samedi 21 février 2015

Actualité de la pêche en France et en Europe : Février 2015



Mois de Février 2015

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Le 27 Février 2015

Femmes de mer - 42 Portraits de Femmes travaillant dans les secteurs de la pêche et l’aquaculture



A l’occasion du Salon International de l’Agriculture, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, ont présenté l’ouvrage « Femmes de mer ».

Cet ouvrage met à l’honneur le travail des femmes et leur place dans l’ensemble de la filière de la pêche et de l’aquaculture. Il présente de manière détaillée 42 portraits de femmes mais aussi les différents métiers qu’elles exercent tant à bord des navires de pêche et dans la production aquacole qu’à des postes administratifs et de secrétariat.

Conçu dans le cadre du plan d’action du gouvernement en faveur de l’égalité femmes-hommes et de la mixité des métiers, ce livre nous invite à partager la vision de ces femmes sur leurs conditions de travail, les difficultés auxquelles elles sont exposées, leur savoir-faire et leur parcours personnel.

La richesse et la diversité de la pêche et de l’aquaculture françaises se tissent au quotidien par l’activité de femmes et d’hommes passionnés par leur métier. Ils sont à la source de près de 100 000 emplois indirects. Avec une consommation de produits aquatiques de 35kg par habitant et par an, et un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros pour la pêche et l’aquaculture, ces secteurs représentent un des piliers de l’économie maritime française.

Cliquer Ici pour télécharger : Femmes de mer - 42 Portraits de Femmes travaillant dans les secteurs de la pêche et l’aquaculture


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Le 26 Février 2015

Europe. Un milliard pour irriguer la Bretagne



Près d'un milliard d'euros, c'est le montant des fonds européens jusqu'en 2020. Nouveauté, ces aides seront désormais pilotées en direct par la Région. Le comité de pilotage a été installé, mercredi, à Brest.

Source : Ouest France par Christophe Violette.

Pas de saupoudrage

« Un moment clef, résume Pierrick Massiot, président du conseil régional. Alors que nous entrons dans la phase opérationnelle du programme des fonds européens, près d'un milliard d'euros pour 2014-2020, nous avons simultanément la contractualisation des fonds État-Région et celle des fonds régionaux vers les collectivités. » En tout, 2 milliards d'euros, avec un bel effet de levier : « Ciblés et contractualisés, pas de saupoudrage mais de vraies priorités pour nos territoires. » Seules deux régions, la Bretagne et l'Alsace, ont décidé de concentrer ainsi la totalité de ces aides.

368 millions pour l'agriculture

Bruxelles accorde donc au total près d'un milliard d'euros à la Bretagne d'ici à 2020. Répartis en quatre enveloppes : 368 millions pour l'agriculture (Feader, fonds européen pour le développement rural), contre 170 millions pour le précédent plan ; 307 millions pour le développement régional (Feder), contre 301 millions précédemment ; 184 millions pour le social (FSE, fonds social européen), un montant inchangé ; 43,8 millions pour la pêche et la mer (Feamp, fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche), 28 millions précédemment. Côté agriculture, Michel Morin, vice-président du conseil régional, pointe que ces 368 millions iront « au plan bâtiment, aux mesures agri-environnementales, à l'installation des jeunes et à l'innovation » (programme Leader).

Trois priorités

Changement relatif

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Accidents du travail et maladies professionnelles

 Bilan 2013


Direction générale des infrastructures des transports et de la mer

Source : Medde

Rapport - 12 p.

Ce document présente la synthèse des pathologies d’origine professionnelle chez les marins survenues ou reconnues au cours de l’année 2013. 

Elles sont la conséquence d’un accident ou d’une exposition à des facteurs toxiques au cours de la navigation.

Les données résultent de l’exploitation des déclarations des accidents du travail maritime (ATM), des maladies professionnelles auprès de l’Établissement national des invalides de la marine (ENIM) et des dossiers médicaux informatisés Esculape du Service de santé des gens de mer (SSGM).

Cliquer Ici pour télécharger : Accidents du travail et maladies professionnelles (Bilan 2013)


Pour plus d'informations sur Le service de santé des gens de mer

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Le 25 Février 2015

Le Comité des pêches demande des mesures pour l'installation des jeunes


En visite au salon de l'agriculture Gérard Romiti, le président du comité national des pêches a renouvelé sa demande d'aide à l'installation pour les jeunes pêcheurs

Sources : France 3 Bretagne par M.Villaverde et France 3 Corse par Grégoire Bézie avec AFP

De passage au salon de l'agriculture, où le comité morbihannais des pêches tient un stand, Gérard Romiti, le président du comité national, a demandé des mesures pour favoriser l'installation des jeunes pêcheurs, afin qu'ils puissent notamment financer l'achat de nouveaux bateaux.

"On a des jeunes sur chaque façade (maritime) qui veulent s'installer sur des bateaux neufs", mais "il faut qu'on puisse rentabiliser un bateau en vingt ans. On ne peut plus aujourd'hui rentabiliser un bateau sur dix ans", a-t-il expliqué à l'AFP.  "On demande, sur la passation d'entreprise, qu'il y ait un lissage du départ à la retraite, afin que les jeunes qui reprennent une activité bénéficient d'un régime fiscal plus favorable. [...] 2014 a été une année avec des quotas de pêche corrects, une météo clémente, on a de l'espoir et on veut installer des jeunes", a-t-il insisté.

La question du renouvellement de la flotte est cruciale pour la pêche française, aux navires vieillissants. Leur nombre a diminué de moitié en 20 ans avec désormais 5.000 unités dans les ports métropolitains, correspondant à quelque 20.000 marins pêcheurs, selon l'Ifremer.

D'après la DAMGM (Direction des affaires maritimes et des gens de mer), la profession a perdu le quart de ses effectifs en moins de 15 ans.


La question du renouvellement de la flotte est cruciale pour la pêche française, aux navires vieillissants. En Corse, la moyenne d'âge de la flotte est de 36 ans.

"Vous achetez plus une licence (de pêche) qu'un bateau en cas de reprise", a indiqué Gérard Romiti, qui a défendu la question de l'installation des jeunes auprès du ministre de l'Economie Emmanuel Macron et du président François Hollande.

Installer 4 à 5 jeunes par an

Cette flotte est constituée pour la plus grande part du bateau de pêche traditionnelle 'pointu', "adapté à la pêche insulaire, mais qui doit être modernisé. Le coût d'un pointu du futur, avec matériels et camionnette frigorifique, est de 500.000 euros", a précisé Gérard Romiti, qui vise l'installation de 4 à 5 jeunes par an en Corse.

"Les banques réclament 30% d'apport et un règlement du prêt en 7 à 10 ans. Quel est le jeune qui peut mettre 150.000 euros sur la table à la sortie de sa formation ?".

"On demande, sur la passation d'entreprise, qu'il y ait un lissage du départ à la retraite", afin que les jeunes qui reprennent une activité bénéficient d'un régime fiscal plus favorable". Parmi les pistes évoquées, le règlement unique des intérêts sur les cinq premières années du prêt.

"La pêche en Corse doit rester artisanale"​

La moyenne d'âge des pêcheurs est de 56 ans en Corse, contre 45 ans pour la moyenne nationale. D'après la DAMGM (Direction des affaires maritimes et des gens de mer), la profession a perdu le quart de ses effectifs en moins de 15 ans. Il y a 198 patrons-pêcheurs déclarés en exercice en Corse, selon le Comité national des pêches.

"La pêche en Corse doit rester artisanale, mais sans avoir à subir la politique des quotas", a ajouté Gérard Romiti. "Cela passe par le développement de programmes scientifiques pour ré-ensemencer la mer et pourquoi pas l'installation de parcs aquacoles".

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24 Février 2014

Première école de pêche : Groix, 1895


Formation des pêcheurs : De la première école de pêche à Groix jusqu'aux 12 lycées professionnel maritime et aquacole en France, en passant par la vingtaine d'écoles d’apprentissage maritime (EAM)...

Avec plus de 500 kilomètres de côtes, le Morbihan possède depuis toujours une vocation maritime affirmée. Activité économique prépondérante, la pêche a façonné au fil des siècles les paysages et les vies. En 1866, le Morbihan emploie environ 8 900 marins pêcheurs. Jusqu’à la fin du 19e siècle, le métier de pêcheur s’apprend sur la grève ou sur la mer. L’apprentissage se fait de père en fils. Les jeunes embarquent très tôt, dès l’âge de douze ans. En cette fin de siècle, les nouvelles techniques de pêche et la raréfaction du poisson obligent les pêcheurs à recourir à des technologies sophistiquées.

Source et illustration : Archives du Morbihan

En 1893, le gouvernement impose l’enseignement de la lecture des cartes marines dans les écoles primaires du littoral. Quelques écoles primaires comme à Arzon, Port-Louis ou La Trinité-sur-Mer dispensent alors ces cours. En 1898, une loi institue dans les écoles primaires du littoral des « leçons de choses appropriées aux enfants de marins », et l’école normale de Vannes enseigne cette discipline dès 1899.

