jeudi 23 octobre 2014

Diplomatie globale et ressources naturelles : La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

"Diplomatie globale et ressources naturelles" est le thème d'un colloque organisé à l'Université Paris-Diderot en juillet 2015...

Comprendre l'ingérence des acteurs non étatiques - Fondations, ONG, multinationales,... - dans les affaires intérieures des Etats....

Illustration extraite de Google images : soirée de clôture de la coalition Ocean2012 France...

Appel à contribution (avant le 12 novembre 2014)

Enjeux, pratiques et influences des acteurs non-étatiques (XVIIIe-XXIe siècle)

La fin de la guerre froide a été l’occasion de (re)découvrir le poids des acteurs non-étatiques dans une diplomatie de plus en plus mondialisée. Selon Richard Langhorne, c’est avec le Congrès de Vienne de 1961 que s’amorce le processus de déliquescence de la diplomatie classique née au XVIIe siècle dans laquelle seuls les États jouaient véritablement un rôle. Cet affaiblissement progressif des États a conduit à l’effacement des frontières traditionnelles entre ce qui relève de l’action diplomatique officielle et des relations internationales plus informelles, menées en marge des États. Le poids croissant de divers acteurs non-étatiques sur la scène internationale est un signe révélateur de cette transition.... Pour en savoir plus sur le colloque : Calenda
 
La fondation étatsunienne Pew Charitable Trusts, un bon cas d'étude ?

La coalition Ocean2012 est morte, vive Pew !

Depuis le jeudi 20 mars 2014, Ocean2012 n’est plus... Reste les archives de la coalition conservées par Pew ! (1)

Apparue en 2009 lors du lancement de la réforme de la politique commune de la pêche en Europe, la coalition Ocean2012 prétendait défendre les intérêts d’une centaine d’associations et d'organisations professionnelles qui « partageaient un intérêt dans la pêche durable »

Tout le monde se souvient des campagnes médiatiques autour de la surpêche orchestrées par Ocean2012 au moment des votes décisifs auxquels participaient ministres et députés au Conseil et au Parlement européen...

Mettez fin à la surpêche !



Ocean2012 sur Youtube

Régulièrement, nous nous étonnions des positions de cette coalition  : Ocean2012 : Une ONG, çà trompe énormément ! et Surpêche et dépendance aux importations de poisson : Imposture de la Nef et d'Ocean2012 

De fil en aiguille, nous pointions l'influence déterminante de la fondation Pew derrière les coups d'éclat médiatiques de la coalition Ocean2012 avec la sortie en novembre 2012 du rapport : Blue Charity Business. Puis en 2013 dans l'Atlas Blue Lobby, l'influence internationale des fondations et Onges étatsuniennes. (A titre indicatif : Pew dispose d'un budget annuel de 300 millions de US$ pour faire avancer ses causes, de l'éducation à la réforme du système pénitenciaire... Mais surtout la protection des océans mondiaux (3))

Ocean2012 n’était en réalité que la tête de pont en Europe de la fondation étatsunienne Pew. Laquelle après l’adoption de la réforme de la PCP, a rapidement liquidé cette nébuleuse qui lui avait si bien préparé le terrain (1) : « Merci à eux, OCEAN2012 était en mesure de mobiliser un soutien considérable pour une réforme fondamentale de la PCP. En mai 2013, une vague de soutien public, les législateurs européens ont pris un grand pas vers la fin de la surpêche en acceptant que la plupart des stocks halieutiques de l'UE seraient pêchés de manière durable d'ici à 2015 et tous les stocks en 2020, c'est-Décembre, le Parlement européen a adopté la convention, et il est entré en vigueur le 1er Janvier 2014.... » (traduction approximative de google !)

Dorénavant, Pew peut avancer à visage découvert sur le vieux continent. La richissime fondation vient de lancer sa campagne européenne avec sa propre équipe sous le slogan : « Mettre fin à la surpêche en Europe du Nord-Ouest » (2).

Pourquoi cibler les eaux du nord-ouest de l'Europe ? Mer du Nord, Mer Celtique, Mer d'Irlande et Ouest Ecosse...

Philippe Favrelière (modifié le 24 octobre 2014)

Vous pouvez consulter les archives d'Ocean2012 (votre association est probablement dans la liste des 193 ONG répertoriées)  (1) et le site de Pew Europe (2)

(1) Ocean2012 Archived projects : Research and analysis
(2) Mettre fin à la surpêche en Europe du Nord-Ouest 
http://www.pewtrusts.org/fr/projects/ending-overfishing-in-northwestern-europe
(3) Tahiti-info : La Pew Charitable Trusts s'installe à Tahiti pour protéger nos océans 

Un article très intéressant de Julien Teil dans Mondialisation (15 octobre 2014)

Les Etats-Unis et les ONG : une alliance politique contre la souveraineté des Etats

Lorsque la Russie a décidé de légiférer sur la question des ONG financées par l’étranger, les ONG et les médias occidentaux ont présenté ce projet de loi, depuis adopté, comme une « loi anti-ONG ». Ils annoncèrent même que cette loi constituait une atteinte à la « liberté d’expression », usant pour ce faire de tout un tas d’approximations et de mensonges sur sa finalité. Après l’avoir combattue dans les médias, les ONG, encadrées par l’administration Obama se sont engagés dans une véritable lutte politique contre la décision souveraine de l’Etat russe. Au nom de ce combat, le président Obama a tenu un discours révélateur sur le rôle accordé aux ONG dans la diplomatie américaine, confirmant ce que de nombreux chercheurs affirment depuis très longtemps : à savoir que les Etats-Unis cherchent à dissimuler leurs liens financiers avec les ONG dans le monde et qu’ils s’ingèrent effectivement dans les affaires intérieures des Etats par ce biais.... Suite...

Autres articles :

Pour aller plus loin...

lundi 20 octobre 2014

Avec la compensation biodiversité, la nature devient marchande !

Avec la compensation biodiversité, la destruction de l'environnement devient monnayable !

La Commission Européenne propose la compensation biodiversité pour protéger la nature. L’enquête publique est close depuis le 17 octobre 2014 (1)... Après la sanctuarisation des espaces maritimes, la compensation biodiversité constituerait l’étape marchande (libérale) de la protection des mers et des océans.

