vendredi 29 août 2014

Face au désarroi des travailleurs de la mer...

Les partis politiques traditionnels sont-ils obsolètes ?

Le médecin observe « une altération de l’image de soi » chez les ostréiculteurs...

A Bourcefranc, Etaules ou encore La Tremblade, le désespoir des professionnels se nourrit d'une sourde colère...

Ah… les élus ! Je ne veux pas arrêter de voter, les anciens se sont battus pour ça. Mais il y a des moments où… » Le débordement est contenu. Pascal reprend son souffle. « Je veux qu'ils viennent ici, à la cabane, discuter avec nous. Discuter avec la France qui se lève tôt. On sait ce que sont les politiques, ils t'écoutent, mais ne t'entendent pas. Où est la ministre de l'Environnement. » Qui parle de la qualité de l'eau ?

« Il n'y a plus d'enthousiasme, j'observe une altération de l'image de soi. Plus de projet, plus d'envie. Les ostréiculteurs baissent les bras, ils sont désemparés. Cela débouche sur une véritable pathologie : la dépression. » Dans Sud Ouest : lire plus bas
 
A l’occasion des universités d’été des partis politiques on entend quelquefois des questions du genre : « Qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui d’être de gauche ? (ou de droite) » qui ne déclenchent tout au plus que des tempêtes dans un verre d’eau et laisse indifférent la majorité des électeurs dépourvus de carte de membre engagé. Pourtant, aujourd’hui, après des alternances de gouvernements n’ayant laissé que des sentiments d’échecs, de déceptions et de désillusions on peut se demander si l’inefficacité persistante des partis traditionnels n’indique pas qu’ils cheminent vers l’obsolescence.

Ils sont nés aux confins d'un siècle religieux : le 19ème siècle où l'on croyait que la science, le commerce, le travail amèneraient le bonheur aux peuples, qu'on croulerait sous les biens de consommation, qu'on ferait reculer la faim, la maladie, la vieillesse. Cette ère religieuse a vu s'élever des gares, des usines, des halles comme autant d'églises, de basiliques, de cathédrales au Moyen Age.

Si sous l'ancien régime seule une minorité privilégiée portait les projets de société, aux siècles industriels les distinctions sociales étant fondées sur l'utilité collective, chacun avait un rôle à jouer. Les prolétaires constituaient la force musculaire faisant fonctionner le système. Les damnés de la terre avaient une identité, une fierté et un but noble à atteindre, de quoi se retrousser les manches, supporter les contraintes laborieuses et hiérarchiques.

En occident, cette religion a atteint son but. Dans les années 60 commencent à fleurir les supermarchés, les soins sont gratuits pour tous, la richesse cascade sur chacun. Un ouvrier peut fonder une famille s'acheter une maison, posséder une voiture, une télévision, partir en vacances, envoyer ses enfants à l'université... C'est le bonheur !

Et donc pourquoi supporter les contraintes davantage ? En mai 68, on veut partir à la plage.

Les partis politiques sont les hérauts de cet avènement. Malgré leur antagonisme apparents, ils ont accompagné et soutenu les mutations économiques et sociales de façon efficace.

Aujourd’hui, les trente glorieuses sont loin... les emprunts d'état sont importants, le déficit se creuse, la production industrielle est en recul, le chômage en hausse... et les gouvernements se succèdent sans succès. L'alternance est inopérante.

Et pourtant, les candidats promettent encore l'arrêt du chômage, la croissance, l'abondance... Ils utilisent leur auréole de pourvoyeur de bonheur, leur parti encore nimbé de succès dans l'accomplissement des rêves de nos aïeux. Mais tout ça est, semble-il, bien fini. Alors évidemment, ils n'ont à offrir aux électeurs qu'une suite de déceptions.

Et d'un autre côté comment peut-on promettre une croissance alors que la planète entière se meurt de l'expansion et de l'activité humaine ?

Une révolution aujourd'hui consisterait en un désamorçage du système économique et du développement démographique...

Ainsi, les partis pertinents ne recéleraient pas un fonds de commerce basé sur un accroissement d'une richesse hypothétique pour accéder à un bonheur révolu, mais s'apprêterait à gérer la décroissance, prévenir les pénuries à venir, contenir la démographie, préserver l'environnement, développer des énergies renouvelables et donc maintenir la confiance dans l'avenir et conserver un espoir...

En attendant, la droite et la gauche turbinent à vide sur des acquis passés avec un objectif commun à tout être vivant : exister.

Frantz Tyenkel


Du 26 au 29 Août 2014

Charente-Maritime : Philippe Baroux donne la parole aux ostréiculteurs


Charente-Maritime : "Sud Ouest" donne la parole aux ostréiculteurs

Actualité de la pêche en Europe et France 2014 (3e trimestre)


Revue de presse en France et Europe

Juillet/ Août / Septembre 2014

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Vent de renouveau sur la pêche à Porquerolles



Avec l’installation de trois nouveaux professionnels, les pêcheursde Porquerolles veulent relancer la prud’homie, développer le pescatourisme et travaillent avec le parc pour la mise en place de la charte.

Source : Var matin par 
Eux-mêmes s'amusent du paradoxe… En pleine période de récession, où les petits métiers disparaissent, écrasés par l'industrie ou les réglementations, à Porquerolles, les pêcheurs, eux… se multiplient. Pas façon petits pains, n'exagérons rien ! Mais trois nouveaux pêcheurs dans une corporation insulaire qui en comptait quatre… ça fait quand même une sacrée différence.

Pierre Pironneau, dit « Pierrot », est l'une des figures du quai des pêcheurs. Il n'est pas le doyen. C'est « Sam »…

Mais Pierrot a assuré le maintien de l'activité sur le quai, car il est resté longtemps seul à vendre au public, quand ses autres collègues vendaient aux restaurants.

Depuis cet été : ils sont trois à vendre au quai, quatre aux restaurants. Sans compter la quinzaine de pêcheurs qui travaillent dans les eaux de Porquerolles.

« Ça relance l'activité »

Pas du tout inquiet de cette concurrence, Pierrot voit au contraire d'un très bon œil ce regain d'activité. «Ça peut être une bonne concurrence, ça permet une offre plus large sur le quai.Ça relance l'activité et permet de développer différents métiers. » Par « métier », il entend les différents types de pêche : casiers, palangres, filets fixes, gangui… qui procurent autant d'espèces différentes à proposer à la clientèle. « Tout le monde ne travaille pas en permanence, mais maintenant, il y aura sans doute du monde tout le temps. On a tout intérêt à ce que ça continue comme ça. On n'est pas inquiet, on travaille avec le parc national pour la mise en place de la charte, ils sont à l'écoute et nous aussi on est réceptifs à leurs préoccupations. Et puis, comme on est plus nombreux, on souhaite relancer la prud'homie. Pour fédérer les pêcheurs et relancer les lois anciennes faites par les pêcheurs pour les pêcheurs ».

« Je me suis tout de suite senti à ma place ! »

(...)

Jean-Paul Costes « Epaté par l'accueil »

(...)

Pierrot,pêcheur engagé

Ce Toulonnais, arrivé en 1990 sur l'île, était cuisinier sur des voiliers, et a navigué en transat'(lantique). « Et puis j'ai eu envie de me poser, pour que mes enfants vivent ici. » Employé par un ancien prud'homme « Jacques Guillaume qui m'a appris le métier », il est à son compte depuis 8 ans et vit avec sa famille, sur un bateau, au bout du quai. Très sensibilisé aux questions environnementales, il veut agir en ce sens. « Nous sommes acteurs de la pêche durable. Au niveau du comité local des pêches, nous avons d'ailleurs une charte interne pour limiter l'impact de nos métiers sur le milieu. »

Pierrot est également l'un des trois professionnels du Var à porter sur son bateau une balise Ifremer dans le cadre d'un réseau d'études sur les lieux de pêche.

« On a aussi en projet avec le parc, d'établir pour 5 ans, une zone de préservation de la ressource sur 12 hectares le long de l'une des côtes de l'île. » Autre projet « Développer le pescatourisme, pour faire découvrir notre métier au public et bénéficier ainsi d'un petit revenu supplémentaire ». Pierrot évoque enfin un rêve : « Organiser à Porquerolles, un grand rassemblement des pêcheurs des îles ! »

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Le 28 Août 2014

A bord du caseyeur "Notre Dame de Kerizinen II"



Le Marin

Reportage : En 10 minutes extraites de 3 jours de mer... Mise à l’eau quotidienne (filage) et récupération (virage) des filières, la sortie des crabes des casiers, chargement de la boëtte, immersion dans le vivier pour la débarque des crabes…

Embarquez avec le marin à la pêche au crabe au sud-ouest de l’île de Sein, à bord du caseyeur Notre Dame de Kerizinen II. L’équipage pêche le tourteau d’avril à décembre sur ce 24 mètres détenu en copropriété par le patron, Hervé Salaün, et le groupe Béganton.

Les sept marins veillent sérieusement à la ressource et à la qualité, par exemple en rejetant à l’eau aussitôt les crabes trop petits, trop mous (en pleine mue) ou grainés (portant des œufs). Ils espèrent que le label pêcheur responsable et le programme européen Acrunet aideront à reconnaître ces efforts et à tirer les prix vers le haut.

Le + :  Reportage photographique de Solène Le Roux dans l'hebdomadaire "le marin" publié le 22 août 2014.

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Le 27 Août 2014

A la Une du "marin" le 22 Août 2014 : trop de conteneurs perdus en mer 

 Les conteneurs sont principalement localisés dans les deux cadres à l'ouest de la carte (1)

Le marin développe dans son numéro daté du vendredi 22 août le sujet des pertes de conteneurs en mer. La France vient de saisir l'Organisation maritime internationale à ce sujet. Elle lui demande de prendre des mesures pour mieux prévenir ce type d'événement.

Egalement à la Une du marin cette semaine :
  • un reportage de Solène Le Roux réalisé à bord du Notre Dame de Kerizinen II, un caseyeur de 24 mètres pêchant le crabe en mer Celtique. Ses sept marins veillent à la ressource et à la qualité.

Parmi les autres sujets à découvrir dans le marin :
  • les dix propositions d'action pour la conchyliculture de la Charente-Maritime,
  • Pêcheurs de Bretagne. Naissance de la plus grande OP française,
  • TAAF : légine. Quotas en hausse,
  • Débarquements. Douarnenez attire les espagnols,
  • Algues. le projet de Moêlan-sur-mer en passe d'être validé,
  • Aquaculture. L'écolabel ASC Franchit les 1000 produits,
  • Pélagiques. le merlan bleu candidat au MSC,
  • Moins d'algues vertes en Bretagne, davantage ailleurs,
  • Paca. Cuvillier recontre les pêcheurs,
  • Islande : mobilisation autour d'un cimetière de pêcheurs français…

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le Kiosk

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Les conteneurs perdus se rappellent aux pêcheurs

Source : Cdpm 29 par René-Pierre Chever

A la suite des pertes de containers survenus lors des dernières tempêtes hivernales à bord du Svenborg Maersk, l’armateur a réalisé un levé bathymétrique au cours du mois de juillet dernier à la demande de la Préfecture maritime. Cette dernière a communiqué au Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CRPMEM) de Bretagne une information concernant les zones où les risques de « croches » sont particulièrement importants pour les pêcheurs.

Cette information concerne l’ensemble des pêcheurs et plus particulièrement les chalutiers et les arts dormants....

Pour plus d'informations : Cdpm 29

Lire aussi dans le marin : Pertes de conteneurs en mer : la France saisit l’Organisation maritime internationale

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Le 26 Août 2014

Sous la Présidence "Hollande", le parcours de Frédéric Cuvillier s'est arrêté en Corse... (1)

Frédéric Cuvillier: «Nous devons être les militants de l'enjeu maritime»


Frédéric Cuvillier est venu en Corse à l'invitation de Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, pour faire le point sur les enjeux d'actualité de la pêche en France et en Méditerranée et ce dans un esprit de dialogue. Il a été accueilli par le maire de Bonifacio avant de continuer son périple dans l'île pendant deux jours.Alain Pistoresi

Source : Corse Matin le 22 Août 2014

Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat chargé des transports et de la pêche a entendu, hier, les revendications des pêcheurs insulaires et a promis d’être leur ambassadeur auprès de l’Europe

https://twitter.com/fcuvillier/status/502721863626551296/photo/1
Engagements pris, engagements respectés. Frédéric Cuvillier, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, est un homme de parole. Il a tenu la promesse faite à Gérard Romiti, président du comité régional des pêches et du comité national des pêches maritimes et des élevages maritimes, en venant à la rencontre des acteurs et des représentants de la pêche insulaire à l'occasion d'une visite de deux jours sur l'île.

