lundi 20 mai 2013

Campagne 2013 : Frénésie autour du thon rouge...


La campagne de thon rouge commence dans quelques jours en Méditerranée... Cette nouvelle saison s'annonce torride... Pour Jean-Pierre du journal en ligne Consoglobe, "ça va saigner !" (1)

En Angleterre, la femme nue qui chevauche le thon rouge, se prépare à traverser la Manche. Elle va débarquer à Paris dans le cadre de la campagne « Fishlove ». (2)

Au Japon, la femme nue attend en position sushis de thon rouge selon la "tradition" nyotaimori en plein développement dans le monde (3)


Surpêche... Droit humain... Instrumentalisation du thon rouge !

L'origine du nyotaimori reste floue, aucun restaurant au Japon ne proposant ce type de service. Cette pratique est plutôt considérée au Japon comme jeu sexuel et non comme une tradition culinaire, bien qu'elle soit présentée ainsi dans les autres pays du monde... Pratique dénoncée par plusieurs organisations (notamment féministes) car elle porte atteinte à la dignité des femmes... (4)

Pendant ce temps, des stars se déshabillent contre la surpêche (5), elles se dénudent à l'image de Mélanie Laurent pour Le Marin (6), et posent nues par amour des poissons ! (7)
 
(1) Consoglobe : Pêche au thon, nouvelle saison – ça va saigner !
(2) Fishlove : la campagne dénudée contre la surpêche arrive à Paris
(3) Manger des sushis sur une femme nue (interdit -18 ans)
(4) Wikipedia : Nyotaimori

Autres articles :

Images : femmes nues "table à sushi" (Sources : Reuters et Sushi Maki)

Pour aller plus loin....

En 2013, les quotas de thon rouge repartent à la hausse...

samedi 18 mai 2013

Défi des ports de pêche, de la compétition à la défense d’un métier

“26ème Défi des Ports de Pêche” à Palavas-Les-Flots

Palavas-les-Flots : “26ème Défi des Ports de Pêche”

Du samedi 18 au mercredi 22 mai 2013

Palavas-les-Flots

Régates sur des bateaux monotypes, animations et dégustations au Village Pêcheurs

30 ports de pêche représentés (Manche, Atlantique et Méditerranée)

Comme chaque année depuis l’an 2000, Palavas-Les-Flots, grâce aux Pescaïres Palavasien, participe au Défi des Ports de Pêche. La Ville a terminé 2ème en 2009 à Groix, 1er en 2010 au Grau du Roi, 3ème en 2011 à Granville et 1er en 2012 à l’Ile D’Yeu

Le défi des Ports de Pêche a été créé pour réconcilier pêcheur et plaisancier. Les professionnels de la mer regardant parfois d’un œil agacé ces navigateurs du dimanche venus jouer sur leur lieu de travail. Il a fallu un peu de temps pour que ces deux familles, somme toute unies par le même amour de la mer, acceptent de naviguer bord à bord en parfaite harmonie.

C’est ainsi qu’il y a 23 ans germa la bonne idée de créer le Défi des ports de pêche dans le but premier de rapprocher ces deux mondes à la cohabitation parfois difficile. Cet appel reçut immédiatement un écho favorable dans les divers ports de pêche français.

Palavas-Les-Flots, un port de pêche

La Cigogne et Le Calimar

Non, ce n'est pas le titre d'une fable oubliée de Jean de La Fontaine. C'est celui d'une histoire humaine d'aujourd'hui. Ce sont les surnoms de deux incontournables pêcheurs de Palavas-les-Flots, Jean-Marie Bénézech et André Altere, tous deux conseillers municipaux délégués au port de pêche. Leurs visages aux traits forts résument à eux seuls toute une vie consacrée à la pêche, avec ses grands moments et ses grandes contraintes.

« La particularité du littoral palavasien réside dans la présence d'une série d'étangs salés, communiquant avec la Méditerranée par des passes appelés graus, explique La Cigogne. Jusque dans les années soixante-dix, 65 pêcheurs vivaient de l'étang de l'Or ». Le Calimar renchérit : « On y pêchait des anguilles, des jols, des daurades, des crevettes grises, des solettes... ». Les étangs étaient d'une telle richesse que les pêcheurs se permettaient, jusqu'en 1975, de prendre des vacances en juillet. C'est dire...
 
La pollution et l'exploitation ont menacé rapidement ces aires de vie aquatique. « Ils ont servi de stations d'épuration pendant des années, se souvient Jean-Marie Bénézech, la pollution a vidé les étangs ». Alors, les hommes ont dû se tourner vers la mer. « Nous avons dû changer de matériel, pour pêcher des soles, des merlans et des thons, décrit André Altère. Nous sommes repartis quasiment de zéro ».

Sur les 250 pêcheurs travaillant à Palavas en 1960, il n'en reste plus qu'une trentaine, ainsi que 8 sur les étangs. Mais la tradition de la pêche avec de petites unités est toujours aussi forte. Chaque jour, il n'est que de voir les toiles blanc et bleu des parasols parsemant les quais, au bord du canal du Lez, et les visiteurs venant acheter leur poisson tout frais sur les étals protégés du soleil de plomb du Midi. Si frais qu'il saute parfois des bassines en plastique...

La Cigogne et Le Calimar sont tombés dans la marmite du Défi des Ports de Pêche en 2000, attirés par un de leurs amis du Grau-du-Roi.

« On ne connaissait rien à la voile, raconte Jean-Marie, car on pêche au moteur. Il a fallut s'y mettre, avec des techniques et des termes différents ». De son côté, André en frémit déjà : « Cela va être notre treizième Défi et on déborde tous d'enthousiasme. Car on s'est pris au jeu. Et puis, nous sommes tellement heureux de recevoir nos amis de tous les océans ».

Car de Boulogne-sur-Mer à Palavas-les-Flots, ces hommes parlent tous le même langage et partagent tous la même passion. 

La mer.
 
Au-delà de la compétition, le défi offrait la possibilité à des marins pêcheurs aguerris de s’embarquer pour une découverte de la navigation à la voile comme la pratiquaient professionnellement leurs anciens, parents et grands parents.

Au fil des ans, le Défi des ports de pêche a jeté l’ancre dans bon nombre de ports de pêche de France et mis sous les projecteurs, élus, marins, décideurs et les offices de tourisme invités à tenir salon dans le village des pêcheurs.

Cliquer Ici pour plus d'informations sur le programme

Cliquer Ici pour accéder à la liste des participants et au déroulement des régates...

Cliquer Ici pour le dossier de presse

Point le 20 mai 2013

Le défi des ports de pêche de Palavas : les Bretons face à la Méditerranée
Le défi met tout le monde d'accord. Qu'ils s'appellent Grau du Roi, Royan ou Pays Bigouden, les bateaux sont tous logés à la même enseigne pour cette série de régates en hommage aux marins-pêcheurs de toutes les mers. Une 26 ième édition particulièrement ventée.



Source : France 3 Languedoc Roussillon par Laurence Creusot / Reportage de Jérôme Gaussen

Des régates et un village de pêcheur. Voici résumée l'ambiance du défi des ports de pêche.
25 ports de pêche de toute la france participent à la comptétition mais aussi des lycées maritimes.
Et on se retrouve ensuite au village à Palavas pour se raconter des histoires de marins.