Alors que Bruxelles avance à grands pas vers la marchandisation des espaces naturels (forêt, lac et océan), on ne peut pas dire que cette décision soulève les foules... Quelques jours avant l’échéance de la consultation publique, les chasseurs se sont réveillés flairant un danger dans l’exercice de leur activité (2). En juillet, un collectif d’associations britanniques avait lancé une pétition mais sans grand résultat ; la lettre ouverte pour la Commission n’a pas eu la résonnance des grands mouvements de foule comme la marche mondiale pour le climat... (3)

Au moment où le PNUE, agence onusienne de l’environnement, signe plusieurs documents "catastrophe" sur l’état de la biodiversité dans le monde, les citoyens semblent désarmés face au chaos annoncé. Seraient-ils blasés au point de remettre leur destin, l’avenir des ressources forestières et océaniques, entre les mains des forces du marché ?

Après leur sanctuarisation, les ressources marines seront « marchandables »

Le concept de diversité biologique est récent. Cependant, il encadre de plus en plus l’activité des professionnels de la mer. Il est à l’origine de multiples règles dans la gestion des pêcheries. La plus emblématique est probablement l’arrêt de tout rejet de poisson par-dessus bord, le fameux « rejet zéro » dont l’application débutera le 1 janvier 2015 dans les eaux européennes.

Issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992, la Convention sur la biodiversité impacte beaucoup les activités halieutiques. Aires marines protégées, Natura 2000 en mer et autres Réserves marines et côtières sont autant de décisions prises suite à ce traité international signé par 193 États. A Durban en 2003, l’objectif fixé pendant cette réunion-étape se situait déjà entre 10 et 20% des océans. Toutefois, la sanctuarisation de vastes étendues océaniques (jusqu’à 40% proposition de certaines organisations environnementales) relève plus des enjeux géostratégiques que de la protection des ressources marines (4).


La Commission européenne va t-elle transformer la nature en registre comptable ? s’interrogeait Sophie Chapelle en juillet 2014 dans Basta !

Une consultation publique vient d’être lancée par la Commission européenne jusqu’au 17 octobre prochain. Malgré un intitulé quelque peu énigmatique – « initiative européenne visant à enrayer toute perte nette de biodiversité » (1) –, l’enjeu est majeur. Car ce projet de réglementation concerne l’ensemble des impacts liés aux activités humaines, de la création d’un entrepôt à la réalisation des grandes infrastructures de transport. « Pour stopper cette détérioration (de la biodiversité, ndlr), les pertes dues aux activités humaines doivent être contrebalancées par des gains, précise la Commission européenne. Lorsque ces gains sont au moins équivalents aux pertes, le principe visant à éviter toute perte nette est respecté. » Traduction ? Concrètement, quand une activité économique détruit une portion de nature, et de biodiversité, celle-ci doit être recréée ailleurs. L’intention paraît louable. Sauf que pour la Commission européenne, tous les écosystèmes seraient substituables les uns aux autres. Un projet bétonne plusieurs hectares de vallons, de bois et d’étang dans une région ? Il pourra être compensé par une action équivalente en faveur de l’environnement dans une autre région. Comme si tout se valait.

La nature n’est pas à vendre

En réaction à la proposition de la Commission européenne, plusieurs organisations ont mis en ligne une lettre ouverte qui demande l’abandon des projets de compensation (5).

Lettre pour la Commission Européenne

Nous, organisations et individus signataires de cette lettre ouverte, nous considérons que la législation sur la compensation biodiversité en train d’être étudiée par la Commission Européenne nuirait à la nature et aux êtres humains tout en donnant plus de pouvoir à ceux qui détruisent la nature pour faire du profit.

Nous demandons que tous les projets de compensation soient abandonnés.

La compensation, un permis de détruire

L’expérience mondiale des projets et dispositifs de compensation biodiversité montre qu’en réalité ils augmentent la pression sur la biodiversité en blanchissant des infrastructures et aménagements controversés. Par exemple, en Grande Bretagne, le gouvernement a été assez franc pour admettre que la compensation de biodiversité « accélèrerait les demandes pour de nouveaux aménagements et infrastructures ». La compensation biodiversité a déjà facilité l’autorisation de tels projets dans des forêts, des prairies de grande valeur et des zones appréciées des populations. (6)

Making Dreams Come True – New Film



Vidéo parodique de trois minutes autour de la « compensation biodiversité » : La directrice d’une société fictive, GreenLite Energy, se réjouit d’avoir découvert du gaz de schiste sous le Regent’s Park – un parc situé en plein cœur de Londres. Soutenue par le gouvernement anglais, la société assure pouvoir compenser la destruction du parc, voué à l’extraction d’hydrocarbures. Comme si le bénéfice pour la flore et la faune était forcément quantifiable à un instant donné. Ce dont se moque la vidéo : un expert tente de compter chaque abeille en train de butiner et inventorie grossièrement les oiseaux dans les arbres. Impossible de croire en la mise en place d’unités de mesure fiables permettant de calculer la valeur naturelle de Regent’s Park...

Marchandisation de la nature

vendredi 17 octobre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (4e trimestre)


Revue de presse en France et en Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 23 Octobre 2014

La pêche professionnelle revendique sa juste part

Visite d'Alain Vidalies

Le secrétaire d'état, Alain Vidalies, chargé du transport, de la mer et de la pêche, sera présent dans le Finistère le vendredi 24 octobre 2014. Il se rendra notamment au port du Guilvinec en début de matinée.

Source : Cdpm 29

Les actions des pêcheurs et la volonté de leurs représentants participent de manière constructive aux mutations du secteur. Faut-il encore que les pouvoirs publics accompagnent et soutiennent réellement l’activité de la pêche au lieu d’agir essentiellement à lui maintenir la tête hors de l’eau.

La Bretagne et le Finistère demeurent les premiers territoires français de la pêche constituant un poids important dans l’économie locale et l’identité territoriale. Des jeunes armateurs s’installent et ont toujours des projets. Les stocks de poissons se reconstituent et l’atteinte du rendement maximum durable (RMD) est la route que nous suivons. Nous avons l’ambition de la reconnaissance d’une identité territoriale forte du secteur dans un monde qui évolue. Nous construisons une stratégie tournée avant tout vers les jeunes marins et l’implication féroce dans le développement local autour d’une démarche de filière.

Or, le désengagement des services de l’Etat sur de nombreuses prérogatives qui sont les leurs, dans une bande côtière très fréquentée où se multiplient les problèmes de cohabitation, est patent et s’amplifie chaque jour.