Première étape, hier, à Bonifacio, pour une rencontre qui se voulait conviviale avec les instances de la pêche insulaire, histoire de prendre la température à l'aube des futurs enjeux européens. Gérard Romiti a salué l'homme de dialogue, avant de donner le ton : « Aujourd'hui nous payons l'Europe de 2006, nous sommes arrivés à la date butoir. Il faut arriver à faire reconnaître la spécificité de la Méditerranée au sein de l'Europe ». Un constat partagé par le secrétaire d'Etat.

Dispositifs eurocompatibles

« Les pêcheurs français sont les bons élèves de la Méditerranée, ils s'inscrivent dans une démarche durable et responsable. Je me ferai leur avocat », a-t-il promis.

Quelques propositions ont été évoquées, notamment en terme de renouvellement de la flotte, via un dispositif de certification (l'équivalent d'un contrôle technique pour les bateaux). Mais Frédéric Cuvillier a aussi joué carte sur table : « Je resterai dans une démarche eurocompatible, c'est ma seule ligne de conduite, je ne vous laisserai pas partir sur des dispositifs qui vous rattraperaient, juste pour avoir la paix pendant mon mandat », a-t-il prévenu.

Le premier prud'homme de Bonifacio, Philippe Botti, a soulevé la question des aires marines protégées, « les pêcheurs ont fait beaucoup d'efforts et ils payent souvent le prix fort ». Concurrence déloyale de la pêche de plaisance, braconnage... Autant d'inquiétudes relayées auprès d'un Frédéric Cuvillier attentif.

Les enjeux de la diversification

Le secrétaire d'Etat à également rappelé son attachement à la formation et à l'esprit d'innovation des jeunes générations. Un message entendu par Thibault Étienne, à l'origine d'un projet pilote de pescatourisme lancé en 2010 à Bonifacio.

« La pluriactivité et l'écotourisme régleraient 90 % des problèmes de la pêche », estime ce jeune pêcheur, qui en a profité pour remettre au secrétaire d'Etat un projet en la matière, « on évoque nos problèmes mais on est aussi capable d'apporter des solutions ».

Diversification des activités, modernisation de la flotte, augmentation du nombre de kW par bateau... De nombreux points ont été soulevés durant ces deux heures de discussion à bâtons rompus. Au-delà des enjeux européens et de la vision d'avenir, étaient également évoquées les aides d'urgences.

Une aide exceptionnelle

« La pêche corse va très mal, il nous faut une bouffée d'oxygène. Si nous n'avons pas une aide d'urgence exceptionnelle, certains pêcheurs ne verront pas ces projets futurs », a prévenu Xavier d'Orazio, premier prud'homme d'Ajaccio. Présent lors de ces échanges, le secrétaire général de la préfecture a promis que la question serait examinée, précisant que l'intégration des pêcheurs au sein du dispositif d'aide aux socioprofessionnels, coordonné par le préfet de région à la suite du conflit de la SNCM, était « envisageable ».
Durant ces échanges courtois, Frédéric Cuvillier a su se montrer à l'écoute et a affiché sa volonté d'aller de l'avant. « Ne baissez pas le pavillon ! »,a lancé un ministre en ordre de marche.

Frédéric Cuvillier en déplacement en Corse-du-Sud :

"On apprend beaucoup de choses sur le terrain et en mer !"


Source : Corse Net Infos par José Fanchi le Vendredi 22 Août 2014

Frédéric Cuvillier est venu rencontrer les acteurs et les représentants de la pêche insulaire. Le secrétaire d’Etat chargé des transports et de la pêche s’est rendu la veille à Bonifacio. Il a longuement échangé avec les professionnels. Les pêcheurs ont profité de la visite du ministre pour rappeler les difficultés que connaît la profession : Météo chaotique, tempêtes, inondations de l’hiver dernier, problèmes auxquels les professionnels ont été confrontés.

A Bonifacio, il a écouté les revendications des pêcheurs et promis d’être leur ambassadeur auprès de l’Europe. Des questions comme celles de la concurrence déloyale de la pêche de plaisance ou celle du braconnage ont également été soulevées. Frédéric Cuvillier a reconnu que les pêcheurs français en Méditerranée s’inscrivent dans une démarche « durable et responsable » et a promis de représenter les deux-cents pêcheurs et patrons corses au niveau de l’Europe. Quelques propositions ont été évoquées concernant notamment la modernisation de la flotte ou les aides d’urgence. 

Vendredi, fin de matinée, le Secrétaire d’Etat s’est longuement entretenu avec Philippe Riera, président de la société Gloria Maris Corsica, dont il a visité les installations situées au large de la Parata aux Sanguinaires. Sur place, 

il a également rencontré Antoine Aiello, directeur de Stella Mare, le centre d’études et de recherches de l’Université de Corse.Au milieu de l’après-midi de ce vendredi, Frédéric Cuvillier s’est rendu à la Collectivité Territoriale de Corse pour s’entretenir avec le président de l’exécutif Paul Giacobbi pour aborder le sujet de la SNCM.
J .F.

Gérard Romiti, président du Comité National des Pêches Maritimes et des élevages Marins : 

"La pêche corse doit être vue comme un secteur économique"
 
Aux côtés du Secrétaire d’Etat durant sa visite sur les différents sites de Corse, Gérard Romiti, président des Comités National et Régional des pêches Maritimes a fait le point sur les différents points soulevés avec Frédéric Cuvillier, mais pas seulement.

Source : Comité National des Pêches
 
- C’est important une telle visite ministérielle pour la pêche insulaire ?
- Très. Cela représente une certaine reconnaissance de notre spécificité méditerranéenne. Nous avons fait le point complet sur la pêche insulaire et surtout la mise en place de nouvelles mesures. J’ai aujourd’hui, en tant que représentant national et régional, le devoir de préparer l’avenir de notre profession, le futur des pêcheurs pour les vingt ans à venir. Il n’y a pas que les difficultés dues au mauvais temps ou aux grèves, il s’agit avant tout de mettre un terme à cette saignée, à cette disparition de nos pêcheurs. La pêche doit vivre dignement de son travail et l’on se doit de trouver les moyens, aussi bien avec la Collectivité Territoriale qu’avec le gouvernement et avec l’Europe. Avec la pêche et l’aquaculture, il faut que l’on puisse capter cette manne et à ce sujet, le ministre est avec nous, a condition de préparer quelque chose de solide, de bien ficeler nos dossiers pour qu’ils soient pris en considération.
Aujourd’hui, nous sommes un exemple en Méditerranée, car nos stocks ne sont pas en péril  malgré les problèmes qui se posent ci et là dans certaines zones, comme par exemple l’oursin. En effet, A ce niveau, les pêcheurs ont payé le prix fort et vont continuer à le payer car si actuellement on ne les pêche plus que cinq mois durant, nous allons passer à quatre mois la saison prochaine pour permettre une meilleure reproduction. A ce propos, nous associons également le projet de Stella Mare, l’Université de Corse, Ifremer, nous allons faire en sorte de pérenniser les entreprises et les voir comme un secteur économique. 
 
- Lorsque vous vous adressez au ministre, que pense-t-il de cette « désertification » de nos petits ports de pêche en Corse ?
 - Le Ministre va faire en sorte de régler un certain nombre de problèmes liés à cela qui, il est vrai, touche la profession. A ce sujet, il sort du Conseil des Ministres et dit haut et fort : il faut qu’il y ait une ambition maritime française, surtout en Corse. Un certain nombre  de points importants seront mis en place comme par exemple le Pescatourisme qui représente une valeur ajoutée d’importance. Il existe actuellement sur l’île une vingtaine de porteurs de projets qui seraient greffés sur un tourisme intelligent. Il s’agit là d’un excellent développement mais il va sans dire que le pêcheur doit pêcher 50% de ses revenus. C’est impératif. Mon rôle aujourd’hui c’est d’installer le pêcheur du futur sur le bateau du futur. Avec les nouveaux fonds européens, nous allons hypothéquer les 15 prochaines années. Le pêcheur professionnel sera la véritable sentinelle de la mer. 
 
- Quelle est la situation actuelle de la pêche en Corse ?
-  Les chiffres sont malheureusement inquiétants. Nous venons de perdre à ce jour une dizaine d’unités.  Nous sommes actuellement 198 patrons sur les 1050 kilomètres de côtés et 42 ports de pêche. Voyez que ce n’est la pression de pêche qui a pu faire disparaître certaines espèces. Il y a autre chose. La Corse c’est 1500 tonnes de poissons et 70 tonnes de langoustes et crustacés. Il faut que ce secteur de la pêche soit vu comme étant un secteur économique. Une famille de pêcheurs en mer fait vivre près de trois familles induites à terre.
 
- Vous avez évoqué la pêche à la langouste ?
- Tout à fait. Nous avons évoqué ce sujet  et notre plan de gestion porte ses fruits. Le retour au casier ne sera sans doute pas possible. Nous allons sans doute innover sur des filets qui soient bio dégradable. C’est à l’étude pou un meilleur respect de l’environnement. »

Source : Corse Net Infos par José Fanchi

(1) Remaniement dans le gouvernement Valls : Ce mardi 26 août, François Hollande et Manuel Valls ont dévoilé la nouvelle composition du gouvernement, suite à la démission de Manuel Valls et sa reconduction au poste de Premier ministre. Concernant l'environnement, Ségolène Royal est maintenue à son poste de ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. En revanche, Alain Vidalies est nommé secrétaire d'Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche. Il remplace Frédéric Cuvillier qui a refusé de continuer dans ses fonctions, malgré la demande du Président de la République et du Premier ministre.

Frédéric Cuvillier jette l'éponge, faute de «capacité d'action» face à Ségolène Royal

https://twitter.com/fcuvillier/status/504303975978790912/photo/1
Dernier communiqué de presse en tant que Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Blog Frédéric Cuvillier

Le secrétaire d'État aux Transports a renoncé à participer au gouvernement Valls II et sera remplacé par Alain Vidalies.

Source : Le Figaro par Marc de Boni publié le 26/08/2014 à 19:51 

«Dans la configuration qui m'a été proposée, j'estime ne pas disposer de cette capacité d'action et de l'autonomie nécessaire à la réussite d'une politique cohérente». Comme les trois autres ministres sortants Frédéric Cuvillier n'a pas attendu l'annonce du nouveau gouvernement Valls pour faire savoir les raisons de son départ. Celui qui avait accepté à reculons de travailler sous la tutelle de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a donc estimé ne pas avoir les marges de manoeuvres nécessaires pour accomplir sa mission.

En conflit avec sa ministre de tutelle sur plusieurs sujets et notamment sur l'écotaxe, Frédéric Cuvillier n'a jamais fait mystère de ses réticences à travailler avec Ségolène Royal. En avril dernier, François Hollande avait dû appeler lui-même à plusieurs reprises le secrétaire d'État sortant pour l'enjoindre d'intégrer l'équipe gouvernementale. Il avait finalement accepté en expliquant: «Il est difficile de dire non au président de la République».

Retour à Boulogne-sur-Mer

L'élu du Pas-de-Calais militait auprès du gouvernement pour obtenir un ministère qui lui soit propre. Il déplore ce mardi le manque d'envergure des attributions qui lu ont été proposées, «les infrastructures, les transports et la mer» devant être «la clé de voûte du pacte de solidarité décidé par le Président de la République», selon lui. Il reçoit sur ce point le soutien tardif d'une autre ancienne ministre, Michèle Delaunay.
Occupé par un séminaire dans sa ville de Boulogne-sur-Mer, le secrétaire d'État aux Transports raconte être tombé des nues en apprenant l'imminence du remaniement. Lundi, il confiait à la Voix du Nord : «Je sentais bien que quelque chose se tramait mais j'envisageais plus un remaniement technique que ce qui vient de se produire». L'unique membre du gouvernement à avoir obtenu de déroger à la règle du non-cumul des mandats pourra donc se consacrer à sa ville, comme il souhaitait le faire dès l'issue des municipales. Il s'en réjouit sur Twitter et dans dans son communiqué: «Je souhaite désormais consacrer toute mon énergie à une ville et à une région objets de mes passions»....

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Le 26 Août 2014

Les pêcheries de maquereau s'unissent pour entrer en réévaluation MSC


Le 10 juillet 2014, ce sont plus de 700 bateaux pêchant le maquereau, allant du petit ligneur côtier au grand chalutier pélagique, qui sont entrés en réévaluation MSC. Au total, en 2013, ils ont capturé 450 000 tonnes de maquereau, soit environ 83% des quotas recommandés par le CIEM.

Source : MSC

Ces pêcheries plurinationales se sont regroupées sous la Mackerel Industry Northern Sustainability Alliance (MINSA), un groupe créé pour répondre à la discorde autour du maquereau de l'Atlantique Nord-Est. À l’origine de ce désaccord, le dépassement continu du TAC (total admissible de captures) pour le stock de maquereau de l'Atlantique Nord-Est, qui a conduit, en avril 2012, à la suspension de la certification MSC pour toutes les pêcheries de maquereau d’Atlantique Nord-Est.