Le défi se poursuit jusqu'au 23 mai.

vendredi 17 mai 2013

Dépendance aux poissons d’importation. L’étude de la Nef est une imposture !

Dépendance de la France aux poissons d’importation. L’étude de la Nef est une imposture !

Demain samedi, les Français auront mangé tous leurs poissons...

Si les Français ne consommaient que les poissons pêchés dans les eaux européennes, ils auraient mangé les derniers de l'année dès ce vendredi 17 mai 2013, selon une étude de la New economics foundation (Nef) pointant notre «dépendance» accrue aux produits pêchés ailleurs dans le monde en liaison avec l’épuisement des ressources en poisson dans les eaux de l’Europe Bleue.

Chaque année depuis 2011, la Nef et Ocean2012, une coalition d'Ong, calculent, pour chaque pays de l'Union européenne, le jour à partir duquel il devient dépendant des importations et de la pêche menée hors des eaux européennes. C'est une façon pour ces organisations de reparler de surpêche, en lançant une campagne médiatique sur le niveau de consommation «insoutenable» de l'Europe au regard de l'état catastrophique de ses réserves de poissons.

La France dépendrait ainsi de poissons pêchés hors des eaux européennes pour assurer 62% de sa consommation de poissons. Traduit en jours pour 2013, la France aurait ainsi "virtuellement" consommé les poissons capturés en Europe par les bateaux français dès ce vendredi et commence à dépendre de pêche plus lointaine à partir de samedi, selon les associations. (1)

Ce jour était intervenu le 21 mai en 2012, le 13 juin en 2011 et en septembre en 1990 : signe que la "dépendance" de la France s'accroît année après année, à la fois en raison d'une augmentation de la consommation et d'un épuisement des réserves, selon le rapport.

Ce «jour de dépendance» est une «imposture»

Pour le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), ce «jour de dépendance» est une «imposture» car il donne l'impression que «les pêcheurs font n'importe quoi». La part de plus en plus importante de produits non européens sur les étals français s'explique moins par la surexploitation et l'épuisement des réserves que par une hausse continue de la consommation de produits de la mer des Français, affirme son directeur général Hubert Carré. «En dix ans, on a quasiment doublé la consommation», passée de 17 à 34 kg environ par an et par personne, fait-il valoir.

La pêche française couvre 15% de la consommation du pays, et 50% si on écarte la consommation de deux produits phare importés, le saumon (Norvège et Ecosse) et les crevettes (Madagascar et Asie), assure-t-il.

En criée, débarquements à la hausse depuis 2009

Alors que la Nef et Ocean 2012 expliquent à grand renfort de communiqués de presse que la ressource en poisson se raréfie et que la France est de plus en plus dépendante des poissons d’importation avec ce «jour de dépendance» de plus en plus précoce : le 21 mai en 2012, le 13 juin en 2011 et en septembre en 1990, le rapport annuel de FranceAgriMer sur les filières pêche et aquaculture en France (2) montre que les débarquements dans les criées françaises sont repartis à la hausse depuis 2009 (voir graphique ci-dessus).

Faire pression sur la réforme de la PCP

« Environ les deux-tiers des stocks de poissons européens sont surexploités, ce qui signifie qu'ils fournissent beaucoup moins de poissons que si on leur permettait de se restaurer », indique le rapport de New economics foundation (Nef). Les eaux européennes peuvent « fournir à long terme des poissons et des emplois, mais seulement si ces ressources de pêche sont gérées de façon durable », ajoute ce même rapport. La réforme de la pêche actuellement discutée au niveau européen pour «verdir» cette activité «est une occasion majeure pour restaurer ces stocks et réduire notre dépendance aux poissons non européens», indique Aniol Esteban, responsable environnement à la Nef et principal auteur du rapport.

Ce que retiennent les médias de l’étude de la Nef


« Au total, la NEF souligne que ce phénomène n'est pas seulement préoccupant pour l'environnement marin, il a aussi un impact sur l'économie, puisque des stocks halieutiques en régression entraînent fatalement une diminution des emplois dans le secteur de la pêche et de la transformation.... »


« Signe que la « dépendance » s’accroît, ce jour était survenu le 21 mai en 2012, le 13 juin en 2011 et au cours du mois de septembre en 1990. À l’échelle de l’Europe des 27, cette date est fixée au 8 juillet. Pour le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, cette dérive s’explique par l’augmentation de la consommation, passée en France de 17 à 34 kg par an et par personne en l’espace de dix ans.

Les deux associations, elles, mettent l’accent sur l’épuisement des réserves. Surexploités à 60 %, les stocks « fournissent beaucoup moins de poissons que si on leur permettait de se restaurer », révèle les associations dans leur rapport.... »

Philippe Favrelière (actualisation le 22 mai 2013)
 
(1) Selon le rapport de la Nef, les Allemands auraient été privés de poisson depuis le 7 avril, les Italiens depuis le 14 avril, les Portugais depuis le 29 avril, les Espagnols depuis le 16 mai et les Grecs à partir du 5 septembre. A l'échelle de l'Europe des 27, la dépendance commencera le 8 juillet, ce qui signifie que quasiment un poisson sur deux consommé dans l'UE est pêché hors des eaux communautaires.
(2) FranceAgriMer : « Les chiffres-clés - Les filières pêche et aquaculture en France – Edition avril 2013 »

Cliquer Ici pour télécharger le document de la Nef "Fish dependence – 2013 Update / The increasing reliance of the EU on fish from elsewhere"

Autres articles :

Pour aller plus loin dans l'imposture de la NEF (en association avec Ocean 2012)

Selon la Nef, la pêche durable relève du bon sens économique

Après le vote historique du Parlement européen en faveur d’une pêche durable

Le 18 Mai : la France devient dépendante pour son approvisionnement en poissons

Dans le journal en ligne CDurable, le 18 mai 2013

En février 2013, le Parlement européen votait à une écrasante majorité (502 voix contre 137) le projet de loi sur la réforme du règlement de base de la politique commune de la pêche (PCP). La France devient dépendante pour son approvisionnement en poissons à partir du 18 mai, ce qui signifie qu’elle a besoin de poissons non communautaires pour soutenir 62 % de sa consommation annuelle. Voici un aperçu des recherches de la nef (new economics foundation), avec la collaboration de OCEAN2012, démontrant que la pêche durable relève du bon sens économique.

La pêche durable relève du bon sens économique

Les ministres de la Pêche peuvent créer des emplois et aider les économies de leurs pays en fixant des objectifs clairs de reconstitution des stocks halieutiques de l’Union européenne

Les poissons sont une ressource renouvelable : si elle est correctement gérée, elle peut apporter des bénéfices inestimables à la société en termes d’alimentation, de revenus et d’emplois. Malheureusement, près de deux tiers des stocks de l’UE évalués sont désormais surexploités. Cela signifie que les captures sont moins volumineuses, les revenus moins élevés et les emplois moins nombreux que si les stocks étaient à leur rendement maximal durable. Les mesures visant à faire cesser la surpêche sont encore généralement perçues comme étant de mauvais augure pour le secteur de la pêche. Mais le rapport "Des Emplois à la mer" (1) de la nef estime que la restauration de 43 stocks européens surpêchés à un niveau de biomasse capable de supporter le rendement maximal durable (Brmd) apporterait à la France les bénéfices suivants :
  • 220 000 tonnes de poissons supplémentaires débarqués chaque année (assez pour soutenir la consommation annuelle de poissons de 7,1 millions de Français).
  • 206 millions d’euros de revenus complémentaires générés chaque année grâce à ces débarquements supplémentaires.
  • 6 100 nouveaux emplois créés
En réalité, les avantages de la reconstitution des stocks de poissons européens – en termes de captures, revenus et emplois supplémentaires – pourraient être nettement plus importants pour la France, peut-être même le double de ce qui est annoncé dans cette étude, car elle ne tenait pas compte des stocks méditerranéens...