Entre temps, en 1894, naît l'idée d'écoles de pêche à l’occasion du congrès de sauvetage à Saint-Malo. Une société se forme alors à Paris sous la présidence d'honneur de l'amiral Duperré et de Jules Simon, homme d'État français né à Lorient. La toute première école ouvre sur l’île de Groix le 16 mai 1895 à l’initiative de Victor Guillard, professeur libre d’hydrographie. L’école compte dès la première année 38 élèves. Un enseignement gratuit et un enseignement pratique concernant la navigation, la pêche et la manœuvre préparent les élèves au brevet de pêche. D’autres écoles voient le jour comme celle du Bono en 1927.

dimanche 15 février 2015

Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,... Février 2015


Revue de presse de Février 2015

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Etiquetage des huîtres en question... à la discussion...


Cliquez Ici pour télécharger le courrier du CNC daté du 29 janvier 2015

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Le 28 février 2015

Charente-Maritime : décoré après Xynthia, il rend sa médaille et réclame une digue



Le Charronnais avait sauvé des vies. Il a rendu sa décoration et réclame une digue pour protéger le nord de la commune

Source : Sud Ouest par Yannick Picard

Il devait être le seul mais finalement, il a fédéré d'autres personnes autour lui (1). Jeudi, cinq ans après Xynthia, Jean-François Raymond s'est rendu à la préfecture de Charente-Maritime pour rendre les six médailles reçues au lendemain de la tempête. Il n'y a pas de colère chez ce mytiliculteur charronnais mais au contraire, de la sérénité. « J'ai mûrement réfléchi avant de la rendre. J'en ai même parlé autour de moi et à d'autres personnes qui avaient reçu cette médaille. »

Cette médaille, il l'a reçue pour avoir, dans la nuit du 27 au 28 février 2010, vers 5 heures du matin, sauvé plusieurs personnes prisonnières de la montée des eaux à leur domicile.

Je suis sorti avec ma torche. La mer était là, dans la rue de La Rochelle à Charron.

Par deux fois, aidé de sa torche électrique, il est allé comme d'autres porter secours aux riverains qui avaient de l'eau jusqu'à la taille. « Une quinzaine de jours plus tard, les gendarmes sont venus me poser des questions au sujet de ce sauvetage. »
Sentiment d'abandon

Quelques mois plus tard, le 10 septembre 2010, Jean-François Raymond et neuf autres Charronnais recevaient à la préfecture la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement.

Pour une fois que nous n'allions pas à la préfecture pour se faire engueuler !

Le temps a passé. Aujourd'hui, comme tant d'autres habitants du village frappé par Xynthia, il fait le constat de l'avancement des protections contre le risque de submersion. « Du côté ouest, nous sommes protégés. La digue a été construite très vite après le passage de la tempête. Par contre, pour ce qui est du nord de la commune, rien à l'horizon. Si ce n'est des études, et encore des études… » Bien que validée dans le Programme d'actions de prévention contre les inondations (Papi) Nord Aunis, la réhabilitation de la digue nord est liée au résultat des études d'impacts sur la commune de Marans.

À travers ce geste, Jean-François Raymond reconnaît « vouloir attirer l'attention ». « J'étais fier de la recevoir cette médaille. Pour une fois que nous n'allions pas à la préfecture pour se faire engueuler ! Mais aujourd'hui, ce sentiment à disparu. On se sent abandonnés. »

« Même une petite »

(...)

(1) Les cinq autres qui ont rendu leur médaille : Patrick Martin, Theddy Pineau, Alain Fillonneau, Frédéric Plaire, Olivier Bobinet. Les quatre autres qui ont souhaité garder la médaille : Vincent et Cécile Bernard, Joël Chevalier et Stéphane Baradeau.

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Perros-Guirec. La goélette de Franck deviendra un bar à huîtres

Franck Eydely voulait concilier ses passions de la mer et de la gastronomie. Dès avril, il proposera un concept unique en France : un bar à huîtres à bord d'une goélette amarrée au port.

Source : Ouest France

Un parcours atypique

Franck Eydely a connu une première vie comme restaurateur et animateur de la vie nocturne caennaise. Il a participé à des courses au large de mini 6.50 et a convoyé des voiliers lors des retours de courses. Depuis les années 2000, il est tombé amoureux de la région et s'est installé à Perros-Guirec où il a dirigé une entreprise de location de bateaux. Lui est alors venue l'idée de créer un lieu de rencontre festif sur un bateau. Il a imaginé qu'une goélette proposant un bar à huîtres, vin, champagne et tapas, serait appréciée de la clientèle locale et touristique. Ne restait plus qu'à trouver la goélette.

Trois mois de mer pour rejoindre le port de Perros

« Trouver une goélette n'a pas été facile. Après de longues recherches, j'ai jeté mon dévolu sur cette traditionnelle goélette, basée au port turc de Bodrum ». Il l'a rebaptisée Black Pearl, sur une idée de son fils Joshua. Il a quitté la Turquie le 15 novembre, accompagné de Stéphane, le skipper. « Pour parcourir les 3 800 milles entre Bodrum et ici, il nous a fallu plus de trois mois, dont 40 jours de mer. » Parmi les bons souvenirs de ce périple, Franck cite « les îles des Cyclades, la Grèce, le canal de Corinthe, les rencontres en mer avec les tortues et les dauphins et à terre avec les marins des ports d'escale ».

(...)

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A qui appartient l’eau du fleuve Charente ?

L’autorisation d’exploiter les barrages datait de 1961. Son renouvellement est soumis à enquête d’utilité publique sur fond de guerre de l’eau….

Source : Sud Ouest par Thomas Brosset 

Bien de l'eau a coulé sous les ponts de la Charente depuis 1961. Bien des inondations ont lieu en amont comme en aval du barrage de Saint-Savinien et bien des périodes de sécheresse. Mais ce qui a surtout changé en cinquante-quatre ans, c'est l'usage que l'on fait de l'eau. En 1961, la Charente-Maritime dénombrait 460 000 habitants, 200 000 de moins qu'aujourd'hui. Son agriculture, essentiellement basée sur l'élevage et la polyculture sur petites parcelles, était peu gourmande en eau. Et c'est sur ces bases-là que les autorisations d'exploiter les barrages de Saint-Savinien et la prise du canal de l'Unima (1) ont été délivrées par décret le 21 décembre 1961 pour… cinquante ans. Il s'agissait alors essentiellement d'approvisionner le département en eau potable, d'aider l'élevage et de conserver les niveaux d'eau dans les marais. Autorisation d'exploiter signifie gérer les ouvrages, ce qui peut s'avérer particulièrement important pour l'amont en période de submersion des berges et de prélever l'eau si nécessaire.

Irrigation, tonnes de chasse

Depuis, les pratiques agricoles ont été considérablement modifiées...

Captage prioritaire Grenelle

Les enjeux ? Pour Nature Environnement 17, il s'agit de garantir « la hiérarchie des usages imposés par la loi sur l'eau », la gestion de la quantité ne doit pas être dissociée de la qualité de l'eau et Nature Environnement 17 rappelle que « la Charente est un captage prioritaire Grenelle avec des dépassements en pesticides ».

Alors que le débit réservé minimum satisfaisant pour l'ostréiculture devrait être de 12 m3/seconde, l'enquête fait état de 8 m3/seconde. En clair, cela signifie qu'entre 12 et 8 m3/s, les prélèvements pourront continuer à être autorisés même si les parcs à huîtres manquent d'eau douce. Toujours selon Claude Matard, représentant de NE17, telle qu'elle est fixée dans le dossier l'autorisation permettra un prélèvement de 40 % de l'eau pour les seules irrigation et remplissage de tonnes de chasse et elle donne quasi les pleins pouvoirs à l'Unima alors « que l'eau courante est un bien public », rappelle Claude Matard.

« Une autorisation de quarante ans alors que le réchauffement climatique s'accélère et qu'on ignore dans quelle situation on sera en 2055, c'est bien trop long. Ce dossier touche toute l'écologie des marais charentais. Il préoccupe le Conservatoire du littoral, les ostréiculteurs. Nous nous devons d'être vigilants », poursuit Claude Matard.

L'enquête était bouclée lundi soir. C'est désormais au commissaire enquêteur de donner ses conclusions.

(1) Syndicat mixte de l'union des marais.

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Le 27 février 2015

L’embargo commercial russe, une bénédiction pour les huîtres de Crimée.



Depuis que l’Europe est sous le coup d’un embargo russe, Sergeï Koulik, seul producteur d’huîtres et de moules en Crimée, rêve de prendre d’assaut le marché russe. L’embargo alimentaire décrété en aout 2014 par Moscou contre l’occident est une bénédiction pour Sergeï Koulik. Cet homme fait figure de nouveau pionnier.