En se regroupant pour ne suivre qu’un seul audit de réévaluation, les différentes pêcheries montrent bien leur confiance quant à la résolution de ce désaccord. Ce rassemblement fait écho à un mouvement similaire qui a eu lieu en juin pour le hareng atlanto-scandinave.

La réévaluation concerne les pêcheries suivantes :
  • Maquereau de l’Atlantique du Scottish Pelagic Sustainability Group (SPSG) (Royaume-Uni)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-est DPPO (Danemark)
  • Maquereau IPSA d’Irlande
  • Maquereau, chalut pélagique IPSG (Irlande)
  • Maquereau, chalut pélagique, senne coulissante et ligne de l’Atlantique nord-est (Norvège)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-est de la Pelagic Freezer-Trawler Association (Pays-Bas)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-Est de la Swedish Pelagic Producers Organisation (Suède)

Une coopération unique

Ian Gatt du Scottish Pelagic Sustainability Group et coordinateur du MINSA a déclaré : "C'est un énorme engagement de la part du MINSA de se lancer dans une certification conjointe pour le maquereau, le poisson le plus précieux de l'Atlantique Nord-Est. Une telle coopération de cette échelle n'a jamais été vue de ce côté de l'Atlantique et démontre bien notre volonté de pêche durable et bien gérée pour le maquereau. Le MINSA se réjouit que FCI réalise l’évaluation de ce groupement de pêcheries compte tenu de sa solide expérience dans l’évaluation de pêcheries pélagiques".

"Cette coopération internationale est une excellente réponse face à cette situation difficile", précise Camiel Derichs, le directeur Europe du MSC, "En travaillant ensemble, ils améliorent la gestion de la pêcherie et font de réelles économies vis-à-vis du coût de l’évaluation MSC. Les pêcheries du MINSA sont à la pointe des meilleures pratiques depuis un certain temps. Il est bon de les voir poursuivre cette voie en décidant de se lancer ensemble pour la réévaluation MSC. Cette réévaluation montre bien que les pêcheries sont confiantes quant à la résolution de la situation autour du maquereau de l'Atlantique Nord-Est".

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La connaissance des engins de pêche permet de minimiser les impacts sur les fonds marins

Le contexte prime : les meilleures pratiques croisent le type d'engin de pêche, l'habitat et la gestion de la pêcherie

Dans le volume 2 des Séries Scientifiques du Marine Stewardship Council (MSC), une étude montre que la bonne gestion et la conservation des pêcheries et des zones de pêche exigent une compréhension globale des méthodes et engins de pêche.

Source : Marine Stewarship Council

Les engins de pêche utilisés pour capturer les espèces benthiques et démersales ont un impact variable sur les fonds marins. Comprendre les impacts directs et indirects des pratiques de pêche sur les habitats benthiques est important  afin d’assurer la viabilité des océans de la planète.

Dans le volume 2, Chris Grieve et al. explore les meilleures pratiques de mesure, de gestion et d'atténuation des impacts benthiques de la pêche. L'examen porte sur un grand nombre d'engins de pêche les plus largement utilisés. Les auteurs y donnent une description de chaque engin et de son interaction avec l'environnement.

Historiquement, l'amélioration des engins de pêche visait à maximiser les captures. Aujourd’hui, pour répondre aux préoccupations de l'industrie et des ONG, la recherche se concentre davantage sur des modifications d’engins visant à minimiser les impacts sur les fonds marins et les prises accessoires.

Dans l’article, Analyse des impacts sur les habitats des engins de pêche mobiles et statiques qui interagissent avec les fonds marins, les auteurs écrivent : «Les travaux de recherche sur les habitats benthiques sont en plein essor  et deviennent disponibles pour les décideurs et les gestionnaires de ressources. La prise de conscience de la nécessité de gérer activement les composants complexes des écosystèmes marins et de comprendre les impacts directs et indirects de la pêche augmente".

La classification des types d’engin de l’Organisation Mondiale de l’Alimentation et de l’Agriculture (FAO) est en cours d’actualisation pour intégrer les récents développements dans ce domaine et sera prochainement publiée. Parmi les améliorations récentes, nous pouvons citer les avancées en technologie de la fibre, la mécanisation de la manutention des engins, l'amélioration des performances des navires et la motorisation, le traitement informatique pour la conception des engins, les aides à la navigation et la détection de poissons.


Cette analyse, ainsi que trois documents publiés dans le volume 2 des Séries Scientifiques, guident le MSC dans son développement stratégique sur les meilleures pratiques mondiales.

D'autres documents publiés sur la réduction des prises accessoires et les recommandations pour la gestion des stocks de saumon ont également joué un rôle important dans l'orientation de la Révision du Référentiel Pêcherie, un processus qui permet au Référentiel MSC de répondre aux meilleures pratiques scientifiques actuelles.

Dr David Agnew, directeur de l’équipe Référentiel du MSC déclare : «Pour vraiment apprécier les impacts mondiaux de la pêche, il est nécessaire d’augmenter la connaissance scientifique. Au MSC, nous révisons régulièrement nos Référentiels pour assurer leur rigueur et pertinence. Grâce à nos Séries Scientifiques, nous continuons de partager de nouvelles connaissances et contribuons à l'effort mondial de recherche sur la pêche durable ".

Le portail de recherche halieutique a été lancé en Novembre 2013 pour partager les connaissances scientifiques qui alimentent le Référentiel MSC. Le résultat de la révision du Référentiel sera publié le 1er Août 2014, intégré aux Exigences de certification des pêcheries MSC 2.0

Cliquer Ici pour télécharger le document "Review of habitat dependent impacts of mobile and static fishing gears that interact with the sea bed"

Pour plus d’informations : MSC

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Le 25 Août 2014

Consultation publique : Plan d'action pour le milieu marin

Programmes de surveillance des plans d’action pour le milieu marin en consultation du 22 août au 21 novembre 2014

Du 22/08/2014 au 21/11/2014

Source : MEDDE

Le quatrième élément des plans d’action pour le milieu marin est le programme de surveillance. Il fait l’objet de la présente consultation du public qui se tient pour une durée de trois mois à compter du 22 août 2014. Ainsi, pour la ou les sous-régions marines de votre choix, vous êtes invité à donner votre avis sur le programme de surveillance sur la base d’un résumé accompagné d’un questionnaire.

La directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 appelée « directive-cadre stratégie pour le milieu marin » conduit les États membres de l’Union européenne à prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020.

Cette directive environnementale développe une approche écosystémique de la gestion des activités humaines impactant le milieu marin, en lien avec les directives « habitats-faune-flore » et « oiseaux » et la directive-cadre sur l’eau. Elle vise à maintenir ou rétablir un bon fonctionnement des écosystèmes marins (diversité biologique conservée et interactions correctes entre les espèces et leurs habitats, océans dynamiques et productifs) tout en permettant l’utilisation des biens et des services marins par les générations futures dans une perspective de développement durable.

En France, la directive a été transposée dans le code de l’environnement (articles L. 219-9 à L. 219-18 et R. 219-2 à R. 219-17) et s’applique aux zones sous souveraineté ou juridiction française hors outre-mer, divisées en 4 sous-régions marines :
  • la Manche – mer du Nord,
  • les mers celtiques,
  • le golfe de Gascogne,
  • la Méditerranée occidentale.



Cliquez Ici pour participer à la consultation publique

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Herbiers = Zones de frayères

Ces bateaux qui font couler de l’ancre



Considérés de manière souvent abusive comme un espace de totale liberté, la mer et les fonds marins souffrent chaque été d’une surfréquentation des mouillages forains ; ces parties de plans d’eau naturellement protégées des vents dominants où les bateaux de plaisance viennent jeter l’ancre, parfois pendant plusieurs jours.

Source : La Provence

Cette affluence est particulièrement sensible en haute saison dans le coeur marin du Parc national des Calanques où selon les derniers comptages (août 2013), près de 1 200 bateaux peuvent stationner simultanément sur un même site. Avec des effets dommageables pour l’environnement qui se manifestent non seulement en surface (rejets d’eaux usées et de déchets solides) mais aussi et surtout sur le fond (labourage dévastateur du coralligène et de l’herbier de posidonies par les ancres et leur chaîne).

Le week-end du 15 août n’a pas dérogé à la règle, attirant des centaines de bateaux à moteur et de voiliers dans les secteurs les plus emblématiques que sont les calanques de Sormiou et de Morgiou et les deux archipels du Frioul et de Riou.

Une situation préoccupante à laquelle l’établissement public gestionnaire du site classé entend remédier au plus vite en multipliant notamment les « mouillages organisés ». Ces amarrages collectifs dont les premiers exemplaires ont été mis en place au début de la décennie, permettent en effet de réguler la fréquentation en limitant à la fois le nombre de bateaux et la durée de leur stationnement, avec notamment la possibilité de rendre ce dernier payant.

Selon les sites concernés, ces points d’amarrage sont constitués de bouées de surface (identifiables à leur couleur blanche), de bouées immergées entre deux eaux ou encore d’arceaux sous-marins directement fixés à la roche. Mais si cette technique a fait la preuve de son efficacité, sa diffusion reste lente. Une cinquantaine de mouillages organisés sont aujourd’hui installés ou en passe de l’être entre le Frioul et La Ciotat mais la plupart restent concentrés autour de l’Ile Verte et de la calanque de Port Miou, alors que l’on dénombre près d’une centaine de mouillages forains en coeur de parc.

« Définir une politique d’organisation des mouillages est l’un des grands chantiers qui figurent dans la charte du parc, tient à rappeler Émilie Drunat, coordinatrice du Pôle usages et activités de l’établissement public. Mais cela ne peut se faire qu’en concertation avec les autres services de l’État comme la DDTM ou la préfecture maritime, les communes concernées, les plaisanciers et les professionnels du nautisme. Nous devons déterminer avec eux les conditions de gestion et d’utilisation de ces mouillages (s’ils doivent rester gratuits ou devenir payants) mais aussi nous assurer que la pression touristique que nous retirerons d’un site, ne viendra pas se reporter sur un autre jusque-là épargné. Et pour cela, il est nécessaire de mieux connaître et comprendre la fréquentation des calanques ».

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Plongeurs et plaisanciers: une si difficile cohabitation...


Malgré les bouées signalant leur présence, les adeptes de la chasse sous-marine ne se sentent plus en sécurité dans la mer. Vidéo à l’appui, ils dénoncent l’attitude irresponsable des plaisanciers.

Source : Var matin

Des vidéos (à visionner ici ou là) à vous couper définitivement l'envie de vous mettre à l'eau. C'est la façon choisie par les adeptes de la chasse sous-marine pour exprimer leur peur de se faire découper en deux par un bateau à moteur.

Président de la Fédération de Chasse Sous-Marine Passion (FCSMP), l'Ollioulais Pascal Mathieu est catégorique : «Dans le Var, comme dans les Alpes-Maritimes, où qu'on plonge, après 9 heures du matin, on est en danger !»

Ferré par des leurres

La faute à un trop grand nombre de plaisanciers. Notamment l'été. La faute surtout à leur méconnaissance de la réglementation en matière de navigation à proximité d'une bouée signalant la présence de plongeurs.

Ne lésinant pas sur les moyens - «je pêche toujours avec deux bouées, plus mon embarcation semi-rigide» -, Pascal Mathieu ne compte pourtant plus le nombre de fois où il a frôlé l'accident. «Une fois, un plaisancier a failli me couper le bateau en deux. Une autre, un voilier m'a emporté une bouée. J'étais à moins de 15 mètres de distance. Quant aux pêcheurs à la traîne, plusieurs fois leurs leurres m'ont accroché la combinaison !»

Mais la palme revient sans doute aux pilotes de scooters des mers. «Certains se servent des bouées de chasseurs sous-marins pour effectuer des virages serrés», affirme Pascal Mathieu.

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Le 24 Août 2014

Fifig. « Ne pas laisser disparaître la mémoire des pêcheurs »


Pour sa dernière journée, le Festival international du film insulaire de Groix (56) met à l'honneur quatre documentaires sur les pêcheurs des îles du Ponant et d'ailleurs. Rendez-vous avec ceux qui ont le « sel dans le sang ».

Source : Le Télégramme par Justin Daniel Freeman 

Pendant 14 ans, le réalisateur Christophe Champay a suivi le patron pêcheur bellilois Jean-Noël André (notre photo), « dernier des Mohicans », représentant d'une pêche traditionnelle qui disparaît peu à peu. Pour preuve, après 50 ans de mer, il a raccroché les filets l'an dernier, même s'il n'a pu s'empêcher de racheter un bateau.

Le 28-minutes qui lui est consacré devait, au départ, n'être qu'une archive familiale (Jean-Noël André est l'oncle de l'épouse de Christophe Champay) mais le besoin de rendre hommage aux hommes de mer aura été plus fort. C'est Sophie Champay qui parle avec le plus d'emphase de son « tonton pêcheur, cinquième et dernier enfant d'une veuve de marin pêcheur », qui a consacré sa vie à l'océan et à la « chasse au poisson bleu. Il a le sel dans le sang ».

