lundi 20 octobre 2014

Avec la compensation biodiversité, la nature devient marchande !

Avec la compensation biodiversité, la destruction de l'environnement devient monnayable !

La Commission Européenne propose la compensation biodiversité pour protéger la nature. L’enquête publique est close depuis le 17 octobre 2014 (1)... Après la sanctuarisation des espaces maritimes, la compensation biodiversité constituerait l’étape marchande (libérale) de la protection des mers et des océans.

Alors que Bruxelles avance à grands pas vers la marchandisation des espaces naturels (forêt, lac et océan), on ne peut pas dire que cette décision soulève les foules... Quelques jours avant l’échéance de la consultation publique, les chasseurs se sont réveillés flairant un danger dans l’exercice de leur activité (2). En juillet, un collectif d’associations britanniques avait lancé une pétition mais sans grand résultat ; la lettre ouverte pour la Commission n’a pas eu la résonnance des grands mouvements de foule comme la marche mondiale pour le climat... (3)

Au moment où le PNUE, agence onusienne de l’environnement, signe plusieurs documents "catastrophe" sur l’état de la biodiversité dans le monde, les citoyens semblent désarmés face au chaos annoncé. Seraient-ils blasés au point de remettre leur destin, l’avenir des ressources forestières et océaniques, entre les mains des forces du marché ?

Après leur sanctuarisation, les ressources marines seront « marchandables »

Le concept de diversité biologique est récent. Cependant, il encadre de plus en plus l’activité des professionnels de la mer. Il est à l’origine de multiples règles dans la gestion des pêcheries. La plus emblématique est probablement l’arrêt de tout rejet de poisson par-dessus bord, le fameux « rejet zéro » dont l’application débutera le 1 janvier 2015 dans les eaux européennes.

Issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992, la Convention sur la biodiversité impacte beaucoup les activités halieutiques. Aires marines protégées, Natura 2000 en mer et autres Réserves marines et côtières sont autant de décisions prises suite à ce traité international signé par 193 États. A Durban en 2003, l’objectif fixé pendant cette réunion-étape se situait déjà entre 10 et 20% des océans. Toutefois, la sanctuarisation de vastes étendues océaniques (jusqu’à 40% proposition de certaines organisations environnementales) relève plus des enjeux géostratégiques que de la protection des ressources marines (4).


La Commission européenne va t-elle transformer la nature en registre comptable ? s’interrogeait Sophie Chapelle en juillet 2014 dans Basta !

Une consultation publique vient d’être lancée par la Commission européenne jusqu’au 17 octobre prochain. Malgré un intitulé quelque peu énigmatique – « initiative européenne visant à enrayer toute perte nette de biodiversité » (1) –, l’enjeu est majeur. Car ce projet de réglementation concerne l’ensemble des impacts liés aux activités humaines, de la création d’un entrepôt à la réalisation des grandes infrastructures de transport. « Pour stopper cette détérioration (de la biodiversité, ndlr), les pertes dues aux activités humaines doivent être contrebalancées par des gains, précise la Commission européenne. Lorsque ces gains sont au moins équivalents aux pertes, le principe visant à éviter toute perte nette est respecté. » Traduction ? Concrètement, quand une activité économique détruit une portion de nature, et de biodiversité, celle-ci doit être recréée ailleurs. L’intention paraît louable. Sauf que pour la Commission européenne, tous les écosystèmes seraient substituables les uns aux autres. Un projet bétonne plusieurs hectares de vallons, de bois et d’étang dans une région ? Il pourra être compensé par une action équivalente en faveur de l’environnement dans une autre région. Comme si tout se valait.

La nature n’est pas à vendre

En réaction à la proposition de la Commission européenne, plusieurs organisations ont mis en ligne une lettre ouverte qui demande l’abandon des projets de compensation (5).

Lettre pour la Commission Européenne

Nous, organisations et individus signataires de cette lettre ouverte, nous considérons que la législation sur la compensation biodiversité en train d’être étudiée par la Commission Européenne nuirait à la nature et aux êtres humains tout en donnant plus de pouvoir à ceux qui détruisent la nature pour faire du profit.

Nous demandons que tous les projets de compensation soient abandonnés.

La compensation, un permis de détruire

L’expérience mondiale des projets et dispositifs de compensation biodiversité montre qu’en réalité ils augmentent la pression sur la biodiversité en blanchissant des infrastructures et aménagements controversés. Par exemple, en Grande Bretagne, le gouvernement a été assez franc pour admettre que la compensation de biodiversité « accélèrerait les demandes pour de nouveaux aménagements et infrastructures ». La compensation biodiversité a déjà facilité l’autorisation de tels projets dans des forêts, des prairies de grande valeur et des zones appréciées des populations. (6)

Making Dreams Come True – New Film



Vidéo parodique de trois minutes autour de la « compensation biodiversité » : La directrice d’une société fictive, GreenLite Energy, se réjouit d’avoir découvert du gaz de schiste sous le Regent’s Park – un parc situé en plein cœur de Londres. Soutenue par le gouvernement anglais, la société assure pouvoir compenser la destruction du parc, voué à l’extraction d’hydrocarbures. Comme si le bénéfice pour la flore et la faune était forcément quantifiable à un instant donné. Ce dont se moque la vidéo : un expert tente de compter chaque abeille en train de butiner et inventorie grossièrement les oiseaux dans les arbres. Impossible de croire en la mise en place d’unités de mesure fiables permettant de calculer la valeur naturelle de Regent’s Park...

Marchandisation de la nature

La compensation biodiversité transforme la nature en une marchandise et suggère dangereusement que la nature peut être remplacée. La biodiversité et les écosystèmes sont complexes et uniques. Il est impossible de réduire la biodiversité à un système de crédits tel que le propose de nombreux systèmes de compensation.