Source : allboatsavenue

Moscovite, il fait des allers-retours entre la capitale russe et la Crimée (péninsule située au sud de l’Ukraine et à l’ouest de la région du Kouban en Russie, qui s’avance dans la mer Noire), et possède le seul élevage d’huîtres et de moules de la presqu’île. Une affaire pas encore rentable mais prometteuse.

Selon ce producteur d’huîtres et de moules « Pour les huîtres, il y a en maximum 500 d’accrochées par ligne d’élevage, donc 500 fois 2 euros, ça fait 1000 euros par ligne. » Ces huîtres seraient plus douces et sucrées que leurs concurrentes européennes en raison d’une eau moins iodée.

Pour l’heure, elles ne sont vendues qu’en Crimée. Mais depuis l’embargo alimentaire décrété par Moscou envers l’occident, les restaurateurs russes ont dû changer leurs chaînes d’approvisionnement. Terminées, les huîtres françaises. Le téléphone de Sergeï n’arrête pas de sonner. les grandes tables de la capitale et de Saint-Pétersbourg convoitent ses précieux coquillages. Si ses projets se concrétisent, sa production aujourd’hui modeste pourrait bien exploser pour atteindre le million d’huîtres produites par an.

A savoir :

Cet embargo décrété par Vladimir Poutine, a une durée d’un an, et concerne l’ensemble des produits alimentaires, à l’exception de quelques produits comme les vins et spiritueux ou les produits pour bébés. La viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes sont particulièrement ciblés.

Source de l’article : http://www.capital.fr

Les huîtres de Crimée rêvent de conquérir la Russie



Sergueï Koulik hisse lentement une cage des profondeurs de la mer Noire et la regarde avec admiration: remplie d’huîtres de Crimée, elle concentre les espoirs de cet ostréiculteur qui rêve de conquérir la Russie, privée d’huîtres occidentales en raison de l’embargo de Moscou.

Source : Libération/AFP

Depuis six ans, M. Koulik fait des aller-retours entre Moscou, où il habite, et la péninsule de Crimée, où il se targue de diriger le seul élevage d’huîtres et de moules de la presqu’île.

Une affaire plutôt discrète jusqu’à présent, mais à laquelle le retour de la Crimée dans le giron de la Russie depuis son annexion en mars pourrait donner un sacré coup de pouce.

Depuis l’embargo mis en place en août par Moscou contre les pays qui ont pris des sanctions contre la Russie, le marché local est privé d’huîtres venant d’Europe occidentale. Les coquillages de M. Koulik ont alors commencé à intéresser les amateurs russes.

«Ici, les gens réservent leur place pour des dégustations une semaine à l’avance, il y a une file d’attente!», se réjouit l’ostréiculteur, qui se dit par ailleurs harcelé de coups de téléphone de clients à Moscou et Saint-Pétersbourg.

- 'un luxe hérité de l’époque tsariste' -

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Le 26 février 2015

Palmarès du concours général agricole 2015

Tous les heureux gagnants dans la catégorie : Huîtres

Tous les heureux gagnants dans la catégorie : Truites

Arcachon : les huîtres du Bassin primées trois fois au Salon de l'agriculture

Les ostréiculteurs du Bassin remportent trois médailles au Concours général agricole 2015. Sont récompensés : les frères Jaud, Olivier Laban et Sébastien Condom

Source : Sud Ouest

Le palmarès est tombé ce mardi 24 février. Trois ostréiculteurs de Gujan-Mestras ont été primés au Concours général agricole, dans le cadre du Salon de l'agriculture 2015, qui se tient actuellement jusqu'au 1er mars à Paris.

Dans la catégorie huîtres creuses du Bassin d'Arcachon, ont été primés : l'EARL Laban (Olivier Laban) médaille d'or, le Gaec du banc d'Arguin (Sébastien Condom) médaille d'or, et les Etablissements Jaud Frères SARL médaille d'argent.

Comme chaque année, plusieurs producteurs du Bassin d'Arcachon ont participé au Concours général agricole, concours officiel du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Le Comité régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine se félicite des résultats obtenus cette année. "Ces récompenses apportent une fois de plus un signe de qualité distinctif pour les huîtres Arcachon-Cap Ferret et un affichage clair pour les consommateurs."

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Accidents du travail et maladies professionnelles

 Bilan 2013


Direction générale des infrastructures des transports et de la mer

Source : Medde

Rapport - 12 p.

Ce document présente la synthèse des pathologies d’origine professionnelle chez les marins survenues ou reconnues au cours de l’année 2013. 

Elles sont la conséquence d’un accident ou d’une exposition à des facteurs toxiques au cours de la navigation.

Les données résultent de l’exploitation des déclarations des accidents du travail maritime (ATM), des maladies professionnelles auprès de l’Établissement national des invalides de la marine (ENIM) et des dossiers médicaux informatisés Esculape du Service de santé des gens de mer (SSGM).

Cliquer Ici pour télécharger : Accidents du travail et maladies professionnelles (Bilan 2013)


Pour plus d'informations sur Le service de santé des gens de mer

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Le 25 Février 2015

L’heure est grave !

Selon les informations dont nous disposons, les parcs, bassins et claires sont encore gavés d’huîtres. En effet, ce sont bien des centaines de tonnes qui restent invendues et alors que les prix n’avaient jamais été aussi bas depuis 2008, même bradées personne n’en veut.

Source : Communiqué Comité de Survie de l'Ostréiculture

Selon les informations dont nous disposons, les parcs, bassins et claires sont encore gavés d’huîtres. En effet, ce sont bien des centaines de tonnes qui restent invendues et alors que les prix n’avaient jamais été aussi bas depuis 2008, même bradées personne n’en veut.

Illustration extraite de l'article de Pdm-seafoodmag : Huître. Le pallier semble atteint

Qu’allons nous faire de ces stocks ? A quel prix vont-ils partir s’ils partent ? Quel sera le prix au démarrage de la prochaine saison ?

Sans actions immédiates de toute la filière (producteurs, expéditeurs, distributeurs) nous allons droit dans le mur.

Il faut absolument communiquer si l’on ne veut pas commencer la saison prochaine avec un reliquat trop important de la précédente.

Invitation à la communication...

La situation économique de nos entreprises ostréicoles, alors que les choses commençaient à aller mieux, demeure catastrophique à l’aube de 2015. Le prix des Huîtres semble se stabiliser tout en bas de l’échelle et même « au prix de retrait » personne n’en veux ! Aucune mise en avant, peu de communication, une triplo en avance d’une demie saison, un pouvoir d’achat en baisse, un détournement du consommateur,...et toujours pas de communication, et des stocks énormes qui restent après les fêtes...

En 2014, les huitres étaient moins présentes dans les GMS



Nos représentants au CNC se posent-ils les bonnes questions ?

Tout le monde savait que ça allait arriver, la question n’est pas de savoir comment, mais pourquoi nous n’avons pas été capable d’anticiper ?

Les stocks ont progressés légèrement et c’est déjà la catastrophe !

Le CNC se pose des questions (étiquetage, programme de recherche, avenir de la tétraploïde,...)

Nous avons des questions à poser au CNC :

- Tout le monde se demandait déjà à l’automne pourquoi il y avait aussi peu de publicité et alors que nous sommes en surproduction aujourd’hui, pourquoi il n’y en a toujours pas ?

- Pourquoi une cotisation publicité forte n’est pas en place, sachant qu’elle couterait à chacun beaucoup moins cher que la violente chute des cours ? Pourquoi l’ensemble de la filière (groupe commerce) n’y participe pas ?

- Pourquoi les très honéreux programmes de recherche continuent-ils puisque la capacité de production de naissains naturels et d’écloseries additionnés est devenue totalement démesurée par rapport à la capacité d’absorption du marché ?

- Y-a-t-il un moyen législatif ou juridique fiable pour contrôler et limiter la production de naissains naturels et d’écloseries ? Si oui, pourquoi ne l’utilise-t-on pas ? Si non, pourquoi ne réduit on pas la capacité de production par unité de surface ? Pourquoi ne pas limiter la vente d’huîtres triploïdes (responsable de la surproduction de cette saison par son avance de croissance) aux mois sans R puisqu’elle y est originellement destinée ?

- Pourquoi l’ensemble de la filière ne joue pas le jeu de la mise en avant du produit ? Sans effort de prix, sans effort de mise en avant, sans effort de communication publicitaire immédiate nous allons tous vers une catastrophe annoncée (comme en 2008).

Graphique extrait de la base de données de l'Insee : Prix moyens mensuels de vente au détail


Nous demandons au CNC, dont les représentants ont été indirectement élus par la base, de communiquer les réponses à ces questions. A eux de les diffuser à leur convenance.

Cher représentants du CNC, un nouveau chapitre de l’histoire de l’ostréiculture s’ouvre depuis la fin d’année dernière. Notre avenir est entre vos mains.

