jeudi 30 octobre 2014

Génie écologique : Un annuaire contre la surcharge environnementale des Comités des pêches !

Désengagement de l'État... Surcharge des Permanents dans les Comités des pêches... Génie écologique (ou économie verte)...

Près d'une cinquantaine des permanents des comités des pêches  de métropole et d'outre-mer se sont réunis, les 14 et 15 octobre à Paris, au Comité national. Tous constatent une surcharge d'activité, due à une multiplication de réunions liées à l'environnement... (1)

Aires marines protégées, transition énergétique, énergie marine renouvelable, stratégie pour le milieu marin... En surplus de l'application de la réforme de la PCP (Zéro rejet, RMD, étiquetage des engins de pêche,...)... Et les barrières des ONGE à prévoir lors de la Préparation de l'Agence Française de la Biodiversité (future mega agence qui englobera l'Agence des aires marines protégées et dans laquelle l'ONG "Humanité et Biodiversité" tirerait toutes les ficelles : Hubert Reeves comme parrain et Gilles Boeuf à la direction du comité scientifique (2)).

Alors que les pêcheurs devraient se focaliser sur des enjeux autrement plus cruciaux quant à leur avenir, comme la transformation des systèmes de production pour atténuer l'empreinte "carburant" et pour mieux s'adapter au changement climatique.... (voir à ce sujet, les évènements prévus par le Ministère de l'agriculture en direction des agriculteurs). Sans parler des enjeux commerciaux...

Les clés environnementales dans les mains du "génie écologique"

Aux préoccupations des Comités des pêches relatées par « le marin » du 24 octobre 2014 : « Comités des pêches : Une surcharge environnementale », leur tutelle, à savoir le Ministère de l’écologie, répond par un catalogue des entreprises au service de l’environnement : Annuaire de la filière génie écologique. Des entreprises au service de la biodiversité...

Les Permanents des Comités des Pêches pourront ainsi choisir parmi les dizaines de bureaux d'études, de maîtres d’œuvre, d’entreprises de travaux et autant de fournisseurs listées dans cet annuaire, des entreprises qui pourront les décharger dans leur tâche environnementale. L’objectif principal de ces nouveaux acteurs porteurs d'une filière d'avenir, du nom de "filière génie écologique" (6), est de préserver ou restaurer le bon fonctionnement des écosystèmes, notamment les écosystèmes marins... En effet, dans ce monde de plus en plus artificialisé, on ne reconnait plus le travail du secteur primaire, mais celui du secteur tertiaire !

Aux oubliettes ! Tous ces pêcheurs et tous ces conchyliculteurs écolo compatibles qui se prétendent des sentinelles de la mer (3). Du folklore ! Cette  remise des clés de l'étang du Prévost aux pêcheurs de la prud’homie de Palavas (4). Et Bravo BRL ! lauréat du grand prix du Génie écologique remis par le Ministère de l'écologie (5).



Dorénavant, les clés environnementales sont dans les mains du "génie écologique", c'est à dire entre les mains de l'économie verte. La filière génie écologique fait partie des 18 "filières industrielles stratégiques de l’économie verte" identifiées début 2010 par le ministère du Développement durable et qui font l’objet de plans d’actions nationaux ayant pour objectif de favoriser leur développement. (7)

Pas un annuaire, mais l'appui des services de l'État

mercredi 29 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (4e trimestre)


Revue de presse en France et en Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Feamp : Répartition du Fonds européen pour la pêche et les cultures marines entre les régions


Pour en savoir plus dans le marin : Fonds européens pour la pêche et les cultures marines : ce que toucheront les régions

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Le 31 octobre 2014

Quand le big business des produits de la mer se prépare à Londres...


31 octobre 2014. La filière saumon s'est donnée rendez-vous à Londres pour parler "business", à partir de l'expérience du "Big Salmon"...

Seafood Investor Forum
Oct 31, 2014, London
Grosvenor House

Pour en savoir plus : Intrafish

Au programme...

Panel : The salmon story: lessons from the industry’s leaders

Alf-Helge Aarskog - CEO, Marine Harvest
John Hindar - CEO, Cermaq
John Binde - Operating Director, Paine & Partners, LLC

Salmon is without a doubt the most advanced, financially stable and growth-oriented aquaculture sector for investors. With several listed companies showing huge returns and strong growth in share prices, investors are more interested than ever in exploring the sector. Is now the time?
Among the questions our panelists will discuss and debate:
l What are the primary growth drivers for the industry?
l What key factors have led to the industry’s fiscal and technological success?
l How can investors time the “salmon cycle” for best returns?
l What lessons from the salmon sector could be applied to other sectors?
l What are the options for vertical integration in the sector?
l Where do the best opportunities lie for consolidation?
l Where will future growth come from, both in production and markets?

Présents : 5 producteurs qui pèsent près de 50% de la production mondiale de saumon d'élevage : Marine Harvest, Bakkafrost, Cermaq, Austevoll seafood et Leroy. Nutreco, leader mondial dans la fourniture d'aliments piscicoles,... ASC, label aquaculture durable lancé par l'ONGE WWF....


Panel : A wave of returns : The case for investing in seafood now

Sebastian Eiseler - VP, Oaktree Capital Management
Halvor Meyer Horten - Senior Associate, Bain Capital
Mike Velings - Founder / Managing Partner, Aqua-Spark

The seafood industry is no longer a secret among major institutional investors, private equity groups or hedge funds. Several have already reaped the rewards of identifying the potential early on, others are jumping in at what they see is only the beginning of a long upward trajectory of growth. Our panel of expert investors will discuss and debate where the next opportunities lie, and some of the risks and rewards the industry present.

The panel will discuss:
l What factors contributed to your group’s decision to invest in the sector?
l Which sectors pose the best opportunities for long-term growth?
l What timeline should investors be looking at for ROI in the sector?
l Which sectors pose the best opportunities for investment: public or privately-held?
l Which segments of the aquaculture industry pose high-risk, high-return scenarios?
l Where are the growth opportunities in supporting services such as equipment and fish health?

Cliquer ici pour télécharger le programme

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Le 30 Octobre 2014

Économie maritime en Bretagne : changeons de regard

Comment mieux valoriser l’atout maritime dans le développement économique et social, si certaines activités sont peu connues ou mal quantifiées ? Comment détecter puis identifier de nouveaux gisements d’activités pour l’avenir ? Comment attirer les talents et les investissements ?

Ce rapport a été présenté par les rapporteurs, Antoine Dosdat Antoine et Hervé Moulinier, et adopté par l’assemblée du CESER réunie en session plénière le 13 octobre 2014. Les interventions des membres du CESER en séance relatives à ce rapport sont consignées dans le document « Avis » publié le même jour et disponible sur le site du CESER www.ceser-bretagne.fr

La Bretagne compte 100 000 emplois maritimes, soit 10 % de l’emploi régional. Un chiffre sans doute juste, mais qui mériterait d’être considérablement affiné.

Source : CESER

Tous ceux qui ont tenté de mesurer objectivement le poids de l’économie maritime, à quelque échelle que ce soit, se sont heurtés à la difficulté de recenser des données fiables, homogènes et complètes. Ces difficultés à avoir une bonne connaissance et une bonne compréhension de l’économie maritime sont susceptibles d’être un frein au développement.

Comment mieux valoriser l’atout maritime dans le développement économique et social, si certaines activités sont peu connues ou mal quantifiées ? Comment détecter puis identifier de nouveaux gisements d’activités pour l’avenir ? Comment attirer les talents et les investissements ?

