samedi 20 septembre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (3e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Juillet/ Août / Septembre 2014

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Le 20 Septembre 2014

Journées du patrimoine : Visitez les coulisses de Maréis !

Maréis, le centre de la découverte de la pêche en mer... 

Étaples - Pas-de-Calais

À l’occasion des journées du patrimoine, Maréis a concocté un programme spécial.

Visite des coulisses. Pour la première fois, les visiteurs pourront découvrir comment fonctionne le système de filtration d’eau, la zone d’élevage, le régime alimentaire des animaux...

Visites à 10 h, 11 h, 15 h, 16 h et 17 h.

Visites guidées. À 10 h 30, 11 h 30, 15 h, 16 h (en patois étaplois) et 17 h.

Demi tarif. Les entrées sont à demi-tarif durant tout le week-end.

Renseignements : 03 21 09 04 00 et site web : Maréis

En un mois, Maréis a franchi la barre des 10 000 visiteurs

L’équipe du centre de la découverte de la pêche en mer, à Étaples, est HEU-REUSE. Pour la première fois de son histoire, Maréis a enregistré plus de 10 000 visiteurs en un mois. Une hausse de 47 % par rapport à 2013.

Source : Voix du Nord par Elise Chiari

Les raies ont failli en faire un flash-mob. Au mois d’août, Maréis a accueilli 10 325 visiteurs. Un record absolu pour le centre depuis son ouverture en 2001. « D’habitude on oscille entre 4 000 entrées pour les pires mois d’août et 8 000 pour les meilleurs », note Vincent Theeten, directeur du pôle tourisme, qui ne cache pas sa joie : « En général, on reste mesurés, on ne se gargarise pas des réussites mais là, on le dit, on est vraiment ravis ! »

mardi 16 septembre 2014

SPACE 2014. La pisciculture française creuse toujours son trou dans la planète élevage ?

En 2012, la filière piscicole participait pour la 1ère fois à SPACE, le grand salon des productions animales à Rennes...

Deux ans plus tard, alors que la pisciculture connait une progression très importante dans le monde, la filière française n'est plus présente à Rennes du 16 au 19 septembre 2014 : SPACE 2014

Retour en arrière...

SPACE 2012. La pisciculture française doit creuser son trou dans la planète élevage !

C’est une 1ère, la pisciculture française s'expose au Space 2012, le Salon des Productions Animales à Rennes du 11 au 15 septembre 2012.

Cependant, la filière piscicole sera dans l'obligation de creuser son trou dans la planète élevage. Sans quoi, les poissons n'auront pas leur place au milieu des vaches, des cochons, des moutons, des chèvres, des lapins et autres volatiles sur la verdoyante prairie de l'affiche officielle de ce grand salon international !!!

Tous les chiffres sont du côté de l'élevage du poisson... Les coquillages hors catégorie !!!


Notre douce France n’aurait aucun plan d’eau, ni rivière et fleuve sur son vaste territoire verdoyant ?

mercredi 10 septembre 2014

Boues rouges : Scandale environnemental au cœur du parc national des Calanques

Scandale environnemental : Gardiens et fossoyeurs au sein du parc national des Calanques...

Dans le Conseil d’administration du parc national des Calanques composé de 51 membres, Jean-Claude Izzo et Marc Gastaud, président de la prud’homie des pêcheurs, sont les deux représentants de la pêche professionnelle... Une amélioration de la représentation des professionnels de la mer par rapport à la proposition initiale (illustration)

Le parc national des Calanques vient de céder face à Alteo Gardanne (l’usine ex-Pechiney avec ses boues rouges) en autorisant l’industriel durant 30 ans à déverser ses eaux résiduelles...(1)

Le plus célèbre des fossoyeurs...

« Pechiney a financé plusieurs études visant à prouver le faible impact des rejets. A Cassis les pêcheurs rigolent encore -avec une rage contenue- de la venue de Jacques-Yves Cousteau en 1966 avec la Calypso. Chargé par l’industriel d’apporter sa caution à l’autorisation de rejet, le commandant s’était beaucoup discrédité sur le port avec une démonstration publique où il versait des boues rouges dans un aquarium contenant quelques poissons marins, et concluait à l’innocuité des déchets, puisque les animaux semblaient n’avoir aucune réaction. Au même moment la Calypso effectuait les sondages préalables à l’installation du tuyau ». Par Robin des Bois, in « le Pastis de Pechiney », La Flèche, n°33, 1999. P2.

Deux ans après la création du parc national des Calanques, les administrateurs du parc devaient se prononcer sur l’arrêt d’une autorisation de polluer en mer...

Décision délicate : Responsabilité environnementale face au « chantage à l’emploi » !

Dans un avis voté ce lundi 8 septembre 2014, le CA du parc autorise Alteo, producteur d'alumine, à rejeter dans le Parc National des Calanques ses eaux résiduelles, chargées d'aluminium, de fer et d'arsenic. Plus précisément, les administrateurs du parc ont donné leur accord pour que l’industriel, qui produit à Gardanne de l’alumine à partir de bauxite, continue de polluer en mer, dans un parc marin dorénavant sous protection environnementale et dont ils sont en principe les gardiens !

30 voix pour, 16 contre, 2 absentions !

« Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes », a annoncé à la presse son président Didier Réault, adjoint au maire de Marseille. Concrètement, elle permet à l'usine Alteo d'effectuer des rejets contraires à la Convention de Barcelone de 1976 sur la protection de la Méditerranée. Mais l'élu a promis de « meilleurs contrôles et un meilleur suivi des eaux rejetées », dans ce dossier dit des « boues rouges ». (2)

Scandale environnemental que le rejet de « boues rouges » en pleine zone de parc, à 300 mètres de profondeur, dans la fosse de Cassidaigne, au large de Cassis, et qu’on retrouve jusqu’au large de Toulon ! Ex-Pechiney, l’usine d’alumine Alteo de Gardanne se débarrasse grâce à un tuyau long de 47 kilomètres de ces « déchets solides », bourrés de fer, de zinc, d’arsenic, de plomb etc. En 2013, 180 000 tonnes de ces boues rouges ont été rejetées dans le parc. 20 millions depuis 1966…

Boues rouges : Ces rejets sont-ils impossible à interrompre ?