En parallèle, le désengagement d’IFREMER pose de sérieuses difficultés à la collectivité des pêcheurs. Son accompagnement sur les dossiers liés à la gestion des ressources halieutiques se restreint. L’Institut français assure de moins en moins sa mission de service public, alors même que l’ensemble des politiques publiques affirment le besoin d’accroitre la collaboration pêcheurs-scientifiques ! Les pêcheurs et leurs structures y pallient partiellement en portant notamment la charge de nombreux aspects du suivi de la qualité de l’eau alors qu’IFREMER a une convention avec l’Etat pour réaliser cela.

Le grand retard dans la mise en place du FEAMP (prévue en septembre 2015 si tout va bien !) accentue les contraintes pour les entreprises repoussant par exemple le soutien aux premières installations à l’été 2015.

Mise en oeuvre du zéro rejet, atteinte du RMD, mesures de gestions des ressources, respect des contraintes réglementaires, transparence de leur activités (VMS, Logbook, AIS, pesée au débarquement…..), obligation de traçabilité, respect de la qualité, volatilité des cours du poisson, sont des questions sur lesquelles les entreprises tentent de s’adapter sans aucune lisibilité quant à l’avenir.

Enjeux Natura 2000, développement des aires marines protégées, des énergies marines renouvelables, des usages multiples dans la bande côtière, mise en oeuvre des obligations réglementaires, suivis des stocks côtiers, des flottilles, sécurité, emplois, formation, communication, qualité des eaux, implication dans le développement local, autant de dossiers dont les représentants du secteur ont la charge et sur lesquels ils sont proactifs, en discussions permanentes avec les pouvoirs publics.

L’essentiel est de ne pas perdre de vue que l’activité de pêche est structurante pour l’économie des régions littorales en particulier en Finistère et en Bretagne. La pêche est nécessaire pour conserver de l’emploi et une activité professionnelle digne et moderne sur nos côtes. La pêche doit rester un enjeu fort au coeur des politiques territoriales.

Communiqué de presse du Comité des Pêches du Finistère et du Comité Régional des Pêches de Bretagne

Programme d'Alain Vidalies

Séquence pêche – Le Guilvinec

06h15    Visite de la halle à marée et du port de pêche du Guilvinec
07h30    Visite de l’entreprise Océalliance - Furic Marée
08h15    Petit-déjeuner de travail avec les acteurs sociaux-économiques et les élus
10h00    Point presse d’Alain Vidalies

Séquence sécurité maritime, politique maritime intégrée - Brest

14h20    Présentation du projet de développement du port de Brest – Antenne portuaire région Bretagne, 2 boulevard Isidore Marfille
15h15    Rencontre avec le Pôle Mer Bretagne-Atlantique et visite de l’incubateur DCNS
16h30    Visite du Centre Régional des Opérations de Surveillance et de Sauvetage (Cross) de Corsen


Alain Vidalies ne verra probablement pas l'arrivée des bateaux de pêche au port du Guilvinec que nous pouvons découvrir sur le nouveau portail du Comité Départemental des Pêches du Finistère 












En passant d'un blog à un site conventionnel, le CDPM 29 a choisi de présenter en priorité l'organisation et le travail de la structure  professionnelle...

PS : Où sont passées les archives de près de 5 années de pêche à l'information ici et ailleurs ?

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Ségolène Royal à contre-courant de la position gouvernementale sur la pêche de grands fonds

https://twitter.com/RoyalSegolene/status/524301764351123456/photo/1Le chalutage en eau profonde vient de faire l’objet d’une passe d’armes cinglante sur le réseau social Twitter, opposant Ségolène Royal et le député socialiste lorientais Gwendal Rouillard.

À l’occasion d’une cérémonie à l’Institut océanographique de Paris, le lundi 20 octobre, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie Ségolène Royal s’est fendue d’un tweet indiquant « connaître, aimer et protéger les océans avec les chercheurs.

Il faut arrêter le chalutage en eau profonde, c’est clair ». Phrase immédiatement relayée par l’environnementaliste Claire Nouvian, très présente sur le réseau social.

Gwendal Rouillard, lui, a immédiatement répliqué que « Sur la pêche en eaux profondes, le gouvernement a une position très claire. Cela vaut pour tous les ministres... »

En visite au Guilvinec ce vendredi 24 octobre, le secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies, aura l’occasion de clarifier la position gouvernementale.

Lors d’une rencontre avec le Comité national en début de semaine, il avait en tout cas offert des garanties à l’interprofession concernant la défense de cette activité. 
Source : Le Marin

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Mariage des possibles pour une pêche durable

Mercredi 12 novembre 2014

Maison des Acteurs du Paris Durable (21, rue des Blancs Manteaux. 75004 Paris)

Peut-on encore manger du poisson ? Existera-t-il encore des pêcheurs dans 50 ans ? Comment découvrir, aimer et protéger le milieu marin ?

Une soirée participative pour réfléchir à ces questions essentielles, tenter un « mariage » inédit entre une militante environnementaliste (Claire Nouvian) et un ancien marin pêcheur (Charles Braine)... et rendre demain possible !

Ce sera aussi l'occasion de découvrir Kaizen 17 (édition novembre-décembre 2014), un numéro consacré à la pêche durable.

Pour en savoir plus : Facebook

Les intervenants :

Claire Nouvian. Environnementaliste, auteur du livre Abysses et fondatrice de BLOOM (association qui lutte contre l’exploitation des océans profonds). Claire a été désignée « Femme en Or de l’environnement » (2012) et a reçu la médaille de l’Ordre national du Mérite (2013).

Charles Braine. Chargé du programme « pêche durable » au WWF-France pendant 4 ans, ancien marin pêcheur, Charles est aujourd’hui très engagé sur le plan associatif où il agit pour France Nature Environnement, la Plateforme Petite Pêche et l’Association Bretagne vivante dont il est le directeur.

Une soirée animée par Cyril Dion. Directeur de la Rédaction de Kaizen Magazine, auteur et co-réalisateur de Demain Le Film, co-fondateur et porte parole du Mouvement Colibris.

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Le 22 Octobre 2014

Le retour de la coquille Saint-Jacques

Erquy - Côtes-d’Armor

Bonne nouvelle pour les gourmands. Les coquilles Saint-Jacques arrivent sur les étals.


La saison de pêche a commencé début octobre. Une équipe de France 2 est partie en mer avec des pêcheurs d’Erquy (Côtes-d’Armor).