Dans ce nouveau rapport qui constitue le prolongement économique de son rapport précédent « Milieux côtiers, ressources marines et société », le CESER attire l’attention des décideurs et du plus grand nombre sur l’intérêt stratégique collectif de mieux connaître le poids réel de l’économie maritime et sa capacité d’entraînement du développement économique et social régional.

L'occasion de changer de regard sur l’économie maritime, d’en révéler toutes les facettes, toutes les interfaces, tout le potentiel...

Télécharger le rapport

Télécharger la synthèse

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Au bon souvenir des pêcheurs...

Le président de Rungis distingué par Emmanuel Macron

Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, remettra le jeudi 20 novembrela Légion d'honneur à Stéphane Layani, l'actuel président de Rungis. Les deux énarques se sont connus à l'Inspection des finances au début des années 2000. Ils ont notamment corédigé un rapport sur la pêche montrant que le fonds des aléas de la pêche servait à financer le gasoil des pêcheurs de façon abusive. Dès son arrivée à la tête du plus grand marché de gros de produits frais, en juin 2012, Stéphane Layani a intronisé Emmanuel Macron «gastronome ambassadeur» de Rungis. Le ministre lui retourne aujourd'hui la politesse.

Source : Le Figaro

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France filière pêche débat de la pêche de demain



« La pêche de demain, parlons-en aujourd’hui ! » C’est le thème des deux journées de conférences-débats programmées, les mercredi 19 et jeudi 20 novembre aux Docks, à la Cité de la mode et du design installée quai d’Austerlitz, à Paris, par France Filière Pêche.

mardi 28 octobre 2014

News de la pêche dans le monde (4) : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

4e trimestre 2014 : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 31 octobre 2014

Les laboratoires du Department of Energy en appui de la recherche agricole

Aux USA, la sécurité alimentaire est un pan important de la sécurité nationale, de même que l'approvisionnement énergétique. Ces deux domaines sont directement reliés à l'agriculture.

Drone helicopter - Crédits : yogesh

Les collaborations entre agences fédérales des U.S.A. ne sont pas très courantes. Pourtant, les deux agences responsables de l'agriculture et de l'énergie ont une longue histoire de travail en commun. En effet, la mission principale du Département américain de l'Energie (U.S. Department of Energy - DoE) est d'assurer la sécurité et la prospérité nationales en répondant aux défis énergétiques, environnementaux et nucléaires par le biais de solutions scientifiques et de technologies innovantes [1]. La sécurité alimentaire est un pan important de la sécurité nationale, de même que l'approvisionnement énergétique. Ces deux domaines sont directement reliés à l'agriculture.

Source : BE Etats-Unis

Les résultats de la recherche fondamentale du DoE trouvent parfois une application dans un domaine que l'on pourrait penser éloigné des problématiques énergétiques. Le développement de la technologie GPS, des drones, de l'imagerie hyperspectrale, du séquençage génotypique, du conditionnement des matières premières énergétiques et des biocarburants a en effet directement bénéficié à la première agriculture au monde, domaine crucial de l'économie américaine, piloté au niveau fédéral par l'U.S. Department of Agriculture (USDA).

L'USDA est de fait responsable de la recherche agricole, bien que les scientifiques du DoE soient à l'origine de nombreuses avancées notables dans ce domaine. Bien que ces deux départements ne communiquent pas beaucoup sur leurs échanges, la coopération entre l'USDA et le DoE continue et produits des résultats concrèts. Point sur les domaines concernés et les laboratoires impliqués.

Système de positionnement global (GPS)

Les premières collaborations ont eu lieu dans les années 1990, lorsque le concept d'un tracteur auto-guidé était encore du domaine de la science-fiction. L'Idaho National Laboratory (INL), à Arco, travaillant sous l'égide du DoE, a mis en place un GPS expérimental qui a permis le guidage autonome d'un tracteur d'un producteur de pommes de terre, à l'aide d'un boitier électronique. Ce laboratoire est l'un des trois laboratoires de l'Ouest (avec le PNNL et le JGI, cf. ci-dessous) qui ont été à l'origine des plus importantes percées agricoles du pays.

Le projet de GPS visait à démontrer que l'utilisation de systèmes de guidage à faible coût était possible et utile pour l'agriculture. Le laboratoire, qui a collaboré avec des scientifiques de l'Université d'Etat de l'Utah et une entreprise travaillant pour le fabricant AGCO, a utilisé la technologie développée pour le Mars Rover de la NASA. Aujourd'hui, la grande majorité des tracteurs est équipée d'un système de guidage, à faible cout, permettant aux agriculteurs de mieux positionner et suivre leurs actions.

Recherche sur le génome des plantes

Imagerie hyperspectrale au profit de la conduite culturale

Commercialisation de la biomasse

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Le 30 Octobre 2014

Aires marines protégées│Congrès Mondial des Parcs 2014



AFD - Agence Française de Développement

Ajoutée le 22 oct. 2014

« Ce n'est pas un bar à sushi, c'est l'océan ! ». L'AFD est partenaire du Congrès Mondial des Parcs qui se déroulera à Sydney du 12 au 19 novembre 2014.

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Le 29 Octobre 2014

Deuxième conférence "LACI Global Showcase" / Los Angeles - octobre 2014



Une conférence sur les technologies propres s'est tenue à Los Angeles les 6 et 7 octobre 2014. Organisé par le Los Angeles Cleantech Incubator (LACI) pour la deuxième année consécutive, cet événement a rassemblé un public international d'environ 550 personnes, composé principalement d'investisseurs, d'entrepreneurs et de décideurs politiques. Pendant deux jours, de nombreux intervenants se sont succédés, pour évoquer le développement des technologies respectueuses de l'environnement.

Source : BE Etats-Unis

La Californie, un leader environnemental et technologique

L'excellence de la Californie en matière environnementale a été rappelée à de nombreuses reprises. La majorité des acteurs ayant pu s'exprimer ont insisté sur l'importance des décisions politiques dans les processus économiques. Surmonter les risques climatiques passe certes par des innovations technologiques, néanmoins ces innovations doivent être encouragées et soutenues par les pouvoirs publics. Ce point a été mis en avant par Gina Mc Carthy (Environmental Protection Agency), Mary Nichols (California Air Resource Board), Matt Rogers (McKinsey) et Jennifer Grandholm (ancienne gouverneur du Michigan).

L'organisateur de la conférence, le LACI, est l'exemple même de l'excellence californienne en matière d'innovation technologique. Le LACI est un des trois incubateurs soutenus par le ministère américain de l'énergie. En septembre 2014, le LACI a été sélectionné comme le sixième incubateur mondial par le UBI Index, qui prend en compte 800 organisations dans 67 pays [1] .

Un forum d'affaires international

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Le 28 octobre 2014

Deux mois d’embargo russe : le saumon norvégien se jouent des barrages !


L’interdiction sur l’import de denrées alimentaires en provenance des pays soutenant les sanctions contre la Russie a privé le commerce de détail de ses fournisseurs habituels et fiables, et les consommateurs de leurs produits préférés. Cependant, le saumon de Norvège est toujours présent sur les étals ; il se joue des barrages russes...