Cela fait cinquante ans que l'usine Altéo déverse des boues rouges par un tuyau, dans un canyon sous-marin, au large de Cassis. Au total, vingt millions de tonnes ont été déversées. Ces rejets sont-ils impossible à interrompre ? Le reportage de Jean-Louis Boudart sur France 3 Paca

« Les boues rouges, c’est ce qui nous a tués, affirme Marc Gasteaud, président de la prud’homie des pêcheurs et membre du conseil d’administration (CA) du parc des Calanques. Officiellement, ces boues rouges ne sont pas toxiques (thèse contredite par plusieurs scientifiques, Ndlr) mais elles étouffent clairement les espèces et recouvrent les fonds marins. »

lundi 8 septembre 2014

Embargo. Russie, cador ou tocard de la pêche ?


« La Russie est un pays où les importations alimentaires sont importantes. Le saumon vient de la Norvège, le poulet des États-Unis, le porc du Canada, les légumes des pays d'Europe, entre autres. C'est près de 30 % des aliments qui sont importés... » explique Germain Moyon, journaliste pour l'Agence France-Presse à Moscou... « On ne croit cependant pas que la situation se dégradera au point de revivre une pénurie alimentaire comme à la fin de l'URSS... » précise le journaliste de l’AFP (1).

Un mois après l’entrée en vigueur de l’embargo sur les produits alimentaires : En Russie, ce n’est pas la pénurie annoncée alors que dans l'Union européenne, l’embargo russe risque de fragiliser la chaîne alimentaire (2)... La Russie importe en temps normal plus de 100 000 tonnes de saumon d'élevage chaque année (En 2013, 133 000 tonnes dont 100 000 tonnes de Norvège) qui vont se retrouver en sus sur le marché international...

Suite aux mesures de représailles prises par les occidentaux dans le cadre de la crise ukrainienne (3), la Russie a mis en place un embargo sur des produits alimentaires à partir du 7 août 2014. Cet embargo concerne entre autre l'Union européenne, et ses produits : la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes ainsi que les poissons et coquillages. L'ensemble de ces produits, privé de débouchés à l'export, va donc se retrouver sur le marché intérieur avec des conséquences négatives sur les filières concernées.

Dans le top 5 de la pêche...

Depuis, l’embargo décrété par Vladimir Poutine sur les produits agricoles et le poisson, les médias sous-entendent que les russes seront acculés à la faim... C’est mal connaitre la production russe notamment dans le secteur de la pêche. La Russie n’est pas un « petit », ce n’est peut être plus le cador de la pêche, mais le pays redevient un « grand » de la pêche mondialisée...

A titre de comparaison : Union Européenne : 4,9 millions de tonnes (dont Espagne : 0,735 millionT et France : 0,450 millionT)

Certes, les captures de poisson n’atteignent plus les sommets de la période soviétique quand les navires-usines écumaient l’ensemble des mers du globe. A la fin des années 1980, l’URSS se disputait avec le Japon, la première place des puissances halieutiques pour des productions au-delà des 10 millions de tonnes (URSS : 11,16 millions de tonnes en 1987).

Après la chute du mur de Berlin, démantèlement de l’empire soviétique et effondrement de l’économie... Au tournant du XXIe siècle, le secteur de la pêche russe retrouve des couleurs... Le pays se replace dans le top 5 mondial avec des captures annuelles supérieures à 4 millions de tonnes de poisson.

vendredi 5 septembre 2014

Revue de presse 2014 (7) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel

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Les Contes de la Cabane Rouge : Cicin Tribord et l'enfant huître

Contes traditionnels et créations

Il était une fois un royaume... le royaume des sirènes !

Dominique Ricjiero conte « Cicin Tribord et l'enfant huître »

Port du Château d'Oléron

Jeudi 25 Septembre 2014

20h30

Avec les veillées de la cabane rouge, l’association « Contes en Oléron » vous invite à renouer avec la simplicité de l’oralité : un conteur, sa parole et la proximité avec le public. Sans oublier la convivialité qui permettra de prolonger la soirée devant le verre de l’amitié.

Dominique Richiero présentera sa dernière création « Cicin Tribord et l'enfant huître », le jeudi 25 septembre 2014 à la Cabane Rouge dans le port du Château d’Oléron...

Spectatrice assidue des spectacles de Contes en Oléron, Dominique Richiero franchit le pas et passe de l’autre côté de la rampe.

La passion des mots, son métier d’ostréicultrice qu’elle a aimé faire découvrir au travers des visites de son exploitation l’ont menée sur le chemin des contes.

Tarif libre


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Le 18 Septembre 2014

Economie de la mer. Pêcheurs et conchyliculteurs sont écolo-compatibles

Favorables à la préservation de l’environnement, pêcheurs et conchyliculteurs ne veulent pas en être les victimes.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Réunis à Rochefort par l’Aglia, (Association du grand littoral atlantique qui regroupe Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine) les « exploitants » de la mer ont débattu de leur place dans la gestion de l’environnement. Multiplication des usages (extractions diverses, énergies marines…) et lobby écologiste puissant, bousculent ceux qui étaient les seuls locataires de l’océan. Toutefois, ces « scientifiques Bac moins 5 », comme ils se qualifient eux-mêmes, ont vite compris leur intérêt : « préserver notre environnement et ses ressources ».

La pêche a démontré qu’elle était capable de se prendre en charge. À l’intérieur de la zone des douze milles, territoire national, de nombreuses espèces non soumises à quotas européens, sont gérées par la profession. Exemple : licences et dates d’ouvertures des zones de captures réglementent, avec succès, la pêcherie de coquille saint-jacques. À Rochefort, conchyliculteurs et pêcheurs ont donc souhaité une « gestion raisonnée » de l’espace maritime. Armand Quentel, vice-président du Comité des pêches de Bretagne, plaide pour que « la société réfléchisse à un impact acceptable. Toute activité humaine a des conséquences sur l’environnement, travaillons à en définir les limites et refusons le dogme écologiste. »

Déni des agriculteurs ?

(...)