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Le 21 Octobre 2014

Charente-Maritime : les pêcheurs privés de coquilles saint-jacques

Interdiction totale de la pêche à la coquille saint-jacques sur tout le littoral de la Charente-Maritime. L'annonce faite lundi soir par le conseil du comité régional des pêches a pris les professionnels de court. Certains parlent de "scénario-catastrophe".

Interdiction pêche coquille saint-jacques



Reportage de Frédéric Cartaud et Cédric Cottaz.

Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol

Les coquilles saint-jacques que nous trouverons sur les étals de nos poissonneries ne proviendront plus du littoral de la Charente-Maritime pendant toute une année. Ce sont des coquilles ramassées au nord-est de l'Atlantique que nous mangerons.

2014 marque l'interdiction totale en Charente-Maritime de la pêche de ce mollusque bivalve de la famille des Pectinidés. Un produit de la mer très recherché et très raffiné mais dont le renouvellement laisse à désirer, ce qui explique la décision radicale de l'autorité de régulation de la pêche qui veut laisser du temps à cette espèce pour se reproduire alors qu'elle est frappée par une grande mortalité.

En Charente-Maritime, ce "scénario-catastrophe" n'avait pas été anticipé par les pêcheurs de la Cotinière pour qui le manque à gagner sera important, d'autant qu'une centaine de bateaux est directement concernée.

Pas de campagne 2014-2015 de pêche à la coquille Saint-Jacques et au pétoncle en Charente-Maritime. Cette décision a été prise, ce lundi, en fin d'après-midi, par le conseil du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Poitou-Charentes. Les prélèvements effectués en septembre dans le pertuis Breton et le Pertuis d'Antioche attestaient de l'insuffisance de ressource exploitable.

La non ouverture de la campagne 2014-2015, décision prise en accord avec les professionnels (107 licences dont 30 de pêcheurs dépendant du comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de Loire ), vise à permettre une campagne 2015-2016 de qualité. d'après Eric Chauveau dans Sud Ouest

La faiblesse de la ressource est en partie due à un pic de mortalité constaté en mars. « De 30 à 40 % des animaux sont morts dans le pertuis breton, qui constitue le principal vivier, contre 3 à 4 % habituellement», a ajouté Laurie Durand (coordinatrice au Crpm Poitou-Charentes) précisant que le pertuis d'Antioche n'a lui pas été touché, « mais il est de moindre importance » pour l'élevage. Regrettant de ne pas savoir « à quoi est dû ce phénomène », elle a souligné : « beaucoup de moules ont connu le même sort au même moment et au même endroit ».

Ce type de pêche représente jusqu'à 30 % du chiffre d'affaires des pêcheurs professionnels. Pour la saison 2012-2013, le chiffre d'affaires généré par les coquilles saint-jacques et les pétoncles avait atteint environ 3 millions d'euros. La prospection du mois de septembre a en revanche révélé la présence de naissains de coquilles saint-jacques et de pétoncles, deux coquillages prisés au moment des fêtes de fin d'année, ce qui semble prometteur pour la campagne 2015-2016. Extrait de Terre-Net / AFP : La Rochelle Annulation de la campagne de pêche aux coquilles saint-jacques et aux pétoncles

Arcachon : la criée cherche de nouvelles coquilles Saint-Jacques

L'annulation de la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques dans le Perthuis charentais, annoncée mardi, est "un coup dur pour les poissonniers, la criée et les clients" selon le directeur de la criée d'Arcachon, Yves Herszfeld. Il organisait, en effet, depuis sept ans, des ventes à la criée de coquilles Saint-Jacques du Perthuis charentais, achetées directement aux pêcheurs charentais. La criée d'Arcachon écoulait environ deux tonnes entre novembre et janvier.

« Je vais tenter de trouver d'autres filières, notamment auprès des pêcheurs bretons, mais les coûts de transport vont augmenter », se désole Yves Herszfeld. D'après Bernadette Dubourg dans Sud Ouest

Charente-Maritime : quelque chose de pourri dans le pertuis breton




Mortalité des moules, des saint-jacques et des pétoncles, échouages massifs d’algues vertes... Il y a anguille sous roche autour de la baie de l’Aiguillon.

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne et Frédéric Zabalza

On est encore loin des dix plaies d'Égypte mais, depuis le printemps, les phénomènes inquiétants se succèdent dans le pertuis breton. Après les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon, les pêcheurs de saint-jacques (lire ci-dessous) déplorent à leur tour l'hécatombe du coquillage qui les fait vivre, sans qu'aucune explication scientifique ne permette d'en connaître l'origine.

À ces mortalités, il convient d'ajouter l'apport d'algues vertes, particulièrement massif cette année sur la côte nord de l'île de Ré. Hier, Léon Gendre, maire de La Flotte-en-Ré, est encore monté au créneau lors de la séance d'ouverture de la session d'automne du Conseil général (lire par ailleurs). Abordant ces diverses calamités qui frappent la baie de l'Aiguillon, le conseiller général a ciblé une nouvelle fois « la pratique céréalière intensive aux abords de la Sèvre niortaise et du Lay ».

La profession avait mal pris des accusations identiques du même élu, le 25 avril dernier. « Le président de la Chambre d'agriculture m'a rappelé dans un courrier du 16 mai qu'aucune analyse n'apportait la certitude quant aux origines des problèmes », a souligné hier le maire de La Flotte-en-Ré, avant de revenir à la charge : « Ce qui est certain, c'est que des analyses des eaux du pertuis Breton font état de la présence de sels nitriques issus des engrais azotés, ces sels provoquant la croissance rapide d'algues vertes. Ces dernières se sont échouées en masse sur les plages nord de l'île de Ré tout l'été et encore ce week-end. Sur la seule commune de La Flotte, nous avons dû faire retirer 850 tonnes d'algues vertes. Les eaux du pertuis breton sont-elles de bonne qualité ? J'en doute, Madame le préfet… »

Pesticides, bactérie…

Répondant aux déclarations de Léon Gendre, la préfète Béatrice Abollivier a évoqué une étude d'Ifremer imputant la mortalité des moules pour 80 % aux conditions météorologiques et pour 20 % à des facteurs bactériologiques.

(...)

Pour Pierre Le Gall, ancien océanographe et secrétaire général de Ré Nature Environnement, l'abondance inhabituelle des algues vertes ne fait aucun doute. « C'est lié aux effluents d'origine agricole, notamment les nitrates et les phosphates. C'est avéré partout, en Bretagne comme ailleurs. Le Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA, basé à Pleubian dans les Côtes-d'Armor) l'a démontré », remarque Pierre Le Gall, qui développe une autre hypothèse pour expliquer la mortalité des moules et des coquilles Saint-Jacques.