Métiers en voie de disparition

vendredi 22 août 2014

Le requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

https://twitter.com/HidEm_/status/483940105582047232/photo/1
Recherche le requin, auteur de ce graphique en manque d'humanité...

Comparaison douteuse...

Illustration : Copie d'écran d'un tweet rédigé par un étudiant en droit

Protection des requins : Oui

Mais que fait-on pour protéger les 725000 africains qui meurent du paludisme tous les ans ?

Depuis quelques mois, ce graphique circule dans les médias..."Le requin tue en moyenne 10 personnes par an, le moustique 725.000."

Quel en est l’auteur ?

Pas de signature !

Probablement un humain, un humain qui n'aura pas côtoyé la vie au quotidien des africains...

Probablement un nouveau spécimen de requin engendré par notre civilisation dépourvue de toute humanité...

Avis de recherche : 

Quel est l'auteur, ce requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

Des assureurs : "Selon des études d'assureurs, le requin est en 67e place des causes de mort, derrière les piqûres de guêpe", explique François Sarano, chef de l'"Expédition Requin Blanc Méditerranée dans le journal Sud Ouest : Méditerranée : les requins plus menacés que menaçants

Bill Gates, il a repris l’illustration sur son blog pour mieux conforter sa position dans la lutte contre la pauvreté : The Deadliest Animal in the World

jeudi 21 août 2014

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Elle enfarine le monde... L’ONG environnementale Oceana qui chipote sur quelques tonnes de dépassement de quotas de pêche, mais qui ferme les yeux sur plusieurs millions de tonnes de poisson pour la farine : la pêche minotière...

La Commission européenne a annoncé, lundi 11 août 2014 (1), sa décision de réduire les quotas de certaines espèces de poissons alloués à plusieurs pays, dont la France. Cette réduction sanctionne dix Etats membres qui ont déclaré avoir dépassé leurs quotas en 2013. La France doit ainsi « rembourser » 37 tonnes de poisson en 2014 : "18 tonnes de sébastes, 17 tonnes de flétan noir et 2 tonnes de plie, bien moins que les 554 tonnes d’églefin l’an dernier" note l'hebdomadaire le marin (2).

Les pays les plus sanctionnés sont le Danemark (7 851 tonnes, surtout lançons, puis maquereau et hareng) ; le Royaume-Uni (6 670 tonnes, surtout du maquereau, puis hareng et églefin) ; la Pologne (5 215 tonnes de sprat, et du saumon). À plus petite échelle (par ordre décroissant) : le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Irlande et la Grèce.

La Commission européenne note des progrès concernant la surpêche

Par rapport à l’an dernier, le nombre de déductions a baissé de 22 %. Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: « Si nous voulons lutter sérieusement contre la surpêche, il faut appliquer nos règles à la lettre, et ceci vaut aussi pour le respect des quotas. Je suis heureuse de constater que nous sommes mieux parvenus à les respecter en 2013 qu’au cours des années précédentes. Cela dit, pour assurer la bonne santé des stocks halieutiques européens, nous avons également besoin de contrôles efficaces pour faire respecter les règles en vigueur. »

Tout le monde semblait satisfait de cette amélioration...

jeudi 14 août 2014

News de la pêche dans le monde : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

3e trimestre 2014 : Juillet / Août / Septembre 2014

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Le 26 Août 2014

Réserves marines : Les industriels australiens ont tout compris...

Création d’une immense réserve marine dans le but d’éliminer les pêcheurs, principal obstacle à tout projet industriel...

« Une large partie du récif est protégée par le Great Barrier Reef Marine Park, qui aide à limiter l'impact de l'activité humaine tels que la pêche et le tourisme... » (Wikipedia : Grande barrière de corail)

Illustration : Exploitation minière : Projets de ports industriels dans la zone de la Grande barrière de corail (source : Ocean71)

Des appels à bannir tout déversement dans le récif emblématique du pays

Source : IPS par Stephen Leahy

Un effort accru est nécessaire pour protéger la Grande barrière de corail emblématique d'Australie, qui connaît un grave déclin et se détériorera davantage à l'avenir, selon un nouveau rapport. "Des réductions plus grandes de toutes les menaces à tous les niveaux, sur tout le récif, régional et local, sont nécessaires pour éviter les déclins prévus", a indiqué un rapport sur les prospectives publié par la l’Autorité du parc marin de la Grande barrière de corail, l'agence gouvernementale responsable de la protection du récif.

Toutefois, la même agence a récemment approuvé le déversement de cinq millions de tonnes de déblais de dragage dans la région du corail. Les scientifiques et les experts des récifs coralliens ont condamné cette décision à travers le monde.

Les documents obtenus par le programme d'enquête de ABC TV en Australie il y a une semaine révélaient des scientifiques à l'intérieur de l'Autorité du parc se sont également opposés à ce déversement à l'intérieur de ce Site du patrimoine mondial de l'UNESCO. "Cette décision doit être politique. Elle n'est pas du tout soutenue par la science, et j'étais absolument sidéré quand j'ai entendu [cela]", a déclaré à ABC, Charlie Veron, un scientifique de renom des récifs coralliens. Veron est l'ancien directeur scientifique de l'Institut des sciences marines de l’Australie.

La Grande barrière de corail (GBR) est l'un des sept plus grandes merveilles naturelles du monde. Visible depuis l'espace, c’est un mosaïque d’une beauté saisissante composé de milliers de récifs, d’herbiers marins et d’îles couvrant 2.300 km le long de la côte de l'Etat du Queensland. En 1981, l'UNESCO a déclaré la GBR un site du patrimoine mondial, le qualifiant d’"une source irremplaçable de vie et d'inspiration". Il abritait 10 pour cent de tous les poissons de la planète. Des dugongs et plusieurs variétés de dauphins et de tortues marines étaient autrefois abondantes.

Bien que protégé en tant que parc marin depuis des décennies, plus de la moitié du corail est mort. Sans une action concertée, seulement cinq à 10 pour cent du corail restera d'ici à 2020, selon une enquête scientifique de 2012 sur laquelle IPS a fait un reportage. "J'ai travaillé sur le récif pendant plus d'une décennie et les résultats d'enquête étaient absolument magnifiques", a souligné Richard Leck, porte-parole du FMN-Australie. "La GBR est probablement le récif le mieux surveillé dans le monde et nous voyons l'impact du développement côtier massif", a dit Leck à IPS.

En 2010, le gouvernement australien a approuvé quatre grandes usines de traitement de gaz naturel liquéfié (GNL) avec des installations portuaires au port de charbon de Gladstone au centre du Queensland. Le dragage considérable a entraîné le déversement de 46 millions de tonnes de substances dans le port et à l'intérieur des limites du parc marin de la Grande barrière de corail. L’une grande partie des substances de dragage les plus toxiques devait être contenue à l'intérieur d'un grand mur de retenue ou digue au port de Gladstone. Il n’a pas tardé à échouer, provoquant finalement des fuites atteignant 4.000 tonnes de substances par jour. Les effets ont été dévastateurs.

"Une pêche commerciale florissante est révolue, tout comme les dauphins et les dugongs", a déclaré Leck. "Gladstone a été un échec évident des gouvernements d’Etat et nationaux". Les opérateurs touristiques locaux disent que la qualité et la clarté de l'eau ont baissé de façon considéralement.

Queensland est aussi une grande région minière et d'exportation, expédiant 156 millions de tonnes par an, principalement vers les marchés asiatiques. Aujourd’hui, il y a des propositions visant à augmenter par six cette quantité pour atteindre près d'un milliard de tonnes par an d’ici à 2020. 'Adani Group' de l'Inde envisage de dépenser six milliards de dollars pour construire la plus grande mine de charbon du Queensland, y compris une nouvelle ville et 350 km de chemin de fer pour relier le port d’Abbot, près de la ville touristique de Bowen. D’autres sociétés minières indiennes, en plus d’un certain nombre d'intérêts miniers chinois, ont bloqué environ 20 milliards de tonnes de ressources de charbon au centre du Queensland. Les sociétés minières australiennes, y compris 'Hancock Prospecting' de la milliardaire minière Gina Rinehart, élargissent également leurs activités.

En décembre 2013, le ministre de l'Environnement d’Australie, Greg Hunt, a approuvé un plan visant à créer l'un des plus grands ports de charbon au monde au port d’Abbot. Quelques mois plus tard, et en dépit d’une forte opposition de ses propres scientifiques, l'Autorité du parc a accepté que cinq millions de tonnes de déblais de dragage provenant du port d’Abbot soient déversés dans la GBR. "L'Autorité du parc était dans une position difficile. Dire 'non' signifiait un rejet de l'approbation du dragage par le ministre", a déclaré Leck. Hunt a dit à ABC TV qu'il avait mené "un examen très prudent et profond" et a conclu que "l'avis sans équivoque que nous avons reçu était: cela peut être fait en toute sécurité".

Il y a une documentation scientifique importante qui montre que les sédiments provenant du dragage peuvent étouffer et tuer les espèces marines. Les sédiments réduisent également les niveaux de lumière, provoquent un stress physiologique, portent atteinte à la croissance et à la reproduction, obstruent les branchies des poissons, et favorisent des maladies, a expliqué Terry Hughes, directeur du Centre d'excellence des études des récifs coralliens à l'Université James Cook à Townsville, dans le Queensland. Certains déblais de dragage sont des sédiments très fins - de minuscules particules en suspension dans la colonne d'eau - facilement dispersés par les vents, les courants et les vagues. Sur une période de seulement quelques mois, ils peuvent parcourir 100 kilomètres ou plus, a indiqué Hughes à IPS. Une étude de modélisation récemment publiée prévoit que des sédiments fins en suspension peuvent se répandre sur jusqu'à 200 kilomètres à partir des ports de charbon en 90 jours. Elle a également mesuré les sédiments trouvés dans les récifs coralliens dans la GBR près d'un autre port de charbon et a constaté des niveaux élevés de produits chimiques appelés hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui sont associées à la poussière de charbon.

Compte tenu de la santé périlleuse du récif, qui est également confronté à d'énormes menaces provenant de l’augmentation des températures de l'eau et de l'acidité de l’océans due aux émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles, Hughes et d'autres scientifiques appellent à une interdiction totale de déversements dans la GBR ou à n'importe quel endroit situé près d’elle. La menace supplémentaire que constituent les ports de charbon et d'autres développements industriels le long de la côte est si grave que l'UNESCO a mis en garde l'Australie qu’elle changerait la prestigieuse désignation de site du patrimoine mondial du récif à un "site du patrimoine mondial en danger". La décision de l'UNESCO est attendue pour la mi-2015, qui est également le moment où le dragage du port d’Abbot est prévu pour commencer.

Edité par Kitty Stapp / Traduit en français par Roland Kocouvi (FIN/2014)

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Le 22 août 2014

Martinique : Les DCP veulent se refaire une santé


Sur la douzaine de DCP dénombrés autour de la Martinique (il y en a eu entre douze et quinze dans les années les plus fastes), beaucoup ont souffert après les derniers courants qui soufflent plus que d'habitude sur l'île.

Source : France Antilles par Christian Tinaugus 

Le comité des pêches cherche à renouveler le parc de Dispositifs de concentration de poissons. 45 DCP attendent d'être financés.

Pas de pêche sans Dispositifs de concentration de poissons (DCP) à la Martinique. 80% de la production locale est réalisée grâce à ce matériel flottant construit en plusieurs points de l'île pour attirer la faune pélagique (thons, daurades, marlins, thazard...), ce qui prouve bien que ce système est de plus en plus utilisé par une majorité de professionnels. Devenus un peu vieillots avec le temps et incapables désormais de résister aux assauts des océans, beaucoup méritent d'être remplacés. Les responsables de la pêche locale ont, dans cette optique, monté un dossier auprès de la Région pour obtenir une subvention pour le renouvellement du parc. Si le Comité des pêches et élevages marins (CRPMEM) reçoit l'aide de la collectivité, il pourrait mettre en place un programme de réalisation de 45 ouvrages sur les deux ans à venir. Une procédure qui restait « compliquée » à mettre en oeuvre via le Fonds européen pour la pêche (FEP), il n'existait pas de d'aide publique pour ce matériel, ce que permet aujourd'hui le Fond européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Le comité profite ainsi du fait que les collectivités peuvent aujourd'hui financer les projets de ceux qui en font la demande. Sur la douzaine de DCP dénombrés autour de la Martinique (il y en a eu entre douze et quinze dans les années les plus fastes), beaucoup ont souffert après les derniers courants qui soufflent plus que d'habitude sur l'île.

