mercredi 22 juillet 2015

Pescatourisme : Embarquement immédiat avec les professionnels de la mer


Plus de Baignassout’, ni de Chinchard…. En finir avec tous les vocables pas très gentils accolés aux touristes et autres estivants de passage sur les côtes… Pêcheurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, paludiers et autres travailleurs de la mer font preuve de la plus grande hospitalité… Accueil sur les lieux de travail. Sortie en mer. Dégustation des produits….

Laurette Techoueyres, ostréicultrice à la retraite, évoque, avec passion et inquiétude, « son » village, Le Canon, au cœur de la presqu'île (ndlr Arcachon-Cap-Ferret) : « L'huître, c'est le Bassin, c'est ce qui fait la vie sur le Bassin. Et c'est le dernier rempart avant la banalisation. Si un jour il n'y a plus d'ostréiculture, ici, ça deviendra Saint-Tropez. » Source : Cap-Ferret : Laurette et la douceur du Canon (Sud-Ouest)

Derniers remparts à la banalisation, les professionnels de la mer accueillent les touristes en quête de découverte. Tourisme de découverte face au tourisme de masse…

La Mer se cultive, la Mer nous cultive


Morbihan - Bretagne

Découverte des métiers de la Mer
Visites ostréicoles
Création artistique
Gastronomie

La mer se cultive, la mer nous cultive est une opération de découverte des activités maritimes dans le Morbihan. Elle est l’aboutissement d’un partenariat unique entre professionnels de la mer, du tourisme, de l’environnement et d’artistes, réunis autour d’un enjeu commun : valoriser des hommes, des métiers et leurs interactions avec les milieux naturels et permettre au visiteur de découvrir et de comprendre ces équilibres.

Avec ces professionnels, expérimentez un autre littoral !

Téléchargez ici le programme 2015 (du 01/04/2015 au 31/10/2015)


Exemples d’immersion dans le monde de la pêche et de la conchyliculture

Arcachon - Embarquez avec les professionnels de la mer du bassin :

Ostréiculteurs et pêcheurs embarquent des touristes sur leur bateau de travail. Cette initiative, appelée Pescatourisme, propose au public un tourisme authentique, différent, une plongée au coeur du métier de pêcheur ou d'ostréiculteur, sur le Bassin d'Arcachon.

Tarif 2015 : 45 euros par personne sur un bateau de pêche / 45 euros sur un bateau d'ostréiculteur, avec dégustation. Quatre à cinq heures de sortie. Demi-tarif pour les enfants de 8 à 12 ans... Tarif famille pour la sortie à la marée avec un ostréiculteur (voir dépliant ci-dessous)

Télécharger Ici le dépliant "Découvertes maritimes 2015".

Pour de plus amples renseignements sur les découvertes maritimes du bassin d'Arcachon : Route de l'huître et du patrimoine maritime

Bilan et reconnaissance des 4 premières années de Pescatourisme sur le bassin d'Arcachon

Les pescatouristes embarquent avec les pêcheurs et les ostréiculteurs...

Les films du Siba (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) sur le pescatourisme et les Bicyclettes Bleues, réalisés  en 2014, ont reçu l'Awards de bronze lors du séminaire du réseau européen Farnet (European Fisheries Areas Network) qui s'est déroulé les 2 et 3 mars 2015 à Bruxelles. Ces projets ont été sélectionnés parmi plus de 10 000 autres, tous soutenus par le programme européen Axe 4 du FEP dans toute l'Europe.

Jean-Michel Labrousse, président  départemental des pêcheurs, a présenté le pescatourisme mis en place en 2010 sur le bassin d'Arcachon et le soutien su syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon. 1100 passagers ont embarqué en 2014 sur les navires des 25 professionnels, pêcheurs et ostréiculteurs, qui participent au pescatourisme.

Clip "Pescatourisme, vis ma vie"




Participez à l'événement Les Bicyclettes Bleues 2014




"Ces films ne sont pas artificiels, ils montrent la vraie vie des gens du Bassin" rappelle Isabelle Galinier, la directrice du pôle tourisme du Siba, à l'initiative de ces films, mis en ligne sur les sites des offices de tourisme des communes du bassin d'Arcachon."Nous travaillons sur l'idée des vraies vacances et  du partage avec les touristes que nous accueillons. Nous ne sommes pas un territoire comme les autres". Source : Sud Ouest

Vendée Atlantique. 7 Escales gourmandes sur la route de l'Huître Vendée Atlantique

L'ostréiculture est un secteur économique qui a aussi une dimension touristique. 

7 Escales gourmandes sur la route de l'Huître Vendée Atlantique 

Cliquer Ici pour plus d'informations sur les tarifs et sur les différentes escales gourmandes de la route de l'huître "Vendée Atlantique"

Quand l'huître prend une dimension touristique 

Source : Ouest France Entreprises  (15 août 2013)

Jeudi 8 août, l'entreprise Lusseau, sur le port des Brochets, à Bouin en Vendée, est une étape des rencontres gourmandes. Toute l'année, ils font partie des sept étapes gourmandes du domaine Huîtres Vendée Atlantique.

Une histoire de famille

L'établissement de la famille Lusseau est, chaque jeudi, une escale gourmande orchestrée par Gaëlle et Sébastien Lusseau. Ils font partie de la troisième génération conchylicole de cette famille.

Celle-ci propose la découverte du milieu ostréicole, avec l'histoire de leur entreprise, construite dans les années 50.

Une histoire écrite par René Lusseau, qui arrivait de Charente-Maritime, puis reprise par leur père, Michel Lusseau.

Depuis dix ans, Sébastien, pour la partie ostréicole et Gaëlle, pour les visites du domaine et les dégustations dans un bar à huîtres, Fleurs des flots, ont repris l'affaire familiale.

À la découverte du domaine

Tout l'été, ils font découvrir le parcours et l'histoire de l'huître. « Comment est arrivée l'huître portugaise au XIXe siècle, puis sa disparition dans les années 70. La découverte de nouvelles souches japonaises qui font le bonheur des ostréiculteurs, malgré les signes de fatigue de cette espèce, suite à un virus qui touche les jeunes huîtres. » On y découvre des claires, mais aussi les bassins d'affinage, sans oublier l'évolution des supports de captage.

