnes d’huîtres. L'année d'avant, pour la même raison, plusieurs producteurs ont mis la clé sous la porte. Donc la profession a demandé à l'Institut de recherche sur la mer, l'Ifremer, de l'aider.

Un appareil acoustique efficace

Et ces chercheurs ont trouvé. Ils ont mis au point un appareil acoustique. C'est une sorte de chaîne-HiFi qui flotte posée sur une barque et reliée à un haut parleur sous marin. Il envoie des ondes et des plongeurs sont allés vérifier, quand il est en marche, les dorades déguerpissent. L'appareil est testé en ce moment dans la baie de Quiberon. Avant de le commercialiser, les chercheurs veulent vérifier que les dorades ne finissent pas s'habituer car elles sont malines.

100 fois plus de dorades en 20 ans

C'est un poisson qui vit en général dans les mers plus chaudes, en méditerranée, mais qui depuis quelques années remonte vers le Nord. En Bretagne, on en trouve 100 fois plus qu'il y a 20 ans. C'est une aubaine pour les pécheurs, c'est un poisson délicieux qui pourrait compenser la disparition d'autres espèces. En revanche c'est une plaie pour les ostréiculteurs. Donc la profession espère que grâce à ce répulsif acoustique, grâce aussi à des grillages installés autour des parcs, elle va pouvoir sauver ses huîtres.   


PREDADOR : un répulsif acoustique pour lutter contre la menace des daurades royales


La daurade royale, très vorace, peut causer des dégâts considérables dans les élevages de moules et d’huîtres. Dans le cadre du projet PREDADOR, un prototype expérimental de répulsif acoustique a été développé par l’Ifremer et testé par les professionnels.

Source : Ifremer

La daurade royale, très vorace, peut causer des dégâts considérables dans les élevages de moules et d’huîtres dont elle broie les coquilles grâce à ses puissantes dents. En septembre dernier, selon les mytiliculteurs impactés de la Rade de Brest, un banc de plusieurs milliers de daurades a ainsi dévoré 160 tonnes de moules.

Dans le cadre du projet PREDADOR, démarré en 2013, un prototype expérimental de répulsif acoustique a été développé par l’Ifremer et testé par les professionnels en 2013, puis en 2014 durant cinq mois, sur deux concessions pilotes en Rade de Brest et en Baie de Quiberon. Le répulsif a prouvé son efficacité sur les grands bancs de daurades et un projet industriel pourrait voir le jour prochainement.

Les daurades royales : une menace pour la conchyliculture

« Les répulsifs acoustiques existaient déjà pour faire fuir les cétacés, comme le dispositif CETASAVER en partie développé à l’Ifremer destiné à éloigner les dauphins lors d’opérations de pêche, mais pas pour des espèces ciblées de poissons, comme la daurade », expliquent Yves Le Gall, chef du service Acoustique Sous-marine, et Eric Menut, ingénieur électronicien, au Centre Ifremer Bretagne. Or, la demande existe. Les professionnels de la conchyliculture observent depuis plusieurs années des prédations importantes et soudaines de leurs élevages de moules et d’huîtres par les daurades royales.

Cette espèce carnivore dont la taille peut dépasser 70 cm et le poids 8 kg, se régale des coquillages au sol en eau profonde, sur estran, sur bouchots ou sur filières. Les moyens de protection utilisés comme les filets ou les grillages, fonctionnent dans certains cas, mais sont coûteux, fragiles et requièrent beaucoup de main d’œuvre car ils doivent être nettoyés régulièrement. Depuis une vingtaine d’années, les daurades sont de plus en plus abondantes en Bretagne. Leur aire de répartition semble avoir été modifiée. Les daurades remontent de la Méditerranée aux eaux vendéennes et bretonnes, et jusqu'à l'entrée de la Manche.

Le projet PREDADOR, qui vise aussi à améliorer les connaissances sur la biologie et le comportement de la daurade royale, a permis le développement d’un prototype de répulsif acoustique de type alarme sonore, de faible puissance, dont la portée d’efficacité est estimée entre 200 et 300 mètres.