Les populations perdent l’accès à la nature

La compensation biodiversité masque la perte irrémédiable de nature lorsque celle-ci est détruite, ce qui implique une perte de biodiversité et la perte de l’accès des populations à la nature, nuisant à leur santé, leur bien être et leur joie. Les hommes aiment la nature, non seulement pour ce qu’elle est mais aussi pour l'endroit où elle se trouve. Le rôle social que la nature joue dans les vies des gens et des populations ne peut être compensé.

Protéger la nature et reconnaître les responsabilités, plutôt que la compensation

Si l’UE et les Etats-membres s’intéressent réellement à la perte continue de biodiversité, ils doivent reconnaître que la compensation ne fera qu'empirer la situation. S’attaquer à la perte de biodiversité nécessite que les Etats-membres appliquent les lois protégeant la biodiversité, regardent attentivement comment les terres sont utilisées et élaborent des plans locaux de développement en partenariat, et non pas en opposition, avec les populations locales. Les économies doivent être structurées dans l’intérêt des citoyens et non de celui des grosses entreprises.

La nature est un bien commun pour lequel nous partageons tous des droits et des responsabilités. Pour être efficace, tout politique visant à protéger la biodiversité doit prendre en compte ces considérations.

Nous exhortons la Commission Européenne à abandonner ses projets de législation européenne sur la compensation biodiversité. De telles politiques ne permettront qu'à ceux qui le peuvent de continuer à détruire la nature pour faire du profit. L’UE devrait agir pour l’intérêt public en protégeant la biodiversité, la nature et les espaces publics à travers des régulations claires et une mise en œuvre sérieuse.

Veuillez agréer, Messieurs, Mesdames, nos salutations distinguées.

Si vous souhaitez signer notre lettre pour la Commission Européenne
– à titre individuel ou pour le compte d'une organisation – remplissez le formulaire en bas de la version en anglais de la lettre.

NB : Illustrations proposées par Nature Not For Sale

(2) Chasseurs de France : L'initiative « No Net Loss »: consultation publique de l'UE  (pour visualiser les documents à remplir (non accessibles depuis la fin de la consultation) aller sur le site des Chasseurs en Somme)

(3) Nature not for sale

(4) Atlas Blue lobby : Le pivot maritime Asie Pacifique

(5) Nature not for sale : Lettre ouverte pour la Commission européenne (en français)

vendredi 17 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (4e trimestre)


Revue de presse en France et en Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 17 Octobre 2014

Gastronomie : nouvelles saveurs pour la semaine du Goût








Les valeurs de la Semaine du Goût

1/  L’éducation au goût des consommateurs, notamment des enfants.

2/  La diversité des goûts et saveurs

3/  L'information transparente et pédagogique sur les produits, leur origine, leur mode de production et leurs spécificités

4/  La transmission des métiers et savoir-faire.

5/  Le Plaisir du goût.

6/  Encourager les comportements et consommations alimentaires s’inscrivant dans un mode de vie équilibré et durable.

Pour en savoir plus sur la semaine du goût du 13 au 19 octobre 2014 (et avec l'éducation nationale)

Pendant ce temps, l'industrie alimentaire mijote les plats du futur ?

Avec Solina, une « note ferrée » pour le plat préparé de poisson...

Le développement de Solina s'appuie à la fois sur les changements d'habitudes alimentaires dans les pays émergents et l'appétit de nouveautés des industriels de l'agroalimentaire, dans les pays développés « où les cycles de vie des produits alimentaires se réduisent », explique Laurent Weber, directeur général de Solina.

Car il faut séduire le consommateur, avec de nouveaux arômes, de nouvelles saveurs. « Récemment, un client nous a demandé de travailler sur un goût barbecue pour son plat préparé de poisson. Nos chefs cuisiniers appellent ça la « note ferrée », qui correspond à l'odeur du gras de la viande quand il tombe sur la braise. »

Pour répondre à la stratégie marketing de ses clients industriels, Solina sort chaque mois quelque 800 nouvelles formules d'ingrédients alimentaires, à partir d'un catalogue de 6 500 matières premières : épices, extraits végétaux, produits laitiers, extraits d'algues, amidon, sel, extraits naturels de palourdes...

« Nous ne travaillerons plus sur de nouvelles molécules artificielles, explique Laurent Weber. La demande des consommateurs s'oriente de plus en plus vers l'authentique. Nous privilégions les ingrédients naturels, à condition que l'on tienne les prix. »

Numéro 2 européen des assaisonnements salés, le groupe Solina a doublé son chiffre d'affaires en trois ans et investi 13 millions dans une usine en Ille-et-Vilaine. En huit ans, le chiffre d'affaires (250 M€) et l'effectif (800 salariés) de Solina ont été multipliés par cinq. Depuis deux ans, les deux courbes grimpent à la verticale. L'ascension du numéro deux européen des arômes et saveurs alimentaires (derrière l'irlandais Kerry et devant le français Fuchs) donne le vertige... 

Extrait de l’article de Laurent Le Goff dans Ouest France : Ille-et-Vilaine. Ingrédients alimentaires : Solina a bon appétit

Avec Frial, cinq bateaux normands vivent à l'année...


Frial est créateur et fabricant de produits surgelés. « À l'origine, notre seule activité était les produits de la mer. Aujourd'hui, nous faisons vivre cinq bateaux normands à l'année mais les fruits de mer ne sont qu'une partie de notre offre de produit », rappelle Philippe Rustichelli, président du groupe Frial et premier employeur en Bessin. En France, on ne trouve pas la marque Frial dans les rayons de supermarchés. Le groupe fabrique des produits pour des clients comme Picard, Thiriet, Auchan, Lidl, Dia, mais aussi des restaurateurs comme Flunch ou Paul.

mardi 14 octobre 2014

Enquêtes : Touche pas à ma plage !