Visites, tous les jeudis, à 10 h, et sur rendez-vous. Contact : Fleurs des flots, tél. 02 51 68 84 23.

Au Pays basque, plusieurs bateaux pratiquent le pescatourisme, à Saint-Jean-de-Luz et à Hendaye.

Voyage au cœur de la pêche sur le bateau Ordagna, grâce au pescatourisme. Il est 5 h 45. Il fait encore nuit. La baie de Saint-Jean-de-Luz est endormie. Le bateau fend les vagues, noires comme de l'encre. La lune et les étoiles accompagnent l'embarcation. Au loin, on aperçoit la lumière des lampadaires, petites lucioles qui picorent la côte. Le soleil se lève en compagnie du phare de Biarritz. Un dégradé de bleu, violet, vert, jaune et rouge. Le profil de la Rhune se dessine au loin. Le bateau file sur l'eau. Il est libre. Voici le spectacle auquel assistent tous les jours les deux membres de l'équipage du bateau de pêche, l'Ordagna. « On est des privilégiés. C'est magnifique ici », confirme entre deux bouffées de cigarette, Marco Auffrat, le matelot du bateau. « C'est sûr qu'ici, on n'a pas d'embouteillages le matin en partant au boulot », avoue en souriant Pierre Courtiau, le patron pêcheur de ce petit navire.

lundi 20 juillet 2015

Agriculteurs en colère. Intermarché : Poissons de la Scapêche ciblés !



Mois de Juillet 2015

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Le 22 Juillet 2015

Crise des éleveurs : Les produits de la Scapêche pris pour cible


Des camions de l'armement Scapêche ont été vidés par des agriculteurs, la nuit dernière, à Ploërmel. Une action condamnée par le monde de la pêche.

Source : Ouest France
La nuit dernière, près de Ploërmel, plusieurs camions frigorifiques transportant du poisson appartenant à l'armement Scapêche (groupe Intermarché) ont été pris à partie et vidés de leur cargaison par des agriculteurs en colère.

100 tonnes de poissons déversées

Près de 100 tonnes de poissons ont été déversées sur la chaussée, et donc perdues pour la commercialisation.

"Nous respectons les règles du jeu"

La Scapêche déplore cette action menée par les agriculteurs. "On comprend la colère du monde agricole, indique Fabien Dulon, directeur général de la Scapêche. Mais nous, nous respectons les règles du jeu."
Même condamnation du côté du Comité régional des pêches maritimes de Bretagne et du Comité départemental des pêches du Morbihan.

"Des poissons pêchés par des Bretons"

"Ces camions ne transportaient pas de la nourriture importée, mais bien des poissons pêchés par des navires français, des pêcheurs bretons et destinés à des mareyeurs de Lorient", note Olivier Le Nézet, le président des deux comités des pêches.

Entre 800 000 et 1 million de préjudice

Pour la Scapêche, ce mouvement d'humeur des agriculteurs représente un préjudice estimé entre 800 000 et 1 million d'euros.

De son côté, la FDSEA, gênée aux entournures, assure que l'action visée est le fait "d'éléments isolés, n'appartenant pas à la Fédération".

Réunion de concertation vendredi

Une réunion de concertation entre le syndicat agricole et les représentants de la pêche professionnelle est programmée ce vendredi à Lorient.

Dans Le Télégramme : Camions vidés. Les pêcheurs exigent réparation

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Le 20 Juillet 2015

Grand Voyage de L'Hermione : Le K8 quitte le Canada pour Saint-Pierre-et-Miquelon

20 juillet 2015 : Sur les traces de L'Hermione depuis le 18 avril 2015, l'équipage du Lycée Maritime de La Rochelle à bord du voilier K8 quitte les terres américaines... Dernière escale Saint-Pierre-et-Miquelon avant de rejoindre la France au début du mois d'août...

Canada Atlantique 

Nouvelle-Ecosse, au pays du homard "Homarus americanus"

En 2014, la valeur au débarquement de l’ensemble des pêcheries de homard du Canada s’est chiffrée à 853 M$ CA, somme la plus élevée parmi toutes les pêcheries du pays. Une proportion de 79 pour cent de cette somme, soit 671 M$ CA, a été générée par les pêcheurs indépendants de la pêcherie de homard au casier exploitée dans la baie de Fundy, le plateau néo-écossais et le sud du golfe du Saint-Laurent (en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick), qui constitue le moteur économique de nombreuses collectivités côtières du Canada atlantique.

La pêcherie côtière du homard de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick obtient la certification MSC

La quasi-totalité du homard du Canada atlantique est désormais certifiée durable

Source : Marine Stewarship Council

La pêcherie de homard (Homarus americanus) au casier exploitée dans la baie de Fundy, le plateau néo-écossais et le sud du golfe du Saint-Laurent (en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick) vient d’être certifiée selon le Référentiel du Marine Stewardship Council (MSC). À l’issu d’une évaluation indépendante menée par SAI Global, le homard provenant de cette pêcherie peut désormais porter l’écolabel bleu du MSC indiquant qu’il provient d’une source durable et bien gérée.

Cette pêcherie joint les rangs d’un groupe distingué de 259 pêcheries certifiées MSC à la grandeur du monde qui aident à protéger la santé des écosystèmes marins pour l’avenir.