… ou particules fines

Pour lui, des charges de particules fines ont modifié le milieu de la baie de l'Aiguillon, et par conséquent diminué la nourriture des coquillages. « Au printemps 2013, après l'opération de déroctage au port de plaisance des Minimes, à La Rochelle, 500 000 mètres cubes de calcaire et de marne ont été rejetés dans la mer à la Repentie (non loin du pont de Ré), avant de remonter le long des côtes pour se déposer dans la baie. Un blanchiment du fond du pertuis a été constaté...

(...)

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Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles


Appel à contributions pour un dossier thématique de la revue

Développement Durable & Territoires

Source : Calenda Publié le jeudi 16 octobre 2014 par João Fernandes

Positionnement du dossier

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète.

Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer. Ils interviennent aussi lors de la mise en oeuvre des politiques publiques, dans les négociations et controverses auxquelles elles donnent lieu, mais également face aux incertitudes, incomplétudes et incommensurabilité des ressources et de leurs usages. Ce dossier s'attachera à questionner la naturalité des ressources naturelles. Les contributions retenues envisageront ainsi les « ressources naturelles » comme un construit social. Cette posture constructiviste conduit ainsi, d’abord, à s’interroger sur les processus et les réseaux sociaux-techniques par lesquels sont attribuées, hybridées, et finalement constituées les qualités des ressources naturelles. Le présent dossier thématique vise ainsi, à mieux comprendre la diversité des modalités de qualification des ressources naturelles mais aussi à mieux saisir comment ces modalités de qualification participent du cadrage des modalités de gestion des ressources. De manière symétrique, ce projet de numéro spécial s’intéresse à la diversité des modalités de gestion des ressources naturelles et à la manière dont elles participent de la redéfinition des modalités de qualification de ces ressources. En s’éloignant de l’image d’un face à face entre une objectivation strictement scientifique de l’état des ressources et une approche strictement politique de leur gestion, l’originalité de ce dossier thématique réside bien dans l’attention qu’il veut porter aux boucles de rétroaction entre modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles. Il s’agit bien de s’intéresser ici à l’hétérogénéité des instruments comme à la diversités des formes d’actions collectives qu’elles engagent, de mieux saisir la dynamique des connaissances et les formes d’apprentissage qu’elles suscitent.

Le présent appel ne privilégie donc pas d'approches disciplinaires. Sont ainsi bienvenues les contributions présentant des travaux en géographie, en sociologie, en économie ou dans toute autre discipline des sciences sociales ou au croisement de ces disciplines. Les approches théoriques privilégiées sont celles qui permettent de mieux saisir la diversité des processus de qualification et des modalités de gestion des ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’économie des conventions, de la sociologie de l’action organisée, de la géographie sociale, etc. Les contributions envisagées s'appuieront de manière privilégiée sur des cas d'études empiriques....

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Dans le « marin » du 17 octobre 2014 : FEAMP. Urgence à répartir l’enveloppe pêche



Fifty-fifty ? La négociation s’éternise entre Etat et régions pour répartir les aides européennes à la pêche. Mais des deux bords, les fonds profiteront aux entreprises.

Également dans ce numéro du marin :
* la création, par la CME et Scapêche, d’un armement à Boulogne ;
* Baltique. Les premiers quotas fixés dans le cadre de la nouvelle PCP ;
* Zéro rejet. Le rapport sur l’omnibus au parlement ;
* Mer de Barents. Près de 100.000 tonnes de morue en moins en 2015 ;
* Un néerlandais à la tête de la pêche européenne ;
* Pêche illégale. L’Europe bannit les importations sri lankaises ;
* Social. La Cmaf bientôt dissoute ;
* Trouville. Un armateur indélicat et esclavagiste ?;
* l’alliance de la Bretagne, de DCNS et d’Alstom dans l’éolien flottant ;
* prison ferme requise dans le procès Xynthia ;
* Martinique. L’armée appelée en renfort contre les sargasses ;
* du pétrole a été découvert dans les eaux profondes du Sénégal ;
* Pêche. Négociations suspendues entre l’Europe et la Mauritanie ;
* l’Europe qui veut endiguer l’afflux des migrants ;
… et un dossier spécial Bretagne.

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le kiosk

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Le 17 Octobre 2014

Gastronomie : nouvelles saveurs pour la semaine du Goût








Les valeurs de la Semaine du Goût

mardi 14 octobre 2014

Enquêtes : Touche pas à ma plage !


La commune de Saint-Coulomb s'inquiète pour son littoral : « Notre patrimoine, c'est la beauté de nos plages », indique Yannick de Charette, premier adjoint de Saint-Coulomb. Visée, la décision du préfet, prise début juillet, d'autoriser l'expérimentation de moules sur filières à 3 km de la côte. Le projet, demandé par le comité régional de la conchyliculture, prévoit une concession de trois ans, sur 19 ha, avec quatre filières de 100 mètres de long. Extrait de Ouest France : Mytiliculture en Bretagne. St-Coulomb attaque en justice

Mer, sable et soleil...

En ce moment, l’hebdomadaire « le marin » prend les inscriptions des décideurs de l’économie de la mer pour le grand rendez-vous maritime de l’année, les 2 et 3 décembre 2014 : la dixième édition des Assises de l’économie de la mer se déroulera pour la première fois à Nantes et Saint-Nazaire. (1)

En parallèle, Le marin et Odyssée développement mènent une enquête : Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement...

Des enquêtes, parlons-en !

Touristes, plaisanciers, retraités, propriétaires de résidences secondaires se pressent actuellement dans les mairies en réponse à plusieurs enquêtes publiques... (2)

L’enquête publique sur les filières d’élevage de la Male conche a débuté. Pour l’heure, seuls les opposants s’expriment || Vase, pollution, atteinte au patrimoine… les arguments fusent || (3)


Mon Oléron

Trois semaines, trois semaines dont le seul petit grain matinal ne m'a même pas évité d'arroser le jardin, du soleil, une mer agréable, une unique petite méduse et plusieurs jours de températures très élevées... Nous avons eu notre sortie annuelle grand standing au Grand Large, pour fêter en retard l'anniversaire de... Partie pleine de bonnes résolutions, je n'en ai tenue qu'une, faire du vélo. Mais ni cartes, ni travail sur ordi, une petite manifestation sur la plage pour protester contre des champs d'huîtres trop près des plages, Pineau à volonté et brasse dans les vagues délicieuses... Extrait du blog : Notes périssables

Des communes et des régions littorales où les élus ne manquent plus une occasion de placer le tourisme au rang de première activité économique, secteur d’avenir présenté comme vital pour la survie des territoires côtiers, quitte à sacrifier les activités maritimes ancestrales comme en Région Poitou-Charentes...