La commune de Saint-Coulomb s'inquiète pour son littoral : « Notre patrimoine, c'est la beauté de nos plages », indique Yannick de Charette, premier adjoint de Saint-Coulomb. Visée, la décision du préfet, prise début juillet, d'autoriser l'expérimentation de moules sur filières à 3 km de la côte. Le projet, demandé par le comité régional de la conchyliculture, prévoit une concession de trois ans, sur 19 ha, avec quatre filières de 100 mètres de long. Extrait de Ouest France : Mytiliculture en Bretagne. St-Coulomb attaque en justice

Mer, sable et soleil...

En ce moment, l’hebdomadaire « le marin » prend les inscriptions des décideurs de l’économie de la mer pour le grand rendez-vous maritime de l’année, les 2 et 3 décembre 2014 : la dixième édition des Assises de l’économie de la mer se déroulera pour la première fois à Nantes et Saint-Nazaire. (1)

En parallèle, Le marin et Odyssée développement mènent une enquête : Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement...

Des enquêtes, parlons-en !

Touristes, plaisanciers, retraités, propriétaires de résidences secondaires se pressent actuellement dans les mairies en réponse à plusieurs enquêtes publiques... (2)

L’enquête publique sur les filières d’élevage de la Male conche a débuté. Pour l’heure, seuls les opposants s’expriment || Vase, pollution, atteinte au patrimoine… les arguments fusent || (3)


Mon Oléron

Trois semaines, trois semaines dont le seul petit grain matinal ne m'a même pas évité d'arroser le jardin, du soleil, une mer agréable, une unique petite méduse et plusieurs jours de températures très élevées... Nous avons eu notre sortie annuelle grand standing au Grand Large, pour fêter en retard l'anniversaire de... Partie pleine de bonnes résolutions, je n'en ai tenue qu'une, faire du vélo. Mais ni cartes, ni travail sur ordi, une petite manifestation sur la plage pour protester contre des champs d'huîtres trop près des plages, Pineau à volonté et brasse dans les vagues délicieuses... Extrait du blog : Notes périssables

Des communes et des régions littorales où les élus ne manquent plus une occasion de placer le tourisme au rang de première activité économique, secteur d’avenir présenté comme vital pour la survie des territoires côtiers, quitte à sacrifier les activités maritimes ancestrales comme en Région Poitou-Charentes...

Les pôles d'excellence en Poitou-Charentes

L'aquaculture connait une très forte progression dans de nombreuses régions littorales. C'est la filière de production alimentaire la plus porteuse dans le monde. En Région Poitou-Charentes, les cultures marines (ostréiculture, mytiliculture, pisciculture,...) ne font pas partie des filières d’excellence ! Pourtant, les cultures marines représentent plus de 1000 entreprises, 5000 emplois (sur toute l'année) et près de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires, des élevages répartis tout le long du littoral de Charente-Maritime, premier département aquacole de l'hexagone...

La région Poitou-Charentes mise plutôt sur le tourisme (première filière économique régionale !), l’agro-alimentaire, le nautisme, l’aéronautique et spatiale, l’énergie, l’image-numérique, le transport-mécanique, le bâtiment, le textile-chaussant, l’éco-industrie, le bois, la chimie et certains pôles d’excellence rurale...




(2) Enquêtes publiques en cours (jusqu'au 17 octobre 2014) :

(3) Sud Ouest : L’enquête attend les conchyliculteurs

Les professionnels de la mer ne viendront pas s'exprimer lors des enquêtes publiques... Ils doivent malgré tout donner leur opinion...

Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement



Le Tableau de bord de l’économie maritime le marin / Odyssée Développement vise à mieux apprécier le contexte dans lequel naviguent les entreprises du secteur maritime ainsi que le moral des responsables au regard des décisions-clefs d'investissement, d'emploi et de développement.

Votre participation est essentielle.

Vous pouvez accéder au questionnaire, qui comporte 12 questions (5 minutes), et donner votre avis en ligne en cliquant ici.

Secteur d’activité

Industrie nautique
Pêche et cultures marines
Environnement, services et conseils
Transport maritime, armement
Industrie portuaire
Construction, réparation navale
EMR
Offshore


Une synthèse sera présentée lors des Assises de la mer et du littoral, qui se tiendront cette année à Nantes et Saint-Nazaire les 2 et 3 décembre 2014. Les résultats seront publiés dans le journal "le marin" et disponibles en ligne.

Remarque :  Le sondage "le marin" - Odyssée Développement n'indique pas l'industrie du tourisme dans la rubrique "Secteur d'activité"... Pourtant fer de lance de nombreux décideurs de l'économie de la mer...

Pour aller plus loin...

vendredi 10 octobre 2014

News de la pêche dans le monde (4) : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

4e trimestre 2014 : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 17 Octobre 2014

Vers des ressources thonières durables en Somalie

La FAO et ses partenaires appuient un nouveau membre de la CTOI (Commission des Thons de l'Océan Indien)

Les membres de la CTOI sont l'Australie, le Belize, la République de la Chine populaire, les Comores, l'Erythrée, l’Union européenne, la France, la Guinée, l’Inde, l’Indonésie, la République islamique d'Iran, le Japon, le Kenya, la Corée, Madagascar, la Malaisie, les Maldives, Maurice, le Mozambique, le Sultanat d'Oman, le Pakistan, les Philippines, les Seychelles, le Sierra Leone, le Sri Lanka, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, la Thaïlande, le Royaume-Uni, le Vanuatu et le Yémen ; son Secrétariat siège à Victoria Mahé, aux Seychelles.

La Somalie est devenue le dernier pays à joindre la Commission des Thons de l'Océan Indien (CTOI), une organisation intergouvernementale de gestion de la pêche mandatée pour gérer les thons et les thonidés de l'Océan Indien et des impacts associés à son écosystème.

Source : FAO - 11 août 2014, Mogadiscio - Victoria Mahé –
La Corne de l'Afrique, avec une des plus longues bandes côtières, rejoint la CTOI avec plus de 30 pays afin de promouvoir la coopération entre les pays membres en vue d'assurer, par une gestion appropriée, l'utilisation de la conservation et optimale des stocks couverts par l'organisation et l'encouragement durable au développement de la pêche sur la base de ces stocks.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a facilité l'adhésion de la Somalie au sein de la CTOI, grâce à son mandat de développer et de protéger les ressources halieutiques de la planète. Le  Directeur général-Adjoint de la FAO pour l'Afrique, M. Bukar Tijani a salué cette décision comme étant une étape importante dans ce processus.