« Le MSC félicite les pêcheurs, les expéditeurs de homard vivant, les transformateurs et les acheteurs/courtiers de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick d’avoir uni leurs forces pour franchir cette étape importante,  indique Jay Lugar, directeur des programmes du MSC pour le Canada. La certification de cette pêcherie est une bonne nouvelle à la fois pour les marchés mondiaux qui accueilleront ce volume important de homard certifié MSC, et pour le Canada, qui figure parmi les dix principaux pays où se pratique la pêche. Près de 67 pour cent des pêcheries canadiennes sont maintenant engagées dans le programme MSC, ce qui consolide d’autant plus la position du Canada à titre de chef de file mondial en matière de durabilité des produits de la mer. »

À propos de la pêcherie de homard au casier de la baie de Fundy, du plateau néo-écossais et du sud du golfe du Saint-Laurent


Cette pêcherie se situe dans la zone économique exclusive (ZEE) du Canada et regroupe 4 152 pêcheurs autorisés qui opèrent exclusivement dans les zones de pêche du homard (ZPH) 23, 25, 26A et 26B (unité de certification 1); les ZPH 27 à 33 (unité de certification 2); la ZPH 34 (unité de certification 3); et les ZPH 35 à 38 (unité de certification 4). D’après les dernières statistiques publiées par Pêches et Océans Canada, les pêcheurs de ces pêcheries auraient débarqué 63 366 tonnes, ou environ 75 pour cent du débarquement total de homard au pays, en 2014.

Les États-Unis constituent le principal marché commercial pour ce homard, suivis de l’Europe (surtout la Belgique, la France et le Royaume-Uni) et de l’Asie (principalement la Chine, le Japon et la Corée du Sud). Le homard pêché au Canada est vendu en quantités importantes, vivant et transformé (queues de homard surgelées, homard entier surgelé et chair de homard), sur tous ces marchés.

Le client porteur de la certification pour cette pêcherie est la Nova Scotia and New Brunswick Lobster Eco-Certification Society, une société formée par un collectif d’acteurs intéressés, dont des pêcheurs, des courtiers/acheteurs, des expéditeurs et des transformateurs, dans le but d’obtenir la certification pour cette pêcherie. La société regroupe la majorité des associations de pêcheurs des deux provinces, la plupart des grands transformateurs et de nombreux expéditeurs, acheteurs et courtiers qui fournissent le homard de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick aux marchés mondiaux depuis des générations.

« L’obtention de la certification MSC est une réalisation remarquable pour l’industrie canadienne du homard, affirme Eugene O’Leary, président de la Nova Scotia and New Brunswick Lobster Eco-Certification Society. C’est le résultat d’une collaboration industrielle entre plusieurs provinces et avec des compétiteurs, ce qui est en soi tout un exploit pour une industrie réputée pour son indépendance féroce. La certification nous permettra d’assurer la viabilité de la ressource à long terme et de positionner la plus importante pêcherie de homard du Canada dans les marchés internationaux en pleine croissance. Je suis personnellement très fier du travail que nous avons accompli et que nous continuerons d’accomplir pour maintenir la certification. »

Retour sur tout le périple de L'Hermione et de l'équipage du Lycée maritime et aquacole de La Rochelle depuis le 18 avril 2015 au départ de La Rochelle (Île d'Aix) : Grand Voyage de L'Hermione : Mission "Plancton" confiée au Lycée maritime de La Rochelle

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Le 19 Juillet 2015

Fête de la Mer à Dieppe : hommage à ceux qui ont péri en mer



Journée de fête pour les uns, la Fête de la Mer est aussi pour d'autres la journée durant laquelle ils rendent hommage à leurs parents morts en mer. Grégory Archiapati et Judikaëlle ont participé à la sortie en mer avec les familles et les pêcheurs. Voyez leur reportage avec les interviews de :

    Alain Hérout
    Emilie Villeneuve, patronne de l'Equinoxe
    Dominique Patrix, conseiller municipal délégué à la pêche et aux affaires maritimes

jeudi 16 juillet 2015

Earthfarce : Manuel de l'éco-guerrier par l'égo-logiste Paul Watson

Earthforce : Manuel de l’éco-guerrier

Capitaine Paul Watson

Editions ACTES SUD, 185 p.

Pendant les vacances, vous allez peut-être vous trouver sur le Tour de France des conférences de  Paul Watson dit l'écopirate, ou bien croiser l'un des bateaux de sa flottille notamment le "Brigitte Bardot", ou le "Columbus", voilier de Jean-Yves Parlier, navire ambassadeur à la cause de Sea Shepherd, association créée par Paul Watson..

Napauléon Watson, l’égo-logiste.

Paul Watson place la réédition de son manuel de stratégies pour défendre la planète (1993) sous l’égide de Napoléon, dont il admire le charisme. Nul doute qu’il en fasse son modèle, lorsqu’il s’agit de contrôler son image et de manipuler les médias en créant « un mythe autour de sa personne ». Ce charisme est « au service de la Terre et de tous ses enfants ». Mais ces enfants ne sont pas seulement « les animaux humains », parce que « la vie d’un humain a autant de valeur que celle d’un animal. La vie d’un animal a autant de valeur que celle d’une plante. La vie d’une plante a autant de valeur que la montagne ou le lac ». Mieux, « les vers, les fourmis, les bactéries et les poissons sont plus importants que les êtres humains ». De ce fait, les productions culturelles des humains « n’ont aucune valeur pour la Terre quand on les compare à n’importe quelle espèce d’oiseau ».

dimanche 12 juillet 2015

En Hollande, les moules passent par la criée


Revue de presse de Juillet 2015

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Le 23 Juillet 2015

En Hollande, les moules de Zélande passent par la criée

Vente des moules de Zélande à la criée d'Yerseke (+ de 50 000 tonnes chaque année)

Avant la grande braderie de Lille (premier week-end de septembre), les journalistes de France 3 Nord-Pas-de-Calais) sont allés enquêter en Zélande pour en savoir plus sur la qualité des moules...

Le plat de la traditionnelle braderie de Lille, la moule-frites, se prépare avant le premier week-end de septembre. Aujourd'hui la récolte des moules en Zélande, cette province du sud-ouest des Pays-Bas.

Ce matin, sur le petit port d'Yerseke, un bateau revient chargé de moules. Pêchées hier soir dans l'extrême nord des Pays-Bas, le Waddenzee. Les acheteurs viennent examiner la marchandise, pendant qu'un officier assermenté prélève un échantillon du produit.