Télécharger ce document de propagande : "La pêche durable relève du bon sens économique" en français

(1) Nous avions analysé le rapport de Nef "Des Emplois à la mer" dans cet article : Moratoire de la pêche : Les va-t-en guerre de la NEF 

    mardi 14 mai 2013

    Chronique minotière de Fish-Peru.com : Le Niño Asiatique (ou la ruée sur l'anchois du Pérou)

    Le Niño Asiatique (ou la ruée sur l'anchois du Pérou)

    Nous saluons un tout nouveau dans la blogosphère halieutique : Fish-Peru.com. Il nous vient de Lima au Pérou et il écrit en français !

    Fish-Peru.com nous donnera à n’en point douter des nouvelles fraiches et régulières du poisson n°1 dans le monde : « L'ANCHOIS DU PÉROU »

    Lors de son lancement, fin 2012, Fish-Peru.com annonçait la couleur : « Découvrez l’anchois du Pérou. Depuis la période pré-inca à nos jours. Première ressource mondiale, elle est le fer de lance de l’industrie de la pêche péruvienne. » Les rubriques de Fish-Peru.com rappellent que le Pérou est un grand pays halieutique, riche d’une grande diversité : Merlu, Pota (calmar), Saint-Jacques (pétoncle),...

    L’un des premiers messages de Fish-Peru.com concerne l’accaparement de la ressource en anchois par des « puissances étrangères », Corée du Sud (Dwongwon Group), Chine (China Fishery) et Chili (Angelini). La Norvège n’est pas citée dans cet article daté du 3 avril 2013 mais dans celui-ci : Le groupe norvégien Cermaq acquiert plus de 50% de Copeinca pour US$ 600 millions !

    Cette ruée étrangère sur l'anchois du Pérou intervient à un moment où le président péruvien Ollanta Humala mène une politique contre la malbouffe (1) et souhaite développer la pêche "vivrière" avec l’extension à 10 milles nautiques de la zone de pêche réservée pour la consommation humaine directe (ce qui repousse la pêche minotière au-delà de cette limite au grand dam des industriels péruviens) (2) : "La anchoveta pour la consommation humaine", des anchois sur la table des péruviens afin de lutter en particulier contre la malnutrition infantile encore très présente dans le pays. Lire : Au Pérou, des carpes au secours des villageois !

    "Chronique Fish-peru : Le Niño Asiatique" de Pedro Trillo


    Alors que la tension entre le gouvernement et le secteur industriel minotier devrait fragiliser ce dernier, les valeurs des entreprises n’ont jamais été aussi hautes.

    Récemment le président Humala attaquait de front les industriels de la pêche minotière, les accusant de s’enrichir sur le dos de la pêche artisanale et de piller l’anchois. Faux, "nous ne détruisons pas l'anchois" rétorquait la SNP (Société Nationale de la Pêche ndlr (3)) qui de son côté, via son avocat Aureliot Loret, montrait du doigt la pêche « illégale» soutenue par la ministre Triveño. Pour lui le Président est mal informé par sa ministre qui en faisant voter le décret Suprême DS-005-2013 PRODUCE  favorise tout simplement cette pêche illégale.

    Depuis un an la législation s’est durcie contre la pêche industrielle minotière, le quota d’anchois a été divisé par deux, la zone de pêche a été porté au-delà des 10 milles nautiques, rendant quasiment impossible la pêche dans le sud du pays où le plateau continental est très étroit. Déjà 12 usines de la région annoncent des licenciements pour manque d’approvisionnement d’anchois.

    Alors que ces mesures devraient fragiliser le secteur, en moins d’un mois deux entreprises majeures, COPEINCA et PESQUERA DIAMANTE, respectivement deuxième et troisième du secteur subissent des tentatives de rachat, l’une par l’entreprise chinoise CFG, l’autre par le géant coréen DWONGWON GROUP. Pesquera Diamante a refusé une offre de 600 Mio USD et Copeinca est sous le joux d’une OPA hostile, sa valeur a doublée en 5 ans, on dépasse là aussi les 600 Mio USD. Alors que ni l’une, ni l’autre ne dépassent les 300 Mio USD de CA, qu’est ce qui justifie des valeurs au-delà des ratios économiques qui plus est dans un contexte de crise et de conflits ouvert avec le gouvernement ?

    Une stratégie commune

    Le Pérou exporte plus de 3 Milliard USD, les 2/3 en farine et huile de poisson et 1/3 en produits de la mer pour la consommation humaine directe. Pour l’instant 20% de l’industrie minotière est contrôlée par des entreprises étrangères, mais cette situation pourrait changer très vite et ne serait pas souhaitable pour la souveraineté alimentaire du pays et en contradiction avec la politique du gouvernement qui veut lutter contre la malnutrition infantile encore très présente.

    Pour des puissances étrangères, il reste potentiellement 80% des entreprises disponible à la vente. Et les derniers événements démontrent que tout a un prix !

    Si l’on regarde de plus près la situation est très simple. Deux leaders asiatiques, chacun dans leur domaine ont affiché leur volonté d’étendre leur leadership au niveau mondial et pour cela ils sont appuyés par leurs gouvernements respectifs. Mais ils ont compris qu’ils devraient s’unir pour arriver à leurs fins.

    En effet pourquoi une entreprise leader dans le thon s’intéresse t’elle à une entreprise de farine au Pérou.

    Mais pourquoi le géant coréen DWONGWON, leader dans le thon, s'intéresse-t-il à l'anchois du Pérou ?

    La réponse est Ici dans la suite de l'article de Pedro Trillo

    (1) Le Monde du 18 mai 2013 : Le Pérou part en guerre contre la malbouffe
    (2) fish-peru.com : Le décret 005 de Produce en grand danger: Les industriels sont confiants
    (3) La Société Nationale de la Pêche (SNP) est une organisation regroupant les représentants des entreprises du secteur aquacole, de la farine et des armateurs

    Autres articles :

    Illustration : pulsamerica.co.uk


    lundi 6 mai 2013

    Phoques du Canada, Phoques du Pas-de-Calais, Phoques du Bangladesh,...


    Ancien titre : Les phoques du Cambodge. Droit animal / Droits humains !