N’hésitez pas à vous remettre en cause, prenez les bonnes décisions, posez vous les bonnes questions et surtout mettez les bonnes réponses en face. Un échange permanant entre le CNC et la base est indispensable. Nous le demandons au futur directeur du CNC. Un refus du CNC d’échanger ainsi apporterait la preuve de sa non considération envers l’ensemble des ostréiculteurs et priverait notre filière d’idées intéressantes qui émanent de la base.

Dans l’attente de vos réponses, nous allons continuer à produire pour rien, à vendre pour rien, à attendre le client pour rien et à payer nos charges pour ceux qui ne font rien.

Qu’on se le dise...

CSO

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Le 24 Février 2015

Femmes de mer - 42 Portraits de Femmes travaillant dans les secteurs de la pêche et l’aquaculture



Cet ouvrage met à l’honneur le travail des femmes et leur place dans l’ensemble de la filière de la pêche et de l’aquaculture. Il présente de manière détaillée 42 portraits de femmes mais aussi les différents métiers qu’elles exercent tant à bord des navires de pêche et dans la production aquacole qu’à des postes administratifs et de secrétariat.

Source : Medde

Cliquer Ici pour télécharger : Femmes de mer - 42 Portraits de Femmes travaillant dans les secteurs de la pêche et l’aquaculture

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La Dordogne polluée, une catastrophe écologique pour les pêcheurs

Le 13 février dernier, pour une raison encore inconnue, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de boue, stockées dans le barrage de la Bourboule, était lâchées dans la nature et donc dans la Dordogne. Les associations de pêcheurs parlent de catastrophes écologiques.




Source : France3 Auvergne  par Richard Beaune

Le 13 février 2015, pour une raison encore indéterminée, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de boue, stockées dans le barrage de la Bourboule (Puy-de-Dôme), était lâchées dans la nature et donc dans la Dordogne. Les conséquences sont terribles. Les associations de pêcheurs parlent de catastrophes écologiques. Des milliers de poissons, des truites notamment, n'ont pas survécu à l'écoulement.

Le 13 février 2015, pour une raison encore indéterminée, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de boue, stockées dans le barrage de la Bourboule (Puy-de-Dôme), était lâchées dans la nature et donc dans la Dordogne. Les conséquences sont terribles. Les associations de pêcheurs parlent de catastrophes écologiques. Des milliers de poissons, des truites notamment, n'ont pas survécu à l'écoulement.

Un amas de boue à quelques mètres du barrage de la Bourboule. Des milliers d'alevins et de poissons morts en sont prisonniers. A cet endroit, la Dordogne devrait être profonde d'un mètre cinquante à deux mètres. Mais l'accident du 13 février dernier a changé la donne. La profondeur du cours d'eau n'est plus que de quelques centimètres.

Plusieurs générations de truites éliminées...


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Le 23 Février 2015

Bassin d'Arcachon : le parc naturel marin installé, François Deluga élu président


Le Parc naturel marin se confond avec le bassin d'Arcachon. Ce qui peut paraître évident. Et pourtant, il a fallu des études, des discussions et des compromis pour s'entendre sur un périmètre précis. Le PNM épouse, ainsi, plus ou moins, les contours du bassin d'Arcachon. Côté terre, il reprend le tracé du domaine public maritime, à l'exclusion des prés salés est et ouest de La Teste-de-Buch. Le long du rivage, il s'étire de la limite de Biscarrosse, au sud, à la limite du Porge, au nord. Côté mer, il s'étend sur 3 milles nautiques. Ce qui en fait, selon les observateurs « un petit parc (qui s'étend sur 420 km2), mais une vraie entité ».

Le préfet de région et le préfet maritime viennent d'installer le conseil de gestion du parc naturel marin du bassin d'Arcachon, à Gujan-Mestras

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Le préfet de Région, Michel Delpuech, et le préfet maritime, l'amiral  Emmanuel de Olivera, ont accueilli en ce début d'après-midi, 23 février, à la maison des associations de Gujan-Mestras, les 56 membres du conseil de gestion du parc naturel marin du bassin d'Arcachon. Leurs suppléants sont également présents.

Le conseil de gestion se réunit à huis clos, hors la présence de la presse, pour élire le président du parc naturel marin, les trois vice-présidents et les neuf membres du bureau.

Les deux prétendants à la présidence, le maire PS du Teich, François Deluga et le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, se sont très courtoisement serrés la main en arrivant à la maison des associations de Gujan-Mestras.

François Deluga a été élu avec 27 voix, contre 20 pour Olivier Laban. Il y a eu deux abstentions.

L'agence des aires marines protégées est représentée par le directeur adjoint, Pierre Leca.

Lorsque le conseil de gestion aura un bureau, le président, en lien avec l'AAMP, procédera au recrutement d'un directeur ou une directrice, payée, comme les chargés de mission à venir, par l'agence des aires marines protégées, basée à Brest. Le directeur se chargera aussi de trouver un lieu où installer le siège du parc naturel marin.

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Bassin d'Arcachon : deux candidats pour la présidence du parc marin

"Les hommes et la mer", document à télécharger dans le dossier de l'agence des aires marines protégées sur le bassin d'Arcachon

La présidence du Parc naturel marin se décidera, aujourd’hui, entre le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, et le maire PS du Teich, François Deluga.

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Vendredi, ils étaient encore trois candidats à briguer la présidence du parc naturel marin (PNM) du bassin d'Arcachon, cette nouvelle structure de gestion des usages, créée en juin dernier, et dont le conseil de gestion est installé cet après-midi à Gujan-Mestras par le préfet maritime et le préfet de Région.

Vendredi soir, le président départemental des pêcheurs, Jean-Michel Labrousse, a jeté l'éponge : « Pour des raisons personnelles, je ne serai pas candidat ». Il s'est refusé à tout autre commentaire.

De ce fait, il ne reste plus que deux candidats : le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, premier à avoir annoncé sa candidature, l'an dernier. Et le maire PS du Teich, François Deluga, qui a officialisé sa candidature en janvier dernier.

Olivier Laban opiniâtre

« Je pense avoir un double profil, celui du marin qui va sur le terrain au quotidien, et le responsable qui a l'habitude de siéger aux tables des négociations avec les services de l'État, le ministère » explique Olivier Laban, ardent défenseur du PNM depuis le lancement de l'étude.

Il n'a pas ménagé sa peine en rencontrant le maximum des 112 membres du conseil de gestion (les 56 titulaires et leurs suppléants).

jeudi 12 février 2015

Forêts et Océans : quand des ONGE prennent le pouvoir


Océan Mondial de Chuck Clark, architect

En 2005, l’écologiste Alain Lipietz soulignait, dans la revue Mouvements, « le danger que courent les grandes Organisations Non Gouvernementales (BINGO) [1]  de se comporter en substitut d’un Etat international en charge de l’environnement, se plaçant au-dessus de la société « comme un corps étranger », et occupant, presque à leur insu, le rôle que la puissance dominante mondiale (Les Etats-Unis) aurait voulu faire jouer à un tel Etat ». [2]

Guerre des forêts, guerre des océans

Peu de temps auparavant, une universitaire, Marie-Claude Smouts, analysait cette prise de pouvoir des ONGE sur la gestion des forêts tropicales [3], dans le cadre de la constitution d’une « écopolitique mondiale ». Il y a de nombreuses similitudes entre les forêts, tropicales en particulier, et les océans, comme nous l’avons montré dans un précédent article [4]. Ce qui se produit à l’échelle internationale se développe aussi à l’échelle nationale dans la pêche, par exemple, lorsqu’une dirigeante d’une ONG environnementaliste (Environment Defense Fund), Jane Lubchenco, devient directrice de l’agence américaine en charge de la pêche, la NOAA. L’analyse par Marie-Claude Smouts des débats liés à la déforestation et des réponses apportées, permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine de la gestion des océans et des ressources halieutiques.

Ces points de vue peuvent être renforcés par des analyses historiques comme celle d’Edward Thompson sur « la guerre des forêts » et les luttes sociales dans l’Angleterre du 18ème siècle [5]. En 1723, le Parlement anglais adopta une loi implacable, le « Black Act », qui condamnait à mort le braconnage, considéré comme une atteinte à la propriété. Cette loi répondait aux actions menées par des braconniers contre les parcs forestiers réservés aux cerfs pour permettre les chasses royales. Elle fut en application durant trois ans : « dans les faits, tout était subordonné à l’économie du cervidé », et la défense des cerfs servait en réalité à masquer les intérêts de ceux qui vivaient de cette économie, plus que ceux du roi lui-même. Parmi ceux-ci figurait toute une bureaucratie de gardes-chasse qui formait une caste au sein de la forêt. Au-dessus de cette caste, les élites nobiliaires considéraient l’espace forestier comme « un espace de distraction champêtre » et multipliaient les espaces réservés au mépris des usages communautaires.