Les expérimentations ont été réalisées à la demande de la profession conchylicole (Comité Régional de la Conchyliculture (CRC) Bretagne Sud et soutien du CRC Bretagne Nord). Le projet de recherche PREDADOR est labellisé par le Pôle Mer Bretagne Atlantique, financé par la région Bretagne et le département du Morbihan, et piloté par le CRC Bretagne Sud.

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Le 15 Avril 2015

Chine: 3.000 esturgeons d’élevage réintroduits dans le fleuve Yangsté


La survie de l’espèce est en jeu

Des chercheurs ont réintroduit 3.000 esturgeons chinois élevés artificiellement, un poisson rare qui a vécu à l’ère des dinosaures, dans le Yangtsé, le plus long fleuve du pays, afin d’éviter l’extinction de l’espèce.

Source : Le Soir à partir Xinhua

Le personnel de l’Institut de recherche des esturgeons chinois a remis en liberté 500 poissons de ce genre nés en 2011, d’une longueur de 80 cm et 2.500 poissons nés en 2013, d’environ 40 cm chacun. Des méthodes avancées ont été adoptées afin d’aider les scientifiques à les suivre simultanément, a indiqué Gao Yong, directeur adjoint de l’institut.

Il s’agit de la 57e réintroduction de ce poisson rare.

Les esturgeons chinois, surnommés « pandas aquatiques », sont inscrits sur la liste des créatures sauvages placées sous la protection de l’État.

En raison des projets hydrauliques, d’une circulation dense et de la pollution, le nombre des esturgeons chinois sauvages qui migrent à Gezhouba, dans la province chinoise du Hubei, pour se reproduire, est passé d’environ 1.000 en 1982 à environ 50, selon les estimations d’experts chinois.

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Le 13 Avril 2015

Biodiversité : l'avenir des oursins est dans l'Île de Ré



Montage à partir de copies d'écran du portail : L'Oursine de Ré

Alors que partout dans le monde, les oursins, comme l'ensemble de la faune marine qui peuple les océans, sont victimes de la pollution des eaux et de la surpêche, la solution de repeuplement pourrait venir de la région Sud Ouest. Plus précisément, de l’île de Ré (Charente-Maritime) et de son écloserie, à ce jour unique en France.

mardi 21 avril 2015

Grand Voyage de l’Hermione : Mission "Plancton" confiée au Lycée maritime de La Rochelle...

L'Hermione, dans le bassin des chalutiers à La Rochelle, une semaine avant le "Grand Voyage 2015"

Dans le cadre du « Grand Voyage » de l’Hermione, du 18 avril au 10 août 2015, le Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle accompagne l’Hermione durant son périple sur les traces de La Fayette... Sur les traces du plancton marin pour les lycéens rochelais...

Suivre la progression de l'équipage en bas de page...

Embarqué à bord du voilier K VIII (*), l’équipage du Lycée a quitté La Rochelle le 18 avril pour une traversée de l’Atlantique Nord à partir des Canaries. Plusieurs escales sont prévues aux Etats-Unis ainsi qu’une dernière escale à Saint-Pierre-et-Miquelon avant de reprendre la mer pour une arrivée à Brest le 10 août prochain.

A bord du voilier K VIII, l'équipage du Lycée Maritime de La Rochelle se prépare dans une ambiance festive...


Mission "Plancton" baptisée « Hermiona »

Dans ce contexte, l’Ifremer et le Lycée maritime de La Rochelle  ont engagé un partenariat afin de mener un projet pédagogique de prélèvement de plancton marin  baptisé « Hermiona » (Halieutique, Environnement et Recherche sur les Microalgues de l’Ocean Nord Atlantique).

« 32 élèves du lycée rochelais, répartis en quatre rotations d'équipage de huit membres et encadrés par deux (ou trois) professeurs, seront chargés de manœuvrer le voilier et de procéder, tous les deux jours, aux prélèvements du plancton marin, précieux pour la recherche scientifique. »

L’Ifremer a fourni aux élèves le matériel de prélèvement du plancton (filets à phytoplancton et à zooplancton) ainsi que le protocole d’échantillonnage... Les micro-algues (« phytoplancton ») sont le premier maillon de la chaîne alimentaire dans l'écosystème marin et produisent plus de la moitié de l'oxygène que nous respirons.