Pour plus d'informations sur le colloque (thématique et intervenants) : Aglia

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Le 17 Septembre 2014

Aquaculture. La Cour des comptes européenne pointe la conception et le ciblage des mesures d'aide

Chaque année, le secteur de l'aquaculture de l'UE produit quelque 1,3 million de tonnes de poissons et réalise un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros. Au cours de la période allant jusqu'en 2013, la PCP a notamment visé à encourager le développement durable de l'aquaculture. En mai 2013, le FEP avait ainsi dégagé plus de 400 millions d'euros pour financer des mesures en faveur des investissements productifs dans l'aquaculture, des mesures environnementales et des mesures de santé.

Pour assurer le développement durable de l´aquaculture au niveau de l´UE et à celui des États membres, il faut améliorer la conception et le ciblage des mesures d´aide, selon la Cour des comptes européenne

Dans un rapport publié le 16 septembre 2014, la Cour des comptes européenne («la Cour») révèle que les mesures d'aide à l'aquaculture prises au cours de la période allant jusqu'en 2013 n'ont pas été bien conçues ni mises en oeuvre au niveau de l'UE et à celui des États membres. Elle indique également que l'aide octroyée au titre du Fonds européen pour la pêche (FEP), à savoir l'instrument financier de la politique commune de la pêche (PCP), n'a pas été utilisée de façon optimale et n'a pas permis de soutenir efficacement le développement durable de l'aquaculture.

M. Kevin Cardiff, Membre de la Cour responsable de ce rapport, a formulé la déclaration ci-après.

«Nous avons constaté que les principaux objectifs en matière de croissance du secteur aquacole n'ont pas été atteints, et que ce dernier a connu de nombreuses années de stagnation. Certes, la crise financière y a sans nul doute contribué, mais le cadre global du soutien apporté à ce secteur n'était pas bien conçu, et les mesures effectivement prises ont été insuffisantes. Les projets que nous avons contrôlés dans les États membres étaient souvent mal sélectionnés, et seuls quelques-uns d'entre eux ont permis de générer les résultats escomptés ou d'utiliser l'aide de façon optimale. En outre, ces projets n'ont guère contribué à la croissance et à l'emploi. Nous espérons que nos observations et recommandations seront mises à profit en vue de la mise en oeuvre des nouvelles mesures en faveur de l'aquaculture prises au titre du FEAMP, qui entrent en vigueur cette année. Dans ce contexte, il y a lieu de mentionner que la Commission a déjà indiqué qu'elle donnera suite à plusieurs des recommandations.»

LIVE ECA press conference



ECA Member Kevin CARDIFF will present the conclusions and recommendations of the Special Report - Effectiveness of European Fisheries Fund support for aquaculture

lundi 1 septembre 2014

Un rapport révolutionnaire sur l’accaparement des océans

L'Accaparement Mondial des Mers

WFFP 
World Forum of Fisher Peoples

Forum mondial des populations de pêcheurs

Un nouveau rapport, l’Accaparement mondial des mers, vient d’être publié par Transnational Institute (1), Masifundise (2) et Afrika Kontakt (3) en collaboration avec le WFFP (Forum Mondial des Peuples de Pêcheurs). Il dévoile la face cachée de la pêche et des pêcheurs. Une histoire complexe mêlant durabilité, alimentation, modèles de développement, cultures et politique, où les droits des communautés côtières sont systématiquement bafoués sous notre nez…parfois au nom même de la durabilité.

Le terme Accaparement des mers tente de montrer sous un jour nouveau les processus importants ayant un impact négatif sur les personnes et les communautés dont la vie et l’identité culturelle dépend de la pêche artisanale et autres activités associées. La pêche artisanale et les communautés de pêcheurs, autant dans les pays du Sud que du Nord, sont de plus en plus menacées par des forces puissantes, qui remodèlent les régimes de droits d’accès existants et les modes de production de la pêche. Ces processus ne mènent pas seulement à éloigner la pêche artisanale du contrôle des ressources, mais aussi à la destruction écologique et parfois la disparition même de ces ressources.

L’accaparement des mers va au-delà des politiques de la pêche. Le phénomène se déploie dans une multitude de contextes autour du globe, et porte sur l’espace maritime autant que côtier, sur les rivières et les lacs, les deltas et les marécages, les mangroves et les barrières de corail. La façon dont les communautés sont dépossédées des ressources dont elles dépendent depuis des générations prend aussi de nombreuses formes, à travers des mécanismes aussi divers que la gouvernance internationale des pêche, les politiques de commerce et d’investissement, les aires de protection terrestres et marines à grand échelle accompagnées d’interdiction de pêche, l’écotourisme et les politiques énergétiques, la spéculation financière et l’expansion des opérations globales de l’industrie alimentaire et de la pêche, y compris l’aquaculture intensive.

vendredi 29 août 2014

Face au désarroi des travailleurs de la mer...

Les partis politiques traditionnels sont-ils obsolètes ?

Illustration : Palais Bourbon (wikipedia)

Le médecin observe « une altération de l’image de soi » chez les ostréiculteurs...

A Bourcefranc, Etaules ou encore La Tremblade, le désespoir des professionnels se nourrit d'une sourde colère...

Ah… les élus ! Je ne veux pas arrêter de voter, les anciens se sont battus pour ça. Mais il y a des moments où… » Le débordement est contenu. Pascal reprend son souffle. « Je veux qu'ils viennent ici, à la cabane, discuter avec nous. Discuter avec la France qui se lève tôt. On sait ce que sont les politiques, ils t'écoutent, mais ne t'entendent pas. Où est la ministre de l'Environnement. » Qui parle de la qualité de l'eau ?

« Il n'y a plus d'enthousiasme, j'observe une altération de l'image de soi. Plus de projet, plus d'envie. Les ostréiculteurs baissent les bras, ils sont désemparés. Cela débouche sur une véritable pathologie : la dépression. » Dans Sud Ouest : lire plus bas
 
A l’occasion des universités d’été des partis politiques on entend quelquefois des questions du genre : « Qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui d’être de gauche ? (ou de droite) » qui ne déclenchent tout au plus que des tempêtes dans un verre d’eau et laisse indifférent la majorité des électeurs dépourvus de carte de membre engagé. Pourtant, aujourd’hui, après des alternances de gouvernements n’ayant laissé que des sentiments d’échecs, de déceptions et de désillusions on peut se demander si l’inefficacité persistante des partis traditionnels n’indique pas qu’ils cheminent vers l’obsolescence.

Ils sont nés aux confins d'un siècle religieux : le 19ème siècle où l'on croyait que la science, le commerce, le travail amèneraient le bonheur aux peuples, qu'on croulerait sous les biens de consommation, qu'on ferait reculer la faim, la maladie, la vieillesse. Cette ère religieuse a vu s'élever des gares, des usines, des halles comme autant d'églises, de basiliques, de cathédrales au Moyen Age.

Si sous l'ancien régime seule une minorité privilégiée portait les projets de société, aux siècles industriels les distinctions sociales étant fondées sur l'utilité collective, chacun avait un rôle à jouer. Les prolétaires constituaient la force musculaire faisant fonctionner le système. Les damnés de la terre avaient une identité, une fierté et un but noble à atteindre, de quoi se retrousser les manches, supporter les contraintes laborieuses et hiérarchiques.

En occident, cette religion a atteint son but. Dans les années 60 commencent à fleurir les supermarchés, les soins sont gratuits pour tous, la richesse cascade sur chacun. Un ouvrier peut fonder une famille s'acheter une maison, posséder une voiture, une télévision, partir en vacances, envoyer ses enfants à l'université... C'est le bonheur !

Et donc pourquoi supporter les contraintes davantage ? En mai 68, on veut partir à la plage.

Les partis politiques sont les hérauts de cet avènement. Malgré leur antagonisme apparents, ils ont accompagné et soutenu les mutations économiques et sociales de façon efficace.

Aujourd’hui, les trente glorieuses sont loin... les emprunts d'état sont importants, le déficit se creuse, la production industrielle est en recul, le chômage en hausse... et les gouvernements se succèdent sans succès. L'alternance est inopérante.

Et pourtant, les candidats promettent encore l'arrêt du chômage, la croissance, l'abondance... Ils utilisent leur auréole de pourvoyeur de bonheur, leur parti encore nimbé de succès dans l'accomplissement des rêves de nos aïeux. Mais tout ça est, semble-il, bien fini. Alors évidemment, ils n'ont à offrir aux électeurs qu'une suite de déceptions.

Et d'un autre côté comment peut-on promettre une croissance alors que la planète entière se meurt de l'expansion et de l'activité humaine ?

Une révolution aujourd'hui consisterait en un désamorçage du système économique et du développement démographique...

Ainsi, les partis pertinents ne recéleraient pas un fonds de commerce basé sur un accroissement d'une richesse hypothétique pour accéder à un bonheur révolu, mais s'apprêterait à gérer la décroissance, prévenir les pénuries à venir, contenir la démographie, préserver l'environnement, développer des énergies renouvelables et donc maintenir la confiance dans l'avenir et conserver un espoir...

En attendant, la droite et la gauche turbinent à vide sur des acquis passés avec un objectif commun à tout être vivant : exister.

vendredi 22 août 2014

Le requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

https://twitter.com/HidEm_/status/483940105582047232/photo/1
Recherche le requin, auteur de ce graphique en manque d'humanité...

Comparaison douteuse...

Illustration : Copie d'écran d'un tweet rédigé par un étudiant en droit

Protection des requins : Oui

Mais que fait-on pour protéger les 725000 africains qui meurent du paludisme tous les ans ?

Depuis quelques mois, ce graphique circule dans les médias..."Le requin tue en moyenne 10 personnes par an, le moustique 725.000."

Quel en est l’auteur ?

Pas de signature !

Probablement un humain, un humain qui n'aura pas côtoyé la vie au quotidien des africains...

Probablement un nouveau spécimen de requin engendré par notre civilisation dépourvue de toute humanité...

Avis de recherche : 

Quel est l'auteur, ce requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

Des assureurs : "Selon des études d'assureurs, le requin est en 67e place des causes de mort, derrière les piqûres de guêpe", explique François Sarano, chef de l'"Expédition Requin Blanc Méditerranée dans le journal Sud Ouest : Méditerranée : les requins plus menacés que menaçants

Bill Gates, il a repris l’illustration sur son blog pour mieux conforter sa position dans la lutte contre la pauvreté : The Deadliest Animal in the World

jeudi 21 août 2014

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Elle enfarine le monde... L’ONG environnementale Oceana qui chipote sur quelques tonnes de dépassement de quotas de pêche, mais qui ferme les yeux sur plusieurs millions de tonnes de poisson pour la farine : la pêche minotière...

La Commission européenne a annoncé, lundi 11 août 2014 (1), sa décision de réduire les quotas de certaines espèces de poissons alloués à plusieurs pays, dont la France. Cette réduction sanctionne dix Etats membres qui ont déclaré avoir dépassé leurs quotas en 2013. La France doit ainsi « rembourser » 37 tonnes de poisson en 2014 : "18 tonnes de sébastes, 17 tonnes de flétan noir et 2 tonnes de plie, bien moins que les 554 tonnes d’églefin l’an dernier" note l'hebdomadaire le marin (2).

Les pays les plus sanctionnés sont le Danemark (7 851 tonnes, surtout lançons, puis maquereau et hareng) ; le Royaume-Uni (6 670 tonnes, surtout du maquereau, puis hareng et églefin) ; la Pologne (5 215 tonnes de sprat, et du saumon). À plus petite échelle (par ordre décroissant) : le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Irlande et la Grèce.

La Commission européenne note des progrès concernant la surpêche

Par rapport à l’an dernier, le nombre de déductions a baissé de 22 %. Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: « Si nous voulons lutter sérieusement contre la surpêche, il faut appliquer nos règles à la lettre, et ceci vaut aussi pour le respect des quotas. Je suis heureuse de constater que nous sommes mieux parvenus à les respecter en 2013 qu’au cours des années précédentes. Cela dit, pour assurer la bonne santé des stocks halieutiques européens, nous avons également besoin de contrôles efficaces pour faire respecter les règles en vigueur. »

Tout le monde semblait satisfait de cette amélioration...

jeudi 14 août 2014

News de la pêche dans le monde : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

3e trimestre 2014 : Juillet / Août / Septembre 2014

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Le 20 Septembre 2014

Il est urgent de créer des aires marines protégées en haute mer



Par Giulio Relini - Professeur, Dipartimento delle Scienze della Terra, Ambiente e Vita (DISTAV), Università di Genova, Italie Vice-président du Conseil scientifique de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco

Source : Institut Océanographique de Monaco

La préoccupation de la communauté internationale pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones au-delà des limites des juridictions nationales (ZJN) croît avec l'augmentation des menaces (surexploitation des ressources biologiques, pratiques de pêche destructrices, pollution, élimination des déchets, acidification, forage en haute mer et exploitation minière, activités de géo-ingénierie, câbles, tourisme, transport maritime), ainsi qu’avec les difficultés à parvenir à des accords internationaux sur la gouvernance et la protection. Plus de 30 ans après l’adoption de la CNUDM (Convention des Nations unies sur le droit de la mer, 1982), est émis le doute que les propositions ambitieuses en matière de conservation des ressources biologiques, de protection et de préservation du milieu marin aient été atteintes, en particulier celles traitant de la gouvernance de la biodiversité marine dans les ZJN. Malheureusement, il n’existe pas de consensus général. Un grand nombre d'États reconnaissent la nécessité d'un nouvel accord, tandis que d'autres considèrent qu’il suffit d’améliorer les règles existantes pour maintenir une exploitation durable de la biodiversité marine dans les ZJN.

Selon la CNUDM, les ZJN englobent la haute mer et la Zone qui est définie dans l'article 1 (1) de la Convention, comme étant : « les fonds marins et leur sous-sol au-delà des limites de la juridiction nationale ». D’après l'article 86, la haute mer renferme « toutes les parties de la mer qui ne sont comprises ni dans la zone économique exclusive, la mer territoriale ou les eaux intérieures d'un État, ni dans les eaux archipélagiques d'un État archipel. » Ces deux zones représentent ensemble environ 50 % des surfaces de la Terre et accueillent un pourcentage important de sa biodiversité. Elles comprennent la colonne d'eau et les fonds marins au-delà de la juridiction nationale, ainsi que certaines des régions les plus profondes, les plus montagneuses et les plus actives au niveau hydrothermal de l'océan.

Elles sont parmi les domaines les moins explorés et étudiés de notre planète, et renferment certains des environnements les plus intensément exploités et les plus fortement dégradées. Elles ont besoin de toute urgence de mesures de gouvernance et de protection....

Cliquer Ici pour accéder au document intégral

Les autochtones exclus de la conservation du patrimoine marin


Illustration de Médiation environnementale : Parc marin des Chagos et droits humains

La création de « zones de protection marine », telles que les sanctuaires côtiers ou les réserves, participe au phénomène d’accaparement des mers. L’accès à ces zones est interdit ou restreint pour les pêcheurs artisanaux dans un but de « conservation » de la nature. C’est ce qui s’est passé en Tanzanie par exemple, avec la création du parc marin de l’île de Mafia. « Des entreprises touristiques étrangères se sont implantées, bannissant l’accès aux sites terrestres et littoraux, y compris les récifs coralliens les plus productifs, les forêts de mangrove et les plus belles plages – qui étaient auparavant sous les régimes de propriété traditionnelle des communautés locales », souligne le rapport. D’ici 2020, la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique prévoit qu’au moins 10% des aires marines et côtières soient conservées [5].

Des zones côtières sont également privatisées. En Ouganda, le gouvernement a alloué une partie des terres côtières du lac Victoria à des investisseurs dans le tourisme et l’aquaculture. A peine remis du tsunami de 2004, des communautés de pêcheurs sri-lankais ont subi la mise en œuvre de nouveaux plans d’urbanisme. Des centres touristiques de luxe sont sortis de terre sur un quart de la péninsule de Kalpitiya où vivent quelques 13 000 pêcheurs. Plus de 2 500 familles ont été expulsées de leurs terres et se sont vues refuser l’accès aux zones de pêche. « Les pêcheurs peuvent même être poursuivis pour intrusion illégale. Par exemple, les clôtures de fil de fer barbelé érigées le long de la bande côtière par l’hôtel Bay Watch Eco de l’entreprise Hasan Gaate les empêchent d’accéder à la bande côtière pour pêcher », témoigne un pêcheur. Sur place, le Mouvement national de solidarité pour la pêche lutte pour récupérer leurs terres et regagner l’accès aux zones de pêche.

(5) CDB : Objectif 11 - Justificatif technique élargi (fourni dans le document COP/10/INF/12/Rev.1)


Convention sur la Diversité Biologique

Objectif 11 - Justificatif technique élargi (fourni dans le document COP/10/INF/12/Rev.1)

But stratégique C : Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique

Objectif 11 : D'ici à 2020, au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin.

Justificatif technique : Les aires protégées bien gouvernées et efficacement gérées constituent une méthode éprouvée pour protéger à la fois les habitats et les populations d'espèces et pour fournir des services écosystémiques importants.37,38,39,40,41 À l'heure actuelle, environ 13% des surfaces terrestres et 5% des zones côtières sont protégées, mais très peu des zones de haute mer le sont. L'objectif actuel de 10 pour cent de protection pour chaque région écologique a été atteint pour environ 55 pour cent de toutes les écorégions terrestres.42 Pour atteindre l’objectif proposé, il conviendra d'augmenter modérément les zones terrestres protégées à l’échelle mondiale, en mettant davantage l'accent sur la représentativité et l'efficacité de la gestion.43 Il implique en outre que des efforts importants pour élargir les aires marines protégées soient mobilisés. Mettre davantage l'accent mis sur la représentativité est crucial puisque les réseaux actuels d'aires protégées ont des lacunes, et certains ne parviennent pas à offrir une protection adéquate pour de nombreuses espèces et écosystèmes. Ces lacunes comprennent de nombreux sites de haute valeur en biodiversité, comme les sites de l'Alliance for Zero Extinction et les Zones importantes pour la conservation des oiseaux44,45,46. Une attention particulière est nécessaire pour protéger les écosystèmes critiques comme les récifs coralliens tropicaux, les herbiers marins, les récifs coralliens d'eau froide profonde, les monts marins, les forêts tropicales, les tourbières, les écosystèmes d'eau douce et des zones humides côtières.

Suite : CDB

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Le 19 Septembre 2014

Le pari gabonais du mauricien IBL

Copie d'écran du portail groupe Ireland Blyth Limited (IBL)


Après s'être hissé au rang de deuxième holding du pays, le groupe a fait escale chez ses voisins insulaires, puis mis le cap sur le continent. Destination Kampala et Libreville.

Source : Jeune Afrique par Olivier Caslin 

Depuis sa création en 1972, le groupe Ireland Blyth Limited (IBL) multiplie les bonnes prises. Né de la fusion entre deux des plus grandes compagnies d'import-export de Maurice, Ireland Fraser et Blyth Brothers, établies à Port Louis depuis le début du XIXe siècle, IBL se veut le gardien d'une tradition commerciale et d'un savoir-faire entrepreneurial qui assurent depuis longtemps la bonne fortune de l'île.

Avec le temps et l'appui de ses investisseurs (le groupe est coté à la Bourse de Maurice depuis 1994), IBL a su se diversifier et se développer. Fort d'un chiffre d'affaires de plus de 650 millions de dollars (près de 485 millions d'euros) pour l'exercice 2012-2013, il est devenu le deuxième holding mauricien après son compatriote, le Groupe Mon Loisir (GML), l'un des plus grands conglomérats sous-régional, qu'il a d'ailleurs intégré depuis 2010.

Présent dans les secteurs de la grande distribution, de la logistique maritime et aérienne, des services financiers, de la représentation commerciale, de l'ingénierie mécanique et des produits de la mer, IBL compte 88 sociétés actives, 7 500 employés et représente plus de 200 marques.

Le marché local étant de plus en plus étroit et concurrentiel, nous devons forcément aller voir ailleurs pour assurer notre expansion

Concurrence

Depuis quelques années, il cherche à repousser les frontières et s'intéresse de très près à l'Afrique. "Le marché local étant de plus en plus étroit et concurrentiel, nous devons forcément aller voir ailleurs pour assurer notre expansion", explique Nicolas Maigrot, le directeur exécutif du groupe, depuis son bureau qui domine les bassins portuaires de la capitale mauricienne.

Après une première approche régionale, dans les secteurs du transport et de la logistique à la Réunion, aux Comores et à Madagascar, ainsi que dans celui de la pêche aux Seychelles, le groupe a pris pied sur le continent en 2012. D'abord en Ouganda, avec l'acquisition de 50 % de la compagnie Fresh Cuts, spécialisée dans la production et la distribution de viande. Puis au Gabon, avec lequel le groupe mauricien semble avoir tissé les liens les plus solides.

Partenariats

En février 2013, IBL a signé avec Libreville un accord de partenariat public-privé (PPP) pour le développement, pour une durée de vingt-cinq ans, d'une industrie locale de transformation des produits de la mer.

L'investissement initial est estimé à 25 millions d'euros, financés à 60 % par IBL et à 40 % par le Fonds gabonais d'investissements stratégiques (FGIS), mais il pourrait atteindre 100 millions d'euros à long terme, en fonction des projets réalisés. Car, à l'image de ce que le groupe développe à Maurice depuis quinze ans, "il s'agit de créer une véritable filière intégrée, de la pêche à la commercialisation de produits transformés", précise Nicolas Maigrot.

Le dossier, soutenu par le président gabonais Ali Bongo Ondimba (qui s'est rendu à Maurice en octobre 2013), porte sur la réorganisation et la modernisation de l'usine de Gabon Seafood, à Libreville, et la création des structures industrielles nécessaires à la mise en place d'une filière locale de pêche hauturière, ainsi que d'un chantier naval pour l'entretien de la flotte. "Nous sommes très fiers que le Gabon ait vu en nous un partenaire privilégié pour développer son industrie marine", se félicite le patron du groupe, qui signe ainsi le premier PPP de son histoire.

Sans inquiétude

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A Maurice, IBL associé au réunionnais Sapmer


Seafood hub : La baisse du prix du thon affecte les opérateurs


Source : Defimedia.info par Kervin Victor

Le ‘seafood hub’ fait partie des secteurs économiques émergents du pays.

Sapmer, armateur réunionnais et géant du secteur seafood à Maurice vient de connaître un revers financier pour le premier semestre 2014. Ce groupe gère deux usines à Maurice. Sapmer exploite une flotte de pleine propriété de quatre palangriers congélateurs pour la pêche à la légine, un chalutier caseyeur congélateur pour la pêche à la langouste et cinq thoniers senneurs-surgélateurs pour la pêche au thon (Albacore et Listao) dans l’océan Indien.

À Maurice, Sapmer en joint-venture (50/50) avec Ireland Blyth Limited, gèrent l’usine Mer des Mascareignes (MDM) où  les thons « processables » (supérieurs à 3,5 kg) sont transformés et valorisés. MDM possède une capacité de production de 9 000 tonnes/an et une capacité de stockage de 1 800 tonnes/an.

Baisse du prix du thon sur le marché mondial

Sapmer gère également Tuna Processing Services Indian Ocean (TPSIO) aussi basée à l’Île Maurice, qui a une capacité de production de 21 000 tonnes/an et une capacité de stockage de 4 300 tonnes/an à -40°C. Pour les six premiers mois de l’année, Sapmer est néanmoins dans une situation financière délicate, enregistrant un déficit, un ‘résultat net’ négatif, de l’ordre de 3,75 millions d’euros, soit des pertes d’environ Rs 150 millions.

Les conditions de marché difficiles du « seafood » sont aussi constatables chez le conglomérat mauricien, Ireland Blyth Limited (IBL). Son segment « Seafood & Marine », a vu ses profits chuter de près 10,4% pour les neuf mois de son exercice financier 2014. Rien qu’au cours du troisième trimestre, ses profits ont chuté de 46,7 %.

Sapmer souligne, dans ses résultats financiers, que ses activités sont principalement impactées par une « forte baisse du prix du thon brut » alors que les volumes pêchés sont équivalents à ceux de 2013. Mais aussi « par un effet de stockage sur l’activité  pêche australe » et par un « effet de change défavorable pour la légine, la langouste et le thon valorisé dont les ventes sont principalement réalisées en dollar. »

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Le 15 Septembre 2014

Des bénéfices économiques et environnementaux durables pour la pêcherie de merlu d’Afrique du Sud

* 12 000 emplois sont maintenus grâce à des pratiques de pêche durable.
* De nouveaux marchés se développent au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Suède et en Australie, assurant un marché d'exportation de 187 millions de dollars.
* Le travail primé de l’Albatross Task Force a permis un déclin de 90% de la mortalité d'oiseaux marins.
* Des recherches novatrices ont été menées sur la faune benthique en eaux profondes en Afrique du Sud.

Source : MSC

Dix ans après l’obtention de sa première certification MSC (Marine Stewardship Council) pour une pêche durable, l’une des plus anciennes pêcheries commerciales d'Afrique du Sud a non seulement prouvé ses performances environnementales, mais a également démontré que la durabilité générait des gains économiques à long terme.

mercredi 6 août 2014

Revue de presse 2014 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel

Suite de la revue de presse : Septembre 2014

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Actualités aquacoles de Juillet - Août 2014


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Le 2 Septembre 2014

Embargo russe. Pêcheurs et aquaculteurs européens interpellent Maria Damanaki

Suite aux mesures de représailles prises par les occidentaux dans le cadre de la crise ukrainienne (1), la Russie a mis en place un embargo sur des produits alimentaires le 7 août 2014. Cet embargo concerne entre autre l'Union européenne, et ses produits : la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes ainsi que les poissons et les coquillages. L'ensemble de ces produits, privé de débouchés à l'export, va donc se retrouver sur le marché intérieur avec des conséquences négatives sur les filières concernées.

Il n’y a pas que les agriculteurs européens qui exportent leurs produits en Russie :
* 125 millions d'euros débloqués par l'UE pour aider le secteur des maraîchers (2),
* La Commission européenne annonce des mesures d'urgence pour soutenir le marché dans le secteur du lait (3),

Il n’y a pas que les pisciculteurs norvégiens avec près de 100.000 tonnes de saumon exportées chaque année et qui semblent malgré tout s’en tirer (4) :

Le saumon norvégien s'en sort bien

Après l'annonce de l'embargo, les cours du numéro un du saumon, le Norvégien Marine Harvest, avait chuté de plus de 8%.

Un mois plus tard, les esprits se sont apaisés. Certes le prix du saumon a baissé depuis l'annonce des sanctions russes, passant de 40 couronnes (environ 5 euros) le kilo à 32 couronnes. Mais c'est la période où les poissons sont arrivés à maturité, et l'afflux de marchandises pèse sur les prix.

Et puis surtout le marché semble se rééquilibrer tout seul, note François Perrone, chef des opérations du marché spécialisé Fish Pool. "La Russie va devoir se tourner vers le saumon chilien, ce qui veut dire qu'il y aura moins de saumon chilien pour les Américains et les Japonais qui devront donc se tourner à leur tour vers le poisson norvégien", estime-t-il.

Il y a aussi les pêcheurs et les aquaculteurs de l’UE, rappelle l’organisation Europêche qui dénonce dans un communiqué du 29 août (5), l’inaction de Maria Damanaki, commissaire européenne à la pêche, face à l’embargo russe sur les produits de la pêche et de l’aquaculture. Europêche estime les exportations à 153.8 millions d’euros. Des saumons, des truites et des huîtres qui inévitablement vont se retrouver sur le marché communautaire...

2 septembre 2014 : La Commission européenne propose aux pêcheurs et aux aquaculteurs une aide au stockage !!! : Russian trade ban on fishery products: Commission in close contact with EU governments; financial support possible for storage

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Le 1 septembre 2014

Dans l'édition du soir de Sud-Ouest : Témoignage d'un damné de la mer


Cliquer Ici pour lire l'article de Philippe Baroux

vendredi 25 juillet 2014

Aquablog part en vacances...

Aquablog repart en vacances...

Non pas avec Conservation International (CI) qui organise pour les enseignants US des séjours d’immersion dans la forêt du Costa Rica avec le soutien de Northrop Grumman 

Pendant 3 semaines, Aquablog se met à l’heure d’été...

Profitez-en pour découvrir le monde... La France est devenue mortifaire ; tout y crève, en Atlantique (1) et en Méditerranée (2) ; et tout le monde s'en fout : les écolos préfèrent les grands fonds que les eaux troubles de nos côtes (3).  La rentrée devrait être chaude même si la profession demande une pose environnementale (4). Après Pew et ses partenariats gagnant-gagnant (5), nos amis d’outre atlantique nous envoient maintenant Conservation International et toute son escorte de multinationales !

Aussi, deux destinations pour se forger des convictions

Les plages de rêve que Philippe Revelli a découvert aux Philippines. Après le passage du cyclone Haiyan, les autorités ont en effet mis les grands moyens : un décret délimitant une bande de terre interdite à la construction (no build zone) de 40 à 200 mètres dans les zones à risque a été promulgué au lendemain du passage du typhon Hayan, repoussant les communautés de pêcheurs à une bonne distance des futurs complexes touristiques programmés les pieds dans l’eau tropical...

L’immersion dans la forêt costaricaine que propose l’ONG Conservation international dans ce Hotspot de la biodiversité. Rien à craindre, ce séjour est « sponsorisé » par la société d’armement Northrop Grumman, partenaire privilégié de ce voyage...



Philippines

Trop belle (pour eux) la plage !

Des centaines de communautés de pêcheurs habitent le long des 39.289 kilomètres du littoral philippin et, après une journée en mer, tirent leurs « bankas » sur des plages de rêve. Trop belles (pour eux) ces plages ! Ne seraient-elles pas mieux « rentabilisées » par l’industrie touristiques ? Heureusement, un décret délimitant une bande de terre interdite à la construction (no build zone) de 40 à 200 mètres dans les zones à risque a été opportunément promulgué au lendemain du passage du typhon Hayan.

Source : Blog de Philippe Revelli

A une vingtaine de kilomètres au sud de Tacloban, dans la commune de Tanauan, le Barangay (quartier) Bislig abrite une communauté de pêcheurs artisanaux.

Ici, le typhon Hayan (baptisé Yolanda aux Philippines) a tout cassé : les maisons, les bateaux, les cocotiers (qui constituaient un revenu complémentaire essentiel). Après quoi les survivants ont retroussé leurs manches, tant bien que mal reconstruit des habitations, fabriqué de nouveaux bateaux avec les matériaux fourni par des ONG.

Aujourd’hui, la situation est loin d’être revenue à la normale – une normalité qui, dans leur cas, n’a jamais été faste –, mais les habitants de Bislig n’ont pas la moindre intention d’aller s’installer ailleurs. Même si des représentants de la municipalité les menacent d’expulsion car une bonne moitié des habitations de la communauté sont bâties à moins de 40 mètres de la mer, sur une zone récemment interdite à la construction (no build zone).

C’est au lendemain du passage d’Hayan, qu’une bande côtière de 40 à 200 mètres de profondeur a été déclarée non constructible dans les zones considérées comme à risque. Dans un pays balayé chaque année par une trentaine de typhons, la mesure peut sembler de simple bon sens, mais…

MAIS aux Philippines des centaines de communautés de pêcheurs artisanaux vivent sur cette frange littorale et, selon une estimation basse de la Commission nationale contre la pauvreté (National Anti-poverty Commission), la mise en œuvre des « no build zones » conduirait au déplacement de 252.688 familles.

MAIS ces familles...

Suite et reportage photos : Blog de Philippe Revelli


Les partenaires de Conservation International

 (copie d'écran de site Conservation International)

Conservation International (CI) est une organisation à but non lucratif qui cherche à protéger les points chauds de biodiversité (Hotspots), espaces sauvages à forte biodiversité ainsi que les régions maritimes importantes. Le groupe est aussi connu pour son partenariat avec des ONG et des peuples indigènes. Créée en 1987, son siège est à Washington et elle emploie plus de 900 personnes. Elle a une activité dans 40 pays, principalement dans les pays en développement d'Afrique, le Pacific Rim, et les forêts primaires d'Amérique centrale et du Sud.

Une ancienne salariée de Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. accuse Conservation International de favoriser l’« éco-blanchiment » en permettant à de nombreuses multinationales polluantes comme BP, Shell ou Northrop Grumman de faire partie des partenaires de CI moyennant finance et sans réelle contrepartie. Ces fonds servent notamment à payer les très hauts salaires de CI, son PDG, Peter Seligmann, a gagné plus de 470 000 dollars en 2010. Source : Wikipedia


Protest inc. 

Le complexe philanthro-capitaliste : quand les ONG deviennent des entreprises
    
Deux universitaires, Peter Dauvergne et Genevieve Lebaron viennent de publier un essai (1) qui fait écho à de nombreuses publications et articles critiquant sévèrement l’évolution des ONG environnementalistes, humanitaires et de développement vers le « Charity Business ». Un véritable complexe philanthro-capitaliste s’est progressivement constitué reliant think tanks, ONG, Fondations, multinationales. Une des clés de cette évolution, très marquée depuis les années 1990 se trouve sans doute dans le rapport de la CIA « Global trends 2030 : Alternatives Worlds », paru en décembre 2012.

Ce rapport évoque la montée en puissance des acteurs non étatiques et l’évolution de la démocratie : « Grâce aux technologies de communication, le pouvoir glissera très certainement vers des réseaux informes multifacettes constitués d’acteurs étatiques et non étatiques… Lorsque la puissance des acteurs non étatiques augmentera, acquérir de la légitimité constituera une étape importante et cruciale pour eux, en particulier pour ceux dont on estime qu’ils détiennent d’énormes pouvoirs… Les acteurs non étatiques devront prouver leur valeur auprès du public en démontrant les résultats positifs des actions qu’ils mènent grâce à leur puissance. Les intentions ne seront pas suffisantes » (2). Quelle meilleure manière pour les sociétés multinationales, si décriées, de légitimer leur puissance en s’appuyant sur leurs collaborations avec des ONG dont l’image est très positive. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de libéralisation depuis les années Thatcher-Reagan. L’État se voit progressivement dépossédé de ses moyens, abandonne ses responsabilités sociales, réduit ses fonctions de régulation. Il réduit la pression fiscale sur les plus riches qui peuvent ainsi accumuler des richesses considérables. Les auteurs de «Protest inc. » rappellent les propos de l’économiste Robert Reich en 2006 : « Je me rappelle un temps où le gouvernement collectait des milliards de dollars auprès de ces magnats comme chez les contribuables ordinaires et où nos systèmes démocratiques décidaient de l’utilisation de ces milliards… Je préférerais cette vieille méthode ». Aujourd’hui « le Charity business a remplacé les fonds publics pour fournir les ressources de l’action sociale et est devenu la réponse aux problèmes sociaux ». Bien sûr cette évolution concerne surtout le monde anglo-saxon mais du fait de la mondialisation, ces politiques tendent à se généraliser dans le monde entier. Aux États-Unis l’ensemble des dons s’élevait à 60 milliards $ en 1982, ils atteignent 315 milliards en 2012 !

Entreprises et ONG : de la collaboration à l’intimité

Les Ong à la recherche de financements sollicitent de plus en plus les multinationales, les fondations d’entreprises, les milliardaires. Il y a évidemment de grandes différences de pratiques de financement entre les diverses ONG, certaines comme Greenpeace ou Oxfam refusent les contributions des entreprises mais acceptent les dons des fondations issues de ces grandes entreprises ou de leurs dirigeants milliardaires. D’autres sont bien moins regardantes sur l’origine de leurs fonds. WWF a ainsi reçu 20 millions € de Coca-Cola et des fonds d’Ikea, de BP, etc. Africare est soutenue par Exxon. Le Sierra Cub aux Etats-Unis a bénéficié de 25 millions$ entre 2007 et 2010 de Chesapeake Energy, une des plus grandes entreprises engagée dans l’extraction de gaz par fracturation hydraulique. P. Dauvergne et G. Lebaron multiplient les exemples de financements importants des multinationales en faveur des ONG. Ce processus s’inscrit d’ailleurs dans le programme « Global Compact » soutenu par les Nations Unies pour favoriser les partenariats publics privés ; A l’origine de ce programme, on trouve un forum de dirigeants de grandes entreprises, l’International Business Leaders Forum3, créé en 1990. Y figurent BP, Nestlé, Exxon, Rio Tinto et Goldman Sachs. On sait comment cette banque a participé à l’organisation de la catastrophe financière. En 2012, elle a créé une fondation dont le capital initial est de 561 millions $. Elle intervient dans des programmes de soutien aux femmes dans des pays du Sud. Cela suffit-il pour qu’on lui pardonne sa rapacité ? Conservation International se distingue aussi par son partenariat avec Monsanto… Tous ces partenariats ont explosé depuis la crise de 2008, avec des ONG en recherche de financements et des entreprises en recherche de légitimité.