«L’admission de la Somalie au sein de la CTOI constitue une étape majeure pour assurer la pérennité des espèces de thons dans l'Océan Indien, mais représente aussi une mesure audacieuse pour éliminer complètement les actions de piraterie qui sévissent dans cette partie des océans depuis 2009 », a déclaré M. Bukar.

Rejoindre la CTOI a été une étape importante pour la Somalie qui, entre autres, permettra à ce pays de bénéficier des flottes étrangères de pêche opérant sous licence dans sa zone économique exclusive, de développer sa propre flotte de pêche dans l'avenir et de contribuer à la durabilité des ressources en thons. En outre, la CTOI est en train de développer un quota dans le cadre des critères d'attribution, et le fait de devenir un membre permettra à la Somalie d’être incluse dans les futures discussions sur cette question importante.

« C'est aussi une occasion spéciale pour nous tous, étant donné que la CTOI, fête ses 18 ans cette année depuis l'entrée en vigueur de l'accord d’entrée d'un nouveau membre en mai dernier : la République fédérale de la Somalie. Nous sommes reconnaissants envers la FAO et les Seychelles pour leur rôle dans ce développement très positif", a déclaré le Secrétaire Exécutif de la Commission des Thons l'Océan Indien, M. Rondolph Payet.

Des engagements

Au cours d'une récente session, la Commission des Thons l'Océan Indien "CTOI" a discuté de ces questions pertinentes, y compris la piraterie au large des côtes somaliennes. Malgré une baisse des attaques de pirates en 2012, les navires de commerce et de pêche dans l'Océan Indien occidental restent sous une menace réelle. La CTOI continue d'être profondément préoccupée par les actes de piraterie, la marine marchande et de la pêche légitime dans la partie ouest de la zone de compétence soumis aux lois et réglementations internationales et où leurs activités sont surveillées par des membres de la CTOI, conformément aux mesures de gestion.

La Somalie doit poursuivre en tant que membre actif de la CTOI et participera aux réunions programmées, aux sessions de formation et aux Ateliers proposés par la Commission, et fournira régulièrement des rapports détaillés des activités nationales liées à la pêche aux thons dans l'Océan Indien. Le respect des mesures de conservation et de gestion existantes est également une condition importante de l'adhésion, et est évalué chaque année. Des activités sont actuellement réalisées par la FAO en Somalie, et d'autres partenaires, pour permettre à la Somalie de renforcer ses capacités dans ce sens.

Dans le but de développer la pêche somalienne, la FAO s'emploie également à renforcer les capacités de pêche somaliennes à travers la formation des pêcheurs et des institutions, et à la distribution de matériels ainsi qu’au plaidoyer.

La Commission a reconnu les graves conséquences des actes de piraterie sur les navires humanitaires, commerciaux et de pêche au large des côtes de la Somalie et a noté que la portée des attaques se prolongeait vers la quasi-totalité de l'Océan Indien occidental, notamment vers le Kenya et les Seychelles, avec des attaques signalées dans leur ZEE respective.

La CTOI a le mandat de gérer les thons et les thonidés de l'Océan Indien et des impacts associés à son écosystème. Elle s’assure du respect des mesures de gestion obligatoires par ses membres.

A l'occasion de la troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, qui aura lieu en septembre 2014 à Apia, Samoa, la FAO renouvellera son appel aux partenaires pour poursuivre et s'engager à surveiller l'exploitation durable des ressources marines vivantes, la protection des moyens de subsistance des acteurs impliqués dans le secteur de la pêche, et la sauvegarde de la sécurité alimentaire à travers la fourniture de poissons et des sous-produits de la pêche pour les générations actuelles et futures.

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16 octobre : journée mondiale de l’alimentation


En 2014, la Journée mondiale de l’alimentation aura pour thème l’agriculture familiale

Le thème de la Journée internationale de l’alimentation 2014, «Nourrir le monde, préserver la planète», a été choisi pour accroître la visibilité de l’agriculture familiale et des petits exploitants. Il appelle l’attention mondiale sur le rôle crucial que joue l’agriculture familiale dans de nombreux domaines: lutte contre la faim et la pauvreté, renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, amélioration des moyens d’existence, gestion des ressources naturelles, protection de l’environnement et réalisation du développement durable, notamment dans les zones rurales.

L’Assemblée générale des Nations Unies a fait de 2014 l’Année internationale de l’agriculture familiale, soulignant par-là que la communauté internationale reconnaît l’importante contribution des petits exploitants à la sécurité alimentaire mondiale. Pour plus d'information sur FAO

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Le 15 Octobre 2014

Aborder le problème de l’offre d’aliments pour poissons
FAO (octobre 2014) : La production de poisson est également à la hausse, tirée en grande partie par l'aquaculture alors que l'impact du phénomène El Niño fut moins fort qu'annoncé. Extrait : Bonnes récoltes et stocks abondants continuent à favoriser la baisse des prix alimentaires

Production de farine et d'huile de poisson. Illustration tirée : Food Outlook - October 2014

Le dernier rapport Globefish sur la farine de poisson et l’huile de poisson souligne qu’une demande croissante des secteurs utilisant une alimentation d’origine animale (aquaculture/agriculture) a maintenu la pression sur les prix de la farine de poisson et de l’huile de poisson. Les déclins de la production mondiale, dus aux restrictions de pêche et aux mauvaises conditions climatiques, ont fait grimper les prix à des niveaux record en 2013. Pour réduire leur dépendance à l’égard des captures de poisson sauvage, les producteurs de farine de poisson remplacent de plus en plus le poisson par une matière première végétale, en particulier le soja. Toutefois, la durabilité de la production de soja (en raison des organismes génétiquement modifiés/OGM et des problèmes de déforestation) et la concurrence pour la consommation humaine soulèvent quelques problèmes.