"Ici c'est le produit brut. En fonction de ce qui est prélevé comme échantillon, on va voir le pourcentage de déchets, de crabes, de caillous. Avec seulement 2 kilos on va déterminer le poids de toute la cargaison", explique un pêcheur.





Récolte des moules de Zélande

Scellés, les mollusques sont ensuite pesés et examinés à la loupe. Depuis 150 ans, ce village de 6500 habitants vit au rythme de la mytiliculture. Six entreprises, 70 navires y sont dédiés. La moule de Zélande est livrée dans le monde entier. Un business bien rodé.

Dans cette ambiance feutrée, chaque négociant note le prix qu'il souhaite payer. Le lot du jour est d'excellente qualité. Il sera vendu 1,65 euro le kilo. Le bateau reprend la mer, direction le parc de l'acheteur, délimité par des piquets. Où il va décharger le nouveau stock.

Dégorgement, ébarbage, calibrage, triage puis refroidissement. La saison a démarré le 8 juillet. Alors évidemment, les entreprises tournent à plein régime. Delta Mossel est le principal fournisseur de la braderie de Lille.

Une grosse semaine en perspective pour le mytiliculteur. Qui nous promet cette année un bon cru : une moule de Zélande charnue à un prix attractif pour le bonheur des 2 millions de bradeux.

France 3 : Braderie de Lille : la récolte des moules de Zélande

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Le 22 Juillet 2015

Tout savoir sur l’industrie du saumon d’élevage à la sauce Marine Harvest



Salmon Farming Industry Handbook 2015 Marine Harvest

Tous les ans, la multinationale norvégienne Marine Harvest édite le fameux "Salmon Farming Industry Handbook 2015 ". Un document de 89 pages tout à la gloire du saumon d'élevage dans le monde, et tout particulièrement dans les pays où Marine Harvest a choisi d'élever ses saumons : Norvège, Chili, Ecosse, Canada, Irlande, Féroé,...

Pourtant, le saumon sauvage n'a pas dit son dernier mot...


Cliquez Marine Harvest pour accéder au Salmon Farming Industry Handbook 2015

ou Ici pour télécharger directement le document

Seafoodsources nous donne quelques infos : Salmon farmer uncovers industry in handbook

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Le 21 Juillet 2015

Biodiversité

Chili : Massacre de lions de mer dans les élevages de saumon

Lion de mer - Photos Facebook Oceana Chile/Cristián Moreira

Au sud du Chili, des éleveurs de saumon sont pris en flagrant délit de massacre d'un lion de mer dans la salmoniculture "Yadrán" (région de Aysén)... Autour des élevages, les industriels de saumon "chassent" la biodiversité... Tous ces lions de mer et autres mammifères marins qui détruisent les cages à saumons et qui mangent leurs "bénéfices"...


Condenamos enérgicamente este brutal y cruel acto cometido contra un lobo marino por la empresa salmonera Yadrán, en Ays...
Posted by Oceana Chile on Miércoles, 15 de julio de 2015




Biodiversité

Nomination de Gilles Boeuf comme conseiller scientifique dans l’équipe de Ségolène Royal

Gilles Boeuf est nommé conseiller scientifique pour l’environnement, la biodiversité et le climat au cabinet de Ségolène Royal, ministre de l’Écologie du Développement durable et de l’Énergie.

Gilles Boeuf est aussi un pionnier de la salmoniculture chilienne : Les pêches et les cultures marines au chili. État de développement en 1985. Étude plus approfondie de la salmoniculture par Gilles Boeuf... Cliquer Ifremer pour télécharger ce rapport

Gilles Boeuf est depuis février 2009 président du Muséum National d’Histoire naturelle. Chercheur mais aussi passeur de savoirs, il est un spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité, marine et terrestre. Il a également beaucoup travaillé sur les bases biologiques de l’aquaculture. Il est l’auteur de plus de 400 articles scientifiques, de vulgarisation scientifique, de chapitres de livres, de communications. Il a fait plus de 100 missions à l’étranger à destination d’une cinquantaine de pays. Il fait de nombreuses conférences publiques mais aussi des présentations à  destination des personnels de collectivités, de grands établissements ou d’entreprises, essentiellement sur la vie dans les océans, les ressources vivantes, le rôle de l’eau dans le vivant et sur la biodiversité.

En octobre dernier, Gilles Boeuf a été élu professeur invité au Collège de France, à la chaire « Développement durable – Environnement, Energie et Société », où il dispense ses cours sur la biodiversité, son évolution et ses croisements avec l’humanité. Il a aussi reçu en novembre 2013 à Monaco la Grande Médaille Albert Ier, distinction décernée par l’Institut océanographique à un chercheur scientifique. Il est Président du Conseil scientifique du CIRAD, de la commission environnement de la Fondation de France, du Conseil Scientifique d’Agropolis International à Montpellier, du Pôle d’entomologie forestière de l’ONF-OPIE, du CEEBIOS (Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis) et de la Réserve naturelle de la Massane, dans les Pyrénées Orientales. Il est membre de la Commission Française de l’Unesco, chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite. Il a été préfigurateur de l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité).

Lire dans Aquablog : Chili. Le saumon pollue la vie des chiliens et de leur océan

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Le 20 Juillet 2015

Proposition des Douanes

Développer l'aquaculture pour améliorer la balance commerciale des produits halieutiques


La France affiche un déficit croissant pour les produits de la pêche et de l’aquaculture (-3,6 milliards en 2014, après -2,2 milliards en 2004). La production s’avère en effet insuffisante pour  couvrir  la  consommation nationale,  d’où  un  surcroît  d’importations  en valeur. Ces dernières concernent  surtout des produits de grande consommation (saumons, thons, crevettes) sur lesquels se concentrent les  déficits. Leur creusement s’observe notamment avec la Norvège et les pays émergents d’Asie et d’Amérique, qui dégagent des excédents en hausse, grâce au développement de l’aquaculture.

Les pays excédentaires développent l’aquaculture

Au niveau mondial, la France affiche le 4ème déficit sur les produits de la pêche et de l’aquaculture (-4,6 milliards de dollars en 2013), derrière le Japon (-11 milliards), les Etats-Unis (-10 milliards), et l’Italie (-4,7 milliards).