Pour l’année 2013, le volume total de la consommation de poisson en Russie s’élevait à 2,8 millions de tonnes, la part des produits importés en représentant plus d’un tiers. La Norvège occupait la première place parmi les importateurs, avec une part d’environ 40%. Selon le comité norvégien du poisson, au cours des années 2012-2013, la Russie figurait à la première place des pays-importateurs de poissons et de fruits de mer norvégiens. En 2013, les exportations de poissons norvégiens en direction de la Russie ont crû de 10%, pour atteindre 837,3 millions d’euros.

La Biélorussie joue un rôle significatif dans le remplacement des livraisons de poisson suspendues. Début septembre, le journal norvégien Dagens Naeringsliv a rapporté, citant des exportateurs, qu’après l’introduction de l’embargo par la Russie, la Norvège avait triplé ses exportations de saumon vers la Biélorussie, et quadruplé les volumes à destination de l’Estonie. L’embargo russe a causé bien moins de problèmes que prévu, expliquait notamment au journal un gros exportateur de poisson norvégien, le groupe Coast Seafood i Måløy : « Le saumon traité continue d’arriver en Russie : nous avons rétabli les livraisons pratiquement dans les mêmes volumes que précédemment. »

jeudi 23 octobre 2014

Diplomatie globale et ressources naturelles : La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

"Diplomatie globale et ressources naturelles" est le thème d'un colloque organisé à l'Université Paris-Diderot en juillet 2015...

Comprendre l'ingérence des acteurs non étatiques - Fondations, ONG, multinationales,... - dans les affaires intérieures des Etats....

Illustration extraite de Google images : soirée de clôture de la coalition Ocean2012 France...

Appel à contribution (avant le 12 novembre 2014)



Enjeux, pratiques et influences des acteurs non-étatiques (XVIIIe-XXIe siècle)

La fin de la guerre froide a été l’occasion de (re)découvrir le poids des acteurs non-étatiques dans une diplomatie de plus en plus mondialisée. Selon Richard Langhorne, c’est avec le Congrès de Vienne de 1961 que s’amorce le processus de déliquescence de la diplomatie classique née au XVIIe siècle dans laquelle seuls les États jouaient véritablement un rôle. Cet affaiblissement progressif des États a conduit à l’effacement des frontières traditionnelles entre ce qui relève de l’action diplomatique officielle et des relations internationales plus informelles, menées en marge des États. Le poids croissant de divers acteurs non-étatiques sur la scène internationale est un signe révélateur de cette transition.... Pour en savoir plus sur le colloque : Calenda
 
La fondation étatsunienne Pew Charitable Trusts, un bon cas d'étude ?

La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

Depuis le jeudi 20 mars 2014, Ocean2012 n’est plus... Reste les archives de la coalition conservées par Pew ! (1)

Apparue en 2009 lors du lancement de la réforme de la politique commune de la pêche en Europe, la coalition Ocean2012 prétendait défendre les intérêts d’une centaine d’associations et d'organisations professionnelles qui « partageaient un intérêt dans la pêche durable »

lundi 20 octobre 2014

Avec la compensation biodiversité, la nature devient marchande !

Avec la compensation biodiversité, la destruction de l'environnement devient monnayable !

La Commission Européenne propose la compensation biodiversité pour protéger la nature. L’enquête publique est close depuis le 17 octobre 2014 (1)... Après la sanctuarisation des espaces maritimes, la compensation biodiversité constituerait l’étape marchande (libérale) de la protection des mers et des océans.

Alors que Bruxelles avance à grands pas vers la marchandisation des espaces naturels (forêt, lac et océan), on ne peut pas dire que cette décision soulève les foules... Quelques jours avant l’échéance de la consultation publique, les chasseurs se sont réveillés flairant un danger dans l’exercice de leur activité (2). En juillet, un collectif d’associations britanniques avait lancé une pétition mais sans grand résultat ; la lettre ouverte pour la Commission n’a pas eu la résonnance des grands mouvements de foule comme la marche mondiale pour le climat... (3)

Au moment où le PNUE, agence onusienne de l’environnement, signe plusieurs documents "catastrophe" sur l’état de la biodiversité dans le monde, les citoyens semblent désarmés face au chaos annoncé. Seraient-ils blasés au point de remettre leur destin, l’avenir des ressources forestières et océaniques, entre les mains des forces du marché ?

Après leur sanctuarisation, les ressources marines seront « marchandables »

Le concept de diversité biologique est récent. Cependant, il encadre de plus en plus l’activité des professionnels de la mer. Il est à l’origine de multiples règles dans la gestion des pêcheries. La plus emblématique est probablement l’arrêt de tout rejet de poisson par-dessus bord, le fameux « rejet zéro » dont l’application débutera le 1 janvier 2015 dans les eaux européennes.

Issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992, la Convention sur la biodiversité impacte beaucoup les activités halieutiques. Aires marines protégées, Natura 2000 en mer et autres Réserves marines et côtières sont autant de décisions prises suite à ce traité international signé par 193 États. A Durban en 2003, l’objectif fixé pendant cette réunion-étape se situait déjà entre 10 et 20% des océans. Toutefois, la sanctuarisation de vastes étendues océaniques (jusqu’à 40% proposition de certaines organisations environnementales) relève plus des enjeux géostratégiques que de la protection des ressources marines (4).


La Commission européenne va t-elle transformer la nature en registre comptable ? s’interrogeait Sophie Chapelle en juillet 2014 dans Basta !

Une consultation publique vient d’être lancée par la Commission européenne jusqu’au 17 octobre prochain. Malgré un intitulé quelque peu énigmatique – « initiative européenne visant à enrayer toute perte nette de biodiversité » (1) –, l’enjeu est majeur. Car ce projet de réglementation concerne l’ensemble des impacts liés aux activités humaines, de la création d’un entrepôt à la réalisation des grandes infrastructures de transport. « Pour stopper cette détérioration (de la biodiversité, ndlr), les pertes dues aux activités humaines doivent être contrebalancées par des gains, précise la Commission européenne. Lorsque ces gains sont au moins équivalents aux pertes, le principe visant à éviter toute perte nette est respecté. » Traduction ? Concrètement, quand une activité économique détruit une portion de nature, et de biodiversité, celle-ci doit être recréée ailleurs. L’intention paraît louable. Sauf que pour la Commission européenne, tous les écosystèmes seraient substituables les uns aux autres. Un projet bétonne plusieurs hectares de vallons, de bois et d’étang dans une région ? Il pourra être compensé par une action équivalente en faveur de l’environnement dans une autre région. Comme si tout se valait.

La nature n’est pas à vendre

mardi 14 octobre 2014

Enquêtes : Touche pas à ma plage !


La commune de Saint-Coulomb s'inquiète pour son littoral : « Notre patrimoine, c'est la beauté de nos plages », indique Yannick de Charette, premier adjoint de Saint-Coulomb. Visée, la décision du préfet, prise début juillet, d'autoriser l'expérimentation de moules sur filières à 3 km de la côte. Le projet, demandé par le comité régional de la conchyliculture, prévoit une concession de trois ans, sur 19 ha, avec quatre filières de 100 mètres de long. Extrait de Ouest France : Mytiliculture en Bretagne. St-Coulomb attaque en justice

Mer, sable et soleil...

En ce moment, l’hebdomadaire « le marin » prend les inscriptions des décideurs de l’économie de la mer pour le grand rendez-vous maritime de l’année, les 2 et 3 décembre 2014 : la dixième édition des Assises de l’économie de la mer se déroulera pour la première fois à Nantes et Saint-Nazaire. (1)

En parallèle, Le marin et Odyssée développement mènent une enquête : Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement...

Des enquêtes, parlons-en !