Le plancton, composé de micro-organismes végétaux et animaux, est à la base de la vie en mer « et de tout sur terre, à commencer par la création d'oxygène », a insisté Claude Le Bec, responsable du laboratoire de l'Ifremer à Concarneau venu à La Rochelle pour remettre aux lycéens le « cahier de laboratoire », dans lequel ils devront noter toutes leurs observations.

Cette collection d'échantillons sera étudiée ultérieurement aux laboratoires de La Rochelle et de Concarneau. La mission Hermiona permettra notamment à l'Ifremer « de compléter notre documentation de la biodiversité en Atlantique nord et de la comparer avec les observations réalisées par une expédition norvégienne en 1910 - qui servent encore aujourd'hui de référence - et avec ce que nous voyons le long de nos côtes », a expliqué Claude Le Bec.

(*) ex Kriter VIII - voilier de 23 mètres vainqueur de la Route du Rhum de 1982 chez les monocoques.

Philippe Favrelière (à partir de l'article de Ouest France : L'Hermione. Des lycéens vont prélever du plancton dans son sillage

~ Pour plus d'explications sur la mission "Hermonia" sur le portail de l'Ifremer : "Grand voyage" de l’Hermione du 18 avril au 10 août 2015
~ Pour suivre la traversée de l'équipage du Lycée Maritime de La Rochelle à bord du KVIII : LEMA et l'Hermione 

Au cours des 4 mois de traversées transatlantiques, nous allons accompagner les élèves et les professeurs du Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle (LEMA)

Mais avant

Avec Ulule, aider le lycée maritime à boucler le budget de son "Grand Voyage 2015"




Dans le sillage de l’Hermione, le Lycée d'enseignement maritime et aquacole de La Rochelle (LEMA) est embarqué à bord du voilier KVIII... Lycéens et professeurs se chargent de boucler le parcours sur l’Atlantique nord dans les traces du plancton marin, le projet scientifique "Hermiona" en partenariat avec l'Ifremer...

lundi 6 avril 2015

Greenpeace vs Petit Navire ; Il faut changer de thon !


Copie d'écran de la campagne de Greenpeace : Arrêthons

La durabilité d'une pêcherie ne se mesure pas à la perception de la souffrance qu'endurent les individus capturés. La gestion des pêches ne peut pas et ne doit pas être une gestion technico-biologique. Condamner les dispositifs de concentration de poissons (DCP) qui permettent de maximiser les prises des pêcheurs industriels, ne résout aucun des problèmes des pêches lointaines au thon. La réduction du nombre des DCP est une des revendications des armements thoniers français : Greenpeace, en ciblant sa campagne sur cette question, détourne le public des vraies questions. Les flottilles de pêche artisanales et locales doivent être défendues face aux géants de l'industrie thonière, non parce que leurs techniques de pêche sont moins douloureuses pour les poissons, non parce qu'elles seraient nécessairement respectueuses de la nature (ce n'est pas le cas), mais parce qu'il s'agit d'un modèle plus juste, créateur d'emplois qui permet plus de dignité et une relation plus saine aux ressources marines, ce bien commun.

Clément Calmettes, avril 2015


L'histoire de Petit Navire et la pêche au thon



Petit Navire est le leader du thon en boîte sur le marché français. Malgré l’ambition affichée d’être exemplaire en matière de pêche durable, la marque s’approvisionne en thons pêchés avec une technique de pêche ravageuse pour les océans : les dispositifs de concentration de poissons.

Greenpeace

Greenpeace vs Petit Navire : il faut changer de thon !

En octobre 2014, Greenpeace France a lancé une campagne « Arrêthons ». Au-delà du bon jeu de mot, il faut saluer l'initiative : tout n'est pas bon dans le thon et l'industrie thonière européenne mérite bien des critiques. Elle est un exemple parfait d'une exploitation irraisonnée des hommes et des ressources naturelles des pays du Sud au profit de l'Europe. Les compagnies espagnoles et françaises de pêche au thon sont extrêmement puissantes et soutenues par les Etats et l'Union Européenne alors même qu'elles usent et abusent de tous les dispositifs d'optimisation et de dumping possibles.