En Europe, à l’exception notable des pays nordiques (Norvège, Danemark et Suède) où l’aquaculture se développe, la plupart des autres pays présentent des déficits croissants, y compris les pays producteurs (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal). La capture, soumise à quotas, recule et l’aquaculture, en général, est peu développée. La France reste bien placée dans le domaine aquacole (un tiers de la production issue essentiellement de la conchyliculture et de la pisciculture), mais sa production baisse de 1,7 % par an au cours des 10 dernières années.

La Norvège, premier exportateur mondial avec 11 % de parts de marché, affiche l’excédent le plus important (+9,5 milliards de dollars). Le dynamisme de ses exportations s’explique par le doublement de la part de l’aquaculture dans la production (un tiers en 2014).

La Chine, avec 8 % de parts de marché, est le deuxième fournisseur mondial et présente le deuxième excédent (4,8 milliards de dollars). Elle est le premier producteur aquacole au monde, avec trois quarts de sa production issue de l’élevage. Les autres pays excédentaires sont surtout ceux d’Asie et d’Amérique, où la part de l’aquaculture est également importante et progresse rapidement. L’élevage représente ainsi la moitié de la production au Vietnam, en Inde et au Bangladesh. Cette part est plus faible (un tiers) dans les pays producteurs d’Amérique latine (Equateur, Chili), mais elle a doublé en dix ans.


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FranceAgriMer

Chine - Appel à candidature pour les agréments à l'exportation de produits de la mer « vivants »

Huître : n°1 du commerce extérieur avec plus de 35 millions d'euros d'excédent en 2014



Agrément des établissements en vue d'exporter des produits de la mer « mollusques vivants » en Chine

La Chine est le plus gros importateur mondial de produits de poissons et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques. Elle importe chaque année pour plus de 10 milliards d’euros soit 3 millions de tonnes de produits aquatiques. À ce jour, des centaines d’entreprises étrangères possèdent un agrément du CNCA. La concurrence sur le marché chinois est croissante avec la présence de fournisseurs issus pour l’essentiel d’Asie ou des USA. La France se situe en 15ème fournisseur (140 M€, 45.000 tonnes). Les  produits vivants français (mollusques, crustacés, ..) occupe une part limitée avec 6M€ et 1500 tonnes. En recherche de clarification sur ses fournisseurs, la Chine manifeste un intérêt marqué pour l’offre française en matière produits de la mer « vivants ».

jeudi 9 juillet 2015

Le Monde Diplomatique : Claude Julien doit se retourner dans sa tombe...


L’altermondialiste Claude Julien, responsable du Monde Diplomatique pendant 18 ans, défendait les droits de l’homme, l’autodétermination des peuples et surtout en tant que journaliste engagé il ne manquait aucune occasion de dénoncer l’impérialisme américain partout dans le monde.

« Personnalité exceptionnelle, par la puissance de ses convictions, la singularité de son talent et l’étendue de sa culture, Claude Julien a marqué définitivement l’histoire du Monde diplomatique. Il a exercé une influence décisive sur plusieurs générations de jeunes journalistes qui ont admiré en lui la force de son caractère, les qualités de son écriture, la fermeté de ses idées, la générosité de son engagement et la passion de ses combats en faveur d’un journalisme irrévérencieux, et d’un monde plus juste, plus pacifique, moins inégalitaire et plus solidaire... » (*)

Aujourd’hui, Le Monde Diplomatique organise une table ronde « Changement climatique et santé de l'océan » en partenariat avec la Fondation Bertarelli, une institution qui s’est illustrée lors de la création du parc marin des Chagos dans l’Océan Indien.

mardi 7 juillet 2015

Consultation du public : les dés ne sont-ils pas pipés ?


Consultation publique de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) sur l’alimentation aquacole durable

Les citoyens sont régulièrement amenés à donner leur avis sur des sujets les plus divers lors de consultations "internet" ouvertes à tout le monde... Des consultations organisées par la puissance publique ou par des organisations privées telles que des ONGE... Croissance bleue, éolien offshore, gouvernance des océans, gestion des pêcheries et aquaculture durable sont des thématiques qui font de plus en plus souvent l’objet de ce type de consultation publique...

L’objectif des consultations du public serait de « recourir, préalablement à l’adoption d’un acte réglementaire, à la consultation sur Internet des personnes... » afin de mieux orienter des décisions après avoir recueilli les différents points de vue des particuliers, associations, entreprises...

Derrière une façade démocratique, les règles qui régissent ces consultations, sont-elles objectives ? Les citoyens ont-ils tous les éléments en main pour répondre en toute objectivité et dans l’intérêt général ? Les dés ne seraient-ils pas pipés ?

Réponses en prenant deux consultations en cours :

Les manœuvres informationnelles sur la gouvernance des océans



La Commission européenne a lancé le 4 juin dernier une consultation publique sur la gouvernance des océans ouverte jusqu’au 15 septembre 2015. Cette démarche couvre les dernières avancées sur la question du Blue Charity Business ainsi que sur la question de la financiarisation et de la privatisation des océans. Le cadre/justificatif immédiat concerne la problématique de la Haute Mer, mais le débat peut être élargi éventuellement à un champ de réflexion plus large. A Bruxelles, les lobbyistes des trusts caritatifs nord-américains sont notamment à la manœuvre pour conforter leur place comme ‘influenceur’ non désintéressé de la gouvernance des océans.

lundi 6 juillet 2015

Au Canada, les pêcheurs se mobilisent contre l'exploration pétrolière dans le Golfe du Saint-Laurent


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Mois de Juillet 2015

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Le 23 Juillet 2015

Canada Atlantique

L’industrie de la pêche se prononce contre l’exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent !!