Les pôles d'excellence en Poitou-Charentes

L'aquaculture connait une très forte progression dans de nombreuses régions littorales. C'est la filière de production alimentaire la plus porteuse dans le monde. En Région Poitou-Charentes, les cultures marines (ostréiculture, mytiliculture, pisciculture,...) ne font pas partie des filières d’excellence ! Pourtant, les cultures marines représentent plus de 1000 entreprises, 5000 emplois (sur toute l'année) et près de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires, des élevages répartis tout le long du littoral de Charente-Maritime, premier département aquacole de l'hexagone...

La région Poitou-Charentes mise plutôt sur le tourisme (première filière économique régionale !), l’agro-alimentaire, le nautisme, l’aéronautique et spatiale, l’énergie, l’image-numérique, le transport-mécanique, le bâtiment, le textile-chaussant, l’éco-industrie, le bois, la chimie et certains pôles d’excellence rurale...




(2) Enquêtes publiques en cours (jusqu'au 17 octobre 2014) :

(3) Sud Ouest : L’enquête attend les conchyliculteurs

Les professionnels de la mer ne viendront pas s'exprimer lors des enquêtes publiques... Ils doivent malgré tout donner leur opinion...

Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement



Le Tableau de bord de l’économie maritime le marin / Odyssée Développement vise à mieux apprécier le contexte dans lequel naviguent les entreprises du secteur maritime ainsi que le moral des responsables au regard des décisions-clefs d'investissement, d'emploi et de développement.

Votre participation est essentielle.

Vous pouvez accéder au questionnaire, qui comporte 12 questions (5 minutes), et donner votre avis en ligne en cliquant ici.

Secteur d’activité

Industrie nautique
Pêche et cultures marines
Environnement, services et conseils
Transport maritime, armement
Industrie portuaire
Construction, réparation navale
EMR
Offshore


Une synthèse sera présentée lors des Assises de la mer et du littoral, qui se tiendront cette année à Nantes et Saint-Nazaire les 2 et 3 décembre 2014. Les résultats seront publiés dans le journal "le marin" et disponibles en ligne.

Remarque :  Le sondage "le marin" - Odyssée Développement n'indique pas l'industrie du tourisme dans la rubrique "Secteur d'activité"... Pourtant fer de lance de nombreux décideurs de l'économie de la mer...

Pour aller plus loin...

vendredi 10 octobre 2014

News de la pêche dans le monde (4) : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

4e trimestre 2014 : Octobre / Novembre / Décembre 2014

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Le 25 Octobre 2014

Des avancées sur l'étude de l'impact de l'acidification des océans sur la biodiversité marine

La Convention sur la diversité biologique (CBD - Convention for biodiversity) a publié le 08/10/2014 son deuxième rapport sur l'impact de l'acidification des océans sur la biodiversité marine. Plusieurs membres de l'Institut Alfred Wegener pour la recherche marine et polaire (AWI situé à Bremerhaven, Brême) ont participé à sa rédaction en précisant l'impact sur la biologie marine au niveau des zones polaires. Ils ont ainsi pu relever que la morue polaire, élément clé des écosystèmes arctiques, ne grandit plus aussi bien sous l'effet combiné du réchauffement des eaux et de son acidification.

Source :  BE Allemagne

Néanmoins toutes les espèces ne réagissent pas de la même façon : certains varechs profitent des concentrations plus élevés de dioxyde de carbone dans l'eau de mer pour croître davantage via la photosynthèse. D'autres, tels que les copépodes (petits crustacés de l'ordre de grandeur d'un centimètre), n'ont pas de réaction apparente à la baisse actuelle du pH marin. Le rapport met ainsi l'accent sur l'importance de considérer l'acidification des océans comme un phénomène complexe dont les ramifications et les impacts nécessitent des études séparées, selon les lieux et les espèces étudiés.

De nombreuses questions restent en suspens, en particulier sur les capacités d'adaptation des coraux ayant une importance cruciale au sein des écosystèmes marins, mais qui nourrissent de nombreuses populations humaines à travers le globe et les protègent des inondations. Les chercheurs de l'AWI travaillent actuellement à la compilation des données qui sont à leur disposition pour construire des modèles d'écosystèmes marins qui permettront d'établir des scénarios plus précis concernant les évolutions en cours. L'objectif à court terme est de sensibiliser davantage les instances politiques nationales et internationales pour que celles-ci inscrivent cette thématique à leur agenda. Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a ainsi récemment intégré la problématique de l'acidification des océans à son cinquième rapport d'évaluation "Changement climatique 2014".

Sources :

- "An Updated Synthesis of the Impacts of Ocean Acidification on Marine Biodiversity", CBD Technical Series No. 75, 2014 - http://www.cbd.int/doc/publications/cbd-ts-75-en.pdf
- "Enorme Fortschritte in der Ozeanversauerungsforschung: Neuer Bericht fasst aktuellen Stand des Wissens zusammen", Brême, 08/10/2014 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/WaBnV

Rédacteurs : Sean Vavasseur, sean.vavasseur@diplomatie.gouv.fr - http://www.science-allemagne.fr

Accéder Ici aux rapports techniques de la convention sur la diversité biologique (CDB)

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Perspectives mondiales de la diversité biologique

Un rapport de l’ONU lance un appel pour une action globale audacieuse et accélérée pour répondre aux objectifs de la biodiversité d’ici à 2020

Le rapport présente les progrès et attire l’attention sur les implications d’un développement durable au cours du siècle


Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Perspectives mondiales de la diversité biologique / Évaluation à mi-parcours des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020"

Source : CDB - PyeongChang / Montréal, le 6 Octobre 2014

Des mesures audacieuses et novatrices sont urgemment requises si les gouvernements veulent respecter le plan stratégique globalement adopté sur la biodiversité et ses objectifs d'Aichi en 2020, selon un rapport sur l’état de la biodiversité mondiale.