Sur quoi porte la campagne de Greenpeace ?

Le seul texte visible dans la vidéo est le suivant « Le thon Petit Navire est pêché avec une technique destructrice, le dispositif de concentration de poissons ». Tout le thon Petit Navire n'est pas pêché sous DCP (Dispositif de Concentration de Poissons) et les DCP ne sont pas une technique de pêche. La technique de pêche utilisée est la senne coulissante, un engin qui a de nombreux avantages écologiques par rapport à d'autres techniques. Les sennes n'ont absolument aucun impact sur les fonds marins puisqu'elles pêchent en surface. Ces grand filets encerclants permettent également de ne pas blesser les animaux capturées : ils peuvent donc, à condition que les équipages soient formés et le souhaitent, être libérées sans problème.

Copie d'écran du portail Petit Navire : Les engagements de Petit Navire 

La senne coulissante pour les thons a cependant des inconvénients en termes écologiques : elle est terriblement efficace, en particulier associée à de nombreuses technologies de détection et de concentration du poisson. D'après les avis scientifiques, malgré des données trop parcellaires, les différentes espèces de thonidés ne sont pas en danger immédiat, mais la vigilance est de mise. Dans la plupart des mers du monde, des organisations régionales de gestion des pêches (la Commission des Thonidés de l'Océan Indien, la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique,...) développent des programmes d'observation et de contrôle des pêches. Il ne faut pas balayer trop rapidement la question de la surexploitation des espèces de thonidés exploitées, mais un certain nombre de garde-fou existe.

Les DCP dérivants dont il est question pour la grande pêche thonière sont des radeaux équipés de nombreux capteurs et qui communiquent régulièrement leurs informations aux thoniers senneurs. Cette technologie est largement issue des travaux d'instituts publics de recherche comme l'IFREMER ou l'IRD en France, ainsi que de leurs homologues espagnols ou asiatiques. Le principe est de recréer un écosystème au milieu de l'océan, en fixant les micro-organismes et le plancton, puis les prédateurs et enfin les super-prédateurs que sont les thons. On estime généralement que cette technologie n'augmente pas la biomasse mais « concentre » les espèces migratrices du large en un point, rendant la capture plus facile. Le développement de ces DCP depuis la fin des années 1980 a engendré une augmentation des captures de thon listao (moins cher que l'albacore ou le thon obèse) et de jeunes thons. D'autres espèces peuvent également se retrouver sous les DCP comme des mammifères marins ou des tortues, leur capture est interdite et elles doivent impérativement être libérées avec le moins de dommage possible. La polémique sur les DCP n'est pas neuve et l'industrie thonière française milite pour une réduction du nombre de ces épaves flottantes, beaucoup plus utilisées par les navires espagnols que par les navires français. Cette distinction s'explique notamment par une préférence des navires français pour les espèces à plus forte valeur commerciale (thon albacore, en particulier).

Comment Greenpeace sensibilise le public ?

vendredi 3 avril 2015

Festival Pêcheurs du Monde 2015 : La voix des invisibles

Festival Pêcheurs du Monde 2015

7e édition

17-22 Mars 2015

La voix des invisibles

Les deux jurys du festival ont récompensé cinq films sur les 14 soumis à leur appréciation. Certains membres ont même regretté de ne pouvoir récompenser des films non-inscrits dans la compétition, ce qui témoigne de la qualité globale de l’ensemble des films présentés- 46- durant les six jours.

Tous les films primés donnent la parole aux invisibles du monde de la pêche, ceux et celles dont la voix ne parvient jamais, ou rarement, aux oreilles des décideurs.

Les deux jurys réunis, celui des jeunes et celui des professionnels, ont attribué le prix Chandrika Sharma à « Wawata Topu » de David Palazon et Enrique Alonzo, qui donne la parole aux femmes pêcheuses de Timor Leste ; elles pêchent en plongée pour améliorer les revenus de leur famille. Ce prix a été attribué en mémoire de la secrétaire d’ICSF, disparue en mars 2014 dans l’avion de la Malaysian Airline.