« Golfe Saint-Laurent Depths fr » par © Ewan ar Born & Sémhur / Wikimedia Commons. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Dix-huit associations de pêcheurs, d’usines et d’aquaculteurs écrivent une lettre aux ministres fédéraux des Pêches, de l’Environnement et des Ressources naturelles…

Source : Enjeux Energies

Messieurs les Ministres,

Nous, les représentants de l’ensemble de l’industrie de la pêche du golfe Saint-Laurent, vous écrivons aujourd’hui pour vous informer que nous nous opposons au développement de l’industrie pétrolière dans le Golfe tant qu’il n’y aura pas eu de réelle évaluation de ses impacts sur nos activités.

Compte tenu que le processus des évaluations environnementales associé au forage exploratoire a été réduit à un simple examen préalable et que cette façon de faire ne nécessite aucune consultation publique pour les utilisateurs du Golfe, nous exigeons que le projet Old Harry soit soumis à une commission d’examen, de même que tout autre projet du même type qui pourrait voir jour dans le Golfe.


Comme représentants des pêcheries nous voulons rappeler au gouvernement fédéral que le Golfe est une grande zone de pêche commune et qu’aucun déversement accidentel ne sera retenu par les frontières provinciales.

Même si d’une province à l’autre le sous-sol marin et la colonne d’eau du Golfe sont gérés différemment, nous tenons à souligner que la Loi canadienne sur les évaluations environnementales, la Loi sur les océans, la Loi sur les pêches et la Loi sur les espèces en péril doivent être respectées. Le point commun entre tous ces règlements d’envergure, c’est qu’ils s’appliquent au golfe Saint-Laurent comme unité géographique, dans laquelle circule un seul fluide où les stocks de poissons se déplacent naturellement et sont partagés entre les communautés riveraines.

En tant que Ministres représentants l’Office national de l’énergie, la Loi canadienne sur les évaluations environnementales, et la Loi sur les pêches, nous vous demandons de remplir vos responsabilités de ministres et d’évaluer les impacts réels de chacune des phases d’implantation de l’industrie pétrolière sur les pêches commerciales pour l’ensemble du Golfe Saint-Laurent.

À défaut de soumettre en toute objectivité et sous l’œil aguerri de la science qui conclurait que le forage en mer ne pose pas un véritable risque envers notre écosystème et nos ressources renouvelables, nous vous demandons de suspendre toute activité d’exploration pétrolière, incluant les relevés sismiques, dans le Golfe Saint-Laurent.

Veuillez agréer, Messieurs les Ministres, l’expression de nos sentiments distingués.

Développement pétrolier : le golfe se mobilise

Un regroupement de pêcheurs et des communautés du golfe Saint-Laurent interpellent trois ministres conservateurs sur un possible déversement pétrolier dans le golfe.

Source : Radio Canada

Dans une lettre adressée à la ministre des Pêches Gail Shea, au ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford et à la ministre de l'Environnement Leona Aglukkaq, des représentants de l'industrie de la pêche du golfe Saint-Laurent affirment qu'ils s'opposent à ce développement pétrolier, tant qu'il n'y aura pas eu de réelle évaluation de ses impacts sur leurs activités de pêche.

Les auteurs de la lettre exigent que le projet Old Harry soit soumis à une commission d'examen.

Enjeux importants pour l'industrie de la pêche

Le porte-parole sur les hydrocarbures de l'Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie, Réginald Cotton, estime que ce regroupement s'imposait. « S'il y a une seule voix, peut-être que quelqu'un va nous écouter », lance M. Cotton.

Ce dernier souligne qu'actuellement les connaissances ne permettent pas une exploitation sécuritaire pour l'industrie de la pêche. « Il a été démontré clairement qu'un déversement à Old Harry aura des conséquences jusqu'au Saguenay », souligne le pêcheur qui fait valoir que peu de travaux ont été réalisés sur les conséquences d'un déversement en hiver.

« On n'est pas dans l'Atlantique, poursuit M. Cotton, le golfe est un petit milieu fermé. »

Le porte-parole québécois du regroupement croit que le gouvernement n'est pas conscient des enjeux. Pêcheur de poisson de fond, Réginald Cotton rappelle qu'Ottawa a dû débourser aux pêcheurs entre 3 et 4 milliards de dédommagements lors de l'imposition du moratoire sur la morue. « Là, ça touche tout le monde », relève-t-il.

M. Cotton ne pense pas que les pétrolières, comme Corridor Resources qui possède des droits d'exploration dans le golfe, soient en mesure de dédommager tous les gens touchés en cas de désastre.

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Le 22 Juillet 2015

Bancs de Terre-Neuve : L'Hermione et le K8 à quelques encablures de Saint-Pierre-et-Miquelon

Attention pas plus de 15 morues par embarcation !!!


Sous des conditions de voile plutôt agitées


Pourtant c'est moment de sortir les lignes à morue sur les fameux bancs de Terre-Neuve

La pêche récréative commence à Terre-Neuve



Le début de la saison de pêche récréative, un moment fort attendu à Terre-Neuve, est arrivé.

Source : Radio Canada (le 19 juillet 2015) de Philippe Grenier

Jusqu'au 9 août, chaque pêcheur peut rapporter cinq poissons par jour. Le maximum pour chaque embarcation est de 15 poissons, afin de protéger les stocks de morue.

La prudence est de mise lorsque les vents sont très forts et les conditions météorologiques peu clémentes.

Les vents ont causé des problèmes aux pêcheurs, certains jugeant la mer trop dangereuse, et voilà que le mauvais temps vient aussi se mettre de la partie. De la pluie est prévue pour les trois prochains jours.

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a tenu aussi à avertir les pêcheurs de choisir le bon moment pour sortir en mer. L'an dernier, un homme est mort lorsque le vent a fait chavirer son bateau dans les eaux de la baie de Conception, près de la capitale.

Il y aura une deuxième saison de pêche récréative du 19 au 27 septembre.

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Le 16 Juillet 2015

USA. La Nouvelle-Angleterre au coeur de l'industrie du poisson nord-américaine

New England, une très grande région de pêche...


Sur la côte nord-est des USA, la région de New England (en français Nouvelle-Angleterre) regroupe six États : Maine, Massachusetts, New Hampshire, (Vermont), Rhode Island et Connecticut. La pêche reste l'un des points forts de l'économie de cette région. 