« Oui de principe »

mercredi 6 août 2014

Revue de presse 2014 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel


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Le 28 août 2014

Vannes : 30e Salon National de la Conchyliculture


30e Salon National de la Conchyliculture et des Cultures Marines

16 et 17 septembre 2014

Vannes

80 exposants – 2000 visiteurs attendus – 4 ateliers

Premier rendez-vous professionnel, c’est l’occasion unique pour vous de :
  • Découvrir de nouveaux produits et équipements
  • Repérer les dernières innovations et offres de services
  • Rencontrer les acteurs du monde conchylicole

Edition 2014 : l’Australie, pays invité d’honneur !

Après le Japon, pays invité d’honneur en 2012, le Salon continue sur sa lancée avec cette année la présence exceptionnelle d’une délégation professionnelle Australienne.

D’autres délégations professionnelles étrangères sont également attendues : Irlande, Ecosse, Pays-Bas…

Une occasion pour rassembler les professionnels français et étrangers et d’échanger sur les organisations et pratiques de chacun.

Programme

(sous réserve de modifications)

Mardi 16 Septembre 2014

* Championnat de France de Ecaillers – Pré sélection Régionale

9h30 : Démarrage des épreuves

12h00 : Annonce des résultats et cocktail Inauguration Officielle

* Inauguration Officielle du Salon à 11h00

* Atelier n°1 : mardi 16 septembre à 15h00 – Espace Conférences Région Bretagne

Conférence Internationale : présentation générale des pays invités : organisations professionnelles et mises en marché, typologie des entreprises conchylicoles, enjeux et actualités.

Avec la participation exceptionnelle de professionnels australiens et irlandais :

    Mrs Jill COATES, Présidente -SAOGA (South Australian Oyster Growers Association), Australie
    Mr Michael COATES, Partner, Natural Oysters, Australie
    Mr Richard DONNELLY, Aquaculture Business Planning Manager, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande
    Mrs Patricia DALY, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande
    Mr Finnian O’Luasa, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande

Mercredi 17 septembre 2014

Atelier n°2 : mercredi 17 septembre à 10h00

Titre : La sécurité au travail

    Le Chariot élévateur dans l’entreprise conchylicole : usage et conduite en sécurité
    La mise à jour du document unique de prévention des risques (DUP)
    Le cadre réglementaire de la formation à la sécurité

Intervenant : DIRECCTE Bretagne

    La formation à la sécurité : organisation, contenu
    Le premier bilan des sessions de 2013

Intervenants : Institut Maritime de Prévention (IMP)
Atelier n°3 : mercredi 17 septembre à 11h30

Titre : La conchyliculture : une activité économique dépendante d’une eau de qualité – des efforts à poursuivre en matière d’assainissement

La conchyliculture : son poids économique en Morbihan et l’enjeu de la qualité des eaux pour cette activité

Intervenants : Philippe Le Gal, CRC Bretagne Sud, Sonia Gachelin, CRC Bretagne Sud

Les obligations des collectivités en matière d’assainissement littoral

Les différentes formes d’accompagnement du département du Morbihan pour soutenir cette activité

Les aides économiques aux entreprises et à la filière dont le cluster cultures marines

Intervenants : Gérard Le Tréquesser, Conseil général du Morbihan

La politique de l’eau du département et plus particulièrement celle en matière assainissement

Intervenants : G. Pierre et Romain Chauvière, Conseil général du Morbihan

Atelier n°4 le mercredi 17 septembre à 15h30

Titre : : SCORE : actions réalisée et enjeux soulevés (à compléter)

Pour plus d'informations : Salon de la conchyliculture

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Le 27 Août 2014

Charente-Maritime : Philippe Baroux donne la parole aux ostréiculteurs


Charente-Maritime : "Sud Ouest" donne la parole aux ostréiculteurs

A Bourcefranc, Etaules ou encore La Tremblade, le désespoir des professionnels se nourrit d'une sourde colère.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Sept années que les huîtres meurent ici, en Charente-Maritime, et ailleurs dans le monde, confrontant les exploitants à des difficultés de gestion de stocks, et d'équilibre comptable de leurs entreprises. Certains surnagent. D'autres sombrent. Dans les marais du sommeil perdu, quelques-uns de ces travailleurs de la mer nous ouvrent la porte de leur coeur. Pour les abonnés, retrouvez toute cette semaine notre série sur les sept années de crise du monde conchylicole.

Témoignage de Yann Bertin à La Tremblade.

Témoignage de Guillaume Got à Bourcefranc.

Témoignage de Freddy Privat à Etaules.


Charente-Maritime : les damnés de la mer

À Bourcefranc, le désespoir des professionnels se nourrit d’une sourde colère. Pascal Breuil ne contient plus la sienne.

Sur les parcs d'élevage, la calculette est désormais plus utile que la paire de cuissardes. Pascal Breuil fait et refait ses comptes. Et le compte n'y est pas. Il n'y est plus. Depuis 2007. « L'an dernier, sur les 13 tonnes que j'ai mises en poche, j'en ai vendu 1,4 tonne. Quand je pense que les services de l'État nous disent que nous pouvons faire 30 % de bénéfices. Ces gens-là ne savent pas ce que c'est de travailler dans une entreprise ! » Anse de Daire à Bourcefranc, la colère brûle la douceur du port ostréicole. On oublie le large méandre du chenal, on ignore les planches colorées des cabanes, on ne voit plus, au loin, le galbe franc du viaduc d'Oléron. Le vrai visage de l'ostréiculture n'est pas un décor de carte postale. Pascal Breuil a le cheveu hirsute, les yeux rougis par la peine. 75 hier, 11 aujourd'hui Un homme sur le fil, qui avait 17 ans lorsqu'il a chaussé les bottes derrière trois générations d'ostréiculteurs. Sa main embrasse le décor du passé. Il y avait là 75 professionnels, et à l'époque où son aïeul récoltait le sel, il était payé en Louis d'Or....

Suite dans Sud Ouest


Charente-Maritime : « C’est une remise en question… puissance à l’infini »

Chez les Bertin, le temps qui passe est un combat pour ne pas céder à la lassitude. Las d’avoir perdu tout repère dans leur métier.

C'est une maman. Michèle est une mère tendre, douce, et attentive. Elle les connaît bien ses deux garnements. Yann, l'aîné, 41 ans, carrure de surfeur sous un marcel dévoilant de solides épaules, dent de requin sur la poitrine. Et Jérôme, 39 ans, dont les coups de gueule rappellent ceux de « Michou », leur père, décédé d'un cancer il y a un an. Lui, s'est battu contre le crabe et pour l'ostréiculture, dans le respect des hommes, pour l'amour du métier qu'il pratiquait à La Tremblade, et pour que soit préservé ce patrimoine naturel qui façonne un produit de renom : l'huître. Ses fils, eux aussi, ont lutté contre le cancer, et ils combattent pour l'entreprise familiale qui emploie sept salariés. 

Suite dans Sud Ouest

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Le 26 Août 2014

Sous la Présidence "Hollande", le parcours de Frédéric Cuvillier s'est arrêté en Corse... (1)

Frédéric Cuvillier: «Nous devons être les militants de l'enjeu maritime»


Frédéric Cuvillier est venu en Corse à l'invitation de Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, pour faire le point sur les enjeux d'actualité de la pêche en France et en Méditerranée et ce dans un esprit de dialogue. Il a été accueilli par le maire de Bonifacio avant de continuer son périple dans l'île pendant deux jours.Alain Pistoresi

Source : Corse Matin le 22 Août 2014

Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat chargé des transports et de la pêche a entendu, hier, les revendications des pêcheurs insulaires et a promis d’être leur ambassadeur auprès de l’Europe

https://twitter.com/fcuvillier/status/502721863626551296/photo/1
Engagements pris, engagements respectés. Frédéric Cuvillier, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, est un homme de parole. Il a tenu la promesse faite à Gérard Romiti, président du comité régional des pêches et du comité national des pêches maritimes et des élevages maritimes, en venant à la rencontre des acteurs et des représentants de la pêche insulaire à l'occasion d'une visite de deux jours sur l'île.

Première étape, hier, à Bonifacio, pour une rencontre qui se voulait conviviale avec les instances de la pêche insulaire, histoire de prendre la température à l'aube des futurs enjeux européens. Gérard Romiti a salué l'homme de dialogue, avant de donner le ton : « Aujourd'hui nous payons l'Europe de 2006, nous sommes arrivés à la date butoir. Il faut arriver à faire reconnaître la spécificité de la Méditerranée au sein de l'Europe ». Un constat partagé par le secrétaire d'Etat.

Dispositifs eurocompatibles

(...)

Les enjeux de la diversification

Le secrétaire d'Etat à également rappelé son attachement à la formation et à l'esprit d'innovation des jeunes générations. Un message entendu par Thibault Étienne, à l'origine d'un projet pilote de pescatourisme lancé en 2010 à Bonifacio.

« La pluriactivité et l'écotourisme régleraient 90 % des problèmes de la pêche », estime ce jeune pêcheur, qui en a profité pour remettre au secrétaire d'Etat un projet en la matière, « on évoque nos problèmes mais on est aussi capable d'apporter des solutions ».

Diversification des activités, modernisation de la flotte, augmentation du nombre de kW par bateau... De nombreux points ont été soulevés durant ces deux heures de discussion à bâtons rompus. Au-delà des enjeux européens et de la vision d'avenir, étaient également évoquées les aides d'urgences.

(...)

Ajaccio : Frédéric Cuvillier visite la ferme aquacole Gloria Maris


Le secrétaire d’Etat aux transports et à la pêche, Frédéric Cuvillier est en corse depuis jeudi. Après s’être rendu à Bonifacio jeudi soir, il a visité la ferme aquacole Gloria Maris à Ajaccio, ce vendredi.

Il était très attendu par les professionnels du secteur de la pêche. Le secrétaire d’état aux transports Frédéric Cuvillier a visité ce matin la ferme aquacole Gloria Maris à Ajaccio, accompagné par Philippe Riera, le PDG de Gloria Maris, mais aussi par Gérard Romiti, président du comité national des pêches et des élevages marins et d'Antoine Aiello, ancien président de l’université de Corse et actuel directeur de la plateforme de recherche Stella Mare.

Source : France 3 Corse par Angélique Mangon

Gloria Maris est un des fleurons de l’aquaculture corse. Cette entreprise dispose d’une importante capacité de production. Premier exportateur de Corse, elle commercialise du poisson estampillé Label Rouge.
Des projets novateurs

Cette visite a également été l’occasion de faire le point sur les projets de la ferme aquacole et notamment sur le partenariat entre Gloria Maris et la plateforme Stella Mare. Les deux entités travaillent actuellement sur un projet qui devrait permettre de maîtriser la reproduction des Sérioles, une espèce de poissons. A terme, l’objectif est de parvenir à élever et commercialiser ces poissons.

Le ministre a profité de sa visite pour rappeler qu’un fonds européen de 369 millions d’euros va être versé pour soutenir la pêche et l’aquaculture entre 2014 et 2020....

(1) Remaniement dans le gouvernement Valls : Ce mardi 26 août, François Hollande et Manuel Valls ont dévoilé la nouvelle composition du gouvernement, suite à la démission de Manuel Valls et sa reconduction au poste de Premier ministre. Concernant l'environnement, Ségolène Royal est maintenue à son poste de ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. En revanche, Alain Vidalies est nommé secrétaire d'Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche. Il remplace Frédéric Cuvillier qui a refusé de continuer dans ses fonctions, malgré la demande du Président de la République et du Premier ministre.

Frédéric Cuvillier jette l'éponge, faute de «capacité d'action» face à Ségolène Royal

https://twitter.com/fcuvillier/status/504303975978790912/photo/1
Dernier communiqué de presse en tant que Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Blog Frédéric Cuvillier

Le secrétaire d'État aux Transports a renoncé à participer au gouvernement Valls II et sera remplacé par Alain Vidalies.

Source : Le Figaro par Marc de Boni publié le 26/08/2014 à 19:51 

«Dans la configuration qui m'a été proposée, j'estime ne pas disposer de cette capacité d'action et de l'autonomie nécessaire à la réussite d'une politique cohérente». Comme les trois autres ministres sortants Frédéric Cuvillier n'a pas attendu l'annonce du nouveau gouvernement Valls pour faire savoir les raisons de son départ. Celui qui avait accepté à reculons de travailler sous la tutelle de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a donc estimé ne pas avoir les marges de manoeuvres nécessaires pour accomplir sa mission.

En conflit avec sa ministre de tutelle sur plusieurs sujets et notamment sur l'écotaxe, Frédéric Cuvillier n'a jamais fait mystère de ses réticences à travailler avec Ségolène Royal. En avril dernier, François Hollande avait dû appeler lui-même à plusieurs reprises le secrétaire d'État sortant pour l'enjoindre d'intégrer l'équipe gouvernementale. Il avait finalement accepté en expliquant: «Il est difficile de dire non au président de la République».