Yvette Diei Ouadi de la FAO rend hommage à  Chandrika Sharma, secrétaire du Collectif international d'appui à la pêche artisanale (ICSF), disparue en mars 2014 dans l’avion de la Malaysian Airline... La présence d'une délégation de la FAO au Festival Pêcheurs du Monde annonce le début d'un partenariat entre l'organisation internationale et Pêcheurs du Monde (Photo d'Alain Le Sann)

Le jury des professionnels (Cinéma et Pêche) a primé le long-métrage au Taïwanais Hung Chun-Hsiu pour « The Lost Sea ». Tourné sur l’île de Kinmen, toute proche de la Chine, il décrit le désastre engendré par la construction d’un grand port inutilisé, sous le regard de pêcheurs côtiers pittoresques qui prennent plaisir à cuisiner les limules, abondantes sur les plages, avant la construction du port. Un film attachant plein d’humour pour décrire une réalité sinistre. Le prix du court-métrage a été donné à un film bouleversant de la jeune réalisatrice bretonne, Frédérique Odye, « Les veilleuses de chagrin ». Plusieurs veuves de marins pêcheurs évoquent la mémoire de leur mari disparu en mer et leur difficulté à faire leur deuil. Un bel hommage à ces femmes discrètes qui ont gardé la mémoire de leur mari au cœur de leurs pensées. Ce fut aussi l’occasion de rappeler le scandale du naufrage du « Bugaled Breizh », coulé par un sous-marin, mais sans que les responsabilités soient reconnues. Un court-métrage de fiction de la jeune marocaine Asmae El Moudir « Les couleurs du silence », évoquant la disparition d’un pêcheur en hommage à son grand père disparu, a aussi profondément ému le public.

Des jeunes sensibles à la marginalité

Le jury des jeunes étudiants et lycéens a pour sa part fait preuve d’originalité en choisissant deux films sur des sujets étonnants qui mettent en scène des marginaux essayant d’échapper à la misère en pratiquant des pêches et des activités illégales. Le long-métrage primé est « Les Hustlers », du Béninois Egone Amah. Ces débrouillards, comme ils se désignent eux-mêmes, survivent dans un bidonville près du port de Lomé. Ils font du trafic d’essence et pratiquent la pêche quand ils ont réussi à émerger de la drogue et de l’alcool. Ils sont attachants malgré tout, ils rêvent d’une vie meilleure impossible, d’un travail régulier et s’appuient sur leur famille et leur solidarité entre copains. C’est une plongée rare dans un monde peu accessible.

Les jeunes ont également été touchés par le court-métrage de Robin Dimet « Sounds of the Soul » sur les marginaux qui survivent le long du transsibérien en vendant du poisson ou en pêchant illégalement sur le lac Baïkal, dans un froid glacial, par moins 30 degrés. Tous ces films mettent en scène des invisibles du monde de la pêche qui essaient de survivre dans des conditions difficiles, parfois extrêmes, oubliés de tous. Ces documentaires illustrent bien l’esprit du festival, centré sur les hommes et les femmes dans la pêche, souvent incompris et méconnus.


L’impact du changement climatique

lundi 30 mars 2015

La liberté... mais à quel prix ? Dure réalité des travailleurs de la pêche

Au moment où la France va ratifier la convention n°188 de l'OIT relative au travail dans la pêche...

La liberté au prix d’un travail dur et éprouvant à bord des bateaux de pêche...
La liberté de populations pauvres, volée par des armateurs sans scrupule, des esclavagistes...

A bord du chalutier « Le Sainte Marie de la Mer »



Documentaire de Cyril Badet (France – 2014 - 34’)

Le chalutier le Sainte Marie de la mer, appareille pour une campagne d’une semaine à pêcher le maquereau et la sardine au large du Tréport. La vie des marins à bord et leur travail, dur et astreignant y est filmé tout au long du processus de pêche, de la plongée des filets jusqu’à la vente aux mareyeurs. Le travail est physique parfois dangereux mais les marins aiment ce boulot... La liberté du métier... Cyril Badet a capté, avec beaucoup de précisions, les  gestes de chaque marin ainsi que les mouvements qui lient les membres d'équipage dans une chaine de production solidaire... Ce travail en équipe dans un espace exigu... avec tous ses dangers... Attention ! Pas de rupture de coordination... Pas de fausse manœuvre !