C’est une très grande zone de pêche avec 18 % de la valeur américaine. La Nouvelle-Angleterre se classe au 3e rang en volume (derrière l’Alaska et le Golfe de Mexique) et au 2e rang en valeur (derrière l’Alaska) : 150 000 tonnes pour plus d’1 milliard US$ chaque année.

Dans le Massachusetts, New Bedford reste le premier port de pêche des États-Unis (en valeur) : environ 400 millions US$ pour 70 000 tonnes de débarquement... Les deux produits phares de la région : pétoncle géant et homard...

En plus des pêcheurs et des navires, la Nouvelle-Angleterre dispose d'une industrie côtière importante qui inclut des transformateurs primaires et secondaires et des entreprises de commercialisation, de vente et de distribution. Cette industrie fournit des milliers de restaurants, de supermarchés et de poissonneries dans l'ensemble des États-Unis en poisson frais et emploie des travailleurs qualifiés et arrivant sur le marché du travail.

Les ports de pêche de Gloucester et de New Bedford au Massachusetts, de Point Judith au Rhode Island, et de Portland au Maine se sont classés année après année parmi les 20 plus importants ports des États-Unis. Selon le National Marine Fisheries Service, le port de New Bedford se classe actuellement premier au chapitre des ports de poissons et de fruits de mer, en termes de valeur, produisant 146,4 millions de livres de poissons et de fruits de mer chaque année, estimé à 241,3 millions de dollars américains.

Tous les ans, la ville de Boston (Nouvelle-Angleterre) accueille le plus grand salon des produits de la mer de toute l'Amérique du Nord : Seafood Expo North America (ex International Boston Seafood Show)

Il y a plus de 430 entreprises du poisson et des fruits de mer et 170 industries de transformation du poisson et des fruits de mer en Nouvelle-Angleterre dont le total des ventes annuelles combinées s'élève à 5,2 et à 2,9 milliards de dollars américains, respectivement. L'industrie du poisson et des fruits de mer (entreprises et transformateurs) emploie près de 20000 personnes et fournit plus de 600 millions de dollars américains en salaires annuels.

La Nouvelle-Angleterre est la porte d'entrée du poisson et des fruits de mer vers les États-Unis... Le Canada est le principal fournisseur de poissons et de fruits de mer aux États-Unis en termes de valeur, et le troisième en termes de volume, derrière la Chine et la Thaïlande, avec Boston et le Maine étant les principaux ports d'entrée des importations canadiennes de poissons et de fruits de mer. Si le Canada est le principal fournisseur de homard et de crabe aux États-Unis avec des exportations d'une valeur d'environ 1 milliard de dollars canadiens en 2008, il est aussi un fournisseur important de crevette nordique, de saumon, de flétan, de plie, de sole et de pétoncles.

mardi 30 juin 2015

Concarneau : pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?



Mois de Juin 2015

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Suite de la revue de presse : Mois de Juillet 2015

Concarneau : pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?


L’association Mor Glaz qui lutte pour la défense de la mer et des marins, dénonce les aberrations d’un système administratif  qui remettrait en cause la ré-insertion d’un jeune marin en patron de pêche.

Concarneau: pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?

Un zèle administratif de la part des Affaires Maritimes de Concarneau qui pourrait remettre en cause la vie familiale, sociale et  professionnelle d’un marin pêcheur qui a décidé de tourner la page.

Le jeune patron pêcheur Cédric LUCAS du quartier de Concarneau vit depuis quelques jours une situation ubuesque, provoquée une fois encore par un excès de zèle administratif, par une application rigoureuse d’une loi qui contredit le discours politique sur la réinsertion. Tout mettre en œuvre pour réinsérer ceux qui auraient pu fauter ou dériver durant quelques temps, oui mais les millefeuilles administratifs se contredisent, et interdisent  toute insertion et progression sociale dans les activités maritimes.

Une loi qui empêchera à certains  jeunes de devenir des marins, puis des capitaines. Une loi sanction signée par Madame Christiane  Taubira, Ségolène Royal  et du Premier Ministre, ubuesque, dans un pays qui prône la réinsertion, dans un pays qui manque et cherche des marins pêcheurs.

L’association MOR GLAZ s’insurge une fois encore contre la décision des Affaires Maritimes de Concarneau et condamne cette décision qui empêche un jeune marin pêcheur (même si celui-ci a pu commettre par le passé des erreurs l’amenant devant les tribunaux) de pouvoir exercer un métier qu’il aime et nécessaire pour reprendre un nouveau cap, nécessaire aussi pour faire vivre sa famille.

Cédric LUCAS, 28 ans, jeune matelot pêcheur depuis six ans a envi de refaire sa vie, de tourner la page de la délinquance, d’oublier son passé en choisissant ce métier difficile et dangereux. Cédric Lucas  qui a commis une erreur de jeunesse il y a 7 ans, condamné, il a payé et s’est racheté une conduite depuis, sérieux, sobre, serviable et travailleur, de l’avis de tous. Ce jeune marin pêcheur devenu Capitaine aurait du faire la une des médias pour démontrer que la réinsertion est possible, devenir Capitaine 200 n’est pas donné à tous, il faut travailler et il n’a pas fait le choix le plus facile, la pêche.

D’après nos renseignements, Cédric Lucas est dynamique et volontaire, après six mois de formation au Centre de Formation Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau, il est reçu avec succès le 18 juin 2015 au brevet de capitaine 200. Cette formation l’autorisait et lui permettait de devenir patron de pêche salarié sauf que l’administration des affaires maritimes en a décidé autrement au vu d’un nouveau décret récent du 2 juin 2015  « lui interdisant de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur » parce qu’il a été condamné. Si les lois étaient aussi sévèrement appliquées envers les armateurs voyous, que la vie serait douce pour les marins du monde.