Touristes, plaisanciers, retraités, propriétaires de résidences secondaires se pressent actuellement dans les mairies en réponse à plusieurs enquêtes publiques... (2)

L’enquête publique sur les filières d’élevage de la Male conche a débuté. Pour l’heure, seuls les opposants s’expriment || Vase, pollution, atteinte au patrimoine… les arguments fusent || (3)


Mon Oléron

Trois semaines, trois semaines dont le seul petit grain matinal ne m'a même pas évité d'arroser le jardin, du soleil, une mer agréable, une unique petite méduse et plusieurs jours de températures très élevées... Nous avons eu notre sortie annuelle grand standing au Grand Large, pour fêter en retard l'anniversaire de... Partie pleine de bonnes résolutions, je n'en ai tenue qu'une, faire du vélo. Mais ni cartes, ni travail sur ordi, une petite manifestation sur la plage pour protester contre des champs d'huîtres trop près des plages, Pineau à volonté et brasse dans les vagues délicieuses... Extrait du blog : Notes périssables

Des communes et des régions littorales où les élus ne manquent plus une occasion de placer le tourisme au rang de première activité économique, secteur d’avenir présenté comme vital pour la survie des territoires côtiers, quitte à sacrifier les activités maritimes ancestrales comme en Région Poitou-Charentes...

Les pôles d'excellence en Poitou-Charentes

jeudi 2 octobre 2014

Revue de presse 2014 (8) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...



Actualités du mois d'Octobre 2014

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Audition publique

L'industrie ostréicole en Europe : Les défis pour les producteurs


The oyster industry in Europe: Challenges for producers

Audition publique

Commission de la pêche au Parlement européen (Président : Alain Cadec)

6 novembre 2014 à Bruxelles

Cliquer Ici pour télécharger le programme

Intervenants :

Jean-Pierre Baud, chercheur à l'Ifremer,

Sophie Sury, ostréicultrice à l'île de Ré et membre de l'association Ostréiculteur Traditionnel,

Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture,

Martin Ferris, député irlandais et ancien ostréiculteur.

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http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/01/mortalite-huitre-enquete-le-bitoux.html#but16
L’association Ostréiculteur traditionnel, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) : A télécharger Ici ou

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance.

Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque. Suite...


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Feamp : Répartition du Fonds européen pour la pêche et les cultures marines entre les régions


Pour en savoir plus dans le marin : Fonds européens pour la pêche et les cultures marines : ce que toucheront les régions

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Le 30 octobre 2014

Après le blocus du pont du Braud, les mytiliculteurs entrevoient enfin les aides financières


Début octobre 2014 : 4 jours de blocage au pont du Braud

Après les mortalités massives des moules en élevage dans le pertuis breton au mois de mars 2014 - l’équivalent de 10 000 tonnes de moules marchandes pour une valeur estimée à 20 millions d’euros - Frédéric Cuvillier, ministre de la mer, s’était engagé en juin dernier sur des aides financières conséquentes, un montant de 10 millions d’euros à répartir entre les 70 entreprises mytilicoles touchées par la catastrophe de part en d’autre de la baie de l’Aiguillon, en Vendée et en Charente-Maritime...

Manif Mytiliculteurs en Charente-Maritime




Réponse des collectivités côté Vendée et Pays de la Loire

L’Aiguillon-sur-mer, le 26 avril 2014

À l'Aiguillon-sur-Mer, les moules meurent sur leurs bouchots, pour éviter la ruine des 12 mytiliculteurs, le conseil régional des Pays de la Loire va débloquer un prêt à taux 0 de 1,5 millions d'euros...



Reportage d'Olivier Quentin et Daniel Le Floch

Les mytiliculteurs indiquent que le stock marchand, les moules destinées à la vente cette année, est détruit à quasiment 100%. Les 12 entreprises vendéennes qui vivent de la production des moules de bouchot sont en danger de mort si aucune aide ne vient compenser ce manque à gagner. Sans ventes, elles ne pourront pas continuer d'entretenir les parcs, ensemencer pour préparer les saisons à venir.

Une réunion a eu lieu ce matin entre les représentants de la profession et Christophe Clergeau le vice-président du conseil régional. La région devrait aider les mytiliculteurs à hauteur de 1,5 millions d'euros, sous forme d'un prêt à taux 0 remboursable sur 5 ans. Avec un maximum de 125 000 euros par exploitant. Le vote de l'assemblée régionale interviendra le 2 juin. La région et la profession vont également solliciter les banques pour quelles accordent des facilités à leurs clients, mais aussi à l'État, pour qu'il considère cette mortalité inexpliquée comme une calamité agricole.


Les Sables d’Olonne, le 2 octobre 2014

200 000 euros pour les mytiliculteurs vendéens

Bruno Retailleau a annoncé que le Conseil Général de la Vendée qu’il préside avait voté un dispositif de soutien aux mytiliculteurs vendéens de l’ordre de 200 000 euros.

En mars 2014, la filière mytilicole était frappée par une crise d’une ampleur exceptionnelle occasionnant la destruction de 80 à 100% des élevages. Plus de 70 exploitations de la baie de l’Aiguillon ont été touchées de plein fouet menaçant prèss de 300 emplois. On estime la perte de chiffre d’affaires entre 15 et 20 millions d’euros. “Sept mois après le début de cette crise, a expliqué Bruno Retailleau, les mytiliculteurs n’ont pas encore de certitude sur le montant, ni sur les modalités de versement de l’aide exceptionnelle destinée à compenser en partie leurs pertes sur laquelle l’État s’est engagé.

Le président de la Vendée s’est rappelé au bon souvenir d’Alain Vidalies, le ministre de la pêche, en lui demandant de rassurer les mytiliculteurs sur les mesures que l’État entend mettre en œuvre pour les aider. Sera-t-il entendu ?


Réponse des collectivités côté Charente-Maritime et Poitou-Charentes

La Rochelle, le 30 octobre 2014

135 000 euros devraient être attribués à la filière mytilicole

Le Conseil général de Charente-Maritime a voté jeudi un soutien financier d'un montant de 135 000 euros à la filière mytilicole, en réponse à la demande des professionnels durement touchés par l'exceptionnelle mortalité des moules cette année. Le taux de mortalité a, par endroits atteint 100% de la production, notamment dans le pertuis Breton, entre l'île de Ré et la Vendée, où se concentre la majeure partie de l'activité dans le département.

Le Conseil général financera à hauteur de 25% toute entreprise mytilicole ayant connu une perte d'au moins 30% de sa production et souhaitant investir dans de nouveaux pieux et cordes pour relancer son activité. Cette aide sera plafonnée à 40 000 euros. "Ce dispositif est calqué sur celui de la Vendée, qui a déjà mis une aide en place", a souligné le président du Conseil général, Dominique Bussereau (UMP).

La Région aussi

mercredi 1 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (3e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Juillet/ Août / Septembre 2014

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Suite de la revue de presse : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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1 octobre 2014 : Ouverture de la coquille saint-jacques (saison 2014/2015)

Google Alertes : Coquilles Saint-Jacques à la normande

Copie d'écran

Comité national des pêches

Ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques   

Ce mercredi 1er octobre marque le jour de l’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques pour les pêcheurs français. Guettez-les sur les étals, elles feront votre régal !

Bon à savoir :

- Le nom scientifique de la coquille Saint-Jacques est : Pecten maximus. On trouve d’autres espèces voisines sur le marché, ce sont des pectinidés, souvent commercialisés sous le nom de pétoncle.