La France va ratifier la convention n°188 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) relative au travail dans la pêche... Cette ratification intervient au moment où des associations dénoncent le travail forcé dans la pêche partout dans le monde... En Asie comme en Europe... Adopté en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 19 mars 2015, le projet de loi autorisant la ratification attend la signature des sénateurs...

Public Sénat : Les dessous de la mondialisation dans la pêche

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !



Mois de Mars 2015

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Suite de la revue de presse : Avril 2015

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !

https://www.facebook.com/PavillonFrance?fref=photo


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Le 31 Mars 2015

Les chiffres clés de la filière pêche : 31 000 emplois directs



Selon Pavillon France, la filière de la pêche emploie directement 31 000 personnes réparties dans 7 800 unités de production (bateau de pêche (4600), mareyage (295) et poissonnerie (2900))

A ces chiffres clés, il faut ajouter les emplois dans l'industrie halio-alimentaire estimés à 16 000 personnes et tous les emplois en amont (construction navale, avitaillement,...)

Les emplois dans la conchyliculture et la pisciculture : > 20 000 emplois

Secteur Pêche + Aquaculture : Plus de 80 000 emplois directs et indirects en France

Pour plus d'informations sur la filière de la pêche : Pavillon France 

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De la mer à l'assiette

Le Poissonnier



Poissonnier : Jean-Pierre Fernandez

PavillonFrance

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Formation requise

Après le CAP poissonnier, il peut exercer en poissonnerie, en grande surface ou sur les marchés. Après plusieurs années comme vendeur et une formation de gestion, il peut s’installer à son compte.
Qualités requises

Il sait faire partager sa passion pour les bons produits. En bon acheteur il est attentif à la qualité et au prix. Il connaît toutes les espèces et sait conseiller sur la manière de les cuisiner.

De la mer à l’assiette : 

découvrir les étapes en images avec Pavillon France

http://www.pavillonfrance.fr/mer-assiette


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Le 30 Mars 2015

Thon rouge de ligne, Pêche artisanale


« Thon rouge de ligne, Pêche artisanale » c’est :
  1. Une marque collective qui identifie le thon rouge capturé, avec respect, par des pêcheurs artisans,
  2. Un engagement pour promouvoir une approche socialement responsable et biologiquement durable,
  3. Un produit issu de la « petite pêche » et de la « pêche côtière » pour des navires battant le pavillon français,
  4. Un produit pêché à l’hameçon par des navires pratiquant la palangre, la ligne ou la traine,
  5. Une défense des identités culturelles qui placent l’Homme au centre des activités maritimes pour consolider l’emploi et le développement économique local
  6. Une traçabilité complète et accessible au consommateur : identité du navire, fiches de capture, technique, lieu et jour de pêche,
  7. Un engagement sur la fraîcheur et la qualité irréprochable du produit,technique, lieu et jour de pêche,
  8. Un plan de contrôle qui s’assure du respect des engagements de chacun

Pour en savoir plus : Thon rouge de ligne 

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Le 28 Mars 2015

Point sur l'obligation de débarquement des poissons

Vers une pêche durable : interdire les rejets



02'09" 16/03/2015

L'UE a interdit aux pêcheurs de rejeter par dessus bord les espèces non visées et propose au lieu de cela de les transformer pour en tirer un profit (notamment dans la farine de poisson). Source : Europarlement


Obligation de débarquement des poissons: accord provisoire entre les institutions de l'UE

Le 29 janvier 2015, lors d'une deuxième réunion de trilogue informel, le Conseil et le Parlement européen sont parvenus à un accord politique provisoire sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement pour les pêcheries (règlement dit "Omnibus").

Source : Conseil de l'UE - 29/01/2015

Le Comité des représentants permanents (Coreper) recevra des informations à ce sujet dans les prochains jours. Une fois que le texte final sera disponible, le règlement sera inscrit à l'ordre du jour du Parlement européen et du Conseil pour approbation, avant l'adoption définitive.