    Les phoques du Canada. Militante écologiste ou pas, il ne viendrait pas à l’idée de Vanessa Paradis de porter un manteau en peau de phoque du Canada... Militante des droits humains ou pas, Vanessa Paradis porte sans sourciller les robes du « géant suédois H&M... pour incarner sa collection Conscious 2013, composée de pièces bohèmes éco-responsables. » Pourtant, ces robes sortent tout droit des usines asiatiques dans lesquelles les ouvriers-ères vivent des conditions de travail inhumaines comme nous le rappelle la catastrophe de l’usine textile au Bengladesh...  

    Les phoques du Pas-de-Calais : Colère anti-phoque des pêcheurs, un collectif de défense se crée

    La prolifération des phoques menace la faune et la flore de la côte. Un message relayé par un nouveau collectif de défense contre la prédation des phoques, né samedi matin à Cucq. Regroupant des pêcheurs à pied, des pêcheurs professionnels ou de plaisance, le collectif proteste contre la pression des mammifères marin, jugée trop forte, sur l’écosystème de la côte. Force de protestation, le collectif se veut aussi une force de proposition à travers Fabrice Gosselin et Pierre-Georges Dachicourt. (Source : Voix du Nord du 7 avril 2013)

    Les phoques du Bangladesh. Que nous soyons militants ou pas du droit animal et/ou des droits de l'homme, Guy konopnicki nous interpelle dans une chronique de Marianne : « Les phoques du Bangladesh »


    En tant que militant des droits humains, je vous invite à signer la pétition de Peuples Solidaires : Cambodge, pour un salaire vital

    H&M au Cambodge : l’UNconscious collection

    Alors qu’H&M fait la promotion, avec Vanessa Paradis, de sa Conscious Collection, ligne de vêtements « socialement et écologiquement soutenables », des centaines d’ouvrières perdent connaissance dans les usines qui confectionnent ses vêtements au Cambodge, faute d’un salaire suffisant pour se nourrir correctement. Signez cet Appel Urgent pour que celles et ceux qui travaillent pour H&M, Gap, Zara et Levi’s reçoivent un salaire minimum vital.

    « Nous voulons que [nos clients] puissent être sûrs que tout ce qu’ils achètent chez nous est fabriqué dans le respect des êtres humains et de l’environnement »(1), proclame Karl-Johan Persson, le PDG de H&M. Avec sa collection « Conscious » (conscient), la marque communique haut et fort sur sa responsabilité sociale et écologique. C’est à se demander… si H&M est vraiment « consciente » des conditions de travail des ouvrières et ouvriers qui fabriquent ses vêtements au Cambodge.

    Sous-alimenté-e-s et surmené-e-s

    Au Cambodge, les produits de la confection représentent plus de 85 % des exportations totales de marchandises du pays. Mais cette industrie ne profite pas à tout le monde : maintenu-e-s dans la pauvreté par des salaires de misère, les ouvriers-ères s’épuisent à la tâche. Plus de 2 900 cas d’évanouissement par épuisement ont ainsi été recensés depuis 2011, dont plusieurs centaines dans des usines où H&M se fournit. Le phénomène a pris une telle ampleur qu’il a été largement médiatisé dans le pays.

    Les organisations locales en lutte

    Sur place, les travailleurs-ses s’organisent. Il y a deux ans, plus de 200 000 personnes prenaient ainsi part à d’immenses grèves pour protester contre les mauvaises conditions de travail et les salaires insuffisants. Depuis, les syndicats continuent à se battre pour que le salaire minimum légal atteigne 115 euros. Le 21 mars, à l’issue de négociations tripartites, celui-ci a été porté de 47 à 57 euros, bien en-deçà des 215 euros dont un-e ouvrier-ère cambodgien-ne et sa famille ont besoin, pour assurer leur besoins fondamentaux, selon l’Asia Floor Wage Alliance. D’autant que ce salaire minimum perd chaque année de sa valeur réelle à cause de l’inflation.

    H&M, Gap, Levi’s et Zara : une responsabilité considérable

    Contrairement à d’autres pays, le Cambodge dispose d’atouts pour que la situation change : le taux de syndicalisation est élevé et l’Organisation internationale du travail (OIT) y pilote un programme d’amélioration des conditions de travail. Mais pour que la situation des travailleurs évolue réellement, il est indispensable que les grandes marques de prêt-à-porter qui se fournissent dans le pays modifient leurs pratiques, en cessant la pression à la baisse exercée sur les coûts et les délais de production.

    H&M, Gap, Levi’s et Zara font partie des principaux acheteurs d’habillement au Cambodge. Avec des bénéfices qui se chiffrent en milliards d’euros – 2 milliards pour H&M en 2012 – ces entreprises ont les moyens de verser un salaire décent à celles et ceux qui fabriquent leurs produits.

    A nous d’agir

    « Les consommateurs ont un pouvoir de pression considérable, particulièrement dans les pays occidentaux » explique Phork Hoeurng, coordinatrice du Centre d’information des travailleurs.

    En tant que citoyen-ne-s et consommateurs-trices, exigeons des marques qu’elles versent un salaire décent aux travailleurs cambodgiens. Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

    Consommer équitable, c'est pourtant simple... : Quinzaine du commerce équitable du 4 au 19 mai 2013 et Plateforme pour le commerce équitable

    Autres articles :

    Pour aller plus loin....

    Au Canada : La chasse au phoque devrait progresser de 40%

    Source : Agence France-Presse via Canoé (18 avril 2013)

    Vêtements traditionnels Inuit (Phoque et Caribou) / Photographie de Ansgar Walk dans wikipedia

    Les chasseurs canadiens prévoient d'abattre 100 000 phoques en 2013, contre 69 000 tués en 2012.

    Les prises effectuées lors de la chasse au phoque au Canada devraient progresser de 40% cette année par rapport à 2012, ont indiqué jeudi des représentants de cette industrie boycottée par l'Europe. Les chasseurs canadiens prévoient d'abattre 100 000 phoques en 2013, contre 69 000 tués en 2012. Le manque de glace dans la golfe du Saint-Laurent avait en effet sérieusement compliqué cette activité l'année dernière. Ottawa a fixé cette année, comme en 2012, un quota maximum de 400 000 têtes, sur une population de phoques du Groenland estimée à quelque 9 millions dans l'Atlantique Nord-Ouest, selon les relevés du ministère canadien des pêches.

    Scientifiques et officiels s'entendent pour dire que cette population a plus que triplé depuis les années 1970.

    Les prises

    vendredi 3 mai 2013

    Depuis longtemps, les pêcheurs dénoncent les fossoyeurs de l’océan...

    Fossoyeur, par Viktor Vasnetsov (1871)

    Les pêcheurs dénoncent tous ces fossoyeurs qui travaillent à la ruine de l’océan...

    Quand les plus grands défenseurs de l’océan apportent leurs soutiens aux plus grands pollueurs de l’océan….

    « Pechiney a financé plusieurs études visant à prouver le faible impact des rejets. A Cassis les pêcheurs rigolent encore -avec une rage contenue- de la venue de Jacques-Yves Cousteau en 1966 avec la Calypso. Chargé par l’industriel d’apporter sa caution à l’autorisation de rejet, le commandant s’était beaucoup discrédité sur le port avec une démonstration publique où il versait des boues rouges dans un aquarium contenant quelques poissons marins, et concluait à l’innocuité des déchets, puisque les animaux semblaient n’avoir aucune réaction. Au même moment la Calypso effectuait les sondages préalables à l’installation du tuyau ». Par Robin des Bois, in « le Pastis de Pechiney », La Flèche, n°33, 1999. P2.