- La coquille Saint-Jacques est une espèce sédentaire, qui vit en banc. Les principaux gisements en France sont : Baie de Seine, Baie de Saint-Brieuc, Rade de Brest, Quiberon, Pertuis charentais.

- Les pêcheurs français respectent une fermeture de la pêche chaque année, du 15 mai au 30 septembre, afin de laisser le temps aux coquilles de grandir et de se reproduire.

- Une licence professionnelle a été créée, à la demande des pêcheurs, pour limiter l’accès à la pêcherie. Cette licence a dans certains cas valeur d’AEP (autorisation européenne de pêche).

Source : CNPMEM



Au moment où Pavillon France lance l'opération " 3. 2. 1. Poissons ! ", "Viandes de France" fait le point...

Après le scandale des viandes : les choses ont-elles vraiment changé ?

Plus d'un an et demi après le scandale de la fraude à la viande de cheval, la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles dénonce des mesures et des dispositifs inefficaces

Source : SudOuest.fr, avec AFP

Pour répondre à la crise qui avait durement touché la filière des viandes durant l'année 2013, plusieurs mesures avaient été prises pour permettre aux acheteurs de retrouver la confiance.

Mention "Viandes de France" : "les étiquettes ne sont pas imprimées"

L'étiquette "Viandes de France", qui devait informer et rassurer le consommateur et garantir l'origine de la viande, a fait long feu à peine six mois après son lancement, a dénoncé mercredi la FNSEA.

"La vérité c'est que les étiquettes ne sont même pas imprimées ! C'est un coup de com' sans effet", s'est insurgé devant la presse Patrick Bénézit, président de la fédération régionale des syndicats agricoles (FRSEA) du Massif Central.

"La démarche n'est pas entrée dans les faits", remarque-t-il en dénonçant un "jeu malsain", entretenu notamment par les opérateurs de la grande distribution qui se fournissent dans les pays voisins.

Les étiquettes "Viandes de France" n'ont pas eu l'efficacité escomptée, dénonce la FNSEA.

"Ce n'est pas que les voisins sont moins chers, mais c'est une façon de calibrer le marché intérieur à la baisse : si on achète moins en France, les prix vont baisser", explique encore le président de la FNSEA, lui même éleveur dans le Cantal et vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).

Cantines : 87% de volailles étrangères

lundi 29 septembre 2014

En échange de « pacotilles », s’ouvrent les fonds marins recélant de fabuleuses richesses !

En échange de « pacotilles », les peuples de l'Océanie ouvrent leurs fonds marins ?

Illustration : Atoll de Tubuai dans l'archipel des Australes en Polynésie française (Google earth)

A. Daudet (1890) : Dans nos pacotilles d'objets pour échanges avec les sauvages, il y en avait une grande quantité [de parapluies], presque autant que des colliers de chiens...

Pew charitable trusts (2014) : Les mairies des Australes ont organisé en collaboration avec Pew une « journée de la protection de l’océan aux Australes » qui aura lieu le 2 octobre à Rimatara, le 4 octobre à Rurutu, le 7 octobre à Raivavae et le 9 octobre à Tubuai. Ces évènements, à travers des stands, des jeux avec les scolaires, des concours de dessin, des courses de vaa et des projections de vidéos, permettront de célébrer avec la population, l’engagement fort des mairies des Australes, et de commencer à travailler avec la population sur l’élaboration du projet de grande AMP. Par ailleurs, les maires des Australes ou leurs représentants présenteront officiellement les délibérations des Australes à la presse le mardi 30 septembre à 12h, lors de l’inauguration du bureau de Pew à la gare maritime de Papeete. (1)

L’archipel des Australes, un territoire de la Polynésie française, abandonné par la métropole avec ses quelques 6600 habitants, mais couvrant un espace maritime de près d’un million de km2...

Après le parc marin de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie (1,3 million de km2), la France peut remercier la richissime fondation étatsunienne Pew pour toute l’attention qu’elle porte à la protection de la biodiversité de l’espace maritime français. Quand les eaux de l'archipel des Australes seront sanctuarisées fin 2015-début 2016, la France pourra se glorifier d’avoir atteint l’objectif de 20% de la ZEE en aires marines protégées : plus de 2,2 millions de km2 sur un total de 11 millions de km2.

(1) Communiqué de Pew dans Polynésie la 1e : Les populations des Australes veulent la création d’une grande réserve marine / dans Tahiti infos : Aux Australes, le vœu d'une aire marine protégée

Que cachent les pacotilles de Pew et cet empressement à sanctuariser tous ces immenses territoires marins ?

Les terres rares d'un immense océan

La nouvelle bataille du Pacifique

Les états insulaires du Pacifique (source : Wikipedia)

Les États-Unis sont à l’offensive pour renforcer leur contrôle sur l’océan Pacifique et les ressources de ses fonds marins, en particulier les terres rares, indispensables aux industries de haute technologie.

Article d'Alain Le Sann dans Ritimo

Le contrôle du Pacifique et de ses ressources fait aujourd’hui l’objet d’une bataille où les États-Unis s’efforcent de mener le jeu, soit par leur puissance étatique, soit par le soft power des grandes ONG environnementalistes et des fondations regroupées dans la Global Ocean Commission. Cette coalition d’intérêts a été clairement manifestée en juin 2014 à Washington par l’intervention de Barack Obama sur la protection des océans, suivie de celle de John Kerry en Australie.

Illustration extraite de l'article de Down to Earth : Mining at deep sea (septembre 2014)

Yan Giron a décrypté cette stratégie des États-Unis dans un article sur ce qu’il appelle le pivot maritime opposant la Chine et les États-Unis. La Chine se montre en effet très agressive pour élargir sa ZEE [1] et contrôler l’accès aux ressources halieutiques et surtout énergétiques et minières de ses marges maritimes. Dans le Pacifique, la Chine est très présente par sa flotte de pêche qui cible les requins et les thons. De nombreux bateaux chinois (ils ne sont pas les seuls) pêchent illégalement dans les ZEE des micro États insulaires [2], incapables de contrôler leurs immenses espaces marins. L’état des stocks de requins et de thons soulève de vives inquiétudes. Les stocks de thon rouge seraient réduits à moins de 5 % de leur stock initial et les pays pêcheurs ont enfin décidé de réduire leur effort de pêche, y compris le Japon, inquiet des risques pour la survie du stock Pacifique. Une telle décision est difficile à prendre pour tous ces États insulaires du Pacifique qui doivent parfois la moitié de leurs ressources financières à la vente de droits de pêche [3]. Pour les signataires de l’accord de Nauru, ces revenus ont été multipliés par 4 de 2010 à 2014, ils proviennent de l’augmentation du coût des jours de pêche et de celle du nombre de jours, car bien des États, comme le Kiribati, ont été tentés par ces recettes faciles. Mais une gestion rigoureuse est d’autant plus difficile que 60% des captures proviennent de la Haute mer, en dehors des ZEE. Les États-Unis, pour leur part, font pression sur les États insulaires pour créer d’immenses réserves sans pêche, parfois sur l’intégralité de leur ZEE, comme Palau, un archipel de 20000 habitants, totalement dépendant des États-Unis.

Obama a lui aussi créé son immense réserve intégrale, suivant en cela George Bush. Il a créé la réserve intégrale de Pacific Remote Islands. Cette politique, impulsée par de grandes ONG environnementalistes et des fondations comme Pew, Conservation International et The Nature Conservancy qui se disputent les contrôles et les financements de ces réserves, soulève cependant beaucoup de questions.