L'un des principaux objectifs de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) est d'éliminer progressivement les rejets dans toutes les pêcheries de l'UE en introduisant une obligation de débarquement de toutes les prises. Le règlement "Omnibus" prévoit une série de modifications aux mesures de contrôle et aux mesures techniques existantes afin de mettre en œuvre l'obligation de débarquement approuvée dans le cadre de la PCP réformée.

Le zéro rejet, opportunité ou catastrophe annoncée?



Pavillon France (Forum FFP)

L'accord intervenu entre le Conseil et le Parlement européen porte notamment sur plusieurs mesures visant à simplifier les dispositions et à réduire la charge administrative pour les pêcheurs et les administrations chargées du contrôle.

  • Un rapport annuel sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement sera élaboré par la Commission, qui s'appuiera sur les informations disponibles transmises par les États membres, les conseils consultatifs et d'autres sources.
  • Le principe selon lequel il convient d'éviter le développement de marchés parallèles pour les poissons n'ayant pas la taille requise est confirmé.
  • Un accord est intervenu sur une solution pragmatique pour le stockage des poissons à bord des navires de pêche. 
  • Proposition de règlement "omnibus" sur l'obligation de débarquement

Texte de base de l'obligation de débarquement :
http://register.consilium.europa.eu/doc/srv?l=FR&f=ST%2018021%202013%20INIT

Résumé du texte par le CTA (question/réponse) : EU : zéro rejet - Obligation de débarquement à compter du 1er janvier 2015

Le Comité national des pêches a répertorié les textes concernant les pêcheries pélagiques 

(obligation de débarquement depuis le 1 janvier 2015)

Les Règlements Délégués définissant l’obligation de débarquement pour les pêcheries pélagiques en fonction des régions ont été publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne le 30 décembre 2014.

Cliquer Ici pour accéder au téléchargement (RD_OD_JOUE_2014) ou aux liens  : Mer du Nord, EO Septentrionales, EO Australes, Méditerranée et Mer Baltique.

Audition publique

Comment améliorer la sélectivité dans l’interdiction des rejets



How to improve selectivity in the context of the discard ban

This hearing will discuss issues such as improvements in selectivity based on both technical development and other measures, with a focus on fishing gear.

Date : 13 avril 2015

Lieu : Brussels - Altiero Spinelli (ASP) 5E2

Cliquer Ici pour plus d'informations sur l'audition publique (programme détaillé,...)

Sélectivité : les pêcheurs peuvent-ils faire encore mieux ?



Piloté depuis 2014 par l’antenne lorientaise de l’Aglia, le projet REDRESSE teste actuellement des solutions techniques permettant de limiter au maximum les rejets et captures accessoires. Reste à savoir jusqu’où les professionnels peuvent aller dans ce domaine, sans remettre en cause leur équilibre économique ?

Source : Keroman

A votre avis, suffit-il d’agiter une boule jaune à l’entrée d’un chalut à langoustines pour faire fuir les petits merluchons ? Visiblement, non. En revanche, le fait d’utiliser sur la partie droite du chalut (rallonge + cul) du T90 en 55 mm semble plutôt efficace pour réduire les captures annexes. Le principe est simple : les mailles du chalut sont tournées à 90° par rapport au sens de montage classique, elles s’ouvrent alors plus facilement sous l’effet de la traction, et permettent ainsi aux espèces non ciblées de s’échapper et de retrouver leur liberté. On appelle cela : améliorer la sélectivité. Les pêcheurs n’ont pas attendu la réforme de la dernière PCP (politique commune des pêches) pour avancer dans ce domaine, convaincus depuis longtemps par la célèbre formule : « Trier sur le fond plutôt que sur le pont ». Il n’empêche, l’application depuis le début de l’année de nouvelles contraintes dans le cadre de l’application du « zéro rejet » les obligent à aller toujours plus loin dans cette démarche. C’est dans ce contexte qu’a été lancé, début 2014, le projet REDRESSE (Réduction des rejets et amélioration de la sélectivité). Porté par l’association du grand littoral atlantique (Aglia), en partenariat notamment avec Ifremer, le programme vise à trouver des solutions techniques permettant de limiter au maximum les captures accessoires pour quatre métiers : le chalut de fond, le chalut pélagique, la senne danoise et le filet.



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