On ne peut manquer d’être frappé de la similitude avec le développement actuel en mer d’espaces et d’espèces réservées, interdits aux usagers traditionnels. Au nom de la protection du saumon, les pêcheurs professionnels sont priés de disparaître pour que ce poisson soit réservé aux pêcheurs amateurs. Derrière la bataille actuelle pour le partage de la ressource du bar, où les pêcheurs côtiers défendent leurs intérêts, on voit aussi poindre, en Grande-Bretagne, la force d’un lobby de la pêche récréative, très puissant, qui voudrait bien éliminer toute pêche professionnelle, comme en Irlande. Ailleurs ce sont des espaces qui sont réservés à la protection d’une espèce (phoque, baleine, crocodile, tortue, etc) et servent souvent de base au développement d’un écotourisme. Si la loi ne condamne pas à mort les braconniers, il arrive fréquemment, dans des pays du Sud, que des pêcheurs fautifs soient assassinés par des gardes. Ainsi, une femme pêcheur en Inde déclare : « Maintenant, c’est une question de survie. Nous travaillons n’importe quand et n’importe où afin de gagner un peu d’argent. Récemment un pêcheur de notre village a été blessé à mort par les gardes forestiers. Jusqu’ici cette affaire n’est toujours pas jugée. A ce régime-là, on n’aura bientôt plus le droit de mettre les pieds dans la mer. Qu’est-ce-que des pauvres gens comme nous peuvent faire ? ».[6]

lundi 9 février 2015

Aquaculture : Ah ! la belle bleue z’humide...

Copie d'écran du portail Agrocampus Ouest : Les milieux potentiellement humides de France

Zones humides, entre sanctuarisation et valorisation...

Pendant toute la semaine, de nombreuses manifestations ont fêté les zones humides en France, un rite annuel le 2 février, jour de la signature de la Convention de Ramsar en 1971. Cette convention souligne l'engagement international pour la préservation et l'utilisation rationnelle des zones humides.

« Des zones humides pour notre avenir »

Placée sous le thème : « Des zones humides pour notre avenir », l’année z’humide 2015 n’a pas dérogé aux habitudes...

Tout le monde s’accorde à reconnaitre la richesse biologique de cet écosystème aquatique...

C’est le moment de sortir un nouveau (le 3e) Plan national d'action en faveur des milieux humides pour la période 2014-2018. Z’humide de cultures maraichères ! (1) De rappeler en cette année décisive sur le climat, conférence de Paris en décembre 2015 que les milieux humides, sont des amortisseurs du changement climatique... (2) Et qu’avec la sixième extinction massive déjà en cours, les zones humides sont devenues de fabuleux puits de carbone pour compenser tous les dégagements carbonés qui empoisonnent toute vie sur notre planète...

Beaucoup de plans tirés sur la comète alors que dans les faits, les zones humides vivent toujours sous la menace de l’urbanisation, du bétonnage des côtes, de l’agriculture motorisée... Repousser l’eau et tous ses excès... Peur de submersion, d’insalubrité, d’humidité, de sols gorgés d’eau,...

Poisson et autre produit aquatique : balance commerciale déficitaire de plus de 3 milliards d'euros !


Tous ces rituels oublient les fonctions premières des écosystèmes aquatiques : leur rôle socio-économique et leur contribution alimentaire. Le plus souvent créés et modelés par la main de l’homme, les étangs, les lagunes, les marais côtiers, les claires,... sont le support d’activités économiques ancestrales... des productions en manque de considération voire en voie de disparition comme la pisciculture, l’ostréiculture, la saliculture,... Depuis des générations, des pisciculteurs, des ostréiculteurs et des paludiers entretiennent et valorisent ces milieux humides souvent hostiles, d’où émerge la richesse biologique reconnue par tout le monde... Dans une Europe bleue déficitaire en poisson, la pisciculture en étang d'eau douce est la grande oubliée de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP).

vendredi 6 février 2015

News de la pêche dans le monde : Asie, Afrique, Océanie, Amérique,... (Février 2015)


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Mois de Février 2015

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Le 28 février 2015

La plupart des philippins doivent faire face à la précarité, à la corruption et aux inégalités sociales plus qu’au changement climatique... Précarité et inégalité sociale favorisées par la libéralisation économique au niveau mondial...



Besoin d'actions ambitieuses face à la crise climatique ! Remplissez vos obligations !

Déclaration de mouvements sociaux et de la société civile à l'occasion du déplacement de François Hollande aux Philippines : Besoin d'actions ambitieuses face à la crise climatique ! Remplissez vos obligations !

Réchauffement. La société civile philippine rappelle à Hollande ses engagements sur le climat

Source : Bastamag par Maxime Combes 26 février 2015

Des stars et des paillettes au pays dévasté par les typhons. La visite de François Hollande aux Philippines, en présence de Marion Cotillard, Mélanie Laurent et Jeremy Irons, est la première visite officielle d’un chef de l’État français dans l’archipel de plus de 7 000 îles, dont une bonne partie est extrêmement vulnérable aux conséquences des dérèglements climatiques. De dévastateurs typhons, dont la fréquence et l’intensité augmentent au fil des ans, balaient chaque année le pays. En novembre 2013, le typhon Haiyan a causé plus de 7 000 morts, rasé des villes et des villages entiers et occasionné des dégâts toujours visibles.

François Hollande, dont la conversion à l’urgence climatique est récente, proclame sa volonté de « laisser une trace » dans l’histoire en obtenant un « accord historique sur le climat » lors de la prochaine conférence internationale de l’Onu sur le changement climatique qui se tiendra à Paris (Le Bourget) en décembre 2015. Avec le président philippin Benigno Aquino, il prévoit de rendre public un « Appel de Manille pour le climat » visant à solliciter « la mobilisation de tous en vue d’un accord à Paris ». Une opportunité saisie par les organisations philippines œuvrant à la justice climatique pour rappeler quelques-unes de leurs exigences, tant envers François Hollande et les pays développés, qu’envers leur propre gouvernement.

« Simple coup de publicité »

(...)

Philippines : Hollande en visite sur l'île de Guiuan, dévastée par un typhon en 2013



En marge de la conférence sur le climat en décembre prochain, François Hollande alerte sur les conséquences du réchauffement climatique.

Source : France 3

François Hollande est aux Philippines, ce vendredi 27 février, afin d'évoquer la question du réchauffement climatique. Dans ce pays fortement menacé par le dérèglement du climat, le chef d'État a appelé la communauté internationale à trouver un accord sur la question, en décembre prochain.

Au deuxième jour de sa visite, le Président a choisi de se rendre sur l'île de Guiuan. Le choix du lieu n'est pas anodin. "En novembre 2013 elle a été frappée de plein fouet par le typhon Haiyan qui a fait plus de 7 000 morts", explique l'envoyée spéciale de France 3 sur place, Béatrice Gelot.

Les stigmates du typhon sont encore présents

Une manière pour François Hollande d'attirer l'attention de la communauté internationale sur les conséquences du réchauffement de la planète. "Le Président a passé deux heures sur Guiuan. Il a été très chaleureusement accueilli par le chant de jeunes écoliers. Il a pu voir encore les stigmates du passage du typhon", rapporte la journaliste.

François Hollande a notamment promis aux habitants de réussir la conférence sur le climat à Paris, en décembre.

Climat : Hollande fait son service après-vente auprès des Philippins

Source : Le Monde.fr | 27.02.2015 | Par Nicolas Chapuis (Manille, envoyé spécial) 

Avec François Hollande, même quand il s'agit de climat, le prisme économique n'est jamais loin. Au second jour de son déplacement aux Philippines, le chef de l'Etat avait choisi d'illustrer, en faisant arrêt à Guiuan, port de pêche ravagé par le typhon Haiyan en 2013, la capacité de « résilience » du pays hôte.

Un mot bric-à-brac, répété à l'envi lors de ces quarante-huit heures, qui permet d'évoquer les drames liés aux réchauffement climatique, mais aussi d'envisager l'étape d'après, celle de la reconstruction, génératrice de croissance et d'investissements.

Lors de sa déambulation dans cette ville côtière de 47 000 habitants, François Hollande a pu constater par lui-même les stigmates encore visibles de la tempête qui a détruit la quasi-totalité des habitations. Les ruines de l'église du village, superbe ouvrage du XVIe siècle, témoignent de la violence des éléments. Sur le port, les cases des pêcheurs sont quasiment toutes bâchées avec des toiles marquées du sceau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Au cœur de la foule rassemblée dans la cour de la principale école de la ville, beaucoup de Philippins arborent les tee-shirts colorés des grandes ONG venues participer à la reconstruction de la ville. Le président s'est adressé aux habitants :

« Je voulais montrer au monde entier ce qu'était votre courage, ce qu'était votre force, votre capacité de résilience : ici vous avez subi, mais ici vous avez agi. »

Et d'ajouter : « Il faut reconstruire en évitant de nouveaux drames. Notre responsabilité, ce n'est pas seulement de vous aider, c'est d'éviter que cela se reproduise. » En conclusion, le chef de l'Etat tente même quelques mots dans un anglais poussif, qui rappelle celui de ses prédécesseurs. Mais le discours est bien accueilli par une foule ravie de l'intérêt porté à la ville. François Hollande s'affiche qui plus est à la tribune avec le maire de la ville, Christopher Sheen Gonzales, célébré en héros par le pays pour son attitude lors du passage du typhon. Peu avant, il a annoncé une contribution de 1,5 million d'euros à l'ONG française Acted, impliquée dans la reconstruction de la ville.