Un mauvais départ dans la vie doit-il vous pénaliser à jamais, pour l’association MOR GLAZ, Cédric LUCAS doit retrouver sa dignité et le droit de commander. Les autorités maritimes sont parfois bien moins regardantes pour délivrer des dérogations à tout va qui autorisent l’appareillage de navires douteux « socialement et techniquement » dangereux pour les marins et l’environnement,  trop souvent en sous effectif sur tout type de navire et de navigation.

L’association MOR GLAZ demande à ceux qui ont pris cette mauvaise décision contre Cédric Lucas de rectifier le cap afin qu’il puisse prendre rapidement la mer, cette décision serait saluée par plusieurs, y compris par l’association MOR GLAZ qui défend la mer, les marins et les activités maritimes. Source : 7seizh

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La dramatique situation du jeune patron pêcheur Cédric Lucas interdit de pêche !

Cédric Lucas entouré de quelques membres de l'ABBR, devant les Affaires Maritimes de Concarneau. 

Porte-parole:Fañch Dupuis

Lettre ouverte de l'ABBR à Ségolène Royal, Ministre du développement durable et Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat des Transports, de la Mer et de la Pêche.

Madame Ségolène Royal,
Monsieur Alain Vidalies,

Permettez nous de vous informer d'une situation dramatique vécue par le jeune patron pêcheur Cédric Lucas, en espérant que vous accepterez de débloquer cette affaire regrettable.

Lors de notre manifestation pacifique à Concarneau le samedi 27 juin, (--> Voir le site facebook), sur les circuits courts et la consommation locale, nous avons rencontré quelques acteurs de la pêche pour discuter de leurs problèmes quotidiens dans un secteur en lente perdition en Bretagne : rappelons que Concarneau a été il y a trente ans le troisième port de pêche de France en poissons frais débarqués… Parmi eux nous avons rencontré le tout jeune patron pêcheur Cédric Lucas, dont l'affaire nous a touché, et nous la portons à votre connaissance :

Cédric Lucas, 28 ans, jeune matelot pêcheur depuis six ans, est doublement soutien de famille avec un fils de deux ans et demi à charge et sa compagne lourdement handicapée en fauteuil roulant. Dynamique et volontaire, après six mois de formation, il a passé avec succès le 18 juin 2015 l'examen pour devenir patron de pêche salarié, seul à bord d'un petit ligneur dont il voudrait acquérir des parts à suivre. Tout va bien jusqu'au moment où les Affaires Maritimes de Concarneau lui signifient l'interdiction de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur, au vu d'un nouveau décret récent du 2 juin 2015, qui stipule que dorénavant pour pouvoir exercer les fonctions de capitaine, il ne faut avoir eu aucune condamnation mentionnée au casier judiciaire n°2. Malheureusement c'est le cas de Cédric Lucas qui a commis une erreur de jeunesse il y a 7 ans, mais qui a payé et s'est racheté une conduite depuis, sérieux, sobre, serviable et travailleur, de l'avis de tous, même des forces de l'ordre locales…

Voilà donc un jeune breton qui est la preuve que l'on peut changer après un mauvais départ dans la vie, et s'insérer dans la vie sociale et professionnelle par la volonté de s'en sortir et l'ambition de progresser, et qui est fauché en plein essor par un décret qui ne tient pas compte des cas particuliers. Aujourd'hui il est désespéré, avec un bateau à quai inutile et aucune rentrée d'argent pour subvenir aux besoins de sa famille.

J'espère que le cas de Cédric Lucas va vous toucher comme nous, et que vous allez contacter les Affaires Maritimes de Concarneau pour débloquer cette situation malheureuse. Vous seuls pouvez le faire.

D'avance nous vous remercions, Madame le Ministre, et Monsieur le Secrétaire d'état.

Jean-Loup Le Cuff
pour l'Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges le 30/6/2015

La prochaine action et réunion ABBR, le 27 juin à Concarneau!!!!Pour les circuits courts, contre Rungis...
Posted by Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges - ABBR on mardi 9 juin 2015

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Le 30 Juin 2015

« La pêche comme horizon professionnel »



Étudiant en journalisme à l'IUT de Lannion, Florian Delafoi a réalisé un web-documentaire, intitulé « La pêche comme raison professionnelle » sur la reconversion professionnelle dans les métiers de la mer. Publié sur le site du Télégramme, il donne la parole à ceux qui ont décidé de changer de vie. C'est le cas de Sébastien, ancien chef d'entreprise, devenu stagiaire matelot. Le Télégramme : Reconversion. Il a choisi de devenir matelot [Webdoc]

« La pêche comme horizon professionnel »

Ils étaient chef d'entreprise, maçon, couvreur ou étudiant. Pendant quatre mois et demi, ils ont travaillé dur pour obtenir leur diplôme de matelot sur navire de pêche à Concarneau, en Bretagne. Un nouveau départ pour certains, une dernière chance pour beaucoup.

Au travail, c'était lui le patron. Sébastien dirigeait deux entreprises de peinture depuis presque huit ans. Mais il a tout revendu. L'ancien entrepreneur est au bout du ponton avec ses camarades de formation, au pied des remparts de la ville close de Concarneau, en Bretagne. Gilet de sauvetage sur les épaules et bottes aux pieds, Sébastien s'apprête à prendre un nouveau départ. « Je repars de zéro. La mentalité dans le bâtiment ne me convenait plus. C'est un choix de vie important mais il n'y a pas de regrets à avoir ». À 37 ans, il est sûr de son choix. Tandis que ses anciens ouvriers continuent de donner de la couleur aux bâtiments, il a choisi de prendre le large. De se confronter à une mer souvent agitée, au vent et au plaisir de ramener de belles prises sur la terre ferme. « J'avais fait un stage embarqué à 13-14 ans mais ensuite j'ai complètement quitté le milieu ». Cet après-midi de février, ils sont six apprentis matelots à apprendre à naviguer.

 > Voir le web-documentaire

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Le 26 Juin 2015

Personne n’avait rien vu ?

Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse



Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse (05’18)

Le mardi 23 juin 2015, par L’équipe de Là-bas si j'y suis

Chronique : Gérard Mordillat
Réalisation : Aurélie Martin