    Omerta sur les boues rouges de La Ciotat

    Le parc national des calanques a profondément divisé La Ciotat (Bouches-du-Rhône, 34 000 habitants), du projet à sa création en mars 2012. Partisans et opposants s’y sont affrontés, au point de fissurer la droite à la tête de la municipalité. La pression semblait retombée lorsqu’une poignée de Ciotadens découvrent que l’usine d’alumine de Gardanne déverse ses boues rouges dans la décharge du Mentaure. Le comité écologique de La Ciotat est alerté. Suite dans l’Encre de Mer avec le lien de l’article source dans Mediapart

    Sur cette page, nous allons déterrer tous les fossoyeurs de l'océan et tous leurs complices....

    En voici quelques exemples : 
    Depuis longtemps, les pêcheurs alertent...
    Illustration : Image wikipedia

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    Le 11 mai 2013

    Monaco, un éco-quartier entre corail rouge et herbier à posidonies !

    Monaco veut s'agrandir de 6 hectares sur la mer... et lance un appel à candidatures

    Source : Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2013

    A Monaco, le secret bancaire est de mise : contrairement aux banques françaises, les banques monégasques sont dispensées de centraliser toutes les ouvertures de comptes, avec identité des titulaires ou mandataires dans un fichier central, comme le système français FICOBA qui permet aux autorités fiscales et judiciaires d'obtenir les caractéristiques de tous les comptes. bancaires détenus sous un même nom.

    La principauté de Monaco a officiellement lancé un appel à candidatures pour son projet d'extension territoriale de 6 hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera la construction d'une immense "dalle" sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a détaillé, lundi 6 mai, le gouvernement monégasque.

    L'équation est compliquée pour un Etat très à l'étroit dans ses 2 km2 : construire de nouveaux logements de luxe pour attirer une clientèle internationale fortunée, et préserver l'environnement marin défendu dans ses discours par le souverain Albert II.

    Sur une carte du littoral monégasque, le gouvernement a délimité une surface d'une dizaine d'hectares où pourra se loger le nouveau quartier de six hectares. Cet espace est actuellement situé en face d'un jardin japonais et de la salle de spectacles et de congrès Grimaldi Forum.

    A seulement vingt mètres de là, sur la droite du futur quartier, démarre la réserve marine du Larvotto, fierté de la principauté avec sa riche biodiversité, ses posidonies, ses grandes nacres et ses mérous bruns. A quarante mètres sur la gauche se situe le "tombant des Spélugues", avec ses cavernes sous-marines tapissées de corail.

    Un socle à 20 mètres de fond

    Entre ces deux univers protégés doit surgir dans une dizaine d'années un nouveau quartier d'immeubles de 6 à 10 étages, comprenant logements de grand luxe, parkings sous-marins, commerces, bureaux et une marina d'une quarantaine d'anneaux.

    Au préalable, le constructeur retenu devra préparer à vingt mètres de fond un socle pouvant soutenir toutes ces constructions, pour un coût estimé à un milliard d'euros. Différentes techniques sont possibles, comme le remblaiement avec de la terre ou la pose de caissons flottants acheminés par la mer puis immergés (solution qui pourrait être privilégiée car elle est moins violente pour l'environnement marin).

    En échange de cet investissement colossal, l'opérateur disposera de droits à construire, même s'il devra rétrocéder à l'Etat certaines surfaces bâties ou non bâties. Les dossiers peuvent être déposés jusqu'au 23 juillet. Dix postulants au maximum seront sélectionnés, puis trois après des auditions. Le premier de la liste disposera de douze mois de négociations avec l'Etat pour finaliser son offre globale. Le projet d'extension pourrait ainsi voir le jour vers 2024.

    "La protection de l'environnement" figure en bonne place dans l'appel public, qui parle aussi "d'éco-quartier" et de la réalisation "d'études d'impact". Les candidats devront aussi pouvoir avancer de sérieuses garanties financières.

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    Greenwashing. Comment les plus gros pollueurs de la planète « s’achètent » des organisations écologistes

    Source : Bastamag par Simon Gouin (15 juin 2011)

    Jusqu’où les organisations environnementales sont-elles prêtes à se compromettre pour conclure des partenariats avec des grandes entreprises ? Basta ! a recueilli le témoignage accablant d’une ancienne salariée de la puissante ONG états-unienne Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. En échange de généreuses donations, cette organisation aide des multinationales comme Monsanto, BP, Total ou Walmart à « verdir » leur image. Ou conseille le vendeur d’armes Lockheed Martin pour recycler les éclats d’obus ramassés sur les champs de bataille.

    Peut-on être à la fois vendeur d’armes et protéger environnement ? Oui, répond Conservation International, une ONG états-unienne. Dans une vidéo publiée par le magazine anglais Don’t Panic (voir ci-dessous), deux journalistes se sont fait passer pour des représentants de Lockheed Martin, une entreprise américaine qui équipe de nombreuses armées en avions de chasse et bombardiers. Leur objectif ? Voir comment l’association de préservation de l’environnement peut les aider à « verdir » leur image.

    Les actions en faveur de l’environnement présentées par les faux représentants de Lockheed Martin sont pour le moins stupéfiantes : « Nous leur avons dit qu’une de notre principale stratégie pour préserver l’environnement était le recyclage des éclats d’obus des zones de batailles, que nous utilisions pour fabriquer de nouvelles bombes », raconte Heydon Prowse, un journaliste de Don’t Panic. Des arguments développés sur le site de Lockheed Martin. De quoi indigner la représentante de Conservation International ? Pas du tout. Elle propose aux vendeurs d’armes de devenir membre d’un « Conseil du Business et de Soutenabilité » qui rassemble déjà les entreprises Cargill, Shell, Monsanto ou Chevron – des modèles de développement durable ! – et d’apparaître ainsi sur le site de l’ONG dans la liste des entreprises engagées dans la protection de l’environnement.

    Des « oiseaux de proie » comme mascotte

    En échange, l’entreprise américaine doit s’acquitter de 37.500 dollars. Et pour 240.000 dollars environ, d’autres options de sponsoring peuvent être envisagées. Autres possibilités : développer des « messages verts » pertinents ou utiliser les « oiseaux de proie » d’Afrique du Nord, une espèce en danger, comme une mascotte pour Lockheed Martin, actif dans le secteur de l’aviation.

    Comme l’industrie pétrolière ou celle des OGM, les entreprises de « défense et de sécurité » ne semblent pas être incompatibles, pour Conservation International, avec la défense de l’environnement. Northrop Grumman, une entreprise de défense étasunienne, fournisseur du Pentagone, fait déjà partie de son fameux conseil de « soutenabilité ». Le directeur de Northrop est d’ailleurs membre du Conseil d’Administration de Conservation International. Bienvenue au club !

    Christine MacDonald connaît bien Conservation International. Cette journaliste indépendante a travaillé pendant sept mois, en 2006, pour l’organisation environnementale, dans le secteur de la communication. De son expérience et d’un travail d’investigation qui a suivi, elle a écrit un livre, Green Inc. : An Environmental Insider Reveals How a Good Cause Has Gone Bad, qui expose son regard très critique sur ces organisations environnementales de conservation. Entretien.