Lancé aujourd'hui un an avant l’état à mi-parcours du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et la Décennie des Nations Unies sur la biodiversité, le quatrième rapport sur les perspectives mondiales de la biodiversité montre qu’il y a eu des progrès significatifs pour répondre à certaines composantes de la majorité des objectifs d'Aichi. Cependant, dans la plupart des cas, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour que le Plan stratégique 2011-2020 reste sur la bonne voie.

Le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et ses 20 objectifs d’Aichi sur la biodiversité, ont été adopté par la communauté internationale en 2010 à Nagoya, au Japon et ont depuis été réaffirmés par l'Assemblée générale des Nations Unies et au sommet le Rio + 20 en 2012.

Répondre aux objectifs d'Aichi contribuerait de manière significative à élargir les priorités mondiales plus larges abordés par l’agenda de développement post-2015; à savoir, réduire la faim et la pauvreté, améliorer la santé humaine, et assurer un approvisionnement durable en énergie, nourriture et eau potable.

Toutefois, l’atteinte de ces objectifs communs nécessite des changements dans la société, y compris une utilisation beaucoup plus efficace de la terre, de l’eau, de l’énergie et des matériaux, en repensant nos habitudes de consommation et, en particulier, en procédant à de grandes transformations des systèmes de production alimentaire.

Ban Ki-moon, Secrétaire général des NU , a souligné le lien entre la biodiversité et le développement durable: « Je prie instamment les États membres et les parties prenantes dans le monde à prendre en compte les conclusions du rapport sur les perspectives mondiales de la biodiversité dans leur planification, en reconnaissant que la biodiversité contribue à résoudre les défis du développement auxquels nous sommes confrontés et redoubler d'efforts pour atteindre nos objectifs communs, » a-t-il déclaré.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a déclaré : «La gestion responsable de la biodiversité de notre planète n’est pas seulement motivée par un sentiment commun de responsabilité envers les générations futures. Les facteurs incitant les décideurs politiques à sauvegarder la biodiversité sont de plus en plus de nature économiques. Sans une biodiversité en bonne santé, les moyens de subsistance, les services écosystémiques, les habitats et la sécurité alimentaire seront compromis ».

« Les mesures visant à réduire la perte de biodiversité appuieront inévitablement un large éventail d'avantages pour la société et jetteront les bases d’une transition socio-économique pour un modèle de développement plus durable et solidaire» a-t-il ajouté.

« La bonne nouvelle est que les Parties font des progrès et des engagements concrets pour mettre en oeuvre les objectifs d'Aichi sur la biodiversité.», a déclaré Braulio Ferreira de Souza Dias, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique. « Toutefois, le rapport nous montre aussi que des efforts doivent être augmentés de manière significative pour la mise en oeuvre du Plan stratégique 2011-2020 pour la biodiversité et l’atteinte des objectifs d'Aichi ».

Suite en téléchargement : CDB

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Le 24 Octobre 2014

Climat : l'UE signe un accord historique contre les gaz à effet de serre



Les pays membres de l'Union européenne se sont engagés à réduire de 40% ses gaz à effet de serre d'ici 2030

L'Union européenne a trouvé un accord historique ce vendredi sur son plan climat prévoyant une réduction d'au moins 40% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.


"Accord du Conseil européen sur une politique énergétique et de climat la plus ambitieuse au monde", a écrit le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, sur son compte Twitter.

L'accord a été obtenu à l'issue de discussions ardues qui ont duré près de huit heures à Bruxelles.

Outre la reduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, les 28 chefs d'Etat et de gouvernement se sont entendus sur deux autres objectifs: porter la part des énergies renouvelables à 27% de la consommation et faire 27% d'économies d'énergie par rapport à 1990. Le premier est contraignant au niveau de l'UE, mais pas le second.

"L'Europe montre l'exemple"

Les Européens, poussés notamment par l'Espagne et le Portugal, ont aussi décidé d'augmenter les objectifs d'"interconnexions" entre réseaux électriques au sein de l'Union, pour les porter à 15%.

"C'est une bonne nouvelle pour le climat, les citoyens, la santé et les négociations internationales sur le climat à Paris en 2015", a dit Herman Van Rompuy, assurant que cela créerait "des emplois durables" et de la "compétitivité".

"Avec la crise en Ukraine et les troubles au Moyen-Orient, il est devenu très clair à quel point il est urgent et vital de réduire la dépendance énergétique de l'Europe", a-t-il rappelé.

"L'Europe montre l'exemple", s'est félicité le président français François Hollande. "S'il n'y a pas d'accord" entre Européens, "comment convaincre les Chinois ou les Américains ?", avait-il demandé à son arrivée au sommet.

>> Retrouvez ci-dessous la carte des émissions de gaz à effet de serre dans le monde en tenant compte de la population "World of emissions, world of inequalities (iied / Oxfam)


Les écologistes déçus

Mais les défenseurs de l'environnement sont déçus. "Les dirigeants de l'UE donnent un coup de frein à l'énergie propre", a dénoncé Greenpeace.

Les objectifs "sont bien en deçà de ce qui pourrait être fait par l'Europe pour combattre le changement climatique", ont estimé les Amis de la Terre. Pour Oxfam, "une action insuffisante de la part des pays les plus riches fait peser le fardeau sur les populations les plus pauvres, les plus affectées par le changement climatique et les moins responsables de cette crise."

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Conseil européen (23 et 24 octobre 2014)

Cliquer Ici pour télécharger "Conclusions sur le cadre d'action en matière de climat et d'énergie à l'horizon 2030"

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Paquet énergie-climat : les 28 chefs d’Etats de l’Union s’accordent sur des objectifs minimum



C’est tard dans la nuit de jeudi à vendredi, que les 28 chefs d’Etats réunis en Conseil européen se sont accordés sur le Paquet énergie-climat. Celui-ci doit fixer la feuille de route européenne en matière de lutte contre le changement climatique et de réduction de la dépendance énergétique de l’Union européenne à horizon 2030. L’accord, qui a fait l’objet d’intenses tractations, est considéré comme "ambitieux" et "juste" par le président du Conseil. "Insuffisant" et "décevant" par les associations environnementales.

Source : Novethic par Béatrice Héraud

C’est un paquet énergie climat amoindri qui est ressorti des négociations du conseil européen d’hier soir (23 octobre 2014).

Les chefs d’Etat et le président du Conseil, Herman Van Rompuy, présentent l’accord arraché dans la nuit comme la "politique énergétique et de climat la plus ambitieuse au monde". C'est notamment la teneur du message posté par Herman Van Rompuy sur Twitter.