Des scientifiques et des pêcheurs s’étonnent qu’on crée des réserves pour protéger des espèces migratrices et s’inquiètent des effets pervers de ces mesures qui risquent de reporter l’effort sur d’autres zones.

lundi 22 septembre 2014

Avec Avaaz, en marche pour le marché mondial du climat...

Les lois du marché sont en marche pour "sauver" le climat de la planète...

Illustration extraite du document édité par World Rainforest Movement (WRM) : 10 alertes sur REDD (ou Carbone bleu) à l'intention des communautés 

Une marche mondiale pour le climat organisée le 21 septembre 2014 par l’organisation étatsunienne Avaaz... Des centaines de milliers de manifestants battent le pavé partout sur la planète suite à l’appel d’Avaaz... La plus grande Marche pour le Climat de l'histoire, selon Avaaz... Cette marche citoyenne impulse un nouveau souffle avant le sommet extraordinaire sur le climat de  l’ONU, le 23 septembre... (1)

Pendant ce temps, des communautés villageoises sont expulsées de leurs territoires ancestraux... et d’autres fuient face aux catastrophes naturelles... Expulsion et fuite à l’origine de nouveaux opprimés,  les réfugiés climatiques !

De quel souffle nous parle Avaaz ? D’un souffle apolitique !

Cette mobilisation des non-militants témoigne du succès de la manifestation. Jouer sur une perception nouvelle de la gravité de la situation et la sortir des seules sphères politiques : c’était un parti pris, depuis le début, par Avaaz, coordinateur de l’événement et dont l’objet est d’animer des campagnes de mobilisation internationale sur internet : « Cette marche doit être un signal fort de la société civile à l’égard de ses dirigeants. C’est d’autant plus vrai en France, où le gouvernement doit prendre le leadership sur le climat en vue de la COP 21 à Paris en décembre 2015 », explique Marie Yared, chargée de campagne pour Avaaz. (extrait du compte-rendu de Reporterre (2))


Laurent Fabius, Ségolène Royal et Yan Arthus Bertrand marchaient à New York en compagnie de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU...

Nous, nous marchions à La Rochelle...

samedi 20 septembre 2014

Bilan carbone. La pêche consomme du gasoil... Et alors !

Appel à communication pour l'amélioration du Bilan carbone de la pêche qui consomme du gasoil... Et alors !

Y-aurait-il un chercheur halieutique pour soumettre avant le 26 septembre 2014 une proposition de communication au séminaire :  Empreinte carbone des organisations, des produits et des services - Évaluer et agir. Un enjeu interdisciplinaire pour la recherche ?

Depuis une dizaine d’années, les calculs d’impact carbone sont devenus une étape clé dans les démarches environnementales des entreprises et des collectivités. Ils sont aussi devenus un passage obligé pour l’évaluation de technologies nouvelles ou en devenir. Ces démarches d’évaluation posent encore de nombreux problèmes d’ordre méthodologique et suscitent des débats, parfois de réelles controverses. C'est à cet objet que s'attache le colloque organisé conjointement par l'ADEME, Mines Paristech et Mines Nantes.
 
La pêche est souvent présentée comme une activité « dévoreuse » de carburant. 71 litres pour la sardine, 525 litres pour la coquille saint-jacques, 1612 litres pour le thon albacore, 2827 litres pour la sole, 2923 litres pour la crevette ou le homard (1)...

Et alors !

vendredi 19 septembre 2014

News de la pêche dans le monde : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

3e trimestre 2014 : Juillet / Août / Septembre 2014

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Suite de la revue de presse : 4e trimestre 2014

Le 30 Septembre 2014

Les populations des Australes veulent la création d’une grande réserve marine


L'archipel des Australes

Très étalé en longueur, il représente les dernières terres habités au sud du Pacifique. Il est composé de 5  îles et quelques îlots dont la surface totale atteint environ 140 Kms2, perdus dans l’immensité de l’océan.  L'île la plus proche se trouve à une distance de 600 kms environ au sud de Tahiti. Plus proches des zones tempérées du globe, ces îles ont un climat plus tempéré, donc plus frais; et des reliefs plus arrondis.

Ses quelques 6600 habitants environ écoulent leur vie au rythme des traditions et des activités traditionnelles : pêche, exploitations agricoles sur terres fertiles (cultures de légumes, de manioc, d'orangers, de caféiers, ainsi que les classiques  avocatiers, cocotiers, ananas et vanillés). Les îles de l’archipel des Australes, moins fréquentées que les autres îles plus près de l'équateur, possèdent peu d’hôtels et de commodités touristiques. On y trouve, cependant, de ravissantes pensions et des logements chez l’habitant pour des séjours plus "authentiques". Les îles sont : Rurutu, Tubuai, Raivavae, Rapa et Rimatara.

Cliquer Ici pour plus d'informations sur l'archipel des Australes

Les populations des Australes appellent à la création d'une grande réserve marine au large de leurs îles pour préserver durablement ces ressources halieutiques pour les pêcheurs locaux et pour les générations futures

Source : Polynésie la 1ere par Hélène Harte
Une grande zone de protection au Sud de la ZEE polynésienne pourrait également servir de zone de nurserie pour les populations de grands pélagiques tels que le thon et l’espadon, et pourrait profiter à la pêche durable polynésienne dans le reste de la ZEE. Au-delà des bénéfices pour la pêche, la création d’une réserve marine dans l’archipel des Australes, à l’image du Parc Naturel Marin de la mer de corail créé récemment en Nouvelle Calédonie, pourrait permettre aussi de renforcer la notoriété internationale des Australes et pourrait contribuer au développement écotouristique de ces îles.

Depuis plusieurs mois, les mairies de Rurutu, Tubuai, Raivavae et Rimatara ont organisé des réunions publiques, des rencontres avec les pêcheurs, les associations et l’ensemble de la population pour discuter d’une initiative de protection de l’espace marin aux Australes. Des réunions similaires seront organisées par la mairie de Rapa en octobre. Pendant ces consultations, l’ensemble de la population s’étant montrée favorable à cette initiative, les conseils municipaux des quatre îles ont voté une délibération appelant à la création d’une grande réserve marine dans les eaux de l’archipel. Les délibérations ont été signées par les élus de Rurutu le 6 juin 2014, les élus de Tubuai et Rimatara le 20 juin 2014 et enfin les élus de Raivavae le 12 septembre 2014.

Ces délibérations sont une avancée majeure car elles représentent la première étape de la procédure juridique nécessaire pour créer une Aire Marine Protégée selon le code de l’Environnement de Polynésie française. L’ONG Pew a été invité par le gouvernement de Polynésie française à réaliser un état des lieux scientifique sur l’espace marin des Australes et à élaborer une stratégie de conservation avec la population locale et les pêcheurs. Pour répondre à cette demande, Pew a initié un vaste programme de recherche aux Australes, piloté par le CRIOBE et impliquant 25 experts locaux et internationaux, avec la participation de National Geographic et de l’Université d’Auckland. Pew travaille également avec les autorités, les pêcheurs des Australes et de Tahiti, les associations, les opérateurs du tourisme et l’ensemble de la population des Australes pour définir un projet d’AMP consensuel. La création d’une grande AMP aux Australes pourrait contribuer significativement à la mise en œuvre de l’engagement du Pays de protéger au moins 20% de sa ZEE d’ici 2020.