Retour à Boulogne-sur-Mer

L'élu du Pas-de-Calais militait auprès du gouvernement pour obtenir un ministère qui lui soit propre. Il déplore ce mardi le manque d'envergure des attributions qui lu ont été proposées, «les infrastructures, les transports et la mer» devant être «la clé de voûte du pacte de solidarité décidé par le Président de la République», selon lui. Il reçoit sur ce point le soutien tardif d'une autre ancienne ministre, Michèle Delaunay.
Occupé par un séminaire dans sa ville de Boulogne-sur-Mer, le secrétaire d'État aux Transports raconte être tombé des nues en apprenant l'imminence du remaniement. Lundi, il confiait à la Voix du Nord : «Je sentais bien que quelque chose se tramait mais j'envisageais plus un remaniement technique que ce qui vient de se produire». L'unique membre du gouvernement à avoir obtenu de déroger à la règle du non-cumul des mandats pourra donc se consacrer à sa ville, comme il souhaitait le faire dès l'issue des municipales. Il s'en réjouit sur Twitter et dans dans son communiqué: «Je souhaite désormais consacrer toute mon énergie à une ville et à une région objets de mes passions»....

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Le 25 Août 2014

Consultation publique : Plan d'action pour le milieu marin

Programmes de surveillance des plans d’action pour le milieu marin en consultation du 22 août au 21 novembre 2014

Du 22/08/2014 au 21/11/2014

Source : MEDDE

Le quatrième élément des plans d’action pour le milieu marin est le programme de surveillance. Il fait l’objet de la présente consultation du public qui se tient pour une durée de trois mois à compter du 22 août 2014. Ainsi, pour la ou les sous-régions marines de votre choix, vous êtes invité à donner votre avis sur le programme de surveillance sur la base d’un résumé accompagné d’un questionnaire.

La directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 appelée « directive-cadre stratégie pour le milieu marin » conduit les États membres de l’Union européenne à prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020.

Cette directive environnementale développe une approche écosystémique de la gestion des activités humaines impactant le milieu marin, en lien avec les directives « habitats-faune-flore » et « oiseaux » et la directive-cadre sur l’eau. Elle vise à maintenir ou rétablir un bon fonctionnement des écosystèmes marins (diversité biologique conservée et interactions correctes entre les espèces et leurs habitats, océans dynamiques et productifs) tout en permettant l’utilisation des biens et des services marins par les générations futures dans une perspective de développement durable.

En France, la directive a été transposée dans le code de l’environnement (articles L. 219-9 à L. 219-18 et R. 219-2 à R. 219-17) et s’applique aux zones sous souveraineté ou juridiction française hors outre-mer, divisées en 4 sous-régions marines :
  • la Manche – mer du Nord,
  • les mers celtiques,
  • le golfe de Gascogne,
  • la Méditerranée occidentale.



Cliquez Ici pour participer à la consultation publique

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Avec le changement climatique, explosion des proliférations d'algues


Algues attaquent !

Crédits photographiques : NOAA

Privés d’eau potable pendant deux jours, voilà le mauvais tour qu’une prolifération massive d’algues toxiques dans le lac Érié a joué aux habitants de Toledo en Ohio. Même si l’interdiction de consommer l’eau a été levée, des scientifiques pensent que le phénomène pourrait devenir récurrent compte tenu des changements climatiques.

Source : Agence Science Presse par Bruno Geoffroy, le 7 août 2014

Pas de secret: les nutriments comme le phosphore contenus dans les eaux de ruissèlement agricoles contribuent pour l’essentiel à cette prolifération d’algues. Des ruissèlements transportés des champs vers le lac Érié par de grandes quantités de pluie et qui peuvent contaminer à l’occasion les systèmes d’approvisionnement d’eau des 11 millions de riverains du lac. Ce ne serait pas la première fois: en 2011, la moitié des berges du lac Érié est contaminée.

Comme le résume dans le Scientific American Timothy Davis, un écologiste du Great Lakes Environmental Research Laboratory: «les changements climatiques causeront plus de pluies abondantes. Et qui dit fortes précipitations, dit plus de nutriments dans le lac et plus de toxicité.» Car, l’algue en question ici libère de la microcystine, une toxine qui provoque chez l’homme des vomissements, de la diarrhée, des troubles hépatiques et rénaux. De quoi forcer le demi-million d’habitants de Toledo à s’approvisionner d’urgence en eau embouteillée.

En réalité, l’augmentation de la quantité de précipitations est déjà observable. Le Midwest connaît une hausse de près de 40% depuis la fin des années 1950. Et cela ne va pas aller en s’améliorant: de récentes projections rapportent que la fréquence de pluies abondantes serait de 4 à 5 fois plus importante d’ici 2100 (avec le niveau actuel d’émissions). Les changements climatiques favoriseront l’augmentation des températures des eaux du lac et contribueront à l’explosion des proliférations, mais aussi à leur longévité.

Du danger de l’inaction

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Le 23 Août 2014

Huitres et moules : l’hécatombe

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En France, le désarroi des ostréïculteurs en Charente-Maritime. Ils font face à une hécatombe inexpliquée : huîtres, moules. Certains ont perdu la quasi-totalité de leur production. Ils se disent en colère face à l'inaction du gouvernement. Des manifestations ont déjà eu lieu. Les pertes se comptent en dizaines de millions d'euros. Les produits arrivent encore sur vos étals mais dans les parcs à huîtres et à moules, c'est l'hécatombe.

Cliquer Ici pour visionner le reportage du JT de France 2 (21 août 2014)

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Pêcheur à pied de tellines, peu de professionnels et de moins en moins de coquillage

A l'instar des huîtres ou des moules en Charente-Maritime, la telline connaît, elle aussi, une forte mortalité...

Le point sur cette pêche bien particulière et peu connue avec le reportage d'Olivier Riou et Bintou Sidibé. Ils ont rencontré Christian Fontaine, l'un des dix derniers pêcheurs de tellines de Charente-Maritime :

Christian Fontaine, pêcheur à pied de tellines à Oléron



Reportage d'Olivier Riou et Bintou Sidibe

Christian Fontaine est l'un des derniers pêcheurs à pied professionnels de tellines à exercer sur le littoral charentais. Un métier rare pour un coquillage peu connu en France mais très apprécié dans les pays du sud comme l'Espagne.


Cette pêche qui se pratique près de la côte est menacée de disparition tout comme le coquillage. A l'instar des huîtres ou des moules en Charente-Maritime, la telline connaît, elle aussi, une forte mortalité. Les pêcheurs constatent qu'il n'y a plus de juvéniles ce qui met l'espèce en danger et mettent en accusation la mauvaise qualité des eaux de mer, de plus en plus polluées.

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Mortalités des moules et des huîtres en Charente-Maritime

Lancement du groupe de travail sur les 10 propositions du CRC


Béatrice Abollivier, préfète de la Charente-Maritime, a installé, ce lundi 18 août 2014, un groupe de travail, réunissant services de l’État, élus et professionnels, afin d'étudier les dix propositions d'actions du comité régional de la conchyliculture pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime.

Source : Préfecture de la Charente-Maritime

Dix propositions d'actions pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime ont été faites par les professionnels le 8 juillet dernier :
  • l'identification de tous les exutoires d'eau douce à la mer ;
  • l'aménagement des marais doux ;
  • l'arrêt immédiat de tous les rejets en mer des boues de dragage des ports de plaisance ;
  • le contrôle des rejets de stations d'épuration ;
  • la mise en œuvre des mesures visant à atteindre les objectifs de la directive cadre sur l'eau (DCE) ;
  • lancement d'une étude pour déterminer l'influence des différents facteurs environnementaux sur les mortalités de coquillages ;
  • la mise en place d'un programme de réhabilitation et de gestion des gisements naturels coquilliers classés en Charente-Maritime ;
  • la réalisation de dispositifs locaux de traitement des eaux pluviales avant leur rejet dans le milieu ;
  • le réaménagement du marais salé ;
  • l'application stricte par l’État du périmètre de protection autour des établissements conchylicoles et des gisements coquilliers (décret du 23 janvier 1945).

Plusieurs réponses ont d’ores et déjà pu être apportées, comme par exemple, et pour chaque proposition :
  • la réalisation d’une cartographie des stations d'épuration (STEP), à partir de données et relevés établis par les services de police de l’eau, sera disponible fin septembre ;
  • des actions d'acquisitions foncières ou d'échanges de parcelles agricoles les plus contraignantes vis à vis de la gestion de l'eau sont engagées en vue de modifier l'occupation du sol des zones les plus basses, pour redonner au marais sa vocation de zone tampon ;
  • le renforcement des seuils de pollution sur les sédiments en 2013 (HAP) et en 2014 (PCB), ou encore la mise en place prochaine d’un site de traitement à terre des sédiments pollués prévu au grand port maritime de La Rochelle ;
  • lors du renouvellement d'autorisation ou de la création de nouvelles STEP, les services de l’État demandent aux maîtres d'ouvrage de trouver des solutions alternatives au rejet en mer ou en estuaire comme à Charron ou Fouras ;
  • afin que les masses d'eau estuariennes et littorales atteignent un bon état en 2015, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux ont été développés pour déterminer des actions qui peuvent être menées pour préserver la qualité de l'eau, comme par exemple la création d'aires techniques dans les ports ;
  • le principe de mise à disposition, aux côtés du CRC, d’un expert épidémiologiste a été acté ;
  • en 2013, l'ensemble des gisements huîtriers du littoral charentais ont été visités et répertoriés. En accord avec les organisations professionnelles, l'exercice de la pêcherie a été redéfini. Chaque année une prospection permettra d'évaluer l'état de la ressource et d’adapter les éventuelles mesures pour la conserver ;
  • tout nouveau projet se traduisant par des rejets fait l'objet d'un examen préalable par la police de l'eau qui vérifie que le traitement des eaux est adapté aux capacités du milieu. Les rejets existants antérieurs à la loi sur l'eau (1992), s'ils ne sont pas compatibles avec le milieu aquatique, font l'objet d'une planification de travaux encadrés au titre de la loi sur l'eau ;
  • les travaux d'entretien et de réfections du marais salé ne sont soumis à aucune procédure administrative compte tenu de la nécessité et de l'intérêt d'un entretien régulier. En cas de restructuration ou de nouveaux aménagements, ces travaux sont encadrés par les dispositions de la loi sur l'eau, avec un accompagnement des professionnels ;
  • le décret de 1945 est pris en compte au travers des études d'incidence qui accompagnent réglementairement toutes les demandes d'autorisation d'épandage et qui proposent des périmètres limitant les impacts sur les milieux.

A l'issue des échanges fructueux intervenus ce jour, de nouvelles pistes de travail ont pu être identifiées.

Sur les sujets de préoccupation relevant du niveau national, les ministres concernés vont être saisis par la préfète, notamment pour demander la prise en compte de l'impact des produits phytosanitaires sur le milieu marin et généraliser les analyses eco-toxicologiques.

Au plan départemental, une action spécifique sera menée en lien avec les collectivités locales et les acteurs concernés (syndicat des eaux, ARS, etc.) pour améliorer les réseaux d'eaux pluviales et d'assainissement. Un travail sur la gestion hydraulique des marais sera également mené en lien avec les agences de l'eau pour mettre en œuvre les contrats territoriaux des milieux aquatiques (CTMA), outils financiers partenariaux qui permettent de réduire les différentes sources de pollution ou de dégradation des milieux aquatiques.

Enfin, l’État sensibilisera les maires à l'intérêt d'élaborer des schémas directeurs d'eaux pluviales (outils de gestion qui permettent de diagnostiquer les rejets d'eaux pluviales et de planifier les travaux d'amélioration nécessaires) ainsi qu'à l'intérêt de maintenir les fossés régulateurs des milieux et d'en limiter le busage.

Cliquer Ici pour télécharger le communiqué de presse de la Pref 17

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Des sédiments pollués

Parce qu’ils sont impropres à l’immersion, le Grand Port envisage de traiter les sédiments du bassin à flot à terre.



Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

L'arrêt immédiat de tous les rejets en mer des boues de dragage des ports de plaisance. C'est l'une des dix propositions qu'a formulées cet été le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes, pour « rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux ».

Le sujet a été évoqué en début de semaine à La Rochelle, lorsque des responsables professionnels ont rencontré la préfète de la Charente-Maritime. Béatrice Abollivier leur a proposé la constitution d'un groupe de travail réunissant les services de l'État, les élus et les professionnels.

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Dossier réglementaire

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Charente-Maritime : les conchyliculteurs à bout de nerfs


Cet été, le désespoir lié à la surmortalité a fait descendre les producteurs d’huîtres et de moules dans la rue pour la première fois. Ils réclament aide financière et qualité de l’eau

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Une musique qui sonne creux, sombre cacophonie de crise. C'est le son que produisent des tonnes de coquilles d'huîtres et de moules mortes jetées sur le pavé par des producteurs en colère. Les trottoirs de la préfecture de La Rochelle ont servi de caisse de résonance le 5 août, lorsque 300 à 400 conchyliculteurs ont manifesté. Hier, la préfète ouvrait sa porte aux chefs de file de l'ostréiculture et de la mytiliculture charentaises, associant une délégation du Conseil général aux échanges.