Source : Agritrade

Une autre piste est également envisagée dans l’aquaculture africaine. Une étude récente a examiné le cas de la production de tilapia d’élevage en Afrique, où la demande est élevée mais la production locale insuffisante. L’étude souligne que l’élevage intensif de tilapia augmente en Afrique subsaharienne, au Ghana en particulier, où les bassins d’élevage industriel de tilapia à grande échelle se développent pour satisfaire à une demande locale croissante. Dans des pays tels que le Zimbabwe, la Zambie et l’Ouganda, « la production commerciale de tilapia commence à avoir un impact sur les marchés locaux et régionaux ».

Bien que les petits agriculteurs continuent d’utiliser une alimentation animale artisanale produite à partir de divers déchets et sous-produits, ces élevages intensifs de tilapia dépendent de l’alimentation commerciale importée, principalement basée sur la farine de poisson. Compte tenu de la hausse des prix de la farine de poisson, la demande en alimentation animale alternative locale de qualité ne cesse d’augmenter. La production locale et durable d’insectes est une possibilité dans la région, compte tenu des conditions environnementales favorables, les larves de mouche ayant été identifiées comme une source durable et précieuse de protéines pour les systèmes de production d’élevage, y compris le poisson. La production de larves de mouche peut se faire à faible coût à partir de diverses sources de déchets organiques (fumier, fruits ou légumes en décomposition, déchets d’abattoir, etc.) et peut être incorporée dans l’alimentation pour poissons en tant que principale source de protéine animale pour l’alimentation du tilapia. Des essais seront réalisés en 2014 et 2015 au Ghana.

Pour plus d'informations : Agritrade

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Le 14 Octobre 2014

Afrique du Sud


Une solution à 150 euros qui réduit de 99% la mort des albatros dans les filets des chalutiers

La pêche au chalut en haute mer a été identifiée comme une cause majeure de la mort des oiseaux de mers. Attirés par milliers par les déchets de poissons évacués des navires, ils sont pris au piège dans les câbles épais qui maintiennent les filets du chalutier en place, puis entraînés sous l'eau avant de couler. Chaque année, environ 9.000 oiseaux de mers - dont 75% d'albatros - seraient tués par les chalutiers sud-africains.

Source : BE Afrique du Sud

Une petite révolution écologique pourrait limiter drastiquement ce phénomène : selon une étude du groupe de conservation des oiseaux BirdLife South Africa, une innovation ultra-simple et économique permet de réduire de 95% la mortalité des oiseaux, et jusqu'à 99% chez la population d'albatros. Les résultats, basés sur des données collectées depuis 5 ans par le groupe de conservation et les entreprises de la pêche, ont été publiés en mai dernier dans la revue internationale Animal Conservation.

Lignes de dissuasion de BirdLife South Africa 
Crédits : Albatross Task Force, BirdLife South Africa - Droits d'images de Bronwyn Maree

La technique consiste à fixer une corde de 30m de long à l'arrière du navire, à laquelle sont attachées de 5 à 10 banderoles de matériau coloré et léger, placées à 2m d'intervalle. En flottant sous le vent, les banderoles distraient et effraient les oiseaux, les maintenant éloignés des câbles mortels.

Recommandées par BirdLife dès 2004, ces "lignes de dissuasion", conçues à travers un projet collaboratif impliquant l'OVAPD (Ocean View Association for Persons with Disabilities), ont été largement adoptées par la communauté des industriels de la pêche. Bénéficiant du soutien financier de Total South Africa, elles leurs sont vendues à moins de 150 euros, un prix dérisoire au vu de leur impact spectaculaire sur la préservation de la faune avicole.

Cette success story dans le domaine de la conservation de la biodiversité est un exemple de collaboration réussie entre industrie, gouvernement et ONG. L'innovation pourrait sauver une espèce subissant une pression anthropique extrême, 15 des 22 espèces mondiales d'albatros étant actuellement menacées d'extinction.

jeudi 2 octobre 2014

Revue de presse 2014 (8) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...



Actualités du mois d'Octobre 2014

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L'industrie ostréicole en Europe : Les défis pour les producteurs


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http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/01/mortalite-huitre-enquete-le-bitoux.html#but16
L’association Ostréiculteur traditionnel, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) : A télécharger Ici ou

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance. Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque. Suite...



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Le 18 octobre 2014

Poissons de Dombes : journée découverte

Le samedi 18 octobre 2014 aura lieu la journée "découverte du Poisson de Dombes" avec des animations prévues sur toute la Dombes. 

Source : Web TV Dombes

Cette journée est un moment unique pour découvrir l'emblème de la Dombes, le Poisson de Dombes®, de l'étang à l'assiette en passant par les étapes de transformation ainsi qu'une présentation des gages de qualité apportés par les acteurs de la filière.

Web TV Dombes est fière d'apporter son soutien à cette journée  et ainsi de faire connaître cette tradition piscicole qui perdure depuis plus de 1000 ans en respectant le milieu naturel et la biodiversité de notre environnement.

Vous pourrez découvrir ci-dessous la bande-annonce de l'événement ainsi que l'affiche et du programme complet.



Didier Fromentin

Cliquer Ici pour le Programme

Pour plus d'informations: www.poissonsdedombes.fr

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Odet. Des huîtres plates draguées du côté du Pérennou


par Le Télégramme

Dix ans après la réhabilitation d'un banc d'huîtres plates en 2004 au Pérennou, le Sivalodet a fait procéder, jeudi 16 octobre, à une douzaine de traits de dragage dans l'Odet. Deux pêcheurs, Gwen Pennarun et Gilles Campion, ont relevé trois douzaines d'huîtres qui feront l'objet d'une dégustation publique, samedi, en fin de matinée, sur la cale du port de Saint-Marine. D'autres huîtres seront aussi étudiées par l'Agrocampus Ouest de Beg-Meil, à Fouesnant, et d'autres encores soumises à des analyses bactériologiques. Leur présence témoigne en tout cas de l'amélioration de la qualité des eaux dans l'estuaire de l'Odet. Les images de Bruno Salaün. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr

Le retour des huîtres plates dans l'Odet : Elles sont bonnes !