    Basta ! : Que pensez-vous de l’enquête réalisée par Don’t Panic ?

    Comment expliquer que cette organisation environnementale, comme d’autres, semble ne pas se soucier de la nature des activités de grosses entreprises avec qui elle passe des accords ?

    Comment fonctionnent ces organisations de conservation de l’environnement ?

    Certaines organisations, comme le WWF, affirment qu’ils doivent travailler main dans la main avec les grosses entreprises de façon à les faire changer. Qu’en pensez-vous ?

    Depuis des décennies, des ONG comme CI, The Nature Conservancy (TNC), le WWF, liées à des grosses entreprises, clament qu’elles influencent leurs bienfaiteurs du monde de l’entreprise vers un fonctionnement plus respectueux de l’environnement. On se rend compte facilement que les progrès réalisés par ces entreprises sont superficiels. L’approche court-termiste, qui valorise les logiques boursières plutôt qu’une croissance soutenable, continue de dominer.

    Ce qui ne semble pas déranger de nombreuses associations de préservation...

    Si vous regardez la composition des donateurs et des membres du Conseil d’administration d’organisations comme CI, WWF ou le TNC, c’est le bottin mondain des pires pollueurs de la planète ! Ces mêmes entreprises financent des campagnes de lobbying extrêmement coûteuses à Washington pour bloquer des lois qui visent à répondre aux enjeux climatiques. Ils attaquent l’Agence étasunienne de Protection de l’Environnement et affaiblissent les lois contre la pollution ou pour la santé publique. Tout en utilisant, parallèlement, leurs liens avec ces groupes environnementaux pour revaloriser leur image publique. Depuis longtemps, ces grands pollueurs savent faire taire les critiques. À chaque fois qu’une entreprise fait une donation à un groupe environnemental, cela sert à « utiliser » l’organisation et à affaiblir ses missions.

    Quand vous travailliez pour CI, les employés étaient-ils conscients de cette manipulation et de ce greenwashing ?

    Comment ont réagi vos anciens collègues à la publication de votre livre ?

    Les réactions ont été variées. Plusieurs employés actuels ou anciens de CI ont aimé mon livre. Ils ont l’impression qu’enfin, ces questions sont rendues publiques. Mais pour ceux qui continuent à travailler dans ce secteur, prendre la parole est très risqué. Un employé de Nature Conservancy a perdu son emploi après avoir fait l’éloge de mon livre sur Internet. D’autres, à l’intérieur de Conservation International, ont essayé de discréditer mon livre comme étant inexact, mais ils n’ont pas vraiment eu de succès.

    Trois ans après sa publication, Green Inc. semble avoir plus d’écho, alors que de nombreuses personnes deviennent conscientes que ces groupes environnementaux sont redevables vis-à-vis des entreprises avec qui elles travaillent. On commence à se demander si ce lien avec les entreprises polluantes n’est pas une des raisons pour lesquelles le mouvement environnemental n’a pas réussi à mobiliser dans la lutte contre le changement climatique. Je me réjouis de voir un débat s’ouvrir sur les moyens de revitaliser le mouvement environnemental. Ce qui est moins clair, c’est de savoir si ce débat mènera à l’action ou non.

    Propos recueillis par Simon Gouin


    jeudi 25 avril 2013

    Bretagne. Dégraissage dans le saumon fumé ?

    Saumon. Le norvégien Marine Harvest liquide ses sites industriels en Bretagne ?

    Marine Harvest "transformateur de saumon" perd de l'argent en Bretagne. En cause, la flambée du prix du saumon d'élevage. Mais, Marine Harvest "éleveur de saumon" en gagne beaucoup en Norvège, Ecosse et Irlande...

    Pour l'année 2012, Marine Harvest annonce une production record de 392.306 tonnes de saumon d'élevage avec un bénéfice* de 83,9 millions d'euros (1).

    L'année 2013 commence en fanfare : Le 1e trimestre affiche un bénéfice* record de 63,8 millions d'euros !!! La valeur boursière de la multinationale continue sur sa lancée : elle a doublé au cours des 12 derniers mois... (1 bis)

    En décembre 2012, le Norvégien Marine Harvest leader mondial dans l'élevage de saumon fait l’acquisition de 48,5% des parts du groupe polonais Morpol, numéro 1 européen dans le saumon fumé et mariné. Ces deux multinationales du Saumon cotées à la bourse d'Oslo, représentent un groupe de toute première importance, parmi les 5 premiers mondiaux en matière de produits halieutiques : Marine Harvest (2,2 milliards d'euros de CA pour 6200 emplois) + Morpol (500 millions d'euros de CA pour 3000 emplois).  

    Voir en annexe : OPA de MH sur son principal concurrent norvégien, l'entreprise d'Etat, Cermaq / Salmonopoly : Quand les revenus du pétrole sont investis dans l'élevage du saumon....

    « Cette acquisition est en ligne avec notre stratégie de construire une entreprise intégrée de fourniture de protéines qui compte parmi les leaders mondiaux », a estimé le président de Marine Harvest, Ole-Eirik Lerøy. (2)
     
    Depuis l'acquisition de Morpol, Marine Harvest liquide ses sites de transformation les moins rentables ? Réponse ici dans cet article de FIS daté du 1 mai 2013 (jour du travail) : Marine Harvest VAP Europe's revenues fall in Q1 ou dans cet article d'Undercurrentnews daté du 2 mai 2013 : Chairman not ruling out Marine Harvest plant closures.

    Qui aurait imaginé, il y a seulement 3 ou 4 ans, que la Bretagne, l'un des plus grands centres de production de saumon fumé en Europe (3), serait dans la ligne de dégraissage des opérateurs majeurs du saumon en France, le pays où le saumon fumé s'est imposé sur toutes les tables, le pays qui a contribué à l'enrichissement du "Patron" de Marine Harvest, John Fredriksen, l’une des plus grandes fortunes, magnat du transport maritime (n°1 mondial dans les tankers).

    Meralliance finaliste au Seafood Prix d’Elite 2013 avec du poisson fumé « en direct des ports bretons »

    Meralliance, numéro 1 français du saumon fumé, sent le vent tourner ?

    Depuis 2012, la société basée à Quimper propose du poisson fumé en direct des ports bretons. Du merlu, de l'églefin et du lieu jaune fumés sous la marque Armoric.

    Ce poisson fumé issu non pas des élevages norvégiens, mais des ports de pêche du Finistère : Le Guilvinec, Concarneau et Audierne, était sur la liste des finalistes au Seafood d’Elite 2013 à Bruxelles.

    Outre la très bonne qualité du produit, Meralliance favorise l’économie locale tout en innovant sur le made in France (voire in Bretagne) : poissons pêchés en Atlantique Nord-Est de façon responsable, débarqués en Finistère Sud à Concarneau, au Guilvinec ou à Audierne, puis fumés et tranchés à Quimper.