Les mairies des Australes ont organisé en collaboration avec Pew une « journée de la protection de l’océan aux Australes » qui aura lieu le 2 octobre à Rimatara, le 4 octobre à Rurutu, le 7 octobre à Raivavae et le 9 octobre à Tubuai. Ces évènements, à travers des stands, des jeux avec les scolaires, des concours de dessin, des courses de vaa et des projections de vidéos, permettront de célébrer avec la population, l’engagement fort des mairies des Australes, et de commencer à travailler avec la population sur l’élaboration du projet de grande AMP. Par ailleurs, les maires des Australes ou leurs représentants présenteront officiellement les délibérations des Australes à la presse le mardi 30 septembre à 12h, lors de l’inauguration du bureau de Pew à la gare maritime de Papeete.

Source : communiqué PEW

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Le 29 Septembre 2014

Au Japon, les pêcheurs surmontent le tsunami, mais pas Fukushima !


Au Japon, le secteur de la pêche surmonte le tsunami, mais pas la radioactivité de la centrale de Fukushima... Dans la préfecture de Fukushima, les pêcheurs sont toujours privés de poisson 3 ans après les catastrophes...

Les pêcheurs du port d'Iwaki, à 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima, ne pêchent presque plus : au pays du sushi, les consommateurs ne veulent pas manger de poissons qui ont frayé dans une mer contaminée.

Ont-ils raison d'avoir peur ? Le point en quelques questions.

L'océan près de la centrale de Fukushima est-il radioactif ?

L'eau contaminée utilisée pour refroidir les réacteurs endommagés de la centrale est entreposée dans d'immenses réservoirs. Cette eau est censée être en partie décontaminée au moyen d'appareils spéciaux, avant d'être rejetée dans l'océan. Mais à cause de plusieurs incidents, de grandes quantités de particules radioactives se sont retrouvées dans la mer. Les autorités assurent qu'elles sont inoffensives une fois diluées dans l'océan.

Le poisson de la région est-il dangereux pour la santé ?

Une trentaine d'espèces auraient des niveaux de radioactivité acceptables, soit moins de 100 becquerels - une unité de mesure de la radioactivité dans les aliments. Certaines espèces, comme la raie, absorbent des niveaux de radioactivité plus élevés et ne peuvent être consommées, note Maeda Hisashi, président de l'Association des pêcheurs d'Iwaki. La production d'algues de la région est aussi complètement arrêtée.

Que font les pêcheurs ?

Ils ne pêchent que 1% de la quantité de poisson qu'ils pêchaient anciennement. Ils rapportent surtout des débris emportés au large par le tsunami. Le gouvernement les paie selon le poids des déchets récupérés. Ils sont aussi indemnisés pour leurs pertes, en fonction de leur revenu d'avant la catastrophe. Certains ont abandonné la pêche côtière pour s'engager sur les gros chalutiers qui partent plusieurs semaines pêcher le maquereau en haute mer. Mais la majorité des 1700 pêcheurs de la région restent oisifs et touchent leurs indemnités gouvernementales, ce qui contribue à l'augmentation des problèmes sociaux.

Est-ce la même chose pour la production agricole ?

Les producteurs locaux de fruits, légumes, riz, viande et produits laitiers ont aussi du mal à écouler leurs produits. La famille Niitsuma, dont les terres se trouvent juste à l'extérieur de la zone évacuée, a dû cesser sa production de plusieurs fruits, de riz et de champignons shiitake. Conséquence: une chute de 40% de ses revenus.

Y a-t-il des tomates «mutantes» et des pastèques géantes, comme sur les photos qui ont circulé sur les médias sociaux ?

Non. Certaines de ces photos n'ont pas été prises au Japon et dataient d'avant 2011. Il arrive que des fruits et légumes grossissent de façon exceptionnelle ou adoptent des formes étranges, sans que cela soit lié à la radioactivité.

D'après La Presse Canadienne : Les fantômes de Fukushima

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Le 25 Septembre 2014

En marge du Sommet sur le climat à New York

Les océans sont cruciaux pour notre climat, notre alimentation, notre nutrition

Le Directeur général de la FAO et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry participent à une table ronde sur la pêche durable

25 septembre 2014, New York – Une meilleure gestion des ressources des océans de la planète est cruciale pour la sécurité alimentaire mondiale, a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, qui participait à une table ronde aux côtés du Secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Source : FAO

La table ronde intitulée,  Notre océan: étapes suivantes concernant la pêche durable et les zones marines protégées (Our Ocean: Next Steps on Sustainable Fishing and Marine-Protected Areas), s’est tenue dans le cadre du suivi du récent Sommet de l’ONU sur le climat et a permis la participation de leaders mondiaux rassemblés à New York à l’occasion des travaux de l’assemblée générale des Nations Unies.

Dix pour cent de la population mondiale tirent leurs moyens de subsistance de la pêche et 4,3 milliards de personnes dépendent du poisson pour 15 pour cent de leur apport en protéines animales, a indiqué M. Graziano da Silva.

Secretary Kerry Delivers Remarks on Next Steps on Sustainable Fishing and Marine Protected Areas



U.S. Department of State

Il a ajouté que la contribution des ressources des océans à la nutrition, aux moyens d’existence et au progrès était essentielle dans les petits Etats insulaires en développement.

De son côté, M. John Kerry a souligné notamment : «Nous devons mieux faire pour protéger les stocks de poisson de nos océans qui jouent un rôle primordial pour la sécurité économique de millions de familles et la sécurité alimentaire de millions d’autres.» Selon la dernière édition du rapport de la FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, ces deux filières sont confrontées à des défis majeurs allant des pratiques de pêche nuisibles à la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion sans oublier le fléau de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Au-delà de ses effets négatifs sur l’état des stocks de poissons et sur l’environnement, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée entraîne des coûts monétaires exorbitants de l’ordre de 20 milliards de dollars par an, a précisé le Directeur général de la FAO.

D’ailleurs, la FAO et ses partenaires ont pris un certain nombre de mesures pour promouvoir la pêche durable et contrecarrer la pêche illicite. Ils encouragent notamment l’adhésion à l’accord de 2009  de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port et aux directives volontaires de 2014 pour la conduite ou la performance de l’Etat du pavillon. En outre, la FAO et ses partenaires travaillent aux côtés de l’Organisation maritime internationale (OMI) en vue de mettre au point un fichier mondial des navires de pêche.

 Dans le même temps, la FAO a lancé une nouvelle initiative, la «Croissance bleue» qui, selon M. Graziano da Silva, «a le potentiel d’être un programme de premier plan sur les grandes questions relatives aux océans et à leurs ressources». Le modèle de l’économie bleue met l’accent sur la conservation et la gestion durable fondées sur le principe que les écosystèmes sains des océans sont plus productifs et représentent l’unique moyen de bâtir des économies basées durablement sur les océans. Il permet également aux petits Etats insulaires en développement et aux Etats côtiers en développement de tirer profit équitablement de leurs ressources halieutiques.

Le passage à une gestion durable et responsable des océans et de la pêche ne saurait attendre plus longtemps, a déclaré M. Graziano da Silva aux participants à la table ronde.

«Nous avons le savoir-faire, nous avons l’occasion. Il est temps d’agir», a-t-il dit.