Lire aussi : Climat : Hollande veut « entraîner, mobiliser et engager »

Hollande à Guiuan, ville dévastée par le typhon Haiyan en 2013



6Medias

Un témoignage de solidarité pour les pays du Sud

Dans le cortège qui suit François Hollande dans les rues de Guiuan, on retrouve plusieurs responsables d'entreprises françaises dans le domaine de l'énergie, des transports et de la santé. Une centaine de compagnies sont installées dans le pays et emploient près de 40 000 Philippins. Pour décrocher un succès lors de la COP21, la France a décidé de mettre au cœur de sa stratégie les partenariats avec les entreprises qui voient dans la lutte contre le réchauffement climatique un potentiel de développement. « Si les entreprises basculent vers la croissance verte, c'est gagné, explique Ségolène Royal, la ministre de l'environnement. Et pour elles, ça devient positif, on ne parle plus de nouvelles taxes. »

Une première capitalisation financée par les Etats à hauteur de 10 milliards d'euros a été actée pour le Fonds vert pour le climat, qui doit participer à la transition énergétique des pays émergents. Mais pour parvenir à l'objectif des 100 milliards d'euros par an à l'horizon 2020, une implication du secteur privé est nécessaire. « Il est absolument crucial pour nous de travailler dès le début avec tous les acteurs, les gouvernements, les ONG mais aussi les entreprises privées, les établissements bancaires et la société civile, pour faire jouer tous les leviers de croissance », estime Hela Cheikhrouhou, la directrice exécutive du Fonds vert, qui était du voyage.

Pour Nicolas Hulot, qui a en partie organisé le voyage présidentiel aux Philippines, l'étape à Guiuan est un signe envoyé au reste du monde de l'importance des investissements à effectuer : « Ce voyage est un vrai témoignage de solidarité pour les pays du Sud, et on a besoin d'eux pour réussir la conférence climat. » Et de saluer lui aussi la « résilience » des Philippins, mais cette fois-ci psychologique : « Ce qui est frappant ici, c'est la dignité, la chaleur humaine. On ne soupçonnerait pas, au vu des visages, qu'il y a eu un drame ici. »

Hollande aux Philippines : dans les coulisses d'un voyage «vert»

Le chef de l'Etat est rentré dans la nuit de vendredi à samedi après 48 heures passées aux Philippines, pour tenter de mobiliser sur les enjeux climatiques, avant la conférence sur le climat. Revue de détail d'une tournée menée tambour battant, sous un soleil écrasant.

Source : Le Figaro Par Solenn de Royer, le 28/02/2015 à 12:15

Le président prêcheur

C'est Saint Paul, de retour du chemin de Damas. François Hollande, fraichement converti à l'écologie, à laquelle il ne s'intéressait guère avant son arrivée à l'Elysée, a pris son bâton de pèlerin pour tenter de «convaincre le monde entier» de l'urgence à sauver la planète des dégâts causés par le réchauffement climatique. C'était le but de son déplacement de 48 heures aux Philippines, au cours duquel il a lancé un «appel de Manille», censé réveiller les consciences avant la COP21, la future conférence sur le climat.

Le plaidoyer présidentiel en faveur de la planète a souvent pris des accents de prêche. Appelant à «l'alliance universelle» pour un succès de la conférence, François Hollande a opposé l'ombre des «forces obscures» qui font «le choix du fatalisme, de la désillusion, de la division» et la «lumière» de Guiuan, île dévastée par un violent typhon en 2013, en pleine reconstruction.

Comme les récents convertis, Hollande ne recule pas devant l'emphase, quitte à surjouer parfois. «Je suis venu ici pour montrer au monde entier ce qu'avait été le désastre du typhon», a-t-il lancé, vibrant, sous un dais de toile planté dans le jardin d'une école primaire, devant les habitants de Guiuan, qui l'écoutent religieusement. «Je voulais montrer au monde entier la catastrophe climatique. Montrer au monde entier ce qu'était votre courage, vote force, votre capacité de résilience»

Le président poursuit, plus lyrique encore: «Quand j'ouvrirai la conférence sur le climat, je verrai vos visages, vos regards.» Avant de conclure, comme un pasteur qui harangue ses ouailles: «Be courageous, be you!» (Soyez courageux, soyez vous-mêmes»). Resté silencieux deux jours durant, le patriarche Bartholomée 1er , n'aurait pas fait mieux. Le primat de l'église orthodoxe de Constantinople surnommé le «patriarche vert», longue barbe blanche, a vaillamment suivi le président deux jours durant, supportant le poids d'une longue et épaisse tunique noire et d'une toque de même couleur, en dépit d'un soleil écrasant.

Marion Cotillard, guest star de la caravane présidentielle

Laurent Fabius rabroué par le protocole

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Le 27 février 2015

Les Philippines sont menacées par la montée des eaux



L'archipel souffre d'ores et déjà du réchauffement de la planète. Certains Philippins ont même dû quitter leur maison.

Source : France 2

Alors que le chef de l'État est actuellement aux Philippines pour évoquer la question du réchauffement climatique, l'archipel est sérieusement menacé par la montée des eaux. Certains habitants ont d'ores et déjà dû quitter leur maison à cause du dérèglement climatique. Inondations, tempêtes, cyclones..., les Philippins sont victimes de la hausse des températures.

Les poissons désertent les côtes

"C'est clairement un dérèglement climatique. Nous vivons une météo anormale. Il y a du soleil et puis soudainement, il pleut", constate une femme au micro de France 2.

Dans de nombreux villages, la vie quotidienne est bouleversée. Les poissons ont déserté les côtes, au grand dam des pêcheurs. "Ça me coûte 12 euros par jour pour l'essence et les appâts, et parfois, nous ne ramenons rien du tout", déplore l'un d'entre eux. En cause ? L'eau de mer est de plus en plus chaude. Les températures ont progressé de 2 degrés au niveau du rivage en quelques années.

Le cyclone Haiyan a touché terre à Guiuan, village de pêcheurs au sud-est de l'île de Samar 



Pour plus d'explications lire : Philippines. Vie de pêcheurs pauvres anéantie par le typhon Haiyan

Philippines: Hollande et Cotillard sur l'île de Guiuan, touchée par le typhon Haiyan

Le chef de l'Etat est a fait escale vendredi dans cette île très durement touchée par le typhon Haiyan. A l'occasion, il a annoncé une aide d'1,5 million d'euros de la France.

Sur l'Île de Samar, le village de pêcheurs de Guiuan : avant et après le passage du cyclone Haiyan

Pour son deuxième jour aux Philippines, François Hollande est a fait escale vendredi dans l'île de Guiuan, touchée en 2013 par le super typhon Haiyan. La visite du chef de l'Etat français doit permettre d'attirer l'attention sur "ce que peut être le dérèglement climatique".

Source : Bfmtv / Afp

"Nous étions comme à Ground Zero"

"Ma visite n'est pas seulement celle d'un président de la République française mais celle de la communauté internationale qui se mobilise pour faire réussir la conférence de Paris", a expliqué François Hollande. Il s'agit de "donner une visibilité à ce que peut être le dérèglement climatique", a souligné le président, qui devait, le temps d'une escale de deux heures, aller à la rencontre des pêcheurs et de la population de cette île de 47.000 habitants.

D'une violence inouïe, sans précédent dans les annales, Haiyan et ses vents soufflant à 230 km/h avaient fait plus de 7.350 morts le 8 novembre 2013, touchant terre précisément sur l'île de Guiuan où l'ampleur des destructions fut considérable.

"Les vents les plus violents ont frappé nos côtes si bien que nous étions comme à Ground Zero" où s'élevaient à New York les tours jumelles détruites par les attentats du 11-Septembre, s'est souvenu le maire de Guiuan, Christopher Sheen Gonzales, considéré comme un héros national aux Philippines pour son exceptionnelle mobilisation lors du désastre.

Hollande et Aquino lancent "l'appel de Manille"

François Hollande a annoncé une aide d'1,5 million d'euros à l'occasion de cette visite, alors que la France avait dégagé 1,5 million d'euros en nature pour venir en aide aux Philippines après le passage d'Haiyan. Cette nouvelle aide doit aller à l'ONG française Acted pour la reconstruction de logements, le soutien aux revenus des cultivateurs ou la mise en place d'un système sanitaire pour faire face à de nouveaux "événements climatiques extrêmes".

François Hollande était accompagné de Marion Cotillard, Oscar 2008 de la meilleure actrice pour son rôle dans La Môme et de trois membres du gouvernement, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Ségolène Royal (Ecologie) et Annick Girardin (Francophonie et Développement).