    Du « Human & local : proximité à visage humain » selon des experts en marketing : Au puissant levier que représente le concept de solidarité, la proximité vient adjoindre une capacité de visualisation, d’identification, qui donne une réalité et confère un sens à l’acte d’achat “local”. Elle conjugue les notions de citoyenneté (“j’aide de petits producteurs régionaux, je contribue au soutien de l’activité économique de ma région”) et de réassurance (“je sais d’où viennent les produits et qui les fabrique”). L'éclairage TNS Sofres : Les produits locaux et régionaux suscitent de l'intérêt pour 7 consommateurs sur 10, notamment en France, Allemagne, Russie et Chine. (4)

    Marine Harvest a qualifié la situation de « catastrophique »

    samedi 20 avril 2013

    Au Brésil, 8000 pêcheurs ne valent pas 5 millions de tonnes d'acier !

    Au nom du développement industriel et de la création d'emploi peut-on faire n'importe quoi ?

    Au Brésil... Si !..

    Le groupe sidérurgique allemand ThyssenKrupp bafoue les droits humains, pollue l'environnement marin et met en péril la vie des communautés de pêcheurs...

    Retour en mars 2009

    Dans les pays du Nord, délocalisation est synonyme de perte d’emplois. Mais qu’en est-il de l’autre côté... dans les pays du Sud ?

    Dans les pays du Sud, ces relocalisations réalisées avec l’assentiment des autorités locales, se font au plus grand mépris des populations autochtones. C’est actuellement le cas dans l’Etat de Rio de Janeiro au Brésil où 8000 pêcheurs sont menacés par une aciérie allemande qui est en construction au bord de la baie de Sepetiba.

    Que valent 8000 petits pêcheurs face au géant allemand ThyssenKrupp CSA qui va produire 5 millions de tonnes d’acier pour l’exportation ? Pas grand chose !


    Bienvenue sur le site de ThyssenKrupp CSA. Nous construisons une nouvelle usine sur la baie de Sepetiba dans l'État de Rio de Janeiro au Brésil. A partir de décembre 2009, l'usine produira cinq millions de tonnes d'acier par an. 3500 personnes travailleront ici, et quelques 10.000 emplois seront créés indirectement. Pour ThyssenKrupp Steel, cette nouvelle usine est l’évènement du siècle - et c’est la clé d'une stratégie prospective qui mènera l'entreprise vers un avenir couronné de succès.

    Quand les travaux de dragage ont commencé en 2006, les pêcheurs ont tout de suite remarqué la disparition de plusieurs espèces dans la Baie de Sepetiba telles que le roballo et les crevettes. En fait, la société allemande avait choisi de construire les infrastructures portuaires de son usine dans une zone de frayère très importante pour toute la pêche locale.

    “Nous avons dénoncé la destruction de l'environnement côtier par l'entreprise allemande Thyssen Krupp", dit le pêcheur Luis Carlos Da Silva, qui a travaillé plus de 40 ans dans cette zone de l’Etat de Rio de Janeiro.

    Près de 150 organisations sociales du Brésil se sont mobilisées pour défendre les droits des 8000 pêcheurs. Une plainte a été déposée auprès du Tribunal Permanent des Peuples à Lima (Pérou).

    En désespoir de cause, Sandra Quintela de l’Institut de Politiques Alternatives pour le Cône Sud exige que les menaces de mort à l’égard des pêcheurs qui ont essayé d’arrèter le projet, soient examinées par les autorités compétentes, d’autant plus que la société allemande a été au-dessus des lois brésiliennes pendant toutes ces années. Lire : Rio+20. Ce pêcheur est menacé de mort...

    Malgré les protestations et les manifestations de la population, le projet a poursuivi son chemin. Rien ne pouvait arrêter la construction financée par la Banque Nationale pour le Développement Economique et Social (BNDES). Au total, 43 000 personnes vont devoir partir à cause des activités de la société allemande ThyssenKrupp CSA relocalisées au Brésil.

    Philippe FAVRELIERE (d'après un article de Radio Mundo : Cara de acero) écrit le 20 mars 2009 (162)

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    Avril 2013 : 4 ans plus tard....

    Derrière de belles images, la politique du pire !

    Début avril 2013, plusieurs députés allemands se sont rendus sur place pour rencontrer la population brésilienne : Deputados alemães ouvem denúncias de moradores sobre poluição da Siderúrgica do Atlântico 

    Lisons l'article de Jane Zhang : 

    "Tandis que les gouvernements mondiaux se réunissaient autour d’une discussion sur le développement durable lors de la conférence Rio +20 l’an dernier, une vaste pollution aux métaux lourds d’un site sidérurgique bouleversait les habitants et l’écosystème du quartier de Santa Cruz, à peine à quelques kilomètres de la conférence. L’entreprise responsable, le groupe allemand Thyssenkrup, refuse aujourd’hui de payer ses amendes et va profiter d’une compensation pour ses efforts de « développement durable ».

    vendredi 19 avril 2013

    A la traque des braconniers de pibale dans les marais de Charente...

    Au niveau national, 650 pêcheurs professionnels traquent la pibale (ou civelle), cet alevin d’anguille devenu un met de luxe avec des prix de vente compris entre 200 et 600 euros le kilo.

    Des pibales (ou civelles), une photographie de Serge Lucas

    Depuis le classement de l’anguille sur la liste des espèces menacées d’extinction de la Cites (qui interdit le commerce de l’anguille de moins de 12 centimètres en dehors de l’Union Européenne), les professionnels acceptent difficilement la fermeture du marché asiatique, où le kilo de pibales se négocierait jusqu'à des prix record de 1000 euros, alors que «seulement» 200 euros leur sont proposés pour le repeuplement…

    Fin janvier 2013, soit deux mois avant la clôture de la saison, la pêche de la pibale a été fermée pour les 134 civeliers professionnels de Charente-Maritime. En un mois et demi (au lieu des quatre et demi prévus), le quota de 7480 kilos autorisés pour cette campagne a en effet été capturé. La moitié est destinée au marché de la consommation, l'autre au marché du repeuplement (les civelles sont remises dans le milieu naturel pour reconstituer cette espèce que l’on ne sait toujours pas reproduire en captivité).

    Malgré la chute des cours de la pibale, le braconnage sévit toujours, et il serait même encouragé par la prohibition (toutes les interdictions et réglementations qui encadrent la pêcherie de civelle)

    Un reportage de François Didierjean dans les marais de Charente en compagnie des Brigades de Surveillance du Littoral de La Rochelle (BSL). Au cœur de la nuit charentaise, ils vont débusquer deux braconniers : Civelle : Haro sur les braconniers

    Civeliers à l'arrêt sur la Sèvre Niortaise (au niveau du pont du Brault - saison 2011-12)


    Le marché de la civelle

    Jusque dans les années 1970, la pêche des civelles était surtout une activité secondaire destinée à compléter l’alimentation des habitants, agriculteurs ou riverains des cours d'eau pour la plupart. Le « plat du pauvre » était fréquemment au menu, jusque dans les cantines scolaires où les civelles étaient servies froides, sous forme de pain. Lorsqu’elles étaient trop abondantes, les poules s’en régalaient volontiers… À cette époque, l’anguille étant considérée comme un nuisible, la pêche de ces alevins n’avaient guère de limites.

    Peu à peu, un marché s'est organisé et l’activité s’est professionnalisée, augmentant ainsi fortement les quantités pêchées. La demande étant croissante, les quantités pêchées l'ont aussi été, atteignant 4 000 t/an dans les années 1978-1979, contre 110 tonnes seulement en 2010.