Dans les années 60 et 70, des erreurs de gestions des épandages issus des centre de traitements des eaux usées et des exploitations agricoles avaient fortement détruit le milieu écologique marin de l'embouchure de l'Odet, et ceci malgré des marées qui remontent jusqu'à Quimper. Les huîtres et d'autres espèces avaient disparues. «Le plancton, la base de la chaîne alimentaire du milieu marin, est extrêmement fragile» a rappelé Hélène Laguerre, la biologiste marine de Silvaodet.

Source : APB par Philippe Argouarch

Par réaction à cette situation, les communes du bassin versant de l'Odet ont formé dès 1996, un syndicat, le Sivalodet. Silvaodet a pour but l'entretien des cours d'eau, l'éducation à l'environnement, la réduction des pollutions, la conciliation des usages de l'eau du bassin versant. En 2009, le syndicat s'est transformé en syndicat mixte avec l'adhésion du Conseil général du Finistère et du Conseil régional de Bretagne.

Les conseils municipaux des 22 communes du bassin-versant de l'Odet élisent chacun un représentant à Sivaodet. La rivière a ainsi ses représentants, accomplissant en quelque sortes, la vision du grand poète américain Gary Snyder (1), qui, en 1969, demandait que les rivières et les montages aient des représentants au Congrès américains !

En 2004, le banc d'huîtres de Perennoù avait été réhabilité et aujourd'hui, 10 ans après, Silva Odet a procédé à un dragage, afin de confirmer le retour définitif des huîtres plates dans l'Odet. Le public, invité sur le port de Sainte-Marine, a pu constater que ces huîtres sont aussi bonnes sinon meilleures que celle du Belon ! Les moules sont aussi de retour grâce à Gilles Campion qui a obtenu un permis d'exploitation de moules sur cordes.

(1) Gary Snyder est le personnage principal, Japhy Ryder, du roman de Jack Kerouac, Les Clochards Célestes, avec qui Kerouac ira escalader le mont Matherson en Californie. Gary Snyder est co-inventeur du biorégionalisme.

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Banc d'Arguin : la plaisance a convaincu le commissaire enquêteur


L’avis du commissaire enquêteur sur le nouveau décret modificatif du banc d’Arguin prend en compte les nombreuses critiques de la plaisance et du nautisme.

Source : Sud Ouest par David Patsouris 

Mardi, l'avis de Jean-Denis Dumont, ingénieur agronome et commissaire enquêteur, sur le projet de décret modificatif de la réserve naturelle nationale du banc d'Arguin, a été rendu public sur le site de la Préfecture après une enquête publique du 4 août au 5 septembre.

L'avis est favorable, mais avec de gros « mais », puisqu'il est assorti de plusieurs réserves suspensives : lever l'interdiction du mouillage de nuit ; supprimer la création de zones de mouillage délimitées ; supprimer l'obligation de surface minimale pour la ou les zones de protection intégrales, c'est-à-dire la zone réservée aux oiseaux et interdite à toute activité humaine.

1 Une participation « remarquable »

Dans son rapport, le commissaire enquêteur analyse la participation du public : « 730 courriers ou observations ont été enregistrés plus 652 feuilles signées dans le cadre d'une association de plaisanciers plus une pétition de 89 signatures initiée par un particulier, soit au total 1 471 personnes ».

Sur le fond, c'est très clair : « Les observations défavorables, très majoritaires, sont au nombre de 1 335 et proviennent essentiellement des plaisanciers mais aussi des industries nautiques et de pratiquants de kitesurf. Les 124 observations favorables proviennent de particuliers et de nombreuses associations de défense de l'environnement dont la Sepanso ainsi que du parti politique EELV. La plupart aimeraient que le projet aille plus loin dans l'interdiction de la présence humaine. Les ostréiculteurs se sont montrés favorables pour la partie qui les concerne ».


2 Les écologistes sont en colère

L'avis est favorable, mais les conclusions du commissaire enquêteur ressemblent à une charge contre les demandes des associations environnementales et de la Sepanso, gestionnaire du site. Michel Daverat, conseiller régional EELV, et président du syndicat mixte de la dune du Pilat, s'est dit « scandalisé » par ce rapport : « Il n'est pas du tout objectif. Il n'y a que deux pages favorables au projet contre 13 pour les avis défavorables ».

« La corrélation entre l'augmentation de l'affluence humaine, telle que présenté dans le dossier, et les populations d'oiseaux, dont la protection constitue le but de la réserve, ne paraît pas évidente », écrit Jean-Denis Dumont.

Et d'ailleurs il ne croit pas à une « surfréquentation » d'Arguin et donc pas à une nécessité d'étendre la zone de protection intégrale sur 100 hectares minimum : « Le nombre de bateaux (hors mises à l'eau pour la journée) semble stagner à environ 12000 depuis 1995. Le chiffre de 250 000 visiteurs annuels, présenté comme donnée certaine, m'apparaît comme une évaluation faite à partir de l'année 2009 et peut être discutée. »


3 La plaisance peut être soulagée

Dans ces conditions, le monde de la plaisance et du nautisme peut pavoiser. Le commissaire enquêteur note d'abord ceci : « Une véritable concertation n'a pas été engagée. Le public le plus concerné, plaisanciers et industries nautiques, m'a paru découvrir le projet lors de l'enquête. L'absence de concertation m'a été confirmée par trois maires » (Lège-Cap-Ferret, La Teste-de-Buch et Arcachon).