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Pour la protection de la haute mer

Commission Océan Mondial - GOC

New York, le 21 septembre 2014

Remise à l’ONU de la liste des signataires à la pétition de la GOC : plus de 260 000 signatures


Contribuez à assurer un océan vivant, l'alimentation et la prospérité. Proposez de nouvelles normes pour la protection de la haute mer

        Petition by

        Pascal Lamy, Commissioner, Global Ocean Commission

        France

L'océan est en danger. Il est essentiel pour notre avenir. Faisons de sa protection une priorité de l'action des Nations Unies.

Il nous offre des aliments, de l’eau fraîche, de l’énergie, des médicaments, la moitié de l’oxygène que nous inspirons et même le cadre de nos vacances : un océan sain est essentiel à toute vie sur Terre.

Cependant, pendant trop longtemps, nous avons capturé trop de poissons, pollué aveuglément et dégradé de fragiles habitats des fonds marins. Nous poussons le système océanique jusqu’à son point de rupture, risquant ainsi notre propre santé et prospérité.

Mission Océan




Les ressources marines et côtières atteignent une valeur de 3 000 milliards de dollars US par an – environ 5 % du PIB mondial – et, à travers le monde, 350 millions d’emplois sont liés à l’océan tandis que 97 % des pêcheurs vivent dans les pays en développement.

Mais sans la mise en œuvre de lois efficaces pour protéger un océan vivant, une minorité continuera à abuser de la liberté de la haute mer, à piller les richesses qui se trouvent sous sa surface, à prélever une part non équitable, et à en tirer profit au détriment du reste du monde, en particulier des plus pauvres.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons l’extraordinaire possibilité de changer le cours des choses.

En septembre de cette année, l’Organisation des Nations unies (ONU) va entamer un débat sur l’avenir de la haute mer et sur la manière dont celle-ci devrait être gouvernée. Cela ne se reproduira pas de sitôt et c’est donc maintenant que nous devons tirer le meilleur parti de cette opportunité.

La haute mer – constituée des eaux internationales et recouvrant 45 % de la surface de la Terre – nous appartient à tous. Elle ressemble pourtant à un État en déliquescence au-delà de la juridiction de tout gouvernement. Personne n’en est globalement responsable, ce qui a pour conséquence alarmante un déclin important de la santé de tout l’océan.

Il est temps d’étendre l’État de droit jusqu’à cette moitié bleue de notre planète. Nous avons besoin d’un nouvel accord international (dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer) afin de garantir le bon état de l’océan, l’utilisation durable et équitable des ressources de la haute mer, et la préservation de celles-ci.

Cela aidera à nous assurer que nous disposons de suffisamment de nourriture pour tous, d’un accès équitable aux nouveaux médicaments issus des organismes d’eau profonde pour lutter contre le cancer et d’autres maladies graves, d’une résistance suffisante face aux effets les plus graves du changement climatique et d’une protection des habitats marins précieux contre les industries destructrices.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est engagé en faveur de la santé et de la protection de l’océan, mais il a besoin de notre soutien pour être en position de force en septembre lorsqu’il appellera les dirigeants de la planète à préparer ce nouvel accord.

Joignez-vous à la mission pour un océan sain et vivant, et demandez à Ban Ki-moon de lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan.

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WOC Business Forum on Ocean Policy & Planning

New York City

29-30 September, 2014

Forum

2014 WOC Business Forum on Ocean Policy and Planning

The World Ocean Council (WOC) will convene a Business Forum on Ocean Policy and Planning at The Roosevelt Hotel in New York, NY U.S.A on 29-30 September 2014. Designed for the Ocean Business Community (OBC), the Forum continues the World Ocean Council's Business Forum Series and builds upon the successful 2013 Sustainable Ocean Summit. The Forum will feature an optional field trip on 28 September to learn about coastal business response and recovery following Hurricane Sandy and how this is affecting policy and planning.

The overall theme of the 2014 WOC Business Forum is Industry Leadership in Ocean Governance and the Blue Economy. The Forum will catalyze informed, coordinated and proactive Ocean Business Community engagement in the ocean policy and planning efforts which will significantly impact future ocean economic activity. The World Ocean Council is committed to ensuring that ocean industries are well informed of the ocean policy and planning processes affecting their future operations and well equipped to make decisions on whether and how to most effectively engage in these developments. Pour plus d'informations

Créer une alliance du secteur privé pour une gestion durable de l’océan

Le “World Ocean Council” ou Conseil Mondial des Océans est la seule alliance internationale et interprofessionnelle regroupant les acteurs principaux du monde maritime en matière d’utilisation responsable de l’environnement marin « Corporate Ocean Responsibility ». Le WOC rassemble les différents utilisateurs de l’océan issus du secteur privé (transport, pêche, navigation, pétrole et gaz, aquaculture, énergies renouvelables offshore, tourisme, technologies maritimes, producteurs, détaillants, assureurs, finance, etc). L’objectif est d’apporter des bénéfices directs aux entreprises par le biais d’une collaboration sur des problèmes environnementaux marins partagés. Les groupes de travail développent des solutions pratiques pour résoudre les problèmes prioritaires du secteur maritime comme par exemple le zonage océanique, les espèces maritimes invasives, les débris marins, le bruit dans les océans, les rencontres avec des mammifères marins, la pollution de l’eau, une meilleure connaissance scientifique des océans, les politiques publiques et la gouvernance des océans. Des groupes de travail ont aussi été constitués dans des régions considérées comme prioritaires, l’Arctique par exemple. Suite...

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World Research and Innovation Congress - Oceans


Lisbon, Portugal

15-16 October, 2014

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 24 Septembre 2014

Inde. Un village de pêcheurs dix ans après le tsunami 2004

Tarangambadi (district de Nagapattinam, Tamil Nadu)

Le district de Nagapattinam est l’un de ceux où le tsunami de 2004 a fait le plus de victimes en Inde. Après cette catastrophe, les instances dirigeantes des villages (ooru panchayats) ont fait leurs preuves. Diverses organisations (organismes publics, organismes de développement, œuvres charitables, apportèrent du matériel de premier secours, de l’argent....

Systèmes de gouvernance traditionnels : bonnes pratiques de gestion, rôle des femmes dans la gouvernance et la commercialisation après capture

Source : Crisla

Lors de l’atelier organisé par ICSF à Pondichéry, une visite du village deTarangambadi a permis de rencontrer des membres de la structure gestionnaire traditionnelle de la communauté de pêche, l’ooru panchayat, du personnel de la Fédération des sociétés de pêche de l’Inde du Sud (SIFFS) et aussi l’association locale SNEHA (Social Need Education and Human Awareness) qui travaille avec les femmes de la pêche de la région depuis 1984. Le Village de Tarangambadi a été durement touché par le tsunami en décembre 2004, les responsables de SIFFS, de SNEHA et l’ooru panchayat ont joué un rôle important dans l’organisation des secours et la reconstruction. Une bonne part des sommes collectées par le Collectif Pêche & Développement ont été remises à SIIFS et nous pouvons vérifier, 10 ans après que l’argent a été bien utilisé, le village présente un aspect étonnant avec ses maisons colorées, sa grande maison des pêcheurs, ses rues bien propres qui contrastent avec la pollution de la rivière. L’organisation coopérative s’est considérablement renforcée et assure aux pêcheurs l’accès au crédit, des assurances et une maîtrise de la commercialisation. Le refus de l’Ooru Panchayat de s’ouvrir aux femmes a soulevé bien des discussions, mais la rencontre avec les femmes de SNEHA a montré que leur organisation autonome leur a permis de faire entendre leur voix.

Le texte qui suit a été rédigé par ICSF.