Pourtant, certains objectifs définis par les chefs d'Etat et de gouvernement ont subi un coup de rabot par rapport à l’ambition initiale et le projet de la commission sur lequel les négociations s’appuyaient. Ces objectifs sont au nombre de trois. Ils portent respectivement sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Trois objectifs

Deux d’entre eux, les -40% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et les +27% (au minimum) d’énergies renouvelables à la même échéance n’ont pas bougé par rapport au projet présenté par la Commission en janvier dernier. A l’époque, ils ne satisfaisaient pas les associations environnementales qui trouvaient les chiffres trop faibles et leur niveau de contrainte insuffisant.

C’est toujours le cas aujourd’hui, même si une avancée a tout de même été obtenue. Les émissions devront être réduites "d’au moins 40%", ce qui permet à l’Union de pouvoir arriver avec une ambition supérieure à la Conférence de Paris sur le climat, qui se tiendra en 2015 même si, à ce stade, une telle éventualité paraît peu plausible.


Deux blocs face à face

Le changement vient du dernier objectif, sur les économies d’énergie. Au départ il avait été laissé de côté et délégué à la révision de la directive sur l’efficacité énergétique. Mais depuis quelques mois, c’est le chiffre de -30% d’ici 2030 qui circulait. Celui-ci a finalement été réduit à "au moins -27%". Il s'agit d'un compromis, fruit des profondes divergences entre les pays: Angleterre, Pologne et pays de l’Est d’un côté, Allemagne, France, Danemark… de l’autre.

Ce chiffre de -27% n’est du reste qu’"indicatif, il "sera réexaminé d’ici à 2020, dans l’optique d’un objectif de 30% pour l’UE". Mais là encore, pour les associations environnementales le compte n’y est pas: cela "se traduira par un ralentissement des progrès dans ce domaine après 2020, par rapport aux tendances actuelles. En mettant un frein aux économies d’énergie, les gouvernements perdent une occasion unique d’améliorer la sécurité énergétique de l'Europe et de promouvoir des centaines de milliers de créations d’emplois", estime le Réseau Action Climat.

Même son de cloche du côté des Amis de la Terre: "L’objectif n'envoie en effet pas le signal requis pour mettre fin aux énergies fossiles et amorcer la transition énergétique européenne. C'est aussi irréaliste par rapport à l’objectif de réduction des émissions de l’Union européenne de 80 à 95% en 2050: en 2030, il ne restera plus que vingt ans à l'Europe pour réduire de 55% ses émissions."

Trois principes

(...)

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Le 23 Octobre 2014

Sommet européen des 23 et 24 octobre : « énergie - climat, l’Europe doit trouver un accord »



Réunis à Bruxelles, les 28 Etats membres doivent trouver un accord pour définir la politique énergétique et climatique de l’Europe jusqu’en 2030.

Source : Ministère de l'écologie

Le cadre énergie-climat 2030 en discussion comporte trois objectifs :
  • Réduire de 40% les émissions de gaz à effets de serre (GES) de l’Union européenne par rapport à 1990
  • Porter à 27% la part des énergies renouvelables (ENR) dans la consommation
  • Améliorer de 30% l’efficacité énergétique

Interrogée hier à l’Assemblée nationale sur ce sommet, Ségolène Royal a déclaré « L’Europe a une responsabilité à l’égard de la planète et ses dirigeants doivent avoir la force de s’accorder sur les objectifs fixés en matière de climat ».

La ministre a également rappelé que la France soutenait le cadre proposé par la Commission européenne. "L’accord n’est pas gagné, parce que beaucoup de pays ont des difficultés énergétiques, certains ont même rouvert des mines de charbon, d’autres ont des difficultés pour investir dans le renouvelable". Mais je pense que les chefs d’Etat et de gouvernement vont faire preuve de responsabilité car l’Europe a un message aussi de civilisation à donner au reste du monde".

Ce nouveau cadre énergie-climat projette à l’horizon 2030 les engagements pris par l’Union européenne avec le précédent paquet en vigueur jusqu’en 2020 (les3 x 20 % : -20 % de GES, 20% d’ENR, 20% d’efficacité énergétique). Il renforce à la fois sa lutte contre le dérèglement climatique, sa sécurité énergétique et sa compétitivité. La maîtrise de nos consommations énergétiques, et le développement d’énergies renouvelables, non émettrices de CO2 et produites localement, sont des paramètres indispensables pour réduire la dépendance énergétique de l’UE et garantir sa sécurité énergétique. Ce nouveau cadre européen devra également favoriser le développement de projets énergétiques porteurs d’innovation, de croissance économique et d’emplois.

Ces objectifs devront placer l’Europe à la pointe de la transition énergétique mondiale. Ce nouveau cadre constituera l’engagement de l’UE dans les négociations internationales notamment pour la COP21 qui se tiendra à Paris en 2015.

Ségolène Royal a expliqué que "le reste du monde regarde, pour savoir si l’Europe aura la force, l’intelligence, la sagesse de se mettre d’accord sur des objectifs communs". "De l’accord qui sortira demain dépendra le dégagement d’un nouveau souffle pour obtenir à Paris des engagements concrets et opérationnels"

Grâce au projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, la France est l’un des Etats membres de l’Union européenne les plus engagés dans la transition énergétique et la lutte contre le dérèglement climatique. Il traduit l’ambition française dans le cadre des négociations internationales.
Les objectifs fixés par le projet loi « transition énergétique »
- Réduction de 40 % de nos émissions de gaz à effet de serre en 2030 et division par quatre en 2050, par rapport à 1990.
- Objectif de porter la production d’énergie renouvelable à 32 % de notre consommation énergétique finale en 2030.
- Réduction de moitié de la consommation d’énergie à l’horizon 2050 par rapport à 2012. Objectif intermédiaire de diminution de notre consommation d’énergie de – 20 % en 2030
- Diversifier la production d’électricité et baisser la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025.

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Le 21 Octobre 2014

La saison du maquereau aux Seychelles, à toutes les sauces


Parmi les nombreuses espèces de poissons dans les eaux des Seychelles, le maquereau reste le poisson chéri de tous les Seychellois. Le maquereau commun est le plus apprécié de tous.

Source : Seychelles News Agency par Joe Samy

Le « makro dou » comme il est appelé aux Seychelles est un plat emblématique. C’est une délicatesse, certes, que l'on peut préparer partout ; près de la plage ; dans les foires ainsi que dans les banquets des grands établissements touristiques.