Jean-Denis Dumont leur a donc concédé trois réserves suspensives. Et d'abord lever l'interdiction de mouillage de nuit : les bateaux ne sont jamais plus de trente ; ils mouillent à plus de 1,5 kilomètre de la zone de protection intégrale ; l'interdiction de débarquement de nuit est bien acceptée.

(....)


4 Les ostréiculteurs sont satisfaits

5 Et maintenant, quel est l'avenir ?

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Feu vert à la réorganisation du Crédit maritime Bretagne-Normandie


L’intégration de la dernière des six caisses régionales du Crédit maritime dans la Banque populaire, celle de Bretagne-Normandie, la plus importante, arrive à son terme. Elle prévoit le transfert à la fin 2016 des activités de contrôle des opérations de Quimper vers Rennes, siège régional de la Banque populaire de l’ouest.

Source : Le Marin

Ce processus achevé dans les cinq autres caisses régionales du Crédit maritime a pris un peu plus de temps dans l’ouest, siège de la plus importante caisse du réseau (34 des 56 agences, 150 des 250 salariés). L’importance de Quimper a longtemps préservé ses emplois dans l’attelage formé en 2005 avec le groupe Banque populaire.

56 personnes sont encore présentes dans la capitale cornouaillaise où une quarantaine de postes devraient être supprimés. Ne resteront alors à Quimper qu’une quinzaine de salariés sur des postes commerciaux. La direction souligne que le réseau commercial du Finistère (34 agences) n’est pas concerné par cette réorganisation et que les effectifs seront maintenus.

Une étude de faisabilité associant Crédit maritime Bretagne-Normandie et BPO doit déterminer tous les détails du plan, d’ici à la fin de l’année. Le comité d’entreprise a donné un avis favorable avec quelques réserves au plan le mercredi 15 et le conseil d’administration devait l’avaliser, le jeudi 16.

Plus d'informations dans "le marin" du vendredi 17 octobre

Transfert du siège du Crédit maritime à Rennes : Ludovic Jolivet ironise

Dans un communiqué, vendredi 17 octobre, le maire de Quimper Ludovic Jolivet réagit au transfert du siège du Crédit maritime vers Rennes. Extraits.

Source : Côté Quimper

Pour le moins piquante et ironique. Le maire de Quimper Ludovic Jolivet réagit vendredi 17 octobre dans un communiqué sur le départ annoncé d’ici à fin 2016 du siège du Crédit maritime, de Quimper à Rennes.

En 2016 donc, le Crédit Maritime abandonnera son territoire naturel pour se réfugier très à l’intérieur des terres – c’est le moins que l’on puisse dire sauf à considérer que la Vilaine est un fleuve côtier. Désormais le port d’attache administratif de la « banque bleue » sera Rennes, haut lieu de la pêche et du commerce comme chacun sait…

Ludovic Jolivet poursuit :

Bien sûr, la part proprement « maritime » de l’activité du Crédit Maritime a connu une baisse régulière liée notamment aux difficultés de la pêche. Bien entendu, l’ancien directeur général, Patrick Dufour, ne peut être soupçonné d’avoir accéléré cette « délocalisation infrarégionale », bien au contraire. Bien évidemment, le Crédit Maritime Bretagne Normandie conservera une entité d’une quinzaine de salariés à Quimper.

Le maire de Quimper pointe enfin – comme il l’avait fait pendant la campagne des élections municipales 2014 – le déplacement des centres de décisions et pôles économiques vers l’Est de la Bretagne aux dépens de l’Ouest :

mercredi 1 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (3e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Juillet/ Août / Septembre 2014

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Suite de la revue de presse : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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1 octobre 2014 : Ouverture de la coquille saint-jacques (saison 2014/2015)

Google Alertes : Coquilles Saint-Jacques à la normande

Copie d'écran

Comité national des pêches

Ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques   

Ce mercredi 1er octobre marque le jour de l’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques pour les pêcheurs français. Guettez-les sur les étals, elles feront votre régal !

Bon à savoir :

- Le nom scientifique de la coquille Saint-Jacques est : Pecten maximus. On trouve d’autres espèces voisines sur le marché, ce sont des pectinidés, souvent commercialisés sous le nom de pétoncle.

- La coquille Saint-Jacques est une espèce sédentaire, qui vit en banc. Les principaux gisements en France sont : Baie de Seine, Baie de Saint-Brieuc, Rade de Brest, Quiberon, Pertuis charentais.

- Les pêcheurs français respectent une fermeture de la pêche chaque année, du 15 mai au 30 septembre, afin de laisser le temps aux coquilles de grandir et de se reproduire.

- Une licence professionnelle a été créée, à la demande des pêcheurs, pour limiter l’accès à la pêcherie. Cette licence a dans certains cas valeur d’AEP (autorisation européenne de pêche).

Source : CNPMEM



Au moment où Pavillon France lance l'opération " 3. 2. 1. Poissons ! ", "Viandes de France" fait le point...

Après le scandale des viandes : les choses ont-elles vraiment changé ?

Plus d'un an et demi après le scandale de la fraude à la viande de cheval, la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles dénonce des mesures et des dispositifs inefficaces

Source : SudOuest.fr, avec AFP

Pour répondre à la crise qui avait durement touché la filière des viandes durant l'année 2013, plusieurs mesures avaient été prises pour permettre aux acheteurs de retrouver la confiance.

Mention "Viandes de France" : "les étiquettes ne sont pas imprimées"

L'étiquette "Viandes de France", qui devait informer et rassurer le consommateur et garantir l'origine de la viande, a fait long feu à peine six mois après son lancement, a dénoncé mercredi la FNSEA.

"La vérité c'est que les étiquettes ne sont même pas imprimées ! C'est un coup de com' sans effet", s'est insurgé devant la presse Patrick Bénézit, président de la fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA) du Massif Central.

"La démarche n'est pas entrée dans les faits", remarque-t-il en dénonçant un "jeu malsain", entretenu notamment par les opérateurs de la grande distribution qui se fournissent dans les pays voisins.