    A cette époque, beaucoup de stagiaires de l’école d’apprentissage maritime à La Rochelle abandonnaient les bancs d'école. L'hiver, ils allaient traquer la pibale qui remontait les estuaires vendéens et charentais (Lay, Sèvre Niortaise, Charente et Seudre). En quelques nuits, ces jeunes professionnels pouvaient récolter des dizaines de milliers de francs... De quoi acheter un premier moteur de bateau, quelques tables et poches à huîtres... De quoi se lancer à son compte dans l’ostréiculture, la pêche ou la mytiliculture... La pibale, c'était l'apport personnel que demandait le banquier !!!
     

    Les acheteurs de cette denrée, autrefois locale, sont désormais des pays étrangers tels que l’Espagne, le Mexique, la Russie. Récemment, un nouveau marché s’est ouvert avec les pays asiatiques qui demandent des civelles vivantes pour l’élevage. En effet, il a jusqu’alors été impossible de faire se reproduire des anguilles en captivité et la seule solution connue est de prélever des alevins. Les civelles sont élevées en Chine et revendues adultes au Japon, en Corée du Sud et à Taïwan où leur chair est très appréciée.

    jeudi 18 avril 2013

    Accident à la pêche. Les chalutiers plus accidentogènes ?

    Accident du Travail Maritime. Les chalutiers plus accidentogènes ?

    Les détracteurs du chalutage accusent les chalutiers de labourer les fonds marins... Dorénavant, ils pourront ajouter que d'après Bertrand Le Gallic, « la plupart des accidents de pêche sont liés aux chalutiers. »

    Partant de cette affirmation, Bertrand Le Gallic de l’Université de Brest propose de convertir les pêcheurs à d’autres métiers qui selon lui sont moins dangereux. Une réponse aux eurodéputés qui demandent plus d’argent pour acheter des installations de sécurité à bord des navires...

    Si Bruxelles ne souhaite plus financer la sécurité du métier le plus dangereux au monde, autant dire aux pêcheurs de laisser le poisson en paix et de rester à quai... ou plutôt de s’éloigner des quais !

    En effet, 26,5% des accidents du travail maritimes à la pêche (ATM) surviennent à quai selon le rapport de Véronique Daubas-Letourneux « Etude sociologique sur les accidents du travail et les maladies professionnelles dans les secteurs de la pêche et des cultures marines en Bretagne » (1), un document sur lequel s’appuie Bertrand Le Gallic.

    Véronique Daubas-Letourneux est beaucoup plus nuancée dans ses conclusions en matière d'accident à la pêche, elle ne dit pas que « la plupart des accidents de pêche sont liés aux chalutiers... » comme l’a affirmé Bertrand Le Gallic devant les eurodéputés lors de l'audition au Parlement européen : "Réforme de la pêche: l’argent public profitera-t-il à la société ?" Comment l’argent public devrait-il être utilisé pour que la société tire le meilleur parti de la politique européenne de la pêche ? Cette question a été débattue à l’occasion de la conférence organisée par le groupe des eurodéputés écologistes le 11 avril 2013. (2)

    Une meilleure sécurité – mais pas par le biais de l’augmentation des investissements

    Bertrand Le Gallic, de l’université de Brest, a déclaré que « la modernisation » était un concept qui couvrait bien plus que le remplacement des moteurs. Le développement de nouveaux produits, l’amélioration de la qualité et de la traçabilité des produits permettent de moderniser le secteur de la pêche et d’augmenter la rentabilité sans accroître la capacité de pêche, a-t-il affirmé.


    Certains eurodéputés demandent plus d’argent pour acheter des installations de sécurité à bord des navires, mais selon M. Le Gallic, ce n’est pas le meilleur moyen de réduire les accidents de pêche. Il serait plus efficace de réviser les méthodes de pêche utilisées, a-t-il avancé. Certains engins de pêche –surtout les engins non remorqués – sont plus sûrs que d’autres. La plupart des accidents de pêche sont liés aux chalutiers. Un système de gestion qui encourage les « pêches de derby » – qui consistent à pêcher en abondance en un temps très court – augmente également le risque d’accidents, ajoute M. Le Gallic. (3)

    Les accidents du travail maritime survenus dans le secteur de la pêche en Bretagne (année 2008, données du Service médical des gens de mer) (1)

    En complémentarité avec d'autres sources de connaissance statistiques mais aussi avec des connaissances plus qualitatives produites sur les accidents du travail maritime, voici, résumés, les enseignements qui ressortent du bilan statistique réalisé pour l'année 2008, à la pêche.

    Le secteur de la pêche en Bretagne est marqué par une forte sur-accidentalité au regard de son poids, en termes d'effectifs, relativement aux autres secteurs (commerce, conchyliculture, services portuaires et plaisance). Le genre de navigation le plus exposé en termes d'accidents du travail maritime en Bretagne est la pêche au large, qui regroupe 44% des accidents du travail maritime (ATM) pour 31% des marins actifs dans la région. Le chalut est le métier pratiqué à la pêche le plus dangereux en termes de survenue d'accidents du travail (plus d'un accident sur deux survient sur un chalutier). C'est pour les accidents survenus à la pêche au large que le chalut est, de loin, le plus souvent mis en cause (dans 93% des cas).

    Les accidents du travail liés à d'autres genres de navigation (44% à la petite pêche, 13% à la pêche côtière et 11% à la grande pêche) mettent en cause des métiers à la pêche plus variés, surtout à la petite pêche. Globalement, les "arts traînants", ou "engins actifs" que sont le chalut, la drague et la senne bolinche sont en cause dans deux accidents du travail sur trois en Bretagne. Les "arts dormants", ou "engins passifs" (filet, casiers, ligne palangre) sont toutefois liés à un accident sur deux à la petite pêche et à plus de deux accidents sur trois à la grande pêche.

    Le regard croisé selon la répartition des métiers entre "engins passifs" (ou arts dormants) et "engins actifs" (ou arts traînants) est présenté sur le graphique "Répartition des ATM à la pêche par genre de navigation et par métier en Bretagne (2008)". Si, dans l'ensemble, deux-tiers des accidents du travail maritime à la pêche mettent en cause des engins de type "actif", on s'aperçoit que les préoccupations en matière de prévention ne doivent cependant pas minimiser la dangerosité des engins de pêche "passifs", surtout pour les navires armés à la grande pêche et à la petite pêche.

    Cibler les actions de prévention par genre de navigation et par métier est par conséquent important. Pouvoir disposer d'indicateurs structurels sur la répartition des métiers par genre de navigation permettrait toutefois d'aller plus loin dans l'analyse. (1)

    Philippe Favrelière

    Etude sociologique sur les accidents du travail et les maladies professionnelles dans les secteurs de la pêche et des cultures marines en Bretagne / Phase 1 : Diagnostic de la connaissance et bilan statistique / Etude réalisée pour la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi de Bretagne – Programme 111 exercice 2010 Bretagne / Action 1 santé et sécurité au travail - Convention n° 2010 / 111-1-01 / Rapport final / Véronique Daubas-Letourneux / Janvier 2011