Ségolène Royal a proposé à Marion Cotillard de lui porter son sac. L'actrice est en effet embarrassée par des béquilles.

Jeudi, le président français et son homologue philippin Benigno Aquino ont lancé l'"Appel de Manille" pour encourager la communauté internationale "à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat" lors de la conférence mondiale que la France réunira fin décembre à Paris sous l'égide de l'ONU.

Le serment de Hollande à Guiuan : réussir la conférence sur le climat de Paris


JT TF1

Après avoir lancé "l'Appel de Manille" pour exhorter le monde à trouver un accord sur le climat en décembre à Paris, François Hollande a fait vendredi le serment d'y parvenir sur l'île philippine de Guiuan, symbole des ravages du réchauffement climatique.

"Je suis venu ici, chez vous, à Guiuan, pour montrer au monde entier ce qu'avait été le désastre, le typhon que vous avez subi, vos maisons détruites, votre port de pêche abîmé, votre église effondrée, votre marché dévasté", a lancé le chef de l'Etat français devant la population de l'île.

"Mais je voulais aussi montrer au monde entier ce qu'étaient votre courage, votre force, votre résilience", a-t-il enchaîné.

Le temps d'une escale de près de trois heures, François Hollande, accompagné de nombreuses personnalités parmi lesquelles les actrices Marion Cotillard et Mélanie Laurent ainsi que de son "envoyé spécial pour la protection de la planète" Nicolas Hulot, a pris la mesure de la violence inouïe du super typhon qui avait frappé cette île de 47.000 habitants le 8 novembre 2013...

L'île porte encore, bien visibles, les stigmates du typhon avec ses forêts de cocotiers dévastées et ses innombrables constructions de fortune en tôle ondulées. Signe de sa reconstruction inachevée, le président français qui devait faire le vol depuis Manille à bord d'un Airbus militaire A400M de l'armée de l'air française a finalement emprunté un petit appareil des forces philippines. La piste semblait trop fragile pour accueillir l'avion français.

François Hollande a parcouru les routes et les rues de Guiuan en compagnie aussi du patriarche orthodoxe Bartholomée Ier. "La foi en Dieu donne du courage et de l'espoir aux gens même dans les conditions les plus mauvaises", a observé celui que l'on surnomme "le patriarche vert" en raison de son engagement écologique, très ému devant les décombres de l'église romane.

- 'Je verrai vos visages' -

"Nous avons encore besoin de maisons solides et pérennes", a souligné pour sa part le maire de l'île.

La France avait dégagé 1,5 million d'euros d'aide en nature pour venir en aide aux Philippines après le passage d'Haiyan. Et François Hollande a promis cette fois la même somme pour Guiuan. Elle ira à l'ONG française Acted qui entend reconstruire 300 logements, soutenir les maigres revenus des cultivateurs et préparer l'île à de nouveaux "événements climatiques extrêmes".

Jeudi, le président français et son homologue philippin Benigno Aquino avaient appelé la communauté internationale "à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat" lors de la Conférence mondiale sur le climat que la France réunira fin décembre à Paris sous l'égide de l'ONU.

"Quand je l'ouvrirai, cette conférence, je verrai vos visage", a lancé le chef de l'Etat français sur l'île pavoisée aux couleurs françaises. Et si c'était "un succès, je reverrais vos visages et je vous dirais que nous avons agi au nom du monde et de votre commune pour ne plus jamais revoir ce que vous avez vécu", a-t-il enchaîné avant de conclure dans un anglais hésitant: "I promise you that we will succeed in Paris" (je vous promets que nous réussirons à Paris).

Au terme de cette visite de deux jours aux Philippines, la première d'un président français depuis l'indépendance de l'archipel acquise en 1947, François Hollande devait encore rencontrer la communauté française avant de regagner Paris.

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Le 26 Février 2015

Des ONG proches du secteur privé disent que la maximalisation du profit sauve les pêches



Un rapport récent dresse un état des lieux global sur "la transition vers une pêche durable". Il s'agit d'une publication importante, résultat d'une collaboration entre plusieurs organisations environnementales, parmi les plus influents de la planète ; le Fond de Défense de l’Environnement (Environmental Defense Fund - EDF), le WWF, Conservation International, The Nature Conservancy et la Wildlife Conservation Society. Les autres contributeurs à ce rapport sont la Banque mondiale et l’Unité ‘durabilité internationale’ du Prince de Galles. 

Source : cape-cffa

Toutes ces organisations font maintenant partie d'une nouvelle initiative appelée 50in10 (qui figure également en tant que co-éditeur du rapport), organisation basée à Washington qui se décrit comme :

"Une initiative de collaboration entre les ONG, les entreprises, les investisseurs publics et privés, les organisations caritatives et les gouvernements. Poussés par leurs mandats et leurs capacités respectives, ces organisations coordonnent leurs activités et pour partager des outils et l'expertise pour accélérer la restauration de la pêche afin que les communautés puissent prospérer". (souligné par nous)

50in10 est un nom choisi parce que le président de la Banque mondiale a exigé en 2012 que dans 10 ans, 50% des pêcheries du monde soient rétablies, ce qui augmente la contribution globale faite par la pêche entre 20 et 30 $ milliards de dollars. Sur son nouveau site internet, rempli de photos de pêcheurs artisans dans les pays en développement, 50in10 décrivent ce nouveau rapport comme étant avant-gardiste - pour la première fois l'ensemble de ces organisations ont mis leurs cerveaux ensemble pour arriver à un nouveau cadre pour accroître les investissements pour une pêche durable.

Mais ce qu'ils disent dans ce rapport n'est ni nouveau ni révolutionnaire. Il représente le dernier né d'une lignée de publications d’un groupe de personnes déterminées à résoudre une série de problèmes liés à la pêche grâce à la privatisation et la maximisation du profit, - ce que la Banque mondiale célèbre comme une approche basée sur les richesses (wealth based approach). Ces ONG proches du secteur privé croient que le capitalisme a le pouvoir de réaliser un scénario à victoire triple – favorable à l’environnement, favorable aux communautés et favorable aux entreprises.

Le nouveau rapport décrit qu’à travers des recherches minutieuses à travers de par la, ils ont découvert trois ingrédients essentiels pour assurer que la pêche produise le maximum de richesse, un concept utilisé de manière confuse, prêtant à penser que cela mène de facto à une pêche durable.

L'un de ces ingrédients est que la pêche ne doit pas entraîner la surpêche. Ceci est décrit comme étant très important pour tout investisseur désireux de s'impliquer dans le secteur - ils doivent comprendre que capturer trop de poissons de la mer ne permet pas de générer des bénéfices.

Le deuxième ingrédient pour maximiser la richesse de la pêche est de s'assurer que les entreprises de pêche ont des droits fonciers garantis, ce qui signifie de donner aux entreprises des droits négociables à long terme pour la possession de poissons et de certaines parties de la mer. Il s'agit d'une recommandation de longue date faite par certains économistes de la pêche et comprend la mise en œuvre des "actions sur les capture" ou des "quotas individuels transférables", élément que le EDF a défendu pendant des années. La logique ici est liée à la fameuse "tragédie des communs" de l'essai par Garrett Hardin (mentionné comme il se doit dans le rapport), utilisé pour expliquer la raison de la surpêche ; en accès libre tous se battent pour leur part sans aucune sécurité à long terme. Une fois que les entreprises ont la propriété à long terme sur leurs ressources, ils deviennent des intendants de la nature et ne veulent pas perdre leur vache à lait ("la sécurité d'occupation lie le comportement actuel de résultats futurs et incite les pêcheurs à investir dans le développement durable à long terme ... l'impact économique immédiat de l’établissement des occupations sûres peut être dramatique"). C'est le mantra de l'auto régulation des marchés libres au sens large.

Suite : cape-cffa

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Le 25 Février 2015

Pew Charitable Trusts et Catapult lancent le centre de surveillance virtuel



Le contrôle et la surveillance des réserves marines situées loin des côtes, dans les dernières régions relativement intactes de la planète, peut s’avérer difficile.

Source : Oceania21

Pour tenter de relever ce défi, The Pew Charitable Trusts s’est associé à Catapult Satellite Applications, une initiative du gouvernement britannique visant à favoriser la croissance économique à travers l’exploitation de l’espace. 

Ensemble, ils viennent de lancer un nouveau système permettant aux gouvernements et autres analystes d’identifier et de surveiller les activités illicites dans leurs eaux, particulièrement la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, que l’on nomme parfois pêche pirate. Cette technologie de pointe combine le suivi et l’imagerie par satellite à d’autres sources d’information, comme les bases de données des bateaux de pêche et les données océanographiques, afin de surveiller les mers du monde entier.

Pour plus d'informations

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Le 23 Février 2015

Au Cambodge, le réchauffement climatique met les pêcheurs au chômage



Le Figaro

L'augmentation de la température de l'eau menace les coraux, les poissons, et donc les modestes pêcheurs, qui ne peuvent plus nourrir leur famille.