Les étiquettes "Viandes de France" n'ont pas eu l'efficacité escomptée, dénonce la FNSEA.

"Ce n'est pas que les voisins sont moins chers, mais c'est une façon de calibrer le marché intérieur à la baisse : si on achète moins en France, les prix vont baisser", explique encore le président de la FNSEA, lui même éleveur dans le Cantal et vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).

Cantines : 87% de volailles étrangères

lundi 29 septembre 2014

En échange de « pacotilles », s’ouvrent les fonds marins recélant de fabuleuses richesses !

En échange de « pacotilles », les peuples de l'Océanie ouvrent leurs fonds marins ?

Illustration : Atoll de Tubuai dans l'archipel des Australes en Polynésie française (Google earth)

A. Daudet (1890) : Dans nos pacotilles d'objets pour échanges avec les sauvages, il y en avait une grande quantité [de parapluies], presque autant que des colliers de chiens...

Pew charitable trusts (2014) : Les mairies des Australes ont organisé en collaboration avec Pew une « journée de la protection de l’océan aux Australes » qui aura lieu le 2 octobre à Rimatara, le 4 octobre à Rurutu, le 7 octobre à Raivavae et le 9 octobre à Tubuai. Ces évènements, à travers des stands, des jeux avec les scolaires, des concours de dessin, des courses de vaa et des projections de vidéos, permettront de célébrer avec la population, l’engagement fort des mairies des Australes, et de commencer à travailler avec la population sur l’élaboration du projet de grande AMP. Par ailleurs, les maires des Australes ou leurs représentants présenteront officiellement les délibérations des Australes à la presse le mardi 30 septembre à 12h, lors de l’inauguration du bureau de Pew à la gare maritime de Papeete. (1)

L’archipel des Australes, un territoire de la Polynésie française, abandonné par la métropole avec ses quelques 6600 habitants, mais couvrant un espace maritime de près d’un million de km2...

Après le parc marin de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie (1,3 million de km2), la France peut remercier la richissime fondation étatsunienne Pew pour toute l’attention qu’elle porte à la protection de la biodiversité de l’espace maritime français. Quand les eaux de l'archipel des Australes seront sanctuarisées fin 2015-début 2016, la France pourra se glorifier d’avoir atteint l’objectif de 20% de la ZEE en aires marines protégées : plus de 2,2 millions de km2 sur un total de 11 millions de km2.

(1) Communiqué de Pew dans Polynésie la 1e : Les populations des Australes veulent la création d’une grande réserve marine / dans Tahiti infos : Aux Australes, le vœu d'une aire marine protégée

Que cachent les pacotilles de Pew et cet empressement à sanctuariser tous ces immenses territoires marins ?

Les terres rares d'un immense océan

La nouvelle bataille du Pacifique

Les états insulaires du Pacifique (source : Wikipedia)

Les États-Unis sont à l’offensive pour renforcer leur contrôle sur l’océan Pacifique et les ressources de ses fonds marins, en particulier les terres rares, indispensables aux industries de haute technologie.

Article d'Alain Le Sann dans Ritimo

Le contrôle du Pacifique et de ses ressources fait aujourd’hui l’objet d’une bataille où les États-Unis s’efforcent de mener le jeu, soit par leur puissance étatique, soit par le soft power des grandes ONG environnementalistes et des fondations regroupées dans la Global Ocean Commission. Cette coalition d’intérêts a été clairement manifestée en juin 2014 à Washington par l’intervention de Barack Obama sur la protection des océans, suivie de celle de John Kerry en Australie.

Illustration extraite de l'article de Down to Earth : Mining at deep sea (septembre 2014)

Yan Giron a décrypté cette stratégie des États-Unis dans un article sur ce qu’il appelle le pivot maritime opposant la Chine et les États-Unis. La Chine se montre en effet très agressive pour élargir sa ZEE [1] et contrôler l’accès aux ressources halieutiques et surtout énergétiques et minières de ses marges maritimes. Dans le Pacifique, la Chine est très présente par sa flotte de pêche qui cible les requins et les thons. De nombreux bateaux chinois (ils ne sont pas les seuls) pêchent illégalement dans les ZEE des micro États insulaires [2], incapables de contrôler leurs immenses espaces marins. L’état des stocks de requins et de thons soulève de vives inquiétudes. Les stocks de thon rouge seraient réduits à moins de 5 % de leur stock initial et les pays pêcheurs ont enfin décidé de réduire leur effort de pêche, y compris le Japon, inquiet des risques pour la survie du stock Pacifique. Une telle décision est difficile à prendre pour tous ces États insulaires du Pacifique qui doivent parfois la moitié de leurs ressources financières à la vente de droits de pêche [3]. Pour les signataires de l’accord de Nauru, ces revenus ont été multipliés par 4 de 2010 à 2014, ils proviennent de l’augmentation du coût des jours de pêche et de celle du nombre de jours, car bien des États, comme le Kiribati, ont été tentés par ces recettes faciles. Mais une gestion rigoureuse est d’autant plus difficile que 60% des captures proviennent de la Haute mer, en dehors des ZEE. Les États-Unis, pour leur part, font pression sur les États insulaires pour créer d’immenses réserves sans pêche, parfois sur l’intégralité de leur ZEE, comme Palau, un archipel de 20000 habitants, totalement dépendant des États-Unis.

Obama a lui aussi créé son immense réserve intégrale, suivant en cela George Bush. Il a créé la réserve intégrale de Pacific Remote Islands. Cette politique, impulsée par de grandes ONG environnementalistes et des fondations comme Pew, Conservation International et The Nature Conservancy qui se disputent les contrôles et les financements de ces réserves, soulève cependant beaucoup de questions.


Des scientifiques et des pêcheurs s’étonnent qu’on crée des réserves pour protéger des espèces migratrices et s’inquiètent des effets pervers de ces mesures qui risquent de reporter l’effort sur d’autres zones.