L'exaspération est forte, étayée d'un appel à l'aide lancé à l'État. Elle s'alimentait d'une série d'autres temps forts de la mobilisation estivale, parce que c'est l'été que les parcs d'élevage déversent leur misère. Qu'il s'agisse, en juillet, de la réunion publique à Marennes, où les producteurs ont demandé des mesures urgentes pour redresser la qualité de l'eau, ou de la distribution de tracts au péage de Ré pour sensibiliser les consommateurs, ou encore du blocage du port de plaisance de La Rochelle, toutes ces manifestations, coordonnées par le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, disent qu'une filière professionnelle est acculée à l'échec par la mortalité importante qui fait s'effondrer ses productions. Bactérie et virus tuent.

Sept années de crise

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De nouvelles surmortalités

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La conchyliculture en danger !

Les conchyliculteurs de la côte charentaise expriment depuis un certain temps et manifestent, comme le 5 août à La Rochelle, leur détresse et leur colère face à la mortalité récurrente des huîtres et maintenant celle des moules.

Source : Nature Environnement 17 - 7 août 2014

Les conchyliculteurs constatent la « mort lente des écosystèmes marins ». Pour eux,cette mortalité révèle une « crise environnementale profonde » et ils exigent le « règlement du problème environnemental ».

L’association Nature Environnement 17 comprend cette colère

Depuis de nombreuses années, les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) constatent également la dégradation de tous les milieux aquatiques, intérieurs et littoraux.

Le milieu marin côtier, en particulier, est l’objet d’une dégradation persistante à cause essentiellement de la mauvaise qualité des eaux douces qui lui parviennent par les fleuves et les estuaires (Seudre, Charente et Sèvre-niortaise).

Aujourd’hui, toute la biodiversité côtière est victime de cette dégradation et les algues vertes envahissent peu à peu la côte charentaise.

Il s’agit bien d’un problème environnemental.

Alors pourquoi les eaux côtières sont-elles devenues polluées au point de menacer l’existence même de la conchyliculture ? quelles sont les causes et quelles sont les responsabilités de cette situation critique ?

On peut et on doit se demander si l’accumulation de produits polluants comme les pesticides, abondamment répandus par l’agriculture intensive, est en cause.

Les APNE demandent que Madame la Préfète donne suite à leur demande récurrente de réunion du « Comité qualitatif de l’eau », que des recherches scientifiques approfondies sur la qualité des eaux côtières soient très rapidement lancées et que des mesures environnementales sérieuses soient prises.

Même si elles sont nécessaires dans l’urgence, ce ne sont pas des subventions qui régleront définitivement le problème.

Dans l’immédiat, l’État et les collectivités territoriales (Conseil général, etc.) doivent cesser de soutenir l’agriculture intensive pour aider seulement les types d’agriculture respectant l’environnement.

Nature Environnement 17 et SOS Rivières

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Le 22 Août 2014

« Gestion de l’environnement : quelle place pour les conchyliculteurs et les pêcheurs ? »

26èmes Rencontres Interrégionales de l'Aglia

Source : Aglia (Association grand littoral atlantique)

Les prochaines Rencontres Interrégionales de l’Aglia se tiendront cette année le 17 septembre au Palais des
Congrès de Rochefort sur le thème :

« Gestion de l’environnement : quelle place pour les conchyliculteurs et les pêcheurs ? »

Inscrivez-vous et retrouver le programme de cette journée ICI.










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Conchyliculture : la Charente-Maritime prend en main la qualité de l’eau

Rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais de Charente-Maritime : c’est l’objectif des dix actions proposées pour répondre à la crise conchylicole.

Source : Le Marin

Un groupe de travail réunissant les services de l’État et des conchyliculteurs y travaille, avec des réponses concrètes : cartographie des stations d’épuration pour fin septembre ; protection des zones les plus basses du marais pour lui redonner sa vocation de zone tampon ; site de traitement des sédiments pollués en projet sur le port de La Rochelle ; alternatives aux rejets en mer ou en estuaire demandées dorénavant aux stations d’épuration ; renforcement des Sdage (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) ; mise à disposition d’un expert épidémiologiste au comité régional conchylicole ; prospection annuelle des gisements huîtriers (pour d’éventuelles mesures conservatoires) ; mise en conformité avec la loi sur l’eau de certains rejets ; suivi par les professionnels des restructurations et aménagements des marais salés ; vigilance sur les épandages.

La préfète Béatrice Abollivier veut aussi saisir les ministres sur les sujets relevant du national, en particulier la présence des produits phyto-sanitaires dans le milieu marin.

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Huîtres et moules : l'hécatombe

https://www.facebook.com/photo.php?v=784551371568437&set=vb.462981387058772&type=2&theater


Cliquer Ici pour accéder au reportage du JT de France2

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Observatoire ostréicole du Littoral charentais

Bilan 2013

CREAA (Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole)
Avril 2014

L’Observatoire suit des lots d’huîtres naturelles sur 14 parcs du littoral charentais dans des conditions d’élevage représentatives des pratiques professionnelles. Depuis 2008, deux parcs de l’île de Ré et depuis 2009, le site des filières des Saumonards ont été intégrés dans le suivi.

Collaboration : D. Mille, G. Oudot, A. Granet, A. Geay (CREAA), M. Barré (LREMA)


En résumé ...

En matière de mortalités, l’année 2013 a été caractérisée par :

Une baisse importante pour les huîtres de 1ère année par rapport à la situation que l’on connaît depuis 2008 (baisse de 34%). Cependant, la mortalité demeure élevée (53%) par rapport à la situation qui prévalait avant 2008.

Une stabilité pour les huîtres en 2ème année : Elles sont très proches de la valeur de référence acquise depuis 2000 mais des disparités existent néanmoins entre les parcs.

Une hausse exceptionnelle pour les huîtres en finition. On a relevé entre 47% et 30% de mortalités sur les trois parcs les plus importants en tonnage du bassin de Marennes-Oléron. En moyenne, les pertes ont atteint 35 % contre 13 % habituellement soit, près de trois fois la normale. Un précédent épisode de surmortalités d’huîtres adultes avait eu lieu en 2007 avec 23% de pertes.

La croissance est parmi les meilleures jamais observées depuis la création de l’observatoire. Pour les huîtres destinées à la consommation, le poids moyen atteint en fin de saison est en très forte augmentation.

Malgré cette croissance favorable, le rendement d’élevage à la poche est en baisse voire, négatif comme sur le parc de Lamouroux en raison des mortalités exceptionnelles sur les huîtres adultes.

L’indice de qualité de la chair relevé en décembre sur les quatre parcs de finition de l’observatoire a légèrement augmenté par rapport à la valeur habituelle. Il a atteint en moyenne, le niveau d’une huître spéciale.

Cliquer Ici pour télécharger le document

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Le 21 Août 2014

Les vieux gréements, voiles de travail à Granville

Embarquez sur les trois-mâts en bois qui allaient pêcher l'huître dans la Baie du Mont-Saint-Michel. A Granville vous avez encore 3 jours pour en profiter.



Le reportage de Stéphanie Vinot et Joel Hamard, avec Alain Chéron bénévole association des Vieux gréements granvillais et Eric Pérotin capitaine de la Granvillaise 

Source : France 3 Basse-Normandie par Alexandra Huctin

IL vous reste quelques jours, week-end compris pour vous laisser tenter. Les bisquines " La Granvillaise" et "la Cancalaise" se prêtent au jeu jusqu'à Dimanche : une petite traversée sur ces trois-mâts, direction Chausey, en groupe, pour tenter de vivre ou revivre ce que nos aïeux au XIXème siècle endurait pour aller pêcher l'huître dans la Baie du Mont-Saint-Michel.

Le" Festival des voiles de travail " met à l'honneur Granville et son riche passé maritime pour la troisième année consécutive. C'est une fête pour découvrir les vieux gréments qui permet également au grand public de prendre conscience de l’importance historique et culturelle de ce passé nautique autour duquel s’est structurée la vie sur nos côtes.

Le festival des voiles de travail est  aussi un festival destiné à la dégustation et à la promotion des produits de la mer. Près d’1.5 tonnes de produits granvillais sont servis : lançons, bulots, filets de dorade, blancs de seiche, noix de Saint-Jacques, maquereaux, moules, huîtres… directement du pêcheur à l’assiette.

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La région rencontre les conchyliculteurs de Bretagne Sud

Hier jeudi, Pierre Karleskind, vice président de la Région en charge de l'Europe, de la mer et du littoral s'est rendu dans les parcs ostréicoles avec Philippe Le Gal, président du comité régional de conchyliculture de Bretagne Sud.

Source : Ouest France par

« Je voulais rencontrer les professionnels sur leurs lieux de production pour échanger avec eux sur les différents problèmes et surtout envisager l'avenir. »
Diversifier les sources de revenus

Sur ce sujet, les visiteurs ont échangé avec Gwenael Lelabourier qui produit des moules à Penvins, en plus de ses huîtres, dans un endroit qui était réservé à l'ostréiculture.

En rencontrant Frédéric Nicolazo ils ont découvert que l'ostréiculteur se lançait dans une expérience, avec l'aide de l'écloserie de Banastère, de production d'huîtres plates dans des Perle-net sorte de paniers souples suspendus. « L'huître plate n'est pas touchée par la mortalité que nous connaissons avec la creuse, explique Frédéric. Enfin pour le moment. »

D'autres ostréiculteurs se sont ouverts vers le tourisme en se lançant dans la dégustation au chantier, avec succès comme pour Ollivier Legangneux à Pencadénic.

Mutualiser les moyens

Au programme de la visite également un entretien avec deux ostréiculteurs de Pentes, Ollivier Julien et Marc Hery qui pratiquent la vente en gros et mutualisent leurs matériels ostréicoles de façon à réduire considérablement les coûts de production.
Épauler les jeunes chefs d'exploitation

Aujourd'hui, l'âge moyen des chefs d'exploitation est de 48 ans et le nombre d'entreprises a chuté de 10 % depuis 2006.

« La Région va gérer le Fond européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP), 588 millions d'euros, pour la période 2014-2020, explique Pierre Karleskind. Maintenant il n'y aura plus qu'un seul dossier à remplir et nous pourrons réduire les délais pour aider les jeunes à reprendre des exploitations. »
Mortalité des huîtres

Pas de changement. Les taux sont toujours pareils, entre 50 % et 80 % pour les naissains et depuis 2 ans, 20 à 30 % pour les 18 mois. « L difficulté est que nous sommes dans un milieu qu'on ne maîtrise pas », explique Philippe Le Gal.

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Perle gruissanaise : fruits de mer sur un plateau

Au bout de la plage des chalets à Gruissan, la base conchylicole permet d'acheter et de savourer des huîtres, moules, fruits de mer… La perle Gruissanaise en est l'écrin.

Source : La Dépêche

Hervé Rozek est le dernier conchylicole qui travaille en famille sur la presqu'île tout au bout de la plage des chalets à Gruissan. Il y a quelques années en arrière, ils étaient encore six mais l'avant crise, la réglementation drastique ont fragilisé ces entreprises avant de les faire disparaître. «La dorade royale au début des années 2000 a été un prédateur redoutable pour les moules», confie Hervé Rozek, des moules de pleine mer sont élevées à près de 2,5 km des côtes sur des cordes. Il travaille également les huîtres, en grossissement et en affinage qui proviennent de l'étang de Thau, et les moules de pleine mer. «Nous travaillons également avec des petits pêcheurs qui nous fournissent en palourdes, oursins, télines (petits coquillages)», poursuit-il. Le conchyliculteur a su diversifier sa production et propose aussi des plateaux de fruits de mer avec crevettes, bulots, homards, encornets… «On vend même du caviar», s'exclame Hervé Rozek qui a ouvert sur le site une épicerie fine de la mer.

Balade gastronomique

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Auch : l'entreprise Moose Smokehouse se développe encore

Moose Smokehouse recherche des business angels pour pouvoir lancer ses projets de fumage de poissons à

Source : Sud Ouest par Gaëlle Richard

La solidarité, il connaît. En rugby comme dans le monde l'entreprise, Karl Moose sait autant donner que recevoir. Si l'ancien troisième ligne de l'équipe du Pays de Galles, de La Rochelle et de Bègles-Bordeaux a choisi le Gers pour implanter sa société, c'est, en grande partie, pour l'esprit d'entraide du secteur économique. Aujourd'hui, Karl Moose recherche des business angels pour lancer ses projets.

Ces anges gardiens d'entreprises sont des personnes privées ou d'autres entreprises qui apportent une somme d'argent au capital avant d'en récupérer les dividendes et de pouvoir devenir actionnaires.