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Le 20 Février 2015

La Thaïlande ne parvient pas à éliminer l’esclavage dans l’industrie de la pêche



The Hidden Cost
EnvironmentalJusticeFoundation

Plusieurs associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé le problème : la Thaïlande ne parvient toujours pas à lutter efficacement contre l’esclavage sur les bateaux de pêche.

Source : thailande-fr

Cette industrie multimillionnaire est également minée par la corruption, qui empêche fréquemment les inspections des navires de pêche de déboucher sur des poursuites.

Le gouvernement militaire issu du coup d'Etat du 22 mai 2014 a pourtant affirmé avoir fait de gros progrès dans sa sa lutte contre le trafic d’êtres humains.

Mais selon Steve Trent, président de l'association "Environmental Justice Foundation (EJF)" qui vient de publier un rapport intitulé "Broken Promises" sur le sujet : « Rien de ce que nous avons vu ou entendu l'année dernière indique que la Thaïlande a pris des mesures significatives pour s'attaquer aux causes profondes du trafic de main d'oeuvre et des abus. Le gouvernement thaïlandais ne parvient toujours pas à prendre les mesures nécessaires pour prévenir les atteintes aux droits de l'homme dans l'industrie de la pêche. »

Le mois dernier, le ministre adjoint aux affaires étrangères Don Pramudwinai a détaillé les nombreuses mesures de surveillance mises en place, en précisant leurs coûts de plusieurs millions de dollars. Mesures qui, selon lui, sont la preuve que le gouvernement se bat contre l’esclavagisme.

Les États Unis qui ont établi un classement du traitement des travailleurs selon les pays (Trafficking in Persons (TiP) report) ont récemment rétrogradé la Thaïlande au niveau trois, le plus bas niveau qui comprend des pays comme l’Iran et de la Corée du Nord.

Ce déclassement est survenu après un reportage du Guardian sur l’industrie de la pêche en Thaïlande. Celui-ci montrait que des esclaves étaient obligés de travailler sur des bateaux de pêche, sans salaire, et après avoir été brutalisés par leurs employeurs.

Un activiste basé en Thaïlande du Sud a affirmé au Guardian que l’esclavage n’avait même pas diminué.

“Un esclave birman récemment échappé d’un bateau de pêche a affirmé qu’il y en avait beaucoup d’autres comme lui en mer. Principalement des Birmans et des Cambodgiens. Pour moi, c’est la preuve que les mesures prises par le gouvernement ne marchent pas”.

Les crevettes ainsi pêchées étaient intégralement revendues à des compagnies américaines, anglaises, et dans divers pays européens. Carrefour, Costco, Tesco, ou encore Wallmart étaient concernés.

Trafficking in Persons Report 2014

"We each have a responsibility to make this horrific and all-too-common crime a lot less common. And our work with victims is the key that will open the door to real change—not just on behalf of the more than 44,000 survivors who have been identified in the past year, but also for the more than 20 million victims of trafficking who have not.

Source : US Government

As Secretary of State, I’ve seen with my own two eyes countless individual acts of courage and commitment. I’ve seen how victims of this crime can become survivors and how survivors can become voices of conscience and conviction in the cause.

This year’s Trafficking in Persons Report offers a roadmap for the road ahead as we confront the scourge of trafficking." -- John F. Kerry, Secretary of State

The Report

The 2014 Trafficking in Persons Report is available in PDF and HTML formats. Due to its large size, the PDF has been separated into sections for easier download. To view the PDF file, you will need to download, at no cost, the Adobe Acrobat Reader.

To request a hard copy of the 2014 Trafficking in Persons Report, please send your name, mailing address, and the number of copies you would like to request to TIPOutreach@state.gov.

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Le 19 Février 2015

La gestion des aires marines au-delà des juridictions nationales



Source : FAO

Atelier | 17 - 20 février 2015

Les écosystèmes et la biodiversité des océans sont d'une grande importance pour l'écologie, la culture et les moyens d’existence de millions de personnes à travers le monde. Mais vu qu’environ 64 pour cent de la surface des océans est formée de zones situées au-delà des juridictions nationales, la gestion efficace des pêches et la conservation de la biodiversité dans ces zones constituent un défi de taille.

Les aires marines au-delà des juridictions nationales sont en tête de l'agenda mondial relatif aux océans et font l’objet de discussions au niveau gouvernemental le plus élevé. Mais un effort international concerté est encore nécessaire pour convertir les principes convenus en véritables politiques mondiales et régionales susceptibles de garantir la protection de ces zones si précieuses.

Un atelier sur la gestion de ces aires se tient au siège de la FAO, à Rome, du 17 au 20 février 2015. Il vise à encourager un large dialogue politique en appui aux processus nationaux, régionaux et mondiaux en cours pour améliorer la gestion des zones marines situées au-delà des juridictions nationales. Naturellement, l’accent est mis sur la protection des écosystèmes.

L'événement est ouvert à tous les médias qui souhaiteraient le couvrir.

Pour en savoir plus : les océans, un bien commun

Mercredi, 18 février 2015
Session d’ouverture: l’importance des aires océaniques situées au-delà des juridictions nationales
10h – 12h | Salle Rouge
Une allocution sur l’importance du thème sera prononcée par la Directrice générale adjointe de la FAO Mme Maria Helena Semedo.

Session: Préparatifs et présentation des questions majeures
13h30-15h30 | Salle Rouge

Session: L'impératif du développement des compétences
15h45-17h45 | Salle Rouge

Jeudi, 19 février 2015
Session: Expériences, priorités et possibilités dans l'Atlantique Sud et l'Océan Indien
10h00-12h00 | Salle Rouge

Session: Expériences, priorités et possibilités dans le Pacifique
13h15-15h15 | Salle Rouge

Session: Expériences, priorités et possibilités dans l'Atlantique Nord et la Méditerranée
15h30-17h30 | Salle Rouge

Vendredi, 20 février 2015
Session: Discussions en petits groupes sur la promotion régionale de la gestion des aires marines au-delà des juridictions nationales
10h00-15h00 | Salles de l’Allemagne, du Nigeria et de l’Ethiopie

Session: Tirer les leçons, la direction à suivre
15h30-17h | Salle Rouge

Plus de détails sur l’ordre du jour et les intervenants

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Le 18 Février 2015

Le libre accès, une révolution scientifique pour les pays du Sud ?


En permettant le développement de nouveaux supports de diffusion, la révolution des nouvelles  technologies de l'information et de la communication (NTIC) a favorisé l'émergence du mouvement du libre accès en science. Son ambition est de permettre un partage rapide et équitable des données et des productions de la recherche, et cela indépendamment des moyens de diffusion classiques tenus par les éditeurs scientifiques commerciaux. Les pays du Sud trouvent là des opportunités inédites en termes d'accès à l'information scientifique, d'édition, mais également en termes d'échange et de valorisation de leurs données et de leurs travaux.

Le colloque a pour objectif de faire dialoguer les différents acteurs du Libre Accès scientifique et de mettre en évidence l'impact mais aussi les difficultés rencontrées dans l'usage et l'appropriation de ce nouveau mode de diffusion et d'accès à l'information scientifique pour les pays du Sud.

La journée du 12 mars 2015 permettra de s'interroger sur les synergies et collaborations de recherche Sud -Sud et Sud-Nord qui ont pu surgir à travers les échanges croisés de données et de productions scientifiques en Libre Accès.

Celle du 13 mars proposera des ateliers pour la pratique ou la mise en place de sites scientifiques en libre accès.

Pour plus d'informations (20 février dernier délai pour s'inscrire)

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Le 17 Février 2015

La pêche illégale est un crime... C'est la raison de Crime Stoppers

Pêcheurs reconnus coupables d'avoir enfreint les conditions de permis de pêche au maquereau



Levi Savoury de Belleoram et Adam Hollett de Dildo ont été reconnus coupables et ont reçu des amendes pour avoir enfreint les conditions de permis de pêche au maquereau, une infraction au Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985.

Source : Pêches et Océans Canada

Le 25 novembre 2014, M. Savoury a été reconnu coupable par la Cour provinciale de Head of Bay d'Espoir d'avoir pêché le maquereau sans permis. Il a reçu une amende de 1 000 $ à payer dans un délai de 12 mois. M. Savoury s'est aussi fait confisquer un bateau à moteur Mariner de 15 chevaux-puissance, d'une valeur estimée à 700 $.

Le 10 décembre 2014, M. Hollett a été reconnu coupable par la Cour provinciale de Harbour Grace d'avoir omis de remettre à l'eau un saumon de l'Atlantique capturé accessoirement et une truite de l'Atlantique capturée accessoirement durant la saison de pêche au maquereau de 2014. Il a reçu une amende de 1 000 $ à payer dans un délai de six mois. Les accusations découlent d'incidents distincts.