Après avoir créé Moose Smokehouse à Auch en 2012, le Gallois fait de la fumaison de poisson sa spécialité. Il vend du saumon d'Écosse ou d'Irlande, bio ou conventionnel, fumé à chaud ou à froid dans son fumoir du pôle d'activité agroalimentaire (CTCPA-CRITT) de la zone Engachies à Auch.

Il propose depuis quelques mois de la brandade de saumon fumé et va bientôt sortir une gamme de veloutés, de soupes et de sauces à base de saumon fumé. Sans trahir le secret industriel, il révèle qu'il envisage de créer une technique de fumaison "100 % gasconne".

Moose Smokehouse va commercialiser ses produits sous un nouveau packaging, "plus sexy" dit le patron, mais surtout plus attrayant pour le consommateur et qui permet une meilleure conservation. Il projette donc ensuite de s'attaquer à l'export mais avant il préfère consolider les reins de son entreprise et surtout avoir de la trésorerie.

Besoin de trésorerie

"La difficulté de notre activité est qu'elle est saisonnière, précise Karl Moose. Nous réalisons environ 60 % de notre chiffre d'affaires sur la période de Noël. Ce qui signifie qu'il faut tenir tout le reste de l'année sur la trésorerie d'un mois ou deux. Et ça, c'est dur ! Surtout lorsque l'on veut investir. J'ai déjà reçu 14 business angels, mais je cherche encore de nouveaux investisseurs pour un deuxième projet...

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Algues : les Normands s'engagent dans leur valorisation industrielle

15 millions de tonnes produites dans le monde, 8 milliards d'€ de chiffre d'affaire. Ces chiffres donnent une indication des potentialités de ce marché. La Basse-Normandie y croit.

Source : Ici

Emile S. Fouda - Caen, 14

La perspective d’exploiter économiquement les algues de Basse-Normandie séduit industriels et chercheurs :15 millions de tonnes produites dans le monde, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaire.. Plusieurs projets innovants locaux sont en cours de test d’activité. De réels espoirs de développement et de création d’emplois.

En croissance de 10 %

Selon une étude de BDI, la consommation mondiale des algues est en croissance de 10 % par an. La France représente moins de 1 % de la production mondiale.

Alganact, lire Algues – Analyse – Activité, est l’une des dernières sociétés créées en date. Cette start up lancée cette année est hébergée à Normandie Incubation, où elle peaufine leur technologie avant de se jeter dans le grand bain de l’industrialisation. Le Normand Franck Hennequart et ses deux cofondateurs Jérémy Brebion et Benoist Quequegneur sont spécialisés sur la recherche de molécules bio actives dans les algues (micro et macro). Basée à Caen, la société présente déjà une expertise rare dans ce domaine. Par le biais d’une technique maîtrisée, elle se propose d’ extraire et analyser des composés d’algues. Les composés sont ensuite soumis à différents tests au terme desquels Alganact peut garantir leur authenticité et leur caractéristique.” Beaucoup d’entreprises et d’industriels  manquent d’informations sur les algues” et de ce fait “ne maîtrisent  pas toujours les effets de ces composés”, affirme encore Franck Hennequart.

Matière première disponible

Les algues constituent une matière première disponible sur les côtes normandes. Elles présentent un enjeu économique majeur tenant aussi aux différenrts intérêts induits : polysaccharides, protéines, pigments, etc. elles peuvent s’avérer utiles comme complément alimentaire, l’algue rouge par exemple, la “Palmaria palmata” est l’une des plus recherchées aussi bien par l’industrie pharmaceutique que par les industriels de l’agro alimentaire, des cosmétiques comme Les Laboratoires Gilbert (Groupe Batteur à Hérouville). “Cette algue, rare, est aussi riche en minéraux, calcium, magnésium et potassium, et en vitamines naturelles, spécifiques aux algues rouges, B9, A et B12, la vitamine B12 étant absente de tous les végétaux terrestres” constatent les experts.

Pour la société Alganact, cette filière doit pouvoir s’envisager de la culture à la transformation à destination de l’alimentation (humaine ou animale) ou à des fins médicales.

Certaines professions, comme les éleveurs d’huîtres et de moules s’apprêtent à étudier la question de la valorisation des algues soit en terme de diversification soit de lutte contre leurs effets négatifs sur les productions mytilicoles ou ostréicoles. “On sait que certaines algues comme la sagasse peuvent présenter des propriétés anti oxydant par exemple”. D’où l’intérêt des tests en cours avec des centres techniques pour déterminer “la biomasse (les volumes), les composés… Puis viendra le moment de se poser les questions pratiques d’un projet d’exploitation : études d’impact, autorisations diverses des Affaires Maritimes, partenariat, études de marchés, etc.

Des projets en cours

A observer  de près, les projets en cours autour de l’algoculture (microalgue,spiruline) en Basse-Normandie sont soutenus voire encouragés par le Conseil régional. La volonté politique de développer une filière marine intégrale semble manifeste et prend forme : des énergies marines renouvelables à la valorisation des algues (micro et macro), en passant par  l’exploitation des activités traditionnelles (pêche, aquaculture, mytiliculture, ostréiculture). Deux fermes sont également suivies en Basse Normandie, l’une à Cuves (50) l’autre à Saint Pierre Azif (14) De même deux grandes sociétés utilisant des algues de culture ou de cueillette se posent comme des leaders dans leur domaine : Cargill à  Baupte dans la Manche (fournisseurs de texture en agroalimentaire) et le Groupe Batteur à Hérouville Saint Clair (cosmétique).

Par ailleurs, un projet collaboratif AAP Synergie partenariale a reçu une subvention de 60.140 euros du Conseil régional. “Il s’agit de FUTUR’ALG  qui développe un process innovant de récolte de spiruline avec divers partenaires” (SCIRSEE Conseil, Alganact, Actalia).

Un autre projet, pilote celui-ci, investit dans la culture biologique de spiruline. La Région a accordé à HYES 15 000 euros . (l’Ecodomaine du Bouquetot ) ; Projet PIM’s labellisé pole Valorial : développement des usages, produits à base de spirulines (SCIRSEE Conseil, Biscuiterie Lonlaye l’Abbaye, Actalia). Il y a eu le programme NORMANDALG financé pour essayer de trouver des espèces d’algues à cultiver en Basse Normandie porté par le SMEL et l’Université de Caen et une participation conséquente du Conseil régional de Basse-Normandie de plus de 100 000 euros. De quoi répondre à la question “que faire de nos algues ?” posée dans ces colonnes, il y a tout juste quinze jours.

Cliquer Ici pour télécharger l'étude sur le marché des algues

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Moëlan-sur-Mer - Projet de culture d'algues: près de 300 manifestants à Trénez

Le dimanche 3 août, près de 300 opposants au projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer étaient réunis à Trénez.


Marcel Le Pennec, maire de Moëlan-sur-Mer et les associations environnementales appelaient à manifester contre le projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer. Près de 300 personnes avaient répondu à l'appel devant la plage de Trénez. Parmi elles, Françoise Grossetête, députée européen membre du PPE, siège à la commission environnement du parlement européen.

Source : Ouest France

Comme le maire et les associations, la députée européenne met en avant la spécificité du littoral en Finistère-Sud, sa biodiversité et sa protection. Le maire de Moëlan-sur-Mer espère un rendez-vous avec le préfet, en compagnie de la députée européenne. Alors que la commission des cultures marines a donné un avis favorable au projet de culture d'algues, la réponse du préfet suite à l'enquête publique, est attendue pour la deuxième moitié du mois d'août.

Le projet industriel de cultures d'algues marines qui suscite les oppositions est porté par les sociétés privées Algolesko et Bamejyot, et se situerait à près de 800 mètres de la côte et sur une surface de 300 ha. Ce projet est adossé à un élevage d'huîtres et de moules, porté par un ostréiculteur de Riec-sur-Bélon, Jo Thaëron.

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Culture d'algues à Moëlan: une réponse du préfet attendue

Moëlan-sur-Mer - 18 Août

Le projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët rebondit.

Source : Ouest-France

Dans le projet de culture d'algues marines au large de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët, une réponse du préfet est attendue aujourd'hui ou dans les jours à venir.

Le projet vise à créer des cultures marines au large des côtes de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët. Il est porté par Josick Thaeron, ostréiculteur à Riec-sur-Bélon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans les domaines de l'eau et des énergies renouvelables et implanté dans l'Ouest. Algolesko et Bamejyot sont les noms des deux sociétés.L'enquête publique qui s'est tenue du 4 au 18 janvier, portait sur une demande d'autorisation d'exploitation d'une surface totale de 262,50 ha pour l'élevage d'algues brunes sur cordes en eau profonde et sur 37,50 ha d'élevages divers : huîtres, moules, coquillages, algues sur corde en eau profonde.

De nombreuses associations s'élèvent depuis contre le projet pour diverses raisons : enquête publique trop discrète, absence de cahier des charges, crainte pour la biodiversité marine et littorale, pour l'environnement, pour la pêche et la plaisance, nuisance due aux transports…

Alors que de nouvelles informations sur sa teneur, dont la diminution de surface d'élevage et un plus grand éloignement de la côte, elles ont à nouveau écrit au préfet. Après l'enquête publique puis l'avis favorable de la commission cultures marines de la direction départementale des territoires et de la mer, il doit lui aussi apporter sa décision aujourd'hui ou dans les prochains jours. Les associations lui demandent de différer sa réponse.

Projet Algolesko : réponse préfectorale attendue cette semaine



Moëlan-sur-Mer - 18 Août

Bamejyot, parcelles en vert sur la carte, abandonnerait sa parcelle la plus grande pour se concentrer sur celle de 37.5 ha. L'ensemble des parcelles restantes seraient reculées par rapport au littoral, selon un courrier du préfet aux associations de défense de l'environnement, du littoral et de la mer.

Source : Ouest France par Béatrice Griesinger

Pourquoi ? Comment ?

Quel est le projet mené par les sociétés Algolesko et Bamejyot ?

Il s'agit d'un projet visant à créer, au large des côtes de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët, des cultures marines. Le projet est porté par Josick Thaeron, ostréiculteur à Riec-sur-Bélon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans les domaines de l'eau et des énergies renouvelables et implanté dans l'Ouest. Algolesko et Bamejyot sont les noms des deux sociétés.

L'enquête publique, qui s'est tenue du 4 au 18 janvier, portait sur une demande d'autorisation d'exploitation d'une surface totale de 262,50 ha pour l'élevage d'algues brunes sur cordes en eau profonde et sur 37,50 ha d'élevages divers : huîtres, moules, coquillages, algues sur corde en eau profonde.

Algolesko créerait 3 parcelles en mer de 37,50 ha l'une et de 75 ha pour deux autres ; Bamejyot opterait pour deux concessions l'une de 75 ha d'algues et l'autre de 37,50 ha de production diverse. L'espèce d'algue retenue est une algue locale de Trévignon, étudiée et recommandée par Ifremer. Au départ, les porteurs de projet demandaient une concession de 35 ans. Les mêmes initiateurs démarrent, parallèlement, une production similaire à Lesconil, où le préfet a accordé une concession de 15 ans. La commission cultures marines de la direction départementale des territoires et de la mer a donné son accord le 18 juin.

Que se passe-t-il après l'accord de la commission cultures marines ?

La commission cultures marines a donné son avis le mercredi 18 juin. Par neuf voix sur dix, elle s'est déclarée favorable au projet. Avant de donner son avis, elle a rencontré, pendant 2 h 30, Marcel Le Pennec et Jacques Juloux, respectivement maires de Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët, Claude Jaffré, adjoint au maire de Riec-sur-Bélon ainsi que les porteurs de projet, Josick Thaeron et Philippe Legorjus.

Présente aussi, une représentante de la Région pour présenter le plan Breizh Alg qui doit permettre à la Bretagne de moins recourir à l'importation d'algues, voire de ne plus y recourir, et d'organiser la filière dans la région. Au cours de cette réunion d'échanges, la commission a accepté de conseiller une réduction dans le temps de la concession, et de proposer l'interdiction de traitements chimiques.

Depuis ce feu vert, le préfet a, selon les informations de diverses associations environnementales qui s'opposent au projet, 60 jours pour se prononcer. Elles attendent une réponse ce 18 août.

Quelles sont les oppositions ?

Elles émanent du maire de Moëlan-sur-Mer, Marcel Le Pennec et de diverses associations : Amis des chemins de ronde, Plaisanciers et usagers du Bélon, Bretagne vivante, Doëlan-Clohars environnement, Eau et rivières de Bretagne ainsi que Rivières et bocage Bélon-Brigneau-Merrien.

Elles sont vent debout contre le projet, fustigent la discrétion de l'enquête publique, les premières subventions accordées au projet, la taille et la longévité du projet, craignent pour la biodiversité du littoral et des fonds marins, s'inquiètent de l'organisation du transport terrestre des algues récoltées...

Une pétition a vu le jour sur internet et circule en version papier. Manifestations et réunions publiques se suivent pour marquer l'opposition au projet.

Quelles